Congo : le chemin de fer sous la menace de l’érosion

Depuis une dizaine de jours, une érosion menace le chemin de fer dans la zone de Ngamoukassa, à Mfilou, le 7e arrondissement de Brazzaville.

 

A Mfilou, l’érosion menace le chemin de fer depuis quelques semaines. Pour permettre aux trains de passer sur cette partie, faute de moyens financiers, le Chemin de fer Congo océan (CFCO)  s’emploie à colmater provisoirement les brèches en attendant que les travaux d’envergure soient engagés.

Le matériel utilisé par les agents techniques du Chemin de fer Congo océan (CFCO) vise seulement à sauver le chemin de fer menacé par une érosion causée par le ruissellement des eaux des pluies au niveau de la zone Ngamoukassa, à Mfilou, 7e arrondissement de Brazzaville.

« L’opération que nous sommes en train d’effectuer consiste à réparer le désordre créé par les pluies diluviennes qui s’abattent à Brazzaville et dont les eaux entrainent le sol en exposant les rails. Il s’agit d’une fuite de remblais que nous sommes en train de réparer afin de stabiliser le sol. Avec cette opération, bien qu’encore provisoire, le train peut bien circuler à ce niveau. En attendant les grands moyens, les trains peuvent circuler sans crainte sur cette voie », indique le responsable ferroviaire Loutété-Brazzaville du CFCO, Serge Mienahata.

Malheureusement, la solution apportée à l’érosion qui menace le chemin de fer est loin de rassurer les populations qui pensent qu’il faut des grands collecteurs pouvant recueillir les eaux de pluie pour les drainer jusqu’à la rivière Djoué.

« Pour stabiliser le sol à ce niveau, il faut construire deux à trois niveaux de gabions formés de pierres et de sable. Tout ce qu’ils font ne sert à rien, parce que le sable sera toujours emporté à la moindre tombée de pluie. Le travail sera réduit à zéro », dit pour sa part, un habitant du quartier, Faustin Moussolo.

Pour les autres habitants de la zone, les éboulements dans cette zone sont fréquents à cause du manque de canalisation des eaux de pluie qui se dirigent toujours vers le Djoué qui est à proximité.

Congo-RCA : début des travaux de la fibre optique sous-fluviale

Les travaux d’installation du réseau à fibre optique sous-fluviale entre le Congo et la République centrafricaine (RCA) ont été lancés, le 14 janvier à Brazzaville.

 

La République du Congo et la République centrafricaine seront réunis par le réseau à fibre optique sous-fluviale. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu le 14 janvier 2022, en présence du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo.

D’une superficie de 576 m2, la barge motrice est composée de quatre motos-propulseurs autonomes d’une capacité chacune de 150 KVA; deux motopompes d’une capacité de 7000 litres par minute ; d’un jetting et d’une charrue pour effectuer les fouilles; de deux cuves à gasoil d’une capacité de 7500 litres chacune ; deux groupes électrogènes de 65 KVA ; deux treuils de onze tonnes ; trois conteneurs contenant trente-deux lits, un conteneur cuisine et un conteneur toilette

Selon le coordonnateur du projet Central african backbone (CAB), Michel Ngakala, les travaux du lot 2, Congo-RCA, consistent en la pose de 285 Km de fibre optique sous-fluviale, renforcée en acier, afin non seulement d’accroître son efficience mais aussi de permettre qu’elle se pose sur le lit du fleuve. En effet, l’installation de cette fibre optique sous-fluviale sera assurée par les sociétés chinoises Huawei et China communications services international (CCSI).

Congo : l’opposition conteste la modification de la constitution

L’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution pendant une conférence de presse.

 

Sur proposition du président de la République, le Parlement congolais a procédé  le 7 janvier 2022 à la modification de l’article 157 de la Constitution en vigueur depuis 2015 ; faisant passer le délai de l’état d’urgence de 20 à 90 jours. L’opposition conteste et y voit plutôt une disposition de renforcement du pouvoir.

Hier, samedi 15 janvier, au cours d’une conférence de presse, devant un parterre de militants, l’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution : « J’ai peur qu’ils (les dirigeants) n’utilisent ce régime d’exception pour mater l’opposition. Le Congo est en danger. Il l’était déjà. Plus que jamais le pouvoir peut utiliser n’importe qu’elle occasion pour arrêter, perquisitionner, sanctionner et enfermer », a-t-il déclaré.

« Ce qui a été fait est criminel »

Une inquiétude que Jean Itadi a martelée devant les journalistes : « Déjà, aujourd’hui en temps quasi-normal on voit le nombre de gens qui disparaissent dans les commissariats. Vous croyez que c’est dans le cas d’un régime d’exception que les gens vont retrouver leurs enfants. Ce qui a été fait est criminel. Il n’y a aucun avantage pour moi », a-t-il insisté.

Contactée, une source gouvernementale a indiqué à RFI que la modification apportée à cet article de la Constitution était opportune. Pour elle, l’opposition n’a aucune raison objective de s’inquiéter.

Afrique : l’OMS entend donner coup d’accélérateur à la vaccination

«L’Afrique ne peut pas se permettre de rester en marge de la vaccination ». Tel est le message qu’a martelé l’Organisation mondiale de la santé (L’OMS) qui a appelé jeudi 13 janvier 2022 les gouvernements africains à intensifier leurs campagnes d’immunisation, lors d’une conférence en ligne.

Alors que le variant Omicron circule désormais dans 30 pays africains, l’OMS appelle à vacciner 34 millions de personnes par semaine, contre six millions actuellement. Le but : atteindre une couverture vaccinale de 70% d’ici juin 2022.

Un pari difficile, d’autant plus que des doutes ont émergé sur l’efficacité des vaccins face aux variants. Des doutes exprimés notamment par un groupe de médecins inquiets au Ghana.

Dans une pétition signée cette semaine, ils ont remis en cause la viabilité des campagnes de vaccination qui nécessitent des doses de rappel.

Seuls sept pays africains ont atteint l’objectif fixé par l’OMS de vacciner 40% de leurs populations.

Dans le reste du continent, seulement 10% des gens ont été entièrement vaccinés.

Au Congo, dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, le pays a enregistré 2 412 cas confirmés de covid-19, soit en moyenne 114 cas par jour, comparé au 39 cas moyen par jour enregistrés au cours de l’année 2021. On observe une flambée sans précédent et de nouvelles contaminations.

Selon les autorités sanitaires, cette augmentation exponentielle est aussi liée à la circulation d’un nouveau variant Covid-19 au Congo, à savoir le variant Omicron qui sévit partout dans le monde.

Le Ministère en charge de la Santé appelle les populations à plus de responsabilité et à adhérer massivement à la vaccination pour se protéger contre les risques de formes graves de la maladie.

Le taux de couverture vaccinale est seulement de 10,29%. Ce chiffre veut dire que 4 personnes sur 5 qui devraient être vaccinées n’ont pas encore pris leurs doses de vaccin contre la covid-19.

Congo-affaire mort de 6 jeunes au commissariat : les familles portent plainte

Des autopsies pratiquées sur les corps à la demande d’ONG ont révélé des décès dus à la torture alors que pour le gouvernement c’était un accident.

 

Quatre des six familles ont déposé plainte contre l’Etat congolais, jeudi 13 janvier, après la mort de leurs membres dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021 dans les prisons du commissariat central de Brazzaville. Des autopsies pratiquées sur les corps à la demande d’ONG ont révélé des décès dus à la torture ; mais ils étaient par accident selon le gouvernement.

Aucune arrestation n’a eu lieu depuis ce drame et la commission d’enquête indépendante convoquée par les organisations de défense des droits humains n’a pas vu le jour.

Les familles ont attendu deux mois pour porter plainte car ce dossier doit être géré avec la rigueur nécessaire, expliquent-elles, comprenant notamment les résultats d’autopsies par un médecin légiste, qui a découvert des traces de torture sur les corps.

Ces familles sont assistées par des ONG dont le Centre d’action pour le développement (CAD) dirigé par Trésor Nzila.  » En devenant parties civiles, nous et les familles attendons que les auteurs soient tenus responsables et que des réparations soient apportées. ».

Pour Trésor Nzila, la torture est devenue endémique dans le pays. Il suggère aux autorités des moyens de le combattre. «  Il est possible de mettre fin à la torture. Pour ce faire, le gouvernement congolais doit amender la législation nationale pour qu’elle soit conforme au droit international des droits humains ; puis développer des garde-fous pour lutter efficacement contre ce ravageur ».

Au moins quatre policiers ont été récemment arrêtés au nom du procureur de la République pour avoir torturé trois jeunes, dont deux ont été assassinés.

Congo-CEEAC : les chefs d’Etat attendus à Brazzaville

La capitale congolaise va abriter un sommet sur la paix et la sécurité qui va réunir les présidents des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

A Brazzaville le 19 janvier 2022, les chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC se réuniront. Ce sera à l’occasion d’un sommet consacré sur les questions de paix, de sureté et de sécurité maritime dans cette sous-région.

Prélude à ce sommet qui se tiendra en présentielle, des experts du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) se sont réunis ce jeudi par visioconférence. Ces experts ont, à l’occasion, évoqué les aspects liés notamment l’arrimage des organes du COPAX au traité révisé de la CEEAC, l’implantation d’un dépôt logistique régional et la nécessité de mettre en place un comité des sages de l’Afrique centrale.

« Les problématiques inscrites à l’agenda de votre réunion sont révélatrices d’un tel niveau d’attentes », a indiqué le chef d’état-major général adjoint des Forces armées congolaises, le général de division René Boukaka, qui a rappelé aux experts les défis sécuritaires de la CEEAC.

Congo : il tue son frère aîné pour 2000 Fcfa

Le drame s’est déroulé mardi 11 janvier 2022, au quartier Moutabala dans l’arrondissement 7 Mfilou, dans la capitale congolaise, Brazzaville.

 

Très tôt, mardi 11 janvier 2022, Missengue Mpika Elvan, un congolais de 31 ans, a trouvé la mort suite à une bagarre avec son frère cadet Missengue Ignasse Dieu-Merci. À l’origine, une bagarre suite à un différend familial tournant autour de 2000 FCFA. L’ainé suspectait son cadet d’avoir dérobé ses 2000f. Pour le frère aîné, aucune autre personne que son petit frère ne se trouvant à la maison.

Elvan pensait ramener à la raison son frère qui lui avait « cafouillé » ses deux mille francs, la seule somme qui lui restait. Il pensait que celui-ci ferait profil bas face à lui qui jouit du droit d’ainesse. C’était sans compter sur son cadet.

Missengué Ignasse Dieu-Merci a été interpellé par la police. Il devrait être poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.

Congo : les agents de l’ANAC menacent d’entrer en grève

Après sept mois d’arriérés de salaire le personnel de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) envisage de grever.

 

Les agents de l’ANAC menacent d’entrer en grève. Ils accumulent près de 7 mois d’arriérés de salaire et la situation devient insupportable. Pour justifier cette situation, les responsables invoquent le fait que ses partenaires (Aerco, Congo Handling et autres) éprouvent des difficultés à honorer leurs engagements financiers vis-à-vis de l’ANAC.

L’ANAC est placée sous la tutelle du Ministère chargé de l’Aviation Civile. La création en 1978 de l’ANAC, a traduit très tôt l’engagement de l’Etat congolais à s’adapter au contexte international de l’aviation civile et de la météorologie, qui aspire chaque jour davantage, à plus de sécurité et de sûreté.

Le Congo s’appuie sur l’ANAC comme instrument technique pour la mise en œuvre de sa vision en matière de développement économique afin de faciliter, les échanges, entre les localités administratives d’une part et la coopération internationale par la signature des accords aériens avec les pays tiers, d’autre part.

Bolloré Transport & Logistics fait un don de matériel médical pour améliorer la prise en charge des patients atteints de la covid-19

Bolloré Transport & Logistics Congo a fait un don de six kits complets de manomètres d’oxygène médical à l’hôpital Adolphe Sicé, le plus grand centre hospitalier de Pointe-Noire. Ce don permettra au personnel médical d’augmenter les capacités de prise en charge des patients atteints de la Covid-19 en particulier ceux placés sous assistance respiratoire.

Ces équipements ont été réceptionnés le 24 décembre 2021 par le docteur Lambert CHAKIROU, Directeur général de l’hôpital Adolphe Sicé. D’une valeur de près de 3 millions de FCFA, ils serviront également à couvrir les besoins en oxygène pour les différents services de l’hôpital (réanimation, cardiologie, etc..).

« Le Congo a pu endiguer la propagation de la 3ème vague de coronavirus caractérisée par une recrudescence de patients en détresse respiratoire. Malgré cette petite victoire, nous devons continuer à être vigilants et à augmenter nos capacités de prise en charge. C’est pourquoi le don de Bolloré Transport & Logistics arrive à point nommé et nous permettra de continuer à assurer le bon fonctionnement de nos services. » a déclaré Lambert CHAKIROU, Directeur Général de l’hôpital A. Sicé

Pour Anthony SAMZUN, Directeur général de Congo Terminal : « À travers notre politique sociétale nous nous engageons pour le bien-être des communautés locales. En contexte de crise sanitaire, nous pensons qu’il est de notre devoir d’accompagner les efforts des autorités pour lutter contre la propagation du virus. Notre engagement à leurs côtés se présente sous la forme de dons de matériel médical mais aussi d’actions de sensibilisation pour encourager nos collaborateurs à se faire vacciner afin de limiter les risques de contamination. ».

Depuis l’apparition de la pandémie au Congo, Bolloré Transport & Logistics et toutes ses filiales restent mobilisées dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19 que ce soit par le maintien des approvisionnements en produits et matériels médicaux ou la remise de dons en vivre à la population.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Congo : Brazzaville s’engage à valoriser la rumba

C’est une promesse faite par le maire de la capitale congolaise, Dieudonné Bantsimba lors de sa rencontre avec le comité scientifique de la rumba le 11 janvier 2022.

 

Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a reçu le 11 janvier dernier, le comité scientifique de la rumba. Au cours de cette rencontre, le maire de la ville de Brazzaville a traduit la détermination de son entité administrative à promouvoir cette richesse inscrite désormais au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

« L’inscription d’un élément sur la liste représentative de l’Unesco est à la fois un honneur mais aussi et surtout une responsabilité en ce qui concerne la conservation et la valorisation de celui-ci. Pour sa part, la ville de Brazzaville s’engage à jouer pleinement sa partition aux côtés du gouvernement de la République pour la conservation et la valorisation de la rumba congolaise », a déclaré le maire Dieudonné Bantsimba.

Dans le cadre de son engagement au sein du réseau des villes créatives de l’Unesco, la commune de Brazzaville entend ériger des espaces de diffusion de la musique. C’est dans cette optique qu’il sera construit le cercle culturel de Poto-Poto ainsi que les plateformes de diffusion artistique de Mfilou et Talangaï.

Rappelons que c’est le 14 décembre 2021 que l’Unesco a validé l’inscription de la rumba congolaise sur la prestigieuse liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La rumba est promue à la fois par la République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC).