Congo-concertation politique : vers un renforcement de l’indépendance de la CENI

C’est l’une des 12 recommandations retenues à l’issue des travaux de la concertation politique qui s’est tenue à Owando à 600 km du nord de Brazzaville.

 

Ils étaient 100 acteurs politiques et membres de la société civile à avoir participés à la concertation politique d’Owando. Les participants se sont accordés sur les 12 points inscrits à l’ordre du jour.

Sur les 12 recommandations à l’issue des travaux, les participants ont, entre autres, demandé au gouvernement congolais de renforcer l’indépendance de la CENI. Notamment par la création d’une ligne budgétaire propre à cet organe et la fixation d’un mandat pour permettre le renouvellement à chaque échéance périodique des membres du bureau de la commission.

Le découpage électoral ne pouvant se faire avant les élections législatives et locales apaisées de juillet 2022, ils ont recommandé au gouvernement de s’y employer pour les futures élections.

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, clôturant les travaux de cette concertation politique, a souligné que « travailler à la fiabilité de notre système électoral, c’est en d’autres termes s’investir dans la consolidation des fondations de la démocratie, c’est raffermir la paix au Congo ».

La concertation d’Owando se tenait sous le thème « Dans la paix et l’unité, œuvrons au renforcement de notre gouvernance électorale ».

Congo-explosion de Mpila : une cérémonie de recueillement dix ans après

La journée du vendredi 04 mars marquait le dixième anniversaire des explosions d’un dépôt d’armes et de munitions de l’armée à Mpila.

 

Près de 300 personnes ont perdues la vie lors des explosions de Mpila, ce quartier de l’est de la capitale. Une cérémonie de recueillement a regroupé parents de victimes et officiels dans le cimetière de marbre où reposent les victimes au centre-ville de Brazzaville.

Le ministre de la Construction, Josué Rodrigue Ngouonimba a déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle érigée en mémoire des victimes de Mpila. Il s’est adresse brièvement à la presse : « C’est un jour inoubliable. Chacun de nous a perdu au moins un parent. C’est un jour inédit. Dix ans après, nous continuons à vivre ce souvenir. Je pense que comme nous, comme vous, comme tous les autres concitoyens, nous sommes en pleine période de méditation », a déclaré le membre du gouvernement.

La rouille fait son oeuvre

Sur plusieurs tombes, les croix sont maculées de rouille qui fait disparaître les épitaphes. Amputée d’une jambe après les explosions, cette dame qui s’appuie sur les béquilles, est venue changer les croix des tombes de ses trois enfants qu’elle a perdus dans le drame.

« On ne peut rien faire »

« Ca fait déjà dix ans. On ne peut rien faire. C’est dieu qui l’a voulu. Je me sens toujours très mal », raconte-t-elle, des larmes dans la voix. Derrière elle, sur la tombe de sa fille, un homme hurle sa colère : « Je n’arrive plus. Je suis toujours dans la douleur jusqu’à présent. Je vous dis ma douleur est continuelle », lâche-t-il. Son enfant aurait eu 19 ans cette année.

Congo : seulement 2 maisons d’arrêt offrent des conditions adaptées

C’est ce qui ressort de la session plénière du Sénat qui s’est tenue dans la salle des conférences du Palais des congrès à Brazzaville.

 

Le ministre de la justice Aimé Ange Wilfrid Bininga a fait le point ce mardi 1er mars sur la situation des maisons d’arrêt que compte notre pays. C’était au cours d’une séance plénière du Sénat tenue dans la salle des conférences du Palais des congrès à Brazzaville.

Les sénateurs ont examiné puis adopté à leur tour le projet de loi portant code pénitentiaire en République du Congo, c’était au cours d’une séance plénière qu’a dirigé Pierre Ngolo, président du Sénat.

Le traitement des détenus en milieu carcéral et le fonctionnement des maisons d’arrêt ont figuré parmi les préoccupations des sénateurs.

Répondant aux questions de ces derniers, le ministre de la justice a dressé le bilan des maisons carcérales que compte la République du Congo.

« Il existe bel et bien 17 maisons d’arrêt reconnues au Congo par la loi. Du fait de la vétusté certaines maisons d’arrêt ne fonctionnent plus » a-t-il déclaré.

Seules les maisons d’arrêt de Brazzaville et celle de Pointe-Noire qui en dépit des difficultés liées à la surpopulation carcérale offrent des conditions mieux adaptées que les autres maisons d’arrêt.

Un véritable problème a reconnu Aimé Ange Wilfrid Bininga qui a noté d’autres manquements « normalement chaque tribunal de grande instance devrait disposer d’une maison d’arrêt », a-t-il signifié.

Congo : plusieurs opposants absents à la concertation d’Owando

Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a appelé les participants à plus de contributions pour améliorer la gouvernance.

 

Les acteurs politiques et les membres de la société civile participent à une concertation sur les législatives et locales à partir de jeudi à Owando, au nord de Brazzaville.

Si le chef de file de l’opposition Pascal Tsaty Mabiala est bien présent à Owando pour participer à cette concertation, plusieurs opposants sont restés à Brazzaville. Ils n’ont pas manifesté de l’intérêt à cette retrouvaille qu’ils fustigent.

« A l’image des concertations antérieures, celle d’Owando est tout simplement une stratégie du pouvoir pour faire avaliser, en contre partie des espèces sonnantes et trébuchantes, déjà prises unilatéralement par le pouvoir », indique, dans une déclaration publiée, le président de la Fédération de l’opposition, Clément Mierassa.

Pour Mathias Dzon, un autre opposant, les résultats des prochaines élections sont même déjà connus dans les officines du pouvoir.

« Mais, les gens comme nous, on va aller faire quoi à Owando ? Maintenant, on connait les élus dans chaque circonscription. C’est déjà fait », affirme-t-il avec véhémence.

La société civile est divisée sur la question. Celle qui ne s’est pas rendue à Owando reste sceptique sur l’issue de cette concertation.

« Ce que l’Etat est incapable de faire dans cinq ans, ce n’est pas en quatre mois qu’il va le faire. Cela fait 13 ans qu’on parle des concertations politiques dans notre pays », rappelle le directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD), Trésor Nzila Kendet.

Pour ceux qui participent à ces assises, il est plus qu’important de dialoguer dans le pays.

« Il ne faut pas blâmer l’initiative. Ce n’est jamais une concertation de trop. C’est pour cela qu’il ne faut pas être fataliste, non ! », suggère Parfait Iloki est porte-parole du PCT, le parti présidentiel.

Même son de cloche pour Jean Valère Mbani, président de Le Congo en marche (LCEM), un parti du centre.

« Owando est une véritable opportunité pour faire avancer la démocratie dans notre pays. Nous sommes une jeune démocratie et a besoin d’être nourrie par nos différentes idées », souligne-t-il.

Au total, quelque 200 acteurs politiques et membres de la société civile prennent part à la concertation politique d’Owando. Mais, bien d’autres auraient bien voulu participer. C’est le cas de Dave Ephrem Mafoula, candidat malheureux à la derniere élection présidentielle.

Après Madingou l’année dernière, Owando est la septième concertation politique que les autorités organisent à l’orée de chaque élection.

Congo-explosion de Mpila : dix ans après, les sinistrés attendent toujours de l’aide

Le 4 mars 2012, le quartier Mpila à l’est de Brazzaville était soufflé par des explosions qui ont fait près de 300 morts, plus de 3 000 blessés dont 114 invalides, et 17 000 sans-abris.

 

Dix ans après l’explosion de Mpila, de nombreux sinistrés attendent réparations. Le 4 mars 2012, le quartier Mpila à l’est de Brazzaville était soufflé par des explosions qui ont fait près de 300 morts, plus de 3 000 blessés dont 114 invalides, et 17 000 sans-abris dont la plupart n’ont toujours pas trouvé un logement décent.

Paul est un sinistré de Mpila. Avant l’explosion, il vivait avec sa famille dans une maison de plusieurs pièces. Il n’en reste qu’un pan de mur lézardé où sont accrochées des cornes de buffles. Depuis, il a bâti un hangar pour abriter les siens : « Ça fait quand même mal, dit-il. On est obligés de rester (dans ces conditions) jusqu’à la réparation. C’est déplorable parce que lorsqu’il y a des intempéries, ça suinte un peu partout. On n’est pas habitués. Je suis venu à Brazzaville en 1969 et je n’avais jamais connu un hangar. Je l’ai connu juste après le 4 mars 2021. C’est compliqué », se plaint ce chef de famille.

Pas de toiture, ni porte, ni fenêtre

Le hangar de Paul est au pied de la maison d’un niveau appartenant à un voisin. Sans toiture, ni porte, ni fenêtre, cette bâtisse détruite par les explosions ressemble à la plupart des maisons du quartier qui attendent d’être réparées. Défenseur des droits de l’homme, Trésor Nzila pense que l’État a trop traîné pour reloger dignement les sinistrés de Mpila : « Dix ans après, le gouvernement congolais est incapable de trouver une réponse durable et satisfaisante à la situation du 4 mars. Nous comprenons que les priorités sont ailleurs », dénonce-t-il.

Au titre de l’année 2022, l’État a prévu de débourser six milliards de francs CFA, contre un milliard l’an dernier. Une goutte d’eau dans l’océan pour le Collectif des sinistrés qui estime toutes les réparations à 233 milliards. Bruno Ossété préside le Collectif des sinistrés de Mpila, il se bat depuis la catastrophe pour que l’Etat verse ces fonds : « Cela a été pénible. Il y a beaucoup de gens qui ont perdu leur vie parce qu’ils ont perdu en fait leur dignité. Quelqu’un qui s’est retrouvé en train de squatter chez un cousin, chez un ami ne peut pas squatter chez quelqu’un pendant plus de dix ans ! Là, le moral est généralement atteint et ça a été très pénible. Après une discussion assez franche avec le gouvernement, il y a eu des résolutions qui ont donc été prises concernant les six milliards qui avaient été prévus par le gouvernement sur l’année 2022. »

Aller jusqu’au bout du paiement

« Il faut se dire, poursuit Bruno Ossété, qu’il y a autour de 11 000 parcelles impactées, donc les sommes données sont assez dérisoires. Et justice ne sera rendue que lorsqu’on aura payé de manière définitive tout le dossier, parce que quand on paye, là on ne paye pas tout le monde. Donc, il faut plutôt maintenir le rythme de payer pour que l’espoir renaisse et également qu’on aille jusqu’au bout du paiement ». En 2013, six militaires ont été condamnés pour « incendie volontaire et atteinte à la sûreté de l’État ».

Congo : incendie à l’Agence Energie Electrique (E2C)

Aucun dégât majeur n’a été signalé, sauf que tout le serveur informatique a été consumé par le feu puis entièrement détruit.

 

Un incendie s’est déclenché mardi 1er mars 2022, à l’Agence Energie Electrique du Congo (E2C) du quartier La Frontière, dans le quatrième arrondissement de la ville capitale Brazzaville.

Après une demi-heure d’incendie, les sapeurs-pompiers sont arrivés et ont pu maîtriser le feu fort heureusement. Le ministre en charge de ce secteur, Honoré Sayi est arrivé sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

Aucun dégât majeur n’a été signalé, sauf que tout le serveur informatique a été consumé par le feu puis entièrement détruit.

Signalons que malgré cet incendie, cela n’entame pas la fourniture en électricité dans le secteur et les services de la facturation et distribution vont fonctionner normalement comme à l’accoutumé, nous a confié une source de cette Agence de l’Energie Electrique du Congo.

Congo-concertation politique : une coalition de l’opposition décline l’invitation

La Fédération de l’opposition et le Collectif de l’opposition y voient une diversion et exigent une concertation devant traiter de la crise multidimensionnelle.

 

La concertation politique qui se tient du 3 au 6 mars 2022 à Owando dans le nord du pays, se fera sans les formations de la Fédération de l’opposition et du Collectif de l’opposition. Elles y voient une diversion et exigent une concertation devant traiter de la crise multidimensionnelle que connaît le pays. Pourtant, ce cadre de réflexion est censé préparer le terrain des élections législatives et locales, prévues dans près de cinq mois.

Reçu ce mardi par le ministre de l’Administration du territoire, Clément Miérassa, leader de Fédération de l’opposition congolaise, a clairement dit son refus : « Nous n’allons pas à Owando. Nous avons remis au ministre un dossier qui a une simple orientation : la nécessité et l’urgence de tenir dans ce pays un dialogue national inclusif ; c’est la nécessité de libérer tous les prisonniers politiques pour que nous allions de l’avant », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Pour Jean Itadi, dirigeant du Congrès africain pour le progrès (CAP), la concertation d’Owando n’est pas une priorité. « Les Congolais, dans cette situation de crise multiforme et multidimensionnelle, doivent se réconcilier et se retrouver. Mais, il y a des Congolais en prison pour rien », a-t-il fait savoir.

Enfin Mathias Dzon du Collectif des partis d’opposition voit une diversion à travers la concertation. « Pour des raisons d’amour pour ce pays, de fidélité à ce pays et des raisons de transparence, nous avons décidé de ne pas nous mêler à l’amusement qui va se faire à Owando. Qu’ils fassent et viennent nous rendre compte. On verra comment le pays va recevoir », a dit M. Dzon, ancien ministre des Finances (1997-2002).

Les délégations devant prendre part à cette concertation quittent Brazzaville ce mercredi par des vols spéciaux.

Congo : don de médicaments et du matériel médical technique de la Chine

L’ambassadeur de la République populaire de Chine à Brazzaville, Ma Fulin, a remis le 28 février ce don au ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki.

 

Des médicaments et du matériel médical technique c’est ce qui constituait le don de la Chine au gouvernement congolais. Il a été réceptionné par le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki.

Notons que le don offert est estimé à plus d’une dizaine de millions de francs CFA, est destiné à l’hôpital d’Amitié sino-congolaise de Mfilou, dans le cadre de la crise sanitaire. Il est composé de médicaments, des tables d’opération, de matériel de buanderie, de stomatologie, de cabines de biométrie, des fauteuils dentaires, des consommables de radiographie, de carbones et bien d’autres.

La donation s’inscrit dans le cadre de la coopération d’amitié qui existe entre les deux pays depuis des longues dates, a expliqué le diplomate chinois.

C’est l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Chine au Congo qui a remis l’offre au gouvernement congolais.

Il faut dire que dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, la Chine avait fait des dons de plus de 809 220 doses de vaccins Sinopharm au Congo.

Dette du Tchad au Congo : les deux pays s’accordent

Le prêt de cinquante milliards FCFA avait été accordé à la République du Tchad depuis décembre 2011.

 

Une convention financière pour la restructuration de la dette du Tchad envers le Congo, d’environ cinquante milliards FCFA, a été signée le 26 février à Brazzaville. L’accord a été signé entre le ministre congolais des Finances, Roger Rigobert Andely, et son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin.

Le prêt de cinquante milliards FCFA avait été accordé à la République du Tchad depuis décembre 2011. Pour le ministre Roger Rigobert Andely, la restructuration de cette dette est importante pour le Tchad.

« Cette signature permet de réaménager la dette, de la rendre compatible avec les exigences du cadre commun pour l’assistance du Tchad du G20 de telle sorte que ce programme ne soit pas bloqué, parce qu’un pays frère n’a pas aligné les conditions de prêt douces que demande la communauté internationale », a souligné le ministre Roger Rigobert Andely.

Selon les deux parties, la signature de la convention financière s’inscrit dans le cadre du raffermissement des liens de coopération économique entre le Congo et le Tchad. En effet, l’acte posé est un bel exemple de la coopération Sud-Sud.

Coronavirus : le Congo enregistre 23.967 cas infectés

Le gouvernement congolais a annoncé lundi la réouverture de ses frontières terrestres et fluviales, fermées en 2020 pour contrer la pandémie de coronavirus.

 

Les autorités viennent de prendre une série d’assouplissements des mesures sanitaires à l’issue d’une réunion de la coordination nationale de gestion de la COVID-19, notamment la réouverture des frontières terrestres et fluviales et la levée du couvre-feu.

Le couvre-feu, fixé de 23H00 à 05H00 du matin à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales villes du Congo, égaiement épicentres de l’épidémie, a donc été levé, selon le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla.

Le gouvernement a également levé la mesure de fermeture des boîtes de nuit et autres espaces clos et de loisirs. Mais les tenanciers et gérants de ces établissements devront exiger de leurs clients, la présentation de la preuve de leur vaccination.

De même, les activités sportives et de masse vont reprendre, dans le respect des gestes barrières. Les tests obligatoires effectués jusque-là à l’entrée sur le territoire congolais ont été supprimés.

Toutefois, le gouvernement a appelé toujours à l’intensification de la vaccination de la population et au port du masque dans les lieux fermés et pour des événements avec une forte population.

Le Congo a enregistré à ce jour un total de 23.967 cas, dont 378 décès, depuis le début de l’épidémie en mars 2020.