Congo : trois braconniers condamnés pour trafic d’ivoire et détention d’armes

Le tribunal de grande instance de Djambala, dans le département des Plateaux, a condamné trois individus reconnus coupables de braconnage, de détention illégale d’armes à feu et de possession d’ivoire.

 

Justin Moko Péa, alias « Colonel », a écopé d’une peine de trois ans d’emprisonnement ferme. Ses deux coaccusés, Ghislain Akouala Maloba et Enoch Ikombo, ont été condamnés chacun à deux ans de prison ferme. Les trois hommes devront également s’acquitter solidairement d’une amende de 150 000 FCFA et verser cinq millions de FCFA de dommages et intérêts à l’État congolais.

Les prévenus avaient été interpellés par les services compétents alors qu’ils étaient en possession d’un important arsenal comprenant plusieurs armes à feu, dont une arme de guerre, des munitions de guerre, ainsi que huit morceaux d’ivoire d’un poids total supérieur à 31 kilogrammes. Divers autres objets liés à leurs activités illégales ont également été saisis.

À la suite de leur arrestation, la Direction départementale de l’Économie forestière a assuré le suivi du dossier avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage, contribuant ainsi au bon déroulement de la procédure judiciaire.

Déférés devant le parquet le 2 juin dernier, les trois hommes avaient été placés sous mandat de dépôt. Lors de la deuxième audience, le 8 juillet, ils ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Le tribunal avait ensuite mis l’affaire en délibéré avant de rendre son verdict le 22 juillet.

Congo : deux présumés délinquants fauniques face à la justice

L’audience du lundi 23 janvier consacrée aux réquisitions et plaidoiries a été finalement renvoyée au lundi 6 février 2023.

 

Une audience portant sur une affaire liée au trafic d’ivoire était prévue, lundi 23 janvier 2023, au Tribunal de grande instance de Brazzaville. Deux présumés délinquants fauniques y répondent de leurs actes devant la justice. Il s’agit deux individus dont l’un avait été interpellé le 11 octobre 2021, à Brazzaville, par les agents du service des eaux et forêts, en synergie avec les éléments de la police. Interpellation faisant suite à la découverte, au poste de contrôle de Mbouambé-Léfini, d’une glacière contenant cinq morceaux d’ivoire et trois queues d’éléphants dans un véhicule en provenance de Makoua. L’autre présumé trafiquant serait l’expéditeur de ce colis. Il avait été rattrapé par la police, le 19 février 2022, à Makoua, dans le Département de la Cuvette.

Le présumé délinquant faunique interpellé à Makoua est accusé d’abattage d’une espèce animale intégralement protégée (éléphant), circulation et commercialisation de trophées de cette espèce, à savoir cinq morceaux d’ivoire et trois queues d’éléphant. Celui de Brazzaville, lui, est soupçonné de complicité de détention et circulation desdits produits. Informé depuis la première interpellation, le Palf (Projet d’application de la loi sur la faune sauvage) apporte son appui technique et juridique dans cette affaire. L’audience du lundi 23 janvier consacrée aux réquisitions et plaidoiries a été finalement renvoyée au lundi 6 février prochain.

Au cours des dernières années, le trafic des espèces fauniques est devenu plus organisé, plus lucratif et plus dangereux. Il a pris de l’ampleur au niveau mondial, au même titre que le trafic de drogue. Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde.

Conscient de ce fait, le Congo s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction et reste vigilant. Il sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage ne peuvent demeurer impunis.

En République du Congo, l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées.