Congo-Énergie et eau potable : Emile Ouosso appelle à des réformes urgentes

Invité de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a dressé un état des lieux du secteur de l’eau potable et de l’électricité au Congo.

 

Selon le ministre Emile Ouasso, la situation de l’électricité connaît une amélioration notable, notamment grâce à l’acheminement vers Brazzaville du courant produit à Pointe-Noire par la Centrale électrique du Congo. « Pour la consommation quotidienne, l’électricité produite au Congo est suffisante. Le véritable défi reste le transport et la distribution », a-t-il souligné, précisant que des investissements supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins des industries, notamment minières.

L’amélioration observée est en grande partie liée à la réhabilitation en cours de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, conduite par la société italienne Eni Congo. Longtemps pénalisée par la vétusté des installations, notamment aux postes de Mindouli (Pool) et Loudima (Bouenza), cette ligne limitait l’acheminement de l’électricité vers la capitale.

Aujourd’hui, la production nationale atteint 770 mégawatts pour des besoins estimés à 600 mégawatts. Le taux d’accès à l’électricité est ainsi passé de 49 % à 59 % en l’espace d’un an. « Près de 80 % de la population congolaise vit à Brazzaville et à Pointe-Noire », a rappelé Emile Ouosso.

Le ministre a également salué les performances de la centrale à gaz de Côte Matève, qui produit 484 mégawatts. Toutefois, sur les 300 mégawatts destinés à Brazzaville, moins de 100 mégawatts parviennent effectivement à destination, les pertes étant dues à un réseau de transport datant de 1982. Des financements de la Banque mondiale et d’Eni, estimés chacun à environ 62 milliards FCFA, ont été mobilisés pour moderniser ces infrastructures.

Abordant la situation du barrage hydroélectrique d’Imboulou, le ministre a reconnu l’état de dégradation avancée de cette infrastructure de 170 milliards FCFA, concédée à un opérateur suisse. Une turbine est à l’arrêt depuis 2018 et certaines installations présentent des risques structurels sérieux. Selon lui, ce déclin est principalement dû à un manque de maintenance, exposant le pays à des poursuites internationales.

Dans le secteur de l’eau potable, Emile Ouosso a rappelé que certaines installations de Brazzaville datent de 1951, notamment dans le centre-ville. Pour pallier les pénuries, le gouvernement a lancé la construction de cinq forages, dont deux déjà opérationnels à la Patte d’Oie et Nkombo. Ceux de Mfilou, Mpissa et Talangaï seront mis en service prochainement.

À Pointe-Noire, de nouveaux forages en cours de construction devraient être opérationnels dès février. Le ministre a toutefois insisté sur l’interdépendance entre l’eau et l’électricité : « Sans courant, les usines d’eau de Djoué et de Djiri s’arrêtent. C’est pourquoi nous livrons la bataille de l’électricité ».

Face aux contraintes budgétaires de l’État, le gouvernement mise désormais sur des partenariats public-privé. Des accords ont été signés avec des partenaires tels que le PNUD et la BAD, sous condition de la poursuite des réformes visant à améliorer la gouvernance et la performance d’E²C et de la LCDE.

Le ministre a également évoqué le Pacte national énergétique, signé à New York, représentant 9 616 milliards FCFA d’investissements. Si les financements existent, l’État congolais doit encore renforcer ses garanties commerciales. « Entre 2000 et 2018, l’État a investi près de 1 500 milliards FCFA dans l’électricité, sans résultats probants. Aujourd’hui, il faut faire appel au capital privé », a conclu Emile Ouosso.

Congo : adoption d’une stratégie nationale d’hygiène en milieu scolaire

Le document sur la stratégie nationale en eau potable, assainissement et hygiène en milieu scolaire au Congo a été validé le 16 novembre, à l’issue d’un atelier organisé à Brazzaville.

 

La République du Congo vient d’adopter sa stratégie nationale en eau potable, assainissement et hygiène en milieu scolaire. Celle-ci a pour objectif est d’améliorer la qualité de l’éducation en assurant une bonne hygiène en milieu scolaire.

Le document qui va intervenir à partir de cette fin d’année 2023 et jusqu’en 20235.  Il prend en compte les normes et standards dans toutes les constructions scolaires qui provoquent des disparités dans la réalisation des différentes infrastructures ainsi que des besoins spécifiques des filles.

La stratégie nationale d’hygiène a été élaboré pendant quatre mois avec la participation de toutes les parties prenantes : les responsables des différentes administrations ainsi que des partenaires techniques et financiers, à hauteur de 65 millions de dollars.

Congo : les robinets ont arrêté de couler à Moukondo

Les conduits d’eau dans cette partie du pays ont été endommagés par les engins qui font les travaux d’aménagement de l’avenue Boueta-Mbongo.

Les habitants de Moukondo souffrent du manque d’eau portable depuis quelques temps. Une situation qui est la conséquence des travaux d’aménagement de l’avenue Boueta-Mbongo dans le quatrième arrondissement de Brazzaville. Les conduits d’eau ont été endommagés par les engins qui effectuent les travaux se chantier.

La population craint cependant que la Congolaise des eaux leurs serve des factures alors que les robinets sont secs. Les habitants appellent au secours.

Congo : un projet d’eau potable pour 60.000 ménages brazzavillois

Le programme sera financé par l’Agence française de développement (AFD). L’annonce a été faite mardi 26 mars à Brazzaville par le directeur de ladite agence, Lionel Carrerini.

Ce sont au total, 400.000 personnes issues de 60.000 ménages brazzavillois qui bénéficieront de l’eau potable. dans le cadre d’un projet qui sera financé par l’Agence française de développement (AFD), a annoncé mardi à Brazzaville, le directeur de l’AFD, Lionel Carrerini.

Lionel Carrerini a eu un entretien avec la ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Ebouka Babakas. Au sortir de cette rencontre, le directeur de l’AFD a expliqué aux journalistes que ce projet entre dans la mise en œuvre du plan national de développement du Congo 2018-2022.

Selon lui, l’AFD financera cette année d’autres projets dans plusieurs  secteurs au Congo, notamment ceux du  transport de l’énergie dans les deux grandes villes du pays et du drainage des eaux de pluie afin de de lutter contre les inondations.

Lionel Carrerini a affirmé que de nombreux projets financés par l’AFD au Congo, s’exécutent déjà dans le cadre de la diversification de l’économie du pays. « Il s’agit, de la construction à Pointe-Noire de nouveaux quais pour désengorger le port autonome et améliorer sa compétitivité ; de la relance de la filière du cacao ; de l’aménagement forestier ; de l’amélioration de l’employabilité des jeunes ; de la santé et de l’action sociale ».

Pool : l’opposition demande l’indemnisation des victimes de la crise

Plus de 100 000 familles déplacées regagnent leurs villages dans le département du Pool, après plusieurs mois d’absence.

A l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance de la République du Congo, l’opposition reste unanime. Celle-ci, conduite par Pascal Tsaty Mabiala, exige au gouvernement, dans une déclaration, que soit pris en compte la question de l’indemnisation des victimes de la crise du Pool (sud).  Estimés à plus de 100 000, les déplacés du Pool regagnent peu à peu leurs villages. Après une période de soulagement, les «retournés» continuent de vivre dans la précarité.

Les familles déplacées, de retour chez elles après plusieurs mois, voire plus d’un an, retrouvent des maisons détruites, des biens pillés, des champs détruits…

La question sanitaire est tout aussi mise en cause tout comme de l’eau potable. Les quelques rares puits que l’on trouve dans les villages sont insalubres et vecteurs de maladies.

Plusieurs déplacés se débrouille à reconstruire, petit à petit et à ses frais car aucun programme de dédommagement des sinistrés n’a encore été mis en place.

Extension du réseau d’eau potable : trois sociétés soumissionnent à l’appel d’offres

Le groupement Sogea, Satom, SGEC congo et Razel puis Eiffage et Denys se portent candidats pour réaliser les travaux d’extension, de renouvellement du réseau de distribution et de branchement à Brazzaville.

L’ouverture des plis relatifs au projet a eu lieu le 30 janvier, à Brazzaville. Les montants proposés par les soumissionnaires varient entre dix-neuf et quarante-six milliards de FCFA.

Les travaux se focaliseront sur la fourniture et la pose de canalisation d’eau potable assortie de branchement et d’accessoires. Il s’agit notamment du réseau d’adduction d’eau potable à étendre sur 690 km, du renouvellement du réseau sur 211km et de l’extension à hauteur de 62 631 branchements. Parmi les compléments opérationnels du projet portant sur l’extension en zone périphérique et le renforcement du service d’eau potable à Brazzaville, figurent la fourniture et la pose de câble électrique souterrain de 20kv, de canalisation sur 2,8 km et de deux réducteurs de pression.

Trois pompes seront remplacées pour un débit total de 225 m3/h. 83 vans du réseau primaire de distribution d’eau de Brazzaville y compris divers accessoires. De même, il est prévu la construction d’une station de pompage de 37m3/h.

« La problématique du développement durable conduit à la réorganisation des services de proximité. Celle-ci se traduit par une amélioration substantielle des prestations offertes à la population aux nombres desquelles la mise en place d’un arsenal d’infrastructures de base de dispositifs susceptibles de la mettre à l’abri des maladies hydriques », a indiqué la coordonnatrice des marchés publics et de la réglementation, Caddy Elisabeth Ndala.

Signalons que l’Agence française de développement accompagne financièrement le gouvernement dans son programme visant à augmenter la capacité de production d’eau et à moderniser les réseaux de sa distribution en zone périphérique et à Brazzaville.