Congo : Brazzaville reçoit 55000 doses de vaccin Johnson and Johnson

Le 6 septembre, le pays a reçu 55 000 doses supplémentaires du vaccin américain, après une première tranche réceptionnée il y a quelques semaines.

 

Le second lot de 55 000 doses de vaccin Johnson and Johnson a été réceptionné par le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, en présence des représentants de la Banque mondiale et de l’Unicef. Ce lot  a été acquis avec l’appui des partenaires, dans le cadre de l’initiative Fonds africain pour l’acquisition de vaccins (Avat), mise en place par l’Union africaine.

« Ce vaccin est acquis dans le cadre de l’initiative de l’Union africaine dénommée Avat, un dispositif mis en place par cette institution, étant entendu que pour l’heure, acquérir les doses du vaccin contre la Covid-19 sur le marché international est un vrai problème. S’il est réservé, il revient au pays de l’acheter et le Congo le fait par tranches », a souligné le directeur du Programme élargi de vaccination, le Dr Alexis Mourou Moyoka.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, le nouveau lot de vaccin Johnson and Johnson réceptionné vient renforcer le stock déjà acquis par le gouvernement, afin de prévenir d’éventuelles ruptures.

« Nous sommes heureux de recevoir ce jour 55 000 doses supplémentaires du vaccin Johnson and Johnson. Elles vont nous permettre de vacciner 55 000 personnes et de faire avancer le programme de vaccination. Nous rassurons la population que les vaccins sont désormais disponibles », a-t-il signifié.

Gilbert Mokoki a affirmé que le ministère a mis en place une nouvelle stratégie de vaccination qui consiste à emmener le vaccin vers la population afin de susciter son adhésion massive. En dehors de Johnson and Johnson, le Congo fait usage de trois autres vaccins contre le coronavirus, à savoir Sinopharm, Spoutnik V et Pfizer. L’objectif du gouvernement est de vacciner 60% de la population congolaise d’ici à la fin de l’année 2022 afin de garantir l’immunité collective.

France : un congolais interpellé à l’aéroport du Bourget

Selon le site d’information Africa Intelligence, ce « trader » a été interpellé à l’aéroport alors qu’il transportait une importante somme d’argent en liquide.

 

Un homme d’affaires congolais – proche de président Denis Sassou-Nguesso – a été interpellé en France et placé en garde à vue. Il s’agit de Lucien Ebata, PDG de la société de « trading » pétrolier Orion Oil et du magazine « Forbes Afrique ». Selon le site d’information Africa Intelligence, ce « trader » a été interpellé à l’aéroport alors qu’il transportait une importante somme d’argent en liquide.

Selon le site d’information, l’homme d’affaires congolais, Lucien Ebata, a été appréhendé le mercredi 6 octobre au matin par les douanes françaises de l’aéroport du Bourget. Il transportait une importante somme d’argent en liquide non déclarée aux autorités, et a été placé en garde à vue. Une information confirmée à RFI de source diplomatique.

En transit

L’ambassade de la République du Congo en France affirme, elle, que Lucien Ebata était en transit à Paris et a choisi de répondre volontairement à une convocation du juge d’instruction. L’ambassade précise que l’homme d’affaires est un conseiller spécial du président de la République du Congo, qu’il est titulaire d’un passeport diplomatique et d’une lettre de mission signée par le chef de l’État congolais ; et à ce titre, il bénéficie d’une immunité fonctionnelle.

Faits similaires en octobre 2012

Ce n’est pas sa première interpellation pour des faits similaires. En octobre 2012, Lucien Ebata avait été appréhendé à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle avec plus de 180 000 euros en espèces. « Certains de mes clients pour l’Afrique me règlent cash, avait-il alors expliqué aux enquêteurs français, car les virements prennent du temps ».

PDG du groupe Orion Oil, basé en Suisse et immatriculé aux Seychelles, son nom apparaît dans l’affaire des « biens mal acquis », une enquête sur le patrimoine en France du président congolais et de sa famille.

Congo : Mariusca représente son pays à un Sommet Afrique-France à Montpellier

L’artiste slameuse, auteure, compositrice, comédienne, écrivaine représentera la République du Congo au Sommet Afrique-France le 8 octobre 2021.

