L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a démantelé, le 21 août à Massengo, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, un site clandestin spécialisé dans la fraude à la SIM box.
L’opération menée par les équipes de l’ARPCE a permis de mettre au jour un dispositif clandestin utilisé pour acheminer des communications en contournant les circuits légaux des opérateurs de télécommunications. Au total, 422 645 minutes de communication auraient ainsi été détournées par ce site.
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Présentant les résultats de l’opération lors d’une conférence de presse, l’ARPCE a évalué le manque à gagner à environ 42 millions de francs CFA par mois. Une perte qui affecte directement les opérateurs de télécommunications, mais également les recettes générées par le secteur et, plus largement, l’économie nationale.
La fraude à la SIM box repose notamment sur l’utilisation massive de cartes SIM et d’équipements permettant de faire transiter des appels internationaux comme s’il s’agissait de communications locales. Ce procédé permet aux fraudeurs de contourner les mécanismes de taxation et de facturation applicables aux communications internationales.
Au-delà du préjudice financier, l’ARPCE alerte sur les conséquences de ces pratiques pour l’intégrité du réseau national. Les installations clandestines peuvent en effet perturber le fonctionnement normal des réseaux et compliquer la traçabilité des communications.
À travers cette opération, le régulateur entend ainsi renforcer la lutte contre les pratiques frauduleuses qui fragilisent l’écosystème numérique congolais. Le démantèlement du site de Massengo s’inscrit dans le cadre des actions de contrôle et de sécurisation des infrastructures de communications électroniques engagées par l’ARPCE.
Avec un préjudice estimé à 42 millions de FCFA chaque mois pour un seul site, l’ampleur de l’opération rappelle les enjeux économiques liés à la lutte contre la fraude dans le secteur des télécommunications. Pour le régulateur, la surveillance des réseaux et le démantèlement des dispositifs clandestins demeurent essentiels pour préserver les intérêts des opérateurs comme ceux de l’État.



