Congo-Enseignement général : les syndicats lancent un mot d’ordre de grève

Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

 

Les Forces unies des syndicats de l’enseignement du Congo ont donné le mot d’ordre de grève. Cette grève devrait entrer en vigueur ce 21 février sur toute l’étendue du territoire national. Mais sur le terrain, la grève n’a pas été constatée car il y a eu cours dans les établissements scolaires.

C’est à l’issu d’une session extraordinaire organisée le 20 février à Brazzaville, que le mot d’ordre a été lancé. Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

Les syndicats réclament, en effet, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020. Ils réclament aussi la publication d’un quota convergent d’intégration des enseignants volontaires, communautaires et finalistes non affectés.

CEMAC : le comité de suivi de ces projets est réuni

Les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ont décidé de réaliser onze projets prioritaires d’intégration.

 

Préoccupés par la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région, les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ont décidé de réaliser onze projets prioritaires d’intégration. Pour y parvenir, ils ont organisé en 2020 à Paris une table-ronde qui leur a permis de mobiliser 3,8 milliards d’euros (plus de 2 000 milliards de francs CFA) auprès des bailleurs. Le comité de suivi de ces projets se réunit du 20 au 23 février à Brazzaville.

Dans l’ensemble, ces projets concernent la construction des routes devant relier les capitales des États. Mais aussi la construction de deux ports secs ; d’une université Inter-état, l’interconnexion par la fibre optique ou encore l’aménagement du barrage hydroélectrique de Chollet entre le Congo et le Cameroun.

« Premiers décaissements »

« 70 % des projets intégrateurs présentés à Paris en novembre 2020 ont effectivement démarré. Désormais, les équipes nationales de gestion de sept de ces projets sont en place. Les premiers décaissements ont été faits au profit des États concernés par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) conformément aux accords de prêt et de don dûment signés et ratifiés par les parlements nationaux », explique Jean-Baptiste Ondaye, ministre congolais des Finances.

« Nous devons nous orienter vers les résultats »

Ces projets, lancés il y a trois ans après la mobilisation de fonds à Paris, intègrent le programme des réformes économiques et financières de la Cemac dont le professeur Michel-Cyr Djiena Wembou est le secrétaire permanent. « Nous devons nous orienter vers les résultats. Il faut produire les résultats d’abord pour nos peuples et aussi pour la postérité. Et aussi, pour la postérité parce qu’on ne travaille pas seulement pour maintenant, mais aussi pour l’avenir », analyse-t-il.

Faute d’infrastructures le commerce inter-Cemac reste très faible, avec un taux d’échanges de moins de 5%.

Congo : Mohamed Bazoum attendu à Brazzaville

Le président de la République du Niger sera dans la capitale congolaise ce mardi 21 février 2023, pour une visite de travail.

 

Mohamed Bazoum, président de la République du Niger sera en visite de travail à Brazzaville ce mardi 21 février 2023. Le programme du chef de l’Etat nigérian prévoit un tête à tête avec son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

Outre la coopération bilatérale, les deux présidents vont parler des problèmes de sécurité et de paix en Afrique.

Le président Bazoum regagnera son pays mercredi prochain à 15h (14 h GMT). Ce voyage sera sa deuxième visite en République du Congo après celle effectuée en 2021, à l’occasion de l’investiture du président Sassou Nguesso.

Congo : des femmes handicapées apprennent des métiers

La campagne de formation des jeunes filles et femmes handicapées sur les activités génératrices de revenus a été lancée le 17 février 2023, à Mfilou.

 

Ce sont Trente-sept femmes handicapées dont des jeunes filles et femmes de Mfilou, qui bénéficieront d’une formation aux activités génératrices de revenus. Elles seront formées par vague en top vente, top départ et en perlerie pendant un mois. L’initiative est du collectif Liloba, une branche qui s’occupe des questions du genre au sein de l’organisation non gouvernementale Observatoire handicap humanité (H20).

Cette formation est intitulée « Elengui ya mosala » pour autonomiser cette catégorie de personne très souvent exclues du système éducatif de base. La campagne de formation s’inscrit dans le cadre du programme d’activités 2022-2023, avec l’appui technique de l’Institut européen de coopération et de développement, Congo entreprise développement ainsi que l’Institut Chic-perle.

Il faut noter que ladite formation est couplée à la sortie officielle de l’organisation non gouvernementale H20.

Congo-France : vers la création l’Institut de hautes études maritimes et fluviales

Cet institut formera des cadres en fonction dans les administrations aussi bien militaires que civiles.

 

Le projet de création de l’Institut de hautes études maritimes et fluviales est en étude. Le directeur de la coopération, sécurité et défense du ministère des Affaires étrangères de France, le général de corps d’armée Régis Colcombet, et le secrétaire permanent du comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales, Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck, se sont entretenus, le 18 février à Brazzaville, sur un certain nombre d’aspects liés au projet de création de l’Institut de hautes études maritimes et fluviales.

« Nous ne pouvons pas parler de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales si les capacités ne sont pas renforcées », a fait savoir Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck, lors de l’échange avec Régis Colcombet sur la coopération bilatérale entre les deux parties. Le Congo, a-t-il poursuivi, est membre de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre dont le siège est à Abidjan, en Côte d’Ivoire, mais dans la région Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale-Communauté économique des États de l’Afrique centrale, il n’existe pas d’école de hautes études maritimes et fluviales. Ce qui a poussé les hautes autorités à initier ce projet qui, à terme, sera régional.

Cet institut formera des cadres en fonction dans les administrations aussi bien militaires que civiles. Il associera les ministères de la Défense nationale et celui en charge de l’Enseignement supérieur pour répondre aux exigences du système licence-master-doctorat. Ce projet, adopté en Conseil des ministres, est au Parlement pour examen, a précisé le secrétaire permanent de l’action et de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. En outre, il a souhaité un accompagnement dudit projet, à l’instar de l’Institut supérieur maritime international (ISMI) basé à Abidjan.

Par ailleurs, Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck a suggéré que cet institut soit plus large et s’étende aux questions environnementales. Il a fait part au général Colcombet de son récent entretien avec l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau. Sur la francophonie maritime, le secrétaire permanent a émis le souhait de créer un réseau des sepcims, une opportunité pour ces secrétaires permanents de s’appuyer à l’image des réseaux des chefs d’état-major qui existent.

Congo-Arabie saoudite : échange entre Isidore Mvouba et Mohamed Al Juhania

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, s’est entretenu le 16 février à Brazzaville avec Mohamed Al Juhania, consul du Congo à Djeddah, en Arabie saoudite.

 

Les deux personnalités ont échangé sur le développement du secteur privé dans les deux pays.

« Aujourd’hui, avec le président de l’Assemblée nationale, nous avons échangé sur tout ce qui est secteur privé entre nos deux pays ; Il y a certes des accords qui existent déjà et, avec l’ouverture dans les prochains jours de l’ambassade d’Arabie saoudite au Congo, il y aura de nombreux échanges dans beaucoup de domaines », a déclaré le diplomate saoudien, se réjouissant d’avoir été reçu par le président de l’Assemblée nationale.

Nommé consul honoraire du Congo en Arabie saoudite depuis 2004, Mohamed Al Juhania a visité le Congo pour la première fois en 2006 et s’est dit satisfait des changements intervenus aujourd’hui en 2023.

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 15 février 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 15 février 2023 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Treize affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

  • Cinq projets de décret au titre du ministère des Hydrocarbures ;
  • Trois projets de décret au titre du ministère de l’Economie forestière ;
  • Quatre projets de décret au titre du ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé ;
  • Des nominations au titre du ministère de la Santé et de la Population.

      I/- Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres trois séries de décret.

La première série concerne deux projets de décret portant attribution à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) de deux permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, le premier étant dit « permis Loango III » et le second dit « permis Zatchi III ».

Initialement attribués pour 20 ans aux sociétés SNPC, ENI Congo et Total E&P Congo, ces deux permis ont été entérinés par deux lois du 13 juin 2014. Situés dans le bassin côtier, et d’une superficie respective de 115,761 km2 et de 77,5 km2, ils font à présent l’objet, après les retraits des sociétés ENI et Total notifiés à l’administration des hydrocarbures par courriers du 29 juin 2021, d’une mise en valeur sollicitée par la SNPC, associée aux sociétés Ammat Global resources, Transfal, Bluegreen et Rosetti.

Conformément aux dispositions légales, les sociétés susmentionnées, à l’exception de la SNPC, devront s’acquitter du versement à l’Etat d’un bonus d’attribution du permis d’exploitation, considéré comme un coût pétrolier non récupérable.

C ’est dans ce contexte que le Conseil des ministres a été amené à examiner et adopter les deux projets de décret portant attribution, pour le premier, d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit « permis Loango III » et, pour le second, d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit « permis Zatchi III ».

Poursuivant son propos, le ministre Itoua a soumis à l’examen des membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la SNPC d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit « permis Tilapia II ».

Ce permis, situé à la fois en onshore et en offshore, et limité par les permis de recherches Kayo et Marine III, a été initialement attribué à la SNPC en 2005, pour une durée de 10 ans renouvelable pour 5 ans. Il est définitivement arrivé à expiration le 17 juillet 2020. Son exploitation était depuis lors assurée par la société Sonarep. Par lettre du 3 mai 2022, la SNPC a présenté à l’administration une demande d’attribution de ce permis. A l’issue de l’enquête d’utilité publique prescrite par les textes, la société associée à la SNPC, à savoir la société Olive Energy, a été déclarée apte à assurer le rôle d’opérateur du permis d’exploitation Tilapia II, le groupe contracteur étant constitué, outre les deux sociétés précitées, de la DMT Overhood comme associée.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la SNPC d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit « permis Tilapia II ».

Enfin, et présentant ensemble les projets de décret portant attribution à la SNPC, pour le premier, d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « permis Nanga II bis » et, pour le second, d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « permis Nanga IV », le ministre ITOUA a précisé que ces deux permis sont situés dans la zone onshore du bassin côtier dans le département du Kouilou. D’une superficie respective de 784 km2 et 108,9 km2, ces deux permis ont antérieurement permis à la société Wing Wah de mettre en évidence des réservoirs minéralisés en hydrocarbures.

C’est ainsi qu’en dates respectives du 12 janvier 2023 pour le premier permis et du 18 octobre 2022 pour le second, la société Dingheng Mining Co. Ltd a manifesté son intérêt pour leur reprise.

Ces deux permis font ainsi l’objet d’une durée respective de 4 ans renouvelables deux fois pour 3 ans.  Le groupe contracteur inclut, pour chaque permis, la société SNPC, titulaire du permis. La société Dingheng Mining Co. Ltd versera à l’Etat un bonus d’attribution du permis d’exploration pour chaque permis.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les projets de décret portant attribution à la SNPC, pour le premier, d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « permis Nanga II bis » et, pour le second, d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « permis Nanga IV ».

      II/- Ministère de l’Economie forestière

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole en lieu et place de Mme Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière en mission, M. Paul Valentin Ngobo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a soumis à l’examen du Conseil des ministres trois projets de décret.

Ces textes sont pris en application de la loi n°33-2020 du 8 juillet 2020 portant code forestier. Ils matérialisent la volonté des pouvoirs publics de garantir une gestion durable, contrôlée, parcimonieuse transparente et participative des ressources forestières.

Le premier texte est un projet de décret qui détermine les modalités d’exercice du consentement libre, informé et préalable en matière de classement d’une forêt. Pris en application de l’article 40 de la loi portant code forestier, il s’agit d’une innovation en matière de gouvernance. Par ce texte, notre pays se conforme aux engagements pris au niveau international, dans le cadre de la gestion participative et inclusive des ressources naturelles, du respect des droits des communautés locales et notamment des populations autochtones.

Le deuxième texte est un projet de décret portant attributions, composition et fonctionnement de la commission interministérielle de validation des études d’inventaire des ressources forestières et des études complémentaires. Faite en application de l’article 84 du code forestier, l’institution de cette commission est un gage de respect des Objectifs de développement durable, de transparence et de consolidation de la fiabilité des données d’inventaire et des études associées, bases sur lesquelles sont prises les décisions concernant les ressources forestières.

Enfin, le troisième texte, à savoir un projet de décret portant attributions, composition et fonctionnement de la commission forestière, se rapporte à la mise en œuvre de l’article 141 du code forestier. Cet organe est déterminant dans la chaine de la gouvernance forestière ; il est garant de la transparence du processus d’attribution des titres d’exploitation dans le secteur forestier.

Après discussion, le Conseil des ministres a adopté les projets de décret examinés : le premier qui détermine les modalités d’exercice du consentement libre, informé et préalable en matière de classement d’une forêt ; le deuxième portant attributions, composition et fonctionnement de la commission interministérielle de validation des études d’inventaire des ressources forestières et des études complémentaires et le troisième portant attributions, composition et fonctionnement de la commission forestière.

     III/- Ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, a soumis à l’examen du Conseil des ministres quatre projets de décret ; les trois premiers, pris en application de la loi n°20-2015 du 29 octobre 2015 réglementant le système national de normalisation et de gestion de la qualité, consacrent l’alignement de notre pays sur les normes internationales et les unités de grandeur et de mesure applicables dans leurs domaines respectifs.

Il s’agit en premier lieu du projet de décret déterminant les unités et grandeurs multiples et sous-multiples correspondant au système international d’unités en République du Congo. Pris en application des dispositions des articles 10, 11 et 12 de la loi précitée, le texte précise que le système international d’unités est un ensemble de grandeurs physiques qui permet de tout mesurer, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Ce système, capital dans l’industrie et la vie courante, compte sept unités de base : le mètre, le kilogramme, la seconde, l’ampère, le kelvin, le candela et la mole.

Le projet de décret précise les unités de base et les autres unités, et ce conformément aux unités adoptées par le Conférence générale des poids et mesures, instance internationale chargée d’assurer l’unification mondiale des mesures.

Le deuxième texte est un projet de décret fixant les conditions et les modalités d’attribution, d’usage, de suspension et de retrait de la marque nationale de conformité aux normes. Mis en œuvre par l’agence congolaise de normalisation et de la qualité, le processus de certification est matérialisé par l’apposition de la marque nationale de conformité. Le décret soumis à l’examen du Conseil propose ainsi la création de la marque nationale de conformité aux normes, représenté par le « NCGO », qui signifie « conformité aux normes congolaises ». L’apposition de cette marque sur un produit signifie que celui-ci remplit les conditions prescrites des spécifications techniques fixées dans une norme congolaise. Il s’agit donc d’une garantie pour les consommateurs quant à la qualité des services et produits mis à leur disposition.

Le troisième texte est un projet de décret fixant les modalités de contrôle métrologique légal des instruments de pesage à fonctionnement non automatique. Un instrument de pesage non automatique est un instrument nécessitant l’intervention d’un opérateur au cours du processus de pesée, pour décider que le résultat de la pesée est acceptable. Les instruments concernés par le décret sont ceux utilisés dans les cas suivants : transactions commerciales, sécurité, santé publique, protection de l’environnement ; opérations postales, répartition des produits ou marchandises, détermination de la valeur d’un objet, détermination de la quantité d’un produit, etc.

Le décret précise les obligations des utilisateurs des instruments de mesure, définit le type de vérifications, fixe leur périodicité, les exigences réglementaires et les conditions dans lesquelles la surveillance métrologique est effectuée ainsi que les conditions d’agrément des organismes intervenant dans le domaine de la métrologie légale.

Après discussion, le Conseil des ministres a adopté les trois projets de décret soumis à son examen, à savoir, pour le premier, le décret déterminant les unités et grandeurs multiples et sous-multiples correspondant au système international d’unités en République du Congo ; pour le deuxième, le décret fixant les conditions et les modalités d’attribution, d’usage, de suspension et de retrait de la marque nationale de conformité aux normes ; enfin, pour le troisième, le décret fixant les modalités de contrôle métrologique légal des instruments de pesage à fonctionnement non automatique

Le ministre Fylla Saint-Eudes a ensuite présenté un projet de décret portant approbation des statuts de l’Office congolais de la propriété industrielle. Il est pris en application de la loi n°70-2022 du 16 août 2022 portant création de cette structure. L’office a pour missions de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de propriété industrielle et d’assurer la représentation au Congo de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le décret portant approbation des statuts de l’Office congolais de la propriété industrielle

      IV/- Nominations

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes pour le Ministère de la santé et de la population.

  • Président du Comité de direction du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville : M. Armand Moyikoua, professeur titulaire Cames d’orthopédie-traumatologie ;
  • Président du Comité de direction de l’Hôpital spécialisé mère-enfant Blanche Gomes : M. Léon Hervé IlokiL, professeur titulaire de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction ;
  • Président du Comité de direction de l’Hôpital Adolphe Sice : M. Alexis Elira Dokiekas, professeur titulaire en hématologie et médecine interne ;
  • Président du Comité de direction de l’Hôpital général de Dolisie :  M. Léon Jean-Jacques Moka, docteur en médecine, spécialiste en sciences de la santé ;
  • Président du Comité de direction du Laboratoire national de santé publique : M. Raphaël Taty-Taty, infectiologue-virologue.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h00.

Fait à Brazzaville, le 15 février 2023

 

Le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla

 

OIF : lancement d’un concours de projets de séries

Les candidatures sont ouvertes dans le cadre du projet « L’appel Liberté série » jusqu’au 1er mars et concernent tous les cinéastes des pays membres de l’OIF.

 

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lance un concours de projets séries. L’objectif vise à faire émerger de nouveaux projets, en cours d’écriture, avec ou sans producteur, mais n’ayant pas encore suscité l’engagement d’un diffuseur.

C’est une initiative en partenariat avec le Festival Dakar Séries et dans le cadre du projet Clap ACP2. Ladite initiative est mise en œuvre avec le soutien de l’Union européenne et de l’Organisation des Etats ACP.

« Après des années de pandémie et de repli sur soi, l’appel à projet Liberté série se veut un accélérateur de créativité à une période où la production de séries se professionnalise mais peine encore à s’exporter et hésite à aborder certains genres, domaines ou formes d’écriture : fictions historiques, récits biographiques, adaptations littéraires », a indiqué l’OIF.

Il faut préciser que la présélection des projets reçus sera assurée par Paper to film, l’OIF et Dakar Séries. Les vingt à trente projets les plus prometteurs seront soumis à un jury composé de grands auteurs africains ayant écrit des séries mais aussi d’autres types d’œuvres et dont les créations ont eu un impact important à la fois sur le public africain qu’international.

On notes comme membres du jury, entre autres, de Marguerite Abouet, auteur de la série de bande dessinée « Aya de Yopougon » ; Gauz, lauréat du grand prix littéraire d’Afrique noire pour son roman « Camarade papa » ; Dieudo Hamadi, auteur de la série « Les âmes errantes de Kinshasa » et réalisateur du documentaire « En route pour le milliard », sélectionné en 2020 au Festival de Cannes ; Aïda Mady Diallo, première auteure d’Afrique francophone publiée dans la collection de roman policiers « Série noire », également scénariste et réalisatrice de la série « Bamako, la ville aux trois caïmans ».

Suite à la phase de présélection, les six à huit auteurs jugés aguichants par le jury seront invités, à Dakar, à perfectionner leur projet pendant une résidence d’écriture, peu avant le festival Dakar Séries 2023 qui aura lieu du 3 au 6 mai 2023.

Congo et l’Arabie saoudite veulent signer de nouveaux accords

Des hommes d’affaires saoudiens sont attendus à Brazzaville dans les projets jours pour prospecter les opportunités d’investissement dans le secteur fluvial.

 

Le sujet a été évoquée le 14 février 2023, à Brazzaville entre le ministre de l’Economie fluviale, Guy Georges Mbaka, et le consul du Congo à Djeddah, en Arabie saoudite, Mohammed El Jouhani.

« On a échangé sur les projets d’investissement entre nos deux pays. Le Congo dispose d’un fleuve riche. Nous sommes donc en train d’organiser une visite des hommes d’affaires saoudiens au Congo. On a aussi proposé au ministre d’arranger une visite des hommes d’affaires congolais en Arabie saoudite pour se faire une idée du paysage économique », a indiqué le consul au micro d’adiac-congo.com

Outre le volet économique, l’ouverture des ambassades entre le Congo et l’Arabie saoudite ainsi que d’une représentation diplomatique du Congo dans son pays est en perspective.

Rappelons que c’est depuis février 1999 que les deux pays ont établi des relations diplomatiques.

Congo : les députes enquêtent sur la gestion des entreprises publiques

L’Assemblée nationale a initié une mission d’enquête visant le CHU ainsi que quatre missions d’information ouvertes à l’encontre de deux ministères et de la STPU.

 

A Brazzaville, l’Assemblée nationale a tenu, le 14 février, une réunion extraordinaire du comité de coordination. Celle-ci avait pour objectif de réfléchir sur la gestion de quelques établissements et entreprises à capitaux publics.

A cet effet, une mission d’enquête a été initiée et ladite mission visait le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU) ainsi que quatre missions d’information ouvertes à l’encontre de deux ministères et de la Société de transport public urbain (STPU).

La réunion du Comité de coordination a regroupé le bureau de la chambre basse, les présidents des commissions permanentes et les responsables des groupes parlementaires. A l’occasion, les participants ont diligenter une enquête parlementaire à la direction du CHU-B, dont la gestion financière et managériale se pose toujours. Il s’agissait notamment, pour les parlementaires, d’avoir l’essentiel d’informations sur la gestion financière de la structure.

Par la même occasion, le comité de coordination a initié trois missions d’information visant le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation, celui du Plan et de l’Intégration régionale ainsi que le ministère du Commerce.

Toutes ces enquêtes sont prêtes à être lancées. Une séance plénière sera organisée sous peu pour entériner sa mise en œuvre immédiate.