Congo : une opération de traque des « bébés noirs » lancée à Brazzaville

Ces délinquants continuent de semer la terreur à Brazzaville et dans d’autres localités de la République du Congo.

 

Mettre fin aux actions des « bébés noirs » encore appelés « Kulunas », c’est l’objectif que s’est fixé les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et de la Garde républicaine (GR). Une opération de traque de ces délinquants a été lancée le week-end dans la capitale congolaise. Celle-ci vise la reprise en main des zones d’habitation contrôlées par les délinquants, la restauration de l’autorité de l’Etat, afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

Une opération saluée par la population qui souhaite qu’elle tienne dans la durée pour mettre définitivement ces bandits hors d’état de nuire. Elle sera exécutée de manière plus globale afin de les traquer jusque dans leur dernier retranchement tout en évitant les dérapages. Dans cette lutte contre la délinquance urbaine, les services de la DGSP et de la GR ne sont pas seuls, la population est mise à contribution pour dénoncer les chefs de gangs et leurs acolytes.

Il convient de signaler que depuis le lancement de cette opération, ces délinquants quittent Brazzaville pour se réfugier dans d’autres localités de l’arrière-pays.

Congo : une formation pour renforcer les douaniers dans l’application des règles de la Zlecaf

Un atelier de formation avancée sur les règles d’origine de la Zlecaf se tient à Brazzaville du 29 septembre au 3 octobre, afin de renforcer les compétences des douaniers congolais et stimuler le commerce intra-africain.

 

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a lancé, le 29 septembre à Brazzaville, un atelier national de formation avancée consacré aux « Règles d’origine de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ». Cette rencontre, organisée dans le cadre du « Programme UE-OMD sur l’origine en Afrique », vise à doter les fonctionnaires congolais de nouvelles compétences techniques et opérationnelles pour une meilleure application des règles douanières.

Pendant cinq jours, jusqu’au 3 octobre, les participants prendront part à plusieurs panels et travaux pratiques. Ils seront formés sur l’interprétation et l’application harmonisée des règles d’origine, en vue de faciliter l’accès aux préférences tarifaires, d’éliminer les barrières commerciales et de favoriser la libre circulation des biens sur le continent.

Au terme de la session, les douaniers devraient être capables d’utiliser efficacement les outils du protocole de la Zlecaf sur le commerce des marchandises. Ils pourront ainsi aider les entreprises à obtenir plus facilement le statut de produit originaire, condition indispensable pour bénéficier des avantages tarifaires offerts par l’accord continental.

L’atelier est également un cadre d’échanges entre les douaniers, les institutions nationales et les acteurs économiques. Il permettra d’identifier les difficultés rencontrées dans la pratique, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes pour lever les obstacles liés à la mise en œuvre des règles d’origine.

À travers ce programme, l’UE et l’OMD entendent soutenir les États membres dans l’application efficace de la Zlecaf, considérée comme un levier essentiel pour stimuler le commerce régional et créer un marché continental unique.

Congo-insertion professionnelle : 165 jeunes formés certifiés dans des métiers porteurs

Après plusieurs mois d’apprentissage, 165 jeunes, dont 102 femmes et 63 hommes, ont reçu le 26 septembre, au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, leurs certificats de fin de formation.

 

Ces lauréats, venus de différents quartiers de Brazzaville, ont acquis des compétences dans des domaines variés notamment mécanique, informatique, soudure électrique, hôtellerie, coiffure, couture, agroalimentaire, pâtisserie, entre autres.

Cette initiative a été rendue possible grâce à trois projets portés par l’ ONG Essor et ses partenaires : Relieef (Renforcer l’insertion par l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes), lancé en 2023 et financé par l’Agence française de développement, qui vise à réduire les inégalités de genre dans l’accès à la formation professionnelle. Emateli, financé par l’Union européenne, qui encourage l’entrepreneuriat agricole et urbain tout en renforçant la société civile congolaise.

Nouvelle opportunité d’avenir, soutenu par l’ambassade de France au Congo, dans le cadre du dispositif « Kotonga », au bénéfice des jeunes du 8e arrondissement de Brazzaville.

« Ce succès n’aurait pas été possible sans l’engagement et le dévouement des équipes projets. Derrière ce nombre, il y a 165 parcours de vie transformés », a déclaré Dieudonné Badawé, coordonnateur pays d’Essor.

Il s’est félicité de voir certains jeunes déjà mettre en pratique leurs acquis, citant notamment l’exemple d’une jeune femme de 28 ans, formée en pâtisserie, qui a commencé à vendre des gâteaux pendant sa formation et ambitionne désormais d’ouvrir sa propre pâtisserie.

Encourageant les lauréats à persévérer, le coordonnateur d’Essor leur a rappelé que ce certificat représente « non seulement une fin, mais surtout un passeport pour l’avenir ».

Congo-disparition : décès à Paris du député Joseph Mbossa

Le député de la circonscription électorale unique d’Abala, dans le département de la Nkeni-Alima, Joseph Mbossa, est décédé le 28 septembre à Paris, en France.

 

Secrétaire permanent aux affaires électorales, à l’administration du territoire et à l’urbanisme du PCT, Joseph Mbossa occupait également le poste de président de la commission plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local de l’Assemblée nationale. Il était par ailleurs rapporteur général du comité préparatoire du 6ᵉ congrès ordinaire du parti, prévu en décembre prochain.

Docteur-ingénieur en planification et gestion des ressources hydroélectriques, l’homme politique siégeait au Parlement congolais depuis juillet 2017. Son parcours dans l’administration publique et les projets de développement lui ont valu une reconnaissance au-delà de son ancrage politique.

Avant son entrée à l’Assemblée nationale, Joseph Mbossa fut directeur de cabinet de la ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement (2011-2012), puis coordonnateur du Projet d’appui à la diversification de l’économie (2013-2017). De 2001 à 2010, il avait également dirigé le Projet de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, une mission stratégique pour la consolidation de la paix en République du Congo.

Avec sa disparition, le PCT perd un cadre chevronné et un organisateur clé de son prochain congrès. Son départ intervient à un moment où le pays, et particulièrement sa famille politique, avait encore besoin de son expertise et de son engagement.

Forum DGIA : les entreprises congolaises appelées à renforcer leur rôle dans l’atteinte des ODD

À cinq ans de l’échéance fixée par l’ONU pour les Objectifs de développement durable, la deuxième édition du forum Doing Good in Africa (DGIA), tenue à Brazzaville, a mis en lumière la responsabilité sociale des entreprises congolaises et leur contribution attendue aux ODD.

 

Le cabinet Afrique RSE Congo, filiale du groupe panafricain Afrique RSE, en partenariat avec la plateforme Doing Good in Africa, le magazine Dirigeantes et avec le soutien de BL Technology, a organisé, le 26 septembre à Brazzaville, la deuxième édition du forum DGIA.

Placée sous le thème « Entreprises à impact : contribution des entreprises congolaises aux Objectifs de développement durable : focus sur les ODD 3, 7 et 13 », la rencontre a permis d’échanger sur les défis du développement économique et social au Congo.

Selon Bel Lauretta Tene née Pambou Dinana, associée et directrice générale d’Afrique RSE Congo, l’un des enjeux majeurs reste la sensibilisation et la formation des acteurs publics et privés afin d’assurer une meilleure intégration des ODD dans les stratégies d’entreprise. « Nous ne sommes pas bien placés sur le baromètre mondial. Il faut lever les freins et mettre en œuvre la loi qui existe déjà, mais sans décret d’application », a-t-elle souligné.

Avec une moyenne de 52,8/100, la République du Congo occupe le 154e rang sur 167 pays selon l’index des Nations unies, ce qui souligne l’urgence d’accélérer la dynamique.

Au-delà des débats, ce forum a également récompensé certaines entreprises pour leur engagement en matière de responsabilité sociétale, tout en appelant à renforcer les efforts collectifs, notamment sur les ODD 3 (santé et bien-être), 7 (énergie propre et abordable) et 13 (lutte contre le changement climatique).

Congo : près de 650 jeunes en lice pour intégrer le Centre national de formation en statistique

À Brazzaville et dans quatre autres localités du pays, 645 candidats, majoritairement des bacheliers scientifiques, composent depuis le 24 septembre pour décrocher une place au Centre national de formation en statistique, démographie et planification (CNFSDP).

 

Le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, et sa collègue de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, ont lancé le concours qui marque l’entrée dans l’année académique 2025-2026. Répartis entre Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Owando et Ouesso, les candidats affrontent des épreuves exigeantes en mathématiques, dissertation et contraction de texte.

À Brazzaville, où l’affluence est la plus forte avec 570 candidats, deux parcours sont proposés : le cycle BTS et la licence en statistique et planification. La participation féminine atteint cette année 40 %, signe d’un progrès notable.

Les admis bénéficieront d’une formation de haut niveau, alliant rigueur technique et esprit critique, pour devenir statisticiens et planificateurs, un corps stratégique appelé à fournir au pays les données nécessaires à l’élaboration de ses politiques de développement.

Créé en 2023, le CNFSDP a déjà formé une première cohorte en 2024. Avec cette deuxième édition, l’établissement confirme son rôle central dans le développement du capital humain et dans la production des données statistiques, devenues aujourd’hui la véritable « matière première » du développement.

Sécurité routière : le Congo déploie des radars mobiles pour freiner les accidents

Des policiers et gendarmes congolais sont formés à l’utilisation de radars mobiles ultramodernes afin de lutter contre les excès de vitesse et réduire les accidents de circulation.

 

Le Congo franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre l’insécurité routière. Depuis le 24 septembre à Brazzaville, des unités territoriales de police et de gendarmerie suivent une formation spécialisée sur l’utilisation de radars mobiles de dernière génération. L’initiative, portée par la Direction générale des transports terrestres (DGTT) en partenariat avec La Congolaise des frets du groupe Karity, marque un tournant technologique dans la régulation de la circulation.

Ces radars, fournis par le groupe allemand Jenoptik, seront déployés dans des points stratégiques à Brazzaville et Pointe-Noire. « Avant leur déploiement, il était essentiel de préparer nos forces de sécurité à l’utilisation de ces innovations technologiques », a expliqué Atali Mopaya, directeur général des transports terrestres, soulignant l’objectif de renforcer la sécurité intérieure et de sauver des vies.

L’opération s’inscrit dans l’engagement du Congo à réduire de 50 % les accidents mortels d’ici à 2030, conformément à la déclaration de Marrakech. Mais au-delà de la répression, une vaste campagne de sensibilisation est prévue, car 80 % des accidents sont liés aux comportements imprudents des conducteurs, notamment l’excès de vitesse.

Les formations intègrent également l’utilisation du logiciel eTraffrika, un outil numérique conçu pour centraliser les données des véhicules, gérer les infractions et faciliter le recouvrement des amendes. Une innovation qui, combinée aux radars mobiles, pourrait transformer durablement la sécurité routière au Congo.

Journée internationale de la mer : le Congo appelle à une responsabilité collective

Placée cette année sous le thème « Notre océan, notre responsabilité, notre chance », la commémoration a été l’occasion pour le gouvernement d’insister sur la nécessité d’une mobilisation collective pour préserver ce patrimoine vital.

 

Dans sa déclaration, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, a rappelé que l’océan est à la fois une richesse inestimable et une lourde responsabilité pour l’humanité. Il absorbe près d’un quart des émissions mondiales de dioxyde de carbone, génère plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons et est le moteur du commerce international, avec plus de 90 % des échanges transitant par voie maritime.

La ministre souligne que cette richesse est aujourd’hui menacée par les activités humaines : surexploitation des ressources halieutiques, pollution plastique et hydrocarbures, émissions des navires, ainsi que la montée du niveau des mers liée au changement climatique.

Avec une côte de 170 kilomètres et un port en pleine expansion, le Congo dispose d’un atout stratégique pour son développement. « L’océan représente à la fois une porte ouverte sur le monde et une porte d’entrée vers l’arrière-plan continental », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas.

Pour mieux valoriser sa façade maritime, le Congo a engagé plusieurs réformes, parmi lesquelles : le renforcement de la sécurité et de la sûreté maritime, la modernisation des infrastructures portuaires, la surveillance accrue des navires, la gestion durable des ressources halieutiques, la sensibilisation des communautés côtières, et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur maritime.

La ministre a conclu en rappelant que la préservation des océans n’est pas un simple choix écologique, mais une obligation morale envers les générations futures.

2ème édition de la Journée de la Solidarité : AGL et ses collaborateurs se mobilisent pour la santé des communautés

Le 25 septembre 2025, AGL (Africa Global Logistics), acteur majeur du transport et de la logistique présent dans 50 pays dont 47 en Afrique, et fort de plus de 23 000 collaborateurs, a célébré la 2ᵉ édition de sa « Journée de la Solidarité ». Placée cette année sous le signe de la santé, cette mobilisation internationale de l’entreprise a permis de réaffirmer l’engagement du groupe auprès des communautés locales.

Ainsi, ce même jour, les équipes d’AGL à travers l’Afrique et le reste du monde ont mené des initiatives solidaires répondant aux besoins spécifiques de leurs territoires :

• Réhabilitation de centres de santé et d’écoles,
• Dons d’équipements médicaux,
• Campagnes de sensibilisation et dépistages gratuits,
• Accompagnement de personnes vulnérables ou en situation de handicap etc.

Bilan : plus de 167 000 euros de dons, plusieurs dizaines de structures soutenues et des milliers de bénéficiaires directs.

« La Journée de la Solidarité illustre notre volonté d’aller au-delà de notre rôle d’opérateur logistique pour agir concrètement en faveur du bien-être de nos communautés. En mobilisant nos collaborateurs dans chaque pays, nous associons la force d’une entreprise internationale à la proximité d’un ancrage local, afin de générer un impact tangible et durable », déclare Khadija Komara, Directrice de la Communication et du Mécénat d’AGL.

La Solidarité au cœur de l’ADN d’AGL au Congo

Plus de 1 500 collaborateurs évoluant à Africa Gobal Logistics Congo, Congo Terminal et Terminaux du Bassin du Congo (TBC) se sont mobilisés pour le don de sang à Pointe-Noire et Brazzaville. Ce don fait suite à une donation de 2 500 poches au centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour appuyer les efforts des pouvoirs publics à œuvrer pour le bien-être des communautés et faciliter les collectes de don de sang dans le pays.

« Le don de sang est crucial pour les patients ayant besoin de transfusions notamment les victimes d’accidents, les personnes atteintes de maladies graves et celles subissant des interventions chirurgicales. C’est assez impressionnant de voir autant de collaborateurs du groupe AGL s’impliquer pour le don de sang» explique le Docteur Serge Oscar MOKONO, Directeur Général du CNTS.

Une journée devenue un rendez-vous annuel

Créée par AGL, la Journée de la Solidarité s’impose comme un temps fort du calendrier de l’entreprise. Chaque année, un thème global guide les initiatives locales, renforçant l’impact collectif et l’engagement sociétal du groupe. Cette journée constitue aussi un moment de partage et de convivialité, célébrant l’engagement des collaborateurs et partenaires au service des communautés locales.

En mobilisant ainsi ses collaborateurs sur le terrain, AGL incarne l’une de ses valeurs fondamentales : la solidarité, avec un impact direct et mesurable.

À propos d’AGL (Africa Global Logistics)

AGL est l’opérateur logistique de confiance en Afrique, offrant des solutions logistiques, portuaires, maritimes et ferroviaires. Avec 23 000 collaborateurs présents dans 50 pays, AGL s’appuie sur son expertise développée pour fournir des services sur mesure et innovants à ses clients africains et internationaux. L’ambition d’AGL est de contribuer durablement à la transformation de l’Afrique. AGL est également présent en Haïti, au Timor oriental et en Indonésie

Congo-A’Solidarity : Africa Global Logistics mobilise plus de 1 500 collaborateurs pour le don de sang

Le 23 septembre 2025, plus de 1 500 collaborateurs évoluant à Africa Gobal Logistics Congo, Congo Terminal et Terminaux du Bassin du Congo (TBC) étaient mobilisés pour le don de sang à Pointe-Noire et Brazzaville. Ce don fait suite à une donation de 2 500 poches au centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour appuyer les efforts des pouvoirs publics à œuvrer pour le bien-être des communautés et faciliter les collectes de don de sang dans le pays.

En collaboration avec les directions interdépartementales du Kouilou, de Pointe-Noire et Brazzaville, le service communication a organisé la collecte de sang sur les sites opérationnels et administratifs. Elle a permis de mettre en lumière l’engagement du personnel à réaliser un acte essentiel qui peut sauver des vies et contribuer à la santé publique.

« Le don de sang est crucial pour les patients ayant besoin de transfusions notamment les victimes d’accidents, les personnes atteintes de maladies graves et celles subissant des interventions chirurgicales. C’est assez impressionnant de voir autant de collaborateurs du groupe AGL s’impliquer pour le don de sang » explique le Docteur Serge Oscar MOKONO, Directeur Général du CNTS.

« A l’heure où certains pays ont choisi de réduire leur contribution à la santé, nous avons opté pour la préservation des vies humaines par un don de poches suivi d’un don de sang » soutient Christophe PUJALTE, Directeur Régional Africa Global Logistics Congo/Angola Africa Global Logistics célèbre cette année la deuxième édition de A’Solidarity day. Pour cette année, le Groupe et l’ensemble de ses filiales organisent des actions solidaires en faveur de la santé pour le bien-être des communautés locales.