 

La ville de Montpellier en France accueille le Sommet-France. L’évènement se tient du  vendredi 08 au samedi 09 octobre 2021. A ce Sommet l’artiste slameuse y est invitée.

«Etre l’artiste slameuse qui représente le 242, le Congo au Sommet Afrique-France est à la fois une grande fierté et une grosse responsabilité », a écrit la jeune artiste congolaise sur son compte Twitter.

Ce sont 3000 entrepreneurs, scientifiques, intellectuels, chercheurs, artistes, sportifs, créateurs, influenceurs, etc. Les participants africains seront au nombre de 1000 à 1200, qu’ils viennent du continent ou qu’ils soient de la diaspora africaine. L’objectif est d’imaginer ensemble de nouvelles relations entre le continent africain et la France, et poser les bases de ce nouveau partenariat.

Cet événement international inédit était initialement prévu à Bordeaux, mais c’est le Président français, Emmanuel Macron lui-même qui aurait préféré la ville de Montpellier. Pour la première fois, aucun chef d’Etat ne sera reçu lors de ce sommet.

Congo : une mission tchèque attendu à Brazzaville pour un partage d’expérience

C’est l’annonce faite par le secrétaire du ministre des Affaire étrangères de la République, Miloslav Stašek le 05 octobre 2021.

 

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a reçu le secrétaire du ministère des Affaires étrangères de la République tchèque, Miloslav Stašek. La rencontre  a eu lieu à Brazzaville mardi 05 octobre 2021. L’administrateur tchèque a annoncé que son paysva envoyer une mission d’hommes d’affaires au Congo l’année prochaine dans les secteurs du pétrole, de l’agriculture, de l’industrie et de l’hydraulique.

« Nous avons échangé avec le Premier ministre en présence du ministre des Affaires étrangères sur le raffermissement de nos relations. Nos deux pays entretenaient des relations très riches à l’époque de l’ancienne Tchécoslovaquie. Nous nous sommes tombés d’accord pour renouer cette tradition afin d’élargir nos relations bilatérales », a expliqué Miloslav Stašek à sa sortie d’audience, précisant que les deux parties ont discuté de quelques domaines de la coopération future.

Il a également affirmé la volonté de la République tchèque de partager son expérience avec la partie congolaise en matière de l’économie centralisée et l’économie de marché. « Nous serons aussi prêts à intensifier nos relations diplomatiques et économiques. Nous sommes tombés d’accord pour que le ministre des Affaires étrangères congolais puisse visiter la République tchèque l’année prochaine. Ce sera une occasion de discuter sur la manière d’élargir nos relations », a poursuivi le secrétaire du ministère des Affaires étrangères tchèque.

Congo : la biométrie fait son entrée dans l’état civil

Le document de politique nationale de réforme et de modernisation de l’état civil vient d’être adopté en République du Congo.

 

La biométrie est introduite à l’état civil. A cet effet le document de politique nationale de réforme et de modernisation qui introduit la biométrie au cours du recensement, a été validé, le 6 octobre à Brazzaville. C’était à l’issue d’un atelier dirigé par le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, en qualité de président du Comité national de coordination de l’état civil.

Le nouveau texte validé a plusieurs innovations, entre autres, l’introduction de la biométrie pour les différents types de recensement, l’attribution dès la naissance de l’enfant d’un numéro d’état civil et l’enregistrement d’un type mariage.

Ce document, qui introduit systématiquement la biométrie, évitera au Congo d’avoir un taux important d’apatrides. Le pays, qui compte actuellement environ deux cent mille cas d’apatrides, a lancé l’opération d’enregistrement à vocation d’état civil.

Le préfet, directeur général de l’Administration du territoire, Jacques Essissongo, a informé que le débat sur l’enregistrement à l’état civil du mariage coutumier est en cours et propose au gouvernement l’admission d’une ligne budgétaire de plus de deux milliards pour accompagner les réformes adoptées.

Congo : le CRC condamne le retour du général Mokoko en prison

Le Congrès pour la Renaissance du Congo (CRC) s’est exprimé dans un communiqué de presse qu’il a rendu public.

 

Le général Mokoko a été transféré à la prison de Brazzaville le 1er octobre 2021 sous escorte de la gendarmerie.  Il était interné à l’hôpital Central des Armées Pierre Mobengo où il était en observation depuis son retour de Turquie.

«Ce mouroir pénitencier qui a déjà vu mourir de nombreux compatriotes, avait mis en péril l’état physique de ce brave citoyen âgé de 74 ans et dont l’état de santé avait nécessité une évacuation sanitaire à l’étranger », a déclaré le Coordinateur du CRC, le colonel Simon Pierre Moussounda.

Selon le responsable du CRC, « le général Mokoko est injustement condamné à 20 ans de prison pour avoir défié et battu à plate couture le Président Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle de mars 2016 ».

Le général Jean-Marie Michel Mokoko avait été évacué en Turquie pour des raisons sanitaires, en juillet 2020. De retour au Congo, les autorités avaient jugé opportun de le placer en observation à l’hôpital des Armées Pierre Mobengo où il aura passé plus d’un an.

Le 22 septembre dernier, ses avocats avaient manifesté leur opposition au retour en prison de leur client, alors que celui-ci était pourtant déclaré guéri depuis plusieurs mois déjà, mais restait interné à l’hôpital militaire.

Congo : 200 000 personnes sont sans acte de naissance ou de carte nationale d’identité

C’est une annonce faite par la ministre congolais de la santé et de la population, Gilbert Mokoki, mardi 05 octobre 2021. 

 

En République du Congo, 200 000 personnes n’ont pas de carte nationale d’identité et d’acte de naissance. Cette information a été donnée par le ministre de la santé et de la population, Gilbert Mokoki. C’était au cours d’un atelier de validation de la politique nationale de la réforme de modernisation de l’état civil.

«Notre système d’état civil présente de nombreuses défaillances aussi bien dans son fonctionnement que dans ses aspects de cadre légal et réglementaire », a déclaré Gilbert Mokoki.

Le ministre de la Santé et de la Population Gilbert Mokoki, également premier vice-président du Comité national de coordination de l’état civil, a rappelé que l’acte de naissance constitue un droit à l’identité citoyenne. Le membre du gouvernement appelle à l’amélioration du système national d’état civil.

Congo : accord pour la production d’huile de ricin à l’échelle industrielle

C’est ce qui justifie la rencontre entre le patron du pétrogazier italien Eni, Claudio Descalzi et le président Sassou N’Guesso le 4 octobre 2021.

 

Engagée à réduire l’impact écologique de son portefeuille énergétique d’ici 2050, le pétrogazier italien Eni multiplie les accords avec les gouvernements des pays dans lesquels il intervient.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Claudio Descalzi, le patron du géant énergétique italien Eni, a rencontré le 4 octobre le président Denis Sassou Nguesso. Les échanges entre les deux hommes ont principalement porté sur le développement conjoint du secteur de la bioraffinerie et la coopération dans les efforts de lutte contre le changement climatique.

Parallèlement, Eni s’est aussi engagée à apporter son soutien au plan 2018-2022 de développement de l’agriculture congolaise. A cet effet, un accord a été signé avec les autorités congolaises et servira de cadre à la production d’huile de ricin à l’échelle industrielle.

Par ailleurs, Claudio Descalzi a expliqué avoir discuté avec le président congolais de la valorisation du gaz dans un pays producteur où la majeure partie du gaz associé au pétrole brut est torchée. Cette démarche qui s’appuie sur l’engagement d’Eni à participer à la décarbonation du mix énergétique des pays africains où la société est présente, vise, affirme-t-il à garantir le développement et la diversification économique du pays.

Congo-«Pandora Papers» : le gouvernement réfute l’implication de Sassou N’Guesso

Le président Congolais a été cité dans les enquêtes du consortium international des journalistes qui l’accuse de détenir des sociétés offshore dans les paradis fiscaux.

 

Le gouvernement de la République du Congo dément toute implication du président Denis Sassou-NGuesso dans l’affaire des « Pandora Papers ». Il s’agit de ces documents sur le recours aux sociétés offshore dans les paradis fiscaux. Denis Sassou N’Guesso avait déjà été cité dans les enquêtes précédentes du consortium ICIJ. A l’origine des révélations des « Pandora Papers ».

Les autorités congolaises réfutent catégoriquement ces accusations. Le ministre de la Communication, Thierry Moungalla, a contacté RFI pour y répondre : « Le gouvernement de la République du Congo dément avec la plus extrême fermeté toute implication du président de la République. Et compte tenu de la gravité des accusations qui sont ici portés, le président de la République se réserve le droit d’engager toute action judiciaire ou toute poursuite pour diffamation pour tous les médias ou toutes les personnes qui reprendraient ces accusations sans en apporter quelques preuves que ce soit. »

À l’opposé, l’organisation de la société civile Sassoufit se réjouit de cette enquête, car, selon elle, c’est la première fois que le nom de Denis Sassou N’Guesso apparaît directement lié à une société de ce type.

Selon le consortium international des journalistes, c’est en 1998, tout juste après le retour au pouvoir de Denis Sassou N’Guesso, que la compagnie Inter African Investment aurait été immatriculée aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal des Caraïbes.

Cette société chapeauterait Ecoplan Finance Ltd, elle-même propriétaire d’Escom Congo, entreprise de construction et d’immobilier ayant des droits sur des mines de diamant congolaises. Le bénéficiaire de la structure serait le président lui-même, et l’une de ses filles, Julienne, aurait été l’une des dirigeantes d’Ecoplan Finance Ltd, société désormais inactive.

Congo-Malnutrition : situation de quatre départements préoccupe

C’est en 2013 que le Congo s’est lancé dans la lutte contre la faim. Pour atteindre son objectif, il a initié de 2013 à 2015, puis de 2016 à 2020, les deux premières phases du mouvement SUN. La phase qui vient de démarrer, dénommée SUN 3.0, couvrira les cinq prochaines années et constitue la troisième initiative du genre.

Développant l’un des quatre exposés prévus, le Dr Yolande Mvoumbo Matoumona, conseillé du chef de l’Etat, chef de département Santé, a commenté les résultats issus de l’enquête Smart réalisée cette année. Il ressort de cette étude qu’en l’espace de cinq ans, la malnutrition a augmenté de manière substantielle au Congo.

« Au total, 10 200 ménages ont été enquêtés et 7 703 enfants âgés de 0 à 59 mois visités. On a noté l’insécurité alimentaire des ménages de 21 points au cours des cinq dernières années. Le retard de croissance chez les enfants s’est accentué de 6 points dans la même période, l’insuffisance pondérale s’est élevée de 3 points et la maigreur chez les enfants a baissé de 3 points », a souligné le Dr Yolande Mvoumbo Matoumona.

L’étude précise que Pointe-Noire, la Lékoumou, les Plateaux et le Pool sont les départements les plus touchés par cette malnutrition. Elle étaye, par ailleurs, que la couverture des interventions spécifiques à la nutrition s’est améliorée, touchant l’ensemble des départements. La même avancée est observée au niveau des filets sociaux de sécurité.

Cependant, ajoute l’enquête, les pratiques en matière d’alimentation des enfants de 0 à 23 mois restent médiocres et constituent encore un vrai défi à relever.

Le Dr Lambert Kitembo, exposant sur la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, a quant à lui présenté la grande politique que le gouvernement a mise en place pour combattre la malnutrition au Congo. Elle vise, d’ici à 2030, l’avènement d’une société dans laquelle tous les individus, ménages et communautés produisent et consomment des aliments en qualité et en quantité satisfaisantes, nécessaires pour leur plein épanouissement.

La troisième version du mouvement SUN, a souligné la représentante de l’Unicef au Congo, mettra un accent sur trois axes particuliers. Il s‘agit notamment d’une appropriation plus forte, d’une priorité plus marquée en faveur du leadership des pays et du passage d’un point focal désigné par les gouvernements à une coordination nationale. Question de donner plus de moyens pour agir à grande échelle et accélérer les progrès. Une approche soutenue par le coordonnateur des agences du système des Nations unies au Congo, Chris Mburu, dans son mot liminaire.

Au terme des travaux, les participants ont adopté, après amendements, la feuille de route du mouvement SUN 3.0 exercice 2021-2025, à la grande satisfaction du point focal SUN Congo. « Je constate avec joie que la feuille de route ajustée a pour fondement les principes de transparence, d’ouverture et d’inclusion. Elle permet de répondre au besoin urgent d’améliorer l’état nutritionnel de la population dans un environnement marqué par le choc sanitaire à coronavirus », a conclu Jean-Baptiste Ondaye.