Congo-braquage de mère Alice : arrestation du capitaine Manounou Romuald

Il a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022, après audition par le 11ème cabinet d’instruction près le Tribunal de Grande Instance.

 

Le capitaine Manounou Romuald dit Morgan a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022. Inculpé d’association de malfaiteurs, abus de fonction, arrestation arbitraire et d’extorsion de fonds. Il a été arrêté juste après son audition par le juge d’instruction vendredi dernier.

Même s’il était établi qu’il n’était pas lié à l’affaire du « braquage de mère Alice », le nom du capitaine Manounou Romuald a été abondamment cité par les mis en cause dans cette affaire, comme se rapportant à d’autres méfaits tout aussi graves, voire criminels, auxquels il serait mêlé.

Plusieurs plaintes ayant été enregistrées à l’encontre du capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan, sur instruction de la hiérarchie, la CID, Centrale d’intelligence et de la documentation ex DGST avait décidé de l’entendre afin de déterminer sa responsabilité face à ces accusations.

À l’issue des interrogatoires et autres confrontations, il a été clairement établi l’implication active du capitaine Manounou Romuald dit Morgan dans certains faits délictueux, ayant eu cours à Brazzaville. Une version que maintenaient certains policiers mis aux arrêts.

Congo : l’hôtel attribué à Denis Christel Sassou-Nguesso saisi en France

Situé à Neuilly-sur-Seine et attribué, l’immeuble, a été saisi dans une enquête sur des soupçons de « biens mal acquis » en France.

 

« Un hôtel particulier acquis par M. Denis Christel Sassou-Nguesso a été saisi dans ce dossier au mois de juin », a confirmé le PNF après une information de Mediapart. « Denis Christel Sassou-Nguesso n’est pas mis en examen à ce jour », a précisé le parquet national financier (PNF).

L’immeuble, acheté en 2009 pour 5,2 millions d’euros et rénové pour 5,4 millions d’euros, est « sans conteste » habité par Denis Christel Sassou-Nguesso et sa famille, selon une ordonnance pénale datée du 20 juin, citée par Mediapart. L’un des détenteurs de la société civile immobilière (SCI) propriétaire de l’immeuble est le chef du protocole et « l’un des paravents » du ministre congolais, a découvert l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), chargé des investigations, détaille Mediapart.

« Un dossier politique »

« Je suis scandalisé que la France, avec son passé de grande puissance esclavagiste et coloniale, vienne aujourd’hui chercher des responsabilités aux dirigeants africains », a réagi auprès de l’AFP Jean-Jacques Neuer, l’avocat de M. Sassou-Nguesso. « Beaucoup de biens très mal acquis sont entre les mains de la France et appartiennent aux Africains », a-t-il ajouté. L’enquête sur les « biens mal acquis », que Me Neuer n’a pas voulu commenter, est « un dossier politique et non judiciaire », selon lui.

A la suite d’une plainte d’ONG en 2007, des juges anticorruptions parisiens se penchent sur des soupçons de détournements de fonds publics ayant permis notamment à la famille Sassou-Nguesso et à la famille Bongo, qui dirige le Gabon, d’acquérir un patrimoine considérable en France. Le nom de Denis Christel, dit « Kiki le pétrolier », est cité à plusieurs reprises dans ce dossier, notamment pour son « train de vie hors norme », selon un document du PNF en 2019.

« Le montant des avoirs saisis, certes, n’est que la face très modeste d’un océan de détournements, mais Denis Christel Sassou-Nguesso en est un acteur de premier plan, considère William Bourdon, avocat de Transparency International. Face aux preuves accumulées, ses démentis sont pathétiques et insultants pour les juges et la France. » Au moins cinq membres de la famille Sassou-Nguesso sont poursuivis depuis 2017 dans ce dossier.

Congo : l’opposition n’a toujours pas de chef de file

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et l’Union des démocrates humanistes (l’UDH-YUKI), les deux principales formations d’opposition revendiquent se poste.

 

Qui sera le nouveau chef de file de l’opposition ? De quel parti sortira-t-il ? L’UPADS et l’UDH-Yuki revendiquent se poste. Après les élections législatives et la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, le nouveau chef de file de l’opposition n’a toujours pas été désigné.

Notons que l’UPADS et l’UDH-YUKI, ont obtenu le même nombre de députés, 7 chacun aux dernières élections législatives.

L’article 11 portant statut de chef de file de l’opposition stipule qu’en cas d’égalité entre deux partis d’opposition, on doit se référer aux anciens résultats des dernières législatives de 2017 où l’UPADS avait eu huit députés.

Congo : deux laboratoires équipés en matériel d’analyses

Ce sont l’Institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation et technologie (INRSIIT) et La Congolaise des eaux (LCDE).

 

Le Programme de renforcement des capacités commerciales et entrepreneuriales II (PRCCE II) a conclu des accords pour la fourniture de matériels de laboratoire. L’accord a été signé mardi 06 septembre 2022, à Brazzaville.

Le projet est financé par l’Union européenne, pour permettre aux laboratoires de l’INRSIIT et de LCDE de mener des analyses physicochimiques et analyses microbiologiques. Le donateur a prévu un volet installation de nouveaux matériels et un autre volet formation des techniciens locaux à l’utilisation de ces outils.

La modernisation de ces laboratoires vise à répondre aux normes sanitaires et phytosanitaires imposées par l’Organisation mondiale du commerce, qui restreignent l’accès aux marchés internationaux des produits agricoles et agroalimentaires des pays en développement comme la République du Congo. Le renforcement des capacités des techniciens locaux s’inscrit dans cet objectif, y compris celui de la diversification économique du pays.

Au total, trois cent quatre-vingts très petites entreprises et Petites et moyennes entreprises des vingt-quatre clusters d’entreprises, structurées dans le cadre du projet PRCCE II, vont bénéficier de cette initiative. Celles-ci pourront valoriser et commercialiser leurs produits autour de trois chaînes de valeur, à savoir : maïs/aviculture, fruits/légumes/produits forestiers non ligneux et bois/menuiserie.

Il faut ajouter que la signature des protocoles d’accords avec les deux labos a été effective grâce à une forte implication de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité. C’est ce partenariat qui a abouti à l’élaboration de la stratégie nationale de normalisation, des besoins pour les deux laboratoires, ainsi que du cahier des charges pour la demande de certification des productions par les entreprises.

Donateur des équipements de laboratoire (dont le coût n’a pas été dévoilé), le PRCCE II vise principalement à contribuer au renforcement de l’économie congolaise et à la création d’emplois de manière à promouvoir le développement socioéconomique harmonieux du Congo. Il est financé par l’UE à hauteur de 13,9 millions d’euros, soit environ 9,118 milliards de FCFA, au titre du 11e Fonds européen de développement.

Le programme est réparti en trois composantes complémentaires : la première composante est focalisée sur l’amélioration de la compétitivité de chaînes de valeur prioritaires via la création et la dynamisation de clusters d’entreprises, en s’appuyant sur l’interaction et la mutualisation entre grandes, moyennes et petites structures au sein d’une même chaîne de valeur ; la deuxième priorise le dialogue public-privé et l’amélioration du climat des affaires ; et la troisième apporte l’appui aux négociations commerciales et au renforcement de la compétitivité de l’économie, en lien avec le Plan national de développement 2022-2026.

Congo : Isaac Ibouanga est mort à 87 ans

L’ancien ministre d’État de la première République du Congo, Isaac Ibouanga, est décédé le 3 septembre à Dolisie, chef-lieu du département du Niari.

 

Isaac Ibouanga était la dernière personnalité encore en vie ayant figuré dans le gouvernement du président Fulbert Youlou, à l’indépendance du Congo. Né en 1935 à Mossendjo, dans le département du Niari, il est issu de la première promotion de l’École des instituteurs de Mbounda, à Dolisie.

L’ancien ministre d’État a servi comme enseignant dans les écoles de son département natal, avant qu’il ne soit nommé ministre d’État à vingt-cinq ans, en 1959.

Elu député en 1959 sur la liste de l’Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDIA), Isaac Ibouanga fut plusieurs fois ministre. Il a, entre autres, occupé les portefeuilles de ministre de l’Information ; ministre de la Production industrielle, des Mines et Télécommunications, chargé de l’Aviation civile et commerciale. Isaac Ibouanga a également travaillé à la compagnie aérienne panafricaine Air Afrique, avant d’être nommé conseiller technique à la Chambre de commerce et d’industrie de Libreville, au Gabon.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, l’a décoré le 28 novembre 2018, à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la proclamation de la République, au grade de Grand officier dans l’ordre du mérite congolais.

Notons qu’Isaac Ibouanga vivait depuis plusieurs années à Dolisie où il a trouvé la mort le 3 septembre dernier.

Congo : plus de 1000 espèces d’arbres plantés Patte d’Oie

Les membres du Lions club ont planté, le 3 septembre, 1150 plants d’Hévéa sur les sites de la forêt de la Patte d’Oie et du lycée Chaminade à Brazzaville.

 

L’activité dénommée « