Congo : le gouvernement veut accélérer le projet de distribution de l’électricité

Le sujet a été discuté au cours du Conseil des ministres qui s’est réuni lundi 30 décembre 2024, au Palais du peuple à Brazzaville.

 

La République du Congo a désigné l’entreprise soumissionnaire à la distribution-commercialisation » de son électricité. Pendant le Conseil des ministres qui s’est tenu le 30 décembre, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a présenté la communication sur les diligences pour l’aboutissement du déclencheur 9 de l’appui des politiques de développement entre la République du Congo et la Banque mondiale.

Il était question d’informer les membres du Conseil des dernières évolutions du segment « distribution-commercialisation » de l‘électricité en République du Congo. Selon le ministre, une procédure d’appels d’offres concurrentielle qui s’est étendue sur deux années a permis d’identifier et de désigner une entreprise soumissionnaire candidate à une délégation de gestion du service public de distribution et de commercialisation de l’électricité en République du Congo.

Le Conseil des tout en autorisant la poursuite des négociations avec l’entreprise soumissionnaire arrivée en tête, recommandent que les discussions à mener avec celle-ci portent sur une définition claire du périmètre et du contenu de la convention d’affermage à conclure dans les délais les meilleurs.

Congo : les ministres adoptent la loi sur la lutte contre le trafic illicite de migrants

Ce projet de loi faisait partie des cinq affaires inscrites à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui s’est réuni lundi 30 décembre 2024 au Palais du peuple.

 

Le projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants a été soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres. Invité par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso qui présidait la rencontre, Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local a expliqué l’importance de la mise en œuvre de cette loi.

Notons que le projet présenté a deux objectifs : le premier est de se conformer aux standards internationaux en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transfrontière et particulièrement la migration irrégulière ; le second est de répondre au contexte international actuel, caractérisé par le développement d’une criminalité transfrontière. Ce phénomène a généré l’explosion d’une véritable économie criminelle fondée notamment sur le blanchiment des capitaux, le travail clandestin, le proxénétisme, le financement du terrorisme, les trafics d’armes et de stupéfiants.

Selon Raymond Zéphirin Mboulou, ces infractions fragilisent et affaiblissent des secteurs entiers de l’économie. Face à ces fléaux, les Etats se mobilisent et ont adopté divers instruments, dont le protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, venant en complément de la convention des Nations unies contre la criminalité organisée.

Il tient de rappeler que le Congo, membre de l’Organisation internationale pour les migrations, avait signé ce protocole le 14 décembre 2000 et a adhéré à la convention de Kampala du 23 octobre 2009 sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique.

Le projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants qui a été approuvé en Conseil des ministres sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du lundi 30 décembre 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 30 décembre 2024 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Cinq affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

-Un projet de loi au titre du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local ;

– Un projet de loi au titre du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones ;

– Un projet de décret au titre du ministère de la Défense nationale ;

– Un projet de décret au titre du ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation ;

– Une communication au titre du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique.

 I/- Ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. 

Le projet présenté a deux objectifs : le premier est de se conformer aux standards internationaux en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transfrontière et particulièrement la migration irrégulière ; le second est de répondre au contexte international actuel, caractérisé par le développement d’une criminalité transfrontière. Ce phénomène a généré l’explosion d’une véritable économie criminelle fondée notamment sur le blanchiment des capitaux, le travail clandestin, le proxénétisme, le financement du terrorisme, les trafics d’armes et de stupéfiants.

Ces infractions fragilisent et affaiblissent des secteurs entiers de l’économie. Face à ces fléaux, les Etats se mobilisent et ont adopté divers instruments, dont le protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, venant en complément de la convention des Nations unies contre la criminalité organisée.

Le Congo, par ailleurs membre de l’Organisation internationale pour les migrations, a signé ce protocole le 14 décembre 2000 et a adhéré à la convention de Kampala du 23 octobre 2009 sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

  II/- Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid Bininga, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, a soumis à l’examen du Conseil des ministres un projet de loi portant statut des magistrats de la Cour des comptes et de discipline budgétaire. Il faut noter que le projet examiné s’inspire, pour l’essentiel, du statut des magistrats de l’ordre judiciaire, notamment en ce qui concerne ses principes généraux.

En tenant compte des missions particulières de la Cour des comptes et de discipline budgétaire, le texte prévoit des dispositions particulières qui définissent un régime juridique spécifique aux magistrats de la Cour des comptes. Le texte édicte notamment une plus grande exigence à l’égard de ces magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

Le projet de loi précise l’importance de la compétence et de la spécialité en matière de comptes et de finances des magistrats de la Cour des comptes et de discipline budgétaire en fixant des conditions strictes d’accès à la fonction. Ils sont nommés par décret du président de la République, en Conseil supérieur de la magistrature, parmi les magistrats de l’ordre unique des juridictions du Congo et les fonctionnaires de l’Etat compétents en matière de comptes ou de finances.

Il édicte également des mesures de motivation des magistrats de la Cour des comptes et de discipline budgétaire grâce à une évaluation individuelle, un avancement et des droits spécifiques. Ensuite, le projet de loi fixe des règles déontologiques claires devant guider le comportement du magistrat dans l’exercice de ses fonctions et en dehors de celles-ci ; enfin, il prescrit des incompatibilités et obligations auxquelles sont soumis ces magistrats dans l’exercice d’autres activités.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant statut des magistrats de la Cour des comptes et de discipline budgétaire. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

  III/- Ministère de la Défense nationale

Invité par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Charles Richard Mondjo, ministre de la Défense nationale, a soumis à la sagacité des membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de l’institut des hautes études maritimes et fluviales.  

Les impératifs de sûreté, de sécurité et de gestion durable de ses espaces liquides ont amené notre pays à mettre en œuvre une stratégie d’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. Il s’agit de prendre en compte la configuration géographique particulière de notre pays, qui dispose d’une façade maritime et d’une frange fluviale interconnectées, caractérisant une continuité stratégique dénommée « Congo océan ».  La création, sous forme d’établissement public à caractère administratif, d’un institut d’études spécialisées à vocation sous-régionale, entérinée par la loi n°222023 du 18 juillet 2023, se justifie par la nécessité de disposer de ressources humaines formées au management des questions sécuritaires, économiques et environnementales en lien avec la mer et les eaux continentales partagées.

Placé sous la tutelle administrative du ministère en charge de la Défense nationale et sous la tutelle pédagogique du ministère en charge de l’Enseignement supérieur, l’institut dispose de personnels enseignants et administratifs ; il a deux missions : en premier lieu, la formation supérieure continue de personnels civils de la force publique en matière de lutte contre les phénomènes d’insécurité maritime et fluviale, de risques sécuritaires, de problématiques environnementales dans ces espaces et de sûreté maritime et fluviale ; en second lieu, la recherche et la promotion des travaux de recherche dans les domaines maritime et fluvial.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’Institut des hautes études maritimes et fluviales.

IV/- Ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation  

Invité par la Président de la République à prendre la parole, M. Jean-Luc Mouthou, ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, a soumis à l’examen du Conseil, conjointement avec le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, un projet de décret fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de gestion des établissements scolaires de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. La loi n°16-2019 du 21 mai 2019, fixant la répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités locales en matière d’enseignement préscolaire, primaire secondaire et de l’alphabétisation, définit les modalités de leur exercice par le département et la commune, texte adossé à la loi n°10-2003 du 6 février 2003 portant transfert de compétences aux collectivités locales, prévoit la création de comités de gestion des établissements scolaires publics.

Renforcé par la mise en œuvre de l’objectif de développement durable 4 en matière de gestion d’école, il s’agit d’assurer à tous l’accès à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

Les comités de gestion en objet sont à distinguer des organes de gestion consacrés par le décret du 15 octobre 2020 fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de gestion des établissements scolaires de l’éducation préscolaire, primaire et secondaire général et de l’alphabétisation ; il s’agit ici d’organes de planification et de proposition en matière de gestion administrative et financière des établissements scolaires publics dont la vocation est de mobiliser les communautés dans la gestion de l’école, de mettre en œuvre des projets de développement et de veiller à la bonne gestion des ressources financières.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de gestion des établissements scolaires de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation

 V/- Communication 

Le Conseil des ministres a, ensuite, suivi une communication sur les diligences pour l’aboutissement du déclencheur 9 de l’appui des politiques de développement entre la République du Congo et la Banque mondiale ; cette communication a été présentée par M. Emile Ouosso, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique.

Il s’agissait d’informer les membres du Conseil des dernières évolutions du segment « distribution-commercialisation » de l‘électricité en République du Congo.  Au terme d’un long processus qui a démarré il y a bientôt deux années, une procédure d’appels d’offres concurrentielle a permis l’identification et la désignation d’une entreprise soumissionnaire candidate à une délégation de gestion du service public de distribution et de commercialisation de l’électricité en République du Congo.

Le Conseil des ministres a pris bonne note des informations précises qui lui ont été délivrées. Cependant, et compte tenu du caractère stratégique de ce segment, les membres du Conseil, tout en autorisant la poursuite des négociations avec l’entreprise soumissionnaire arrivée en tête, recommandent que les discussions à mener avec celle-ci portent sur une définition claire du périmètre et du contenu de la convention d’affermage à conclure dans les délais les meilleurs.

Prenant la parole avant que l’ordre du jour ne soit épuisé, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé que l’année 2024 qui s’achève a vu l’action des pouvoirs publics rendue délicate par un contexte économique et social difficile. A cet égard, le chef de l’Etat a, de nouveau, félicité le peuple congolais pour sa résilience et pour avoir tenu le choc face aux nombreux défis rencontrés durant l’année qui s’achève dans quelques heures.

Le président de la République a constaté que l’année 2025 qui va naître est l’avant dernière année de mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026. Il a exhorté les Membres du gouvernement à davantage de présence sur le terrain durant l’année nouvelle, pour affronter au mieux les défis économiques financiers et sociaux de l’heure.

Enfin, le chef de l’Etat, tout en présentant ses vœux de bonheur, santé et réussite aux membres du gouvernement, leur a rappelé que 2025 devait placer l’obligation de résultats au centre de l’attention des pouvoirs publics ; il a souhaité que soient mises en avant des actions fondées sur la recherche de solutions concrètes pour répondre aux différents défis de l’année nouvelle.

Répondant, au nom des membres du gouvernement, aux propos du président de la République, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, a rendu un hommage appuyé au chef de l’Etat, dont l’expérience, la sérénité et les orientations ont permis à notre pays de traverser les quelques vents mauvais qui ont fait de 2024, malgré des avancées significatives, une des années les plus complexes sur les plans économique et social.

Il a confirmé à son excellence monsieur le président de la République, au nom de tous et de chacun, la pleine mobilisation des membres du gouvernement afin de relever, sous sa très haute autorité, les nombreux défis que l’année 2025 ne manquera pas de dresser sous leurs pas.

Enfin, il a présenté les vœux des membres du gouvernement au président de la République, à son épouse ainsi qu’aux membres de sa famille, leur souhaitant santé, bonheur et longévité.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h30.

Fait à Brazzaville, le 30 décembre 2024

Le ministre de la Communication et des Média, porte-parole du gouvernement

  Thierry Lézin Moungalla

Congo : Brazzaville et Shao Yang signe un accord de partenariat

L’accord a été paraphé par le président du Conseil départemental et municipal, Dieudonné Bantsimba, et Riping Ouyang, conseiller principal du gouvernement populaire municipal de Shao Yang.

 

Le partenariat signé dimanche 29 décembre entre les villes de Brazzaville et Shao Yang, s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre les deux villes et porte essentiellement sur l’ingénierie municipale. Il est question de développer des projets d’intérêt public et renforcer l’assainissement dans la ville.

La mise en œuvre des projets qui sont en cours d’indentification se fera par Omex, une société partenaire de la ville Shao Yang, spécialisée dans la construction et le développement des infrastructures urbaines.

« En signant ce protocole d’accord qui sera suivi d’effets escomptés, nous ne saurons que renforcer la coopération sino-congolaise pour le bien de nos populations et la transformation de notre ville. Notre ville de Brazzaville doit se mettre en branle pour rechercher les financements et Shao Yang, pour sa part, doit sélectionner les entreprises pour que tous ces travaux puissent démarrer au plus vite », a indiqué le président du Conseil départemental et municipal.

Congo-UMNG : l’intersyndical annonce la fin de la grève

C’est dans une déclaration publiée le 27 décembre à Brazzaville que le Collège Intersyndical a confirmé la reprise des activités à partir du lundi 30 décembre.

 

Levée de grève à l’Université Marien Ngouabi (UMNG). La nouvelle a été confirmée dans une déclaration publiée vendredi 27 décembre à Brazzaville, à l’issue d’une réunion des principales formations syndicales de l’Université Marien Ngouabi.

Le collège intersyndical justifie la levée de la grève « suite à des négociations jugées fructueuses ». Selon lesechos-congobrazza, le gouvernement aurait satisfait à la plupart des revendications du collège intersyndical, notamment le paiement des arriérés de salaires et des ‘’heures diverses dues’’.

« Le Collège Intersyndical relève la disponibilité de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Mme Delphine Edith Emmanuel, ainsi que du président de l’Umng, M. Gotran Ondzotto, pour résoudre les problèmes sociaux des travailleurs de l’Umng et garantir ainsi la paix sociale », a déclaré le collège.

Les syndicats ont exprimé leur reconnaissance envers les travailleurs pour leur discipline et leur calme durant toute la durée de la grève. Déclenchée le 27 septembre dernier, les personnels de l’Université Marien Ngouabi réclamaient entre autres des arriérés de salaires de plusieurs mois, la nécessité de signer un nouveau protocole d’accord.

Congo : vers l’ouverture de nouveaux centres d’enrôlement du NIU

C’est une annonce faite par le ministre ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, Ludovic Ngatsé.

 

Etudier les modalités pratiques du contrôle du NIU et des mécanismes de régularisation des situations fiscales. C’est ce qui a réuni les contribuables congolais et le ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public.

Organisé par le ministère du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, les échanges portaient sur le contrôle du Numéro d’identification unique (NIU) et des impôts, droits et taxes dus au titre des exercices 2022, 2023 et 2024. Une démarche s’inscrit dans le cadre de la gestion fiscale et économique du Congo.

Les participants à cette réunion qui ne sont d’autres que les contribuables ont évoqué les difficultés qu’ils rencontrent dans l’obtention du NIU, le manque de sensibilisation à son rôle ainsi que son importance.

Une doléance qui a été prise en compte par le ministre Ludovic Ngatsé qui a annoncé l’ouverture très bientôt d’autres centres d’enrôlement du NIU en dehors des neuf opérationnels (5 à Brazzaville et 4 à Pointe-Noire).

Congo : le Pracac arrête son budget 2025 à plus 10 milliards FCFA

Le comité de pilotage du Pracac a validé le budget annuel lors de sa session inaugurale tenue le 24 décembre à Brazzaville.

 

Le budget de l’exercice 2025 du Le Projet régional d’amélioration des corridors de transport routier et fluvial en Afrique centrale (Pracac) a arrêté à 10 milliards 615 millions FCFA. Le comité de pilotage du Pracac a validé mardi 24 décembre à Brazzaville, ce budget annuel au cours de sa session inaugurale.

Selon adiac-congo, plus de 82% des activités retenues pour le prochain exercice portent sur le dragage, le drainage ainsi que les révisions ou réalisations des études relatives à la construction des ports et quais d’Impfondo, de Bétou, de Mossaka, de Liranga et de Makotimpoko, dans la partie Nord du pays.

Lancé en mars 2024, le Pracac est financé par la Banque mondiale à hauteur de 53 milliards FCFA. Il vise entre autres à améliorer les corridors de transport en Afrique centrale, le commerce, l’inclusion socio-économique…

Forum « Africa investment » : Denis Sassou N’Guesso invité en Gambie

Le chef de l’Etat a attendu au Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (Fogeca).

 

Denis Sassou N’Guesso a reçu en audience mardi 24 décembre à Brazzaville, Amadou Diagne, ambassadeur itinérant et envoyé spécial du président gambien, Adama Barrow. Celui-ci est venu remettre au président congolais son invitation officielle pour le Forum « Africa investment ». L’évènement se tiendra du 31 janvier au 1er février 2025 à Banjul, en Gambie.

« Le président Adama Barrow nous a mandatés pour venir remettre cette invitation officielle au président de la République. Ceci représente un intérêt particulier pour nous, parce que le Fogeca, l’organisation africaine du secteur privé que je dirige également, a pour parrain officiel son excellence monsieur le président de la République, Denis Sassou N’Guesso », a déclaré Amadou Diagne au sortir de l’audience.

Le Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (Fogeca), va également célébrer ces 17 années d’existence. Ce forum a pour objectif de promouvoir l’intégration sous régionale et régionale du continent, à travers un renforcement des liens économiques qui unissent les pays africains.

Le Fogeca qui se tient chaque année, regroupe des experts avertis en vue d’une analyse objective des enjeux et des défis auxquels font face les gouvernants dans leur quête de l’émergence et de l’intégration économique en Afrique.

Congo : fin de contrat pour le coach Younès Tatby

Le sélectionneur de l’équipe nationale de handball seniors dames a annoncé sa décision mercredi 18 décembre, de quitter le Congo.

 

Le contrat du coach Younès Tatby prend fin le 31 décembre 2024. Le sélectionneur franco-marocain de l’équipe nationale de handball seniors dames ne le renouvellera pas. Il l’a dit au cours d’une conférence de presse qu’il a animé à Brazzaville le mercredi 18 décembre 2024. C’est avec un sentiment de déception de n’avoir pas pu atteindre son principal objectif qui était de gagner la Can que le coach va quitter la République du Congo.

Le sélectionneur des Diables-Rouges handball seniors dames a d’autres projets. « Je suis demandé un peu partout et au-delà du 31 décembre, je discuterai avec le meilleur projet, soit avec une autre sélection ou en club », a-t-il expliqué.

Il est important de préciser que le Congo lui doit onze mois de salaires impayés. Younès Tatby promet de ne pas poursuivre le pays Tribunal arbitral du sport (T.A.S). « J’ai onze mois de salaires impayés, mais je suis sous contrat avec l’Etat congolais, c’est-à-dire le Ministère des sports et celui des finances et la Fédération marocaine de handball. J’attends la promesse du ministre des sports, pour que j’entre en possession des salaires qu’on me doit. Mais, je n’engagerai aucune procédure contre la Congo au Tas », a-t-il confié.

« Je quitterai le Congo, mais je continuerai à aider le Congo qui m’a tant donné aussi. Mon seul regret, c’est de n’avoir pas remporté la Can comme convenu. Ce n’est pas de ma faute, bien entendue » a-t-il promis.

Congo : la loi de finances 2025 a été revue à la baisse

Le Parlement a adopté le budget de l’Etat exercice 2025, les 21 et 22 décembre à Brazzaville.

 

Initialement arrêté en recettes à la somme de 2 826 milliards 616 millions FCFA et en dépenses à 2 233 milliards 224 millions FCFA, la loi de finances 2025 a été revue à la baisse. Cette baisse fait suite à un nouveau cadrage macroéconomique et budgétaire, dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le budget de l’Etat exercice 2025, se chiffre en recettes à la somme de 2 550 milliards 594 FCFA et en dépenses à 2 059 milliards, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 352 milliards FCFA destiné à prendre en compte le déficit de trésorerie de 352 milliards FCFA qui sera financé totalement par le solde budgétaire.

Le président de la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale a explique que le nouveau cadrage budgétaire qui présente un certain nombre de nouvelles contraintes a donné lieu à l’élaboration d’un nouveau budget de l’Etat et aux réaménagements du volet investissement. La première concerne la réduction du volet investissement de 98 milliards 500 millions FCFA et la deuxième est relative à la révision du niveau des recettes attendues, aussi bien les recettes budgétaires, fiscales et des recettes dites non fiscales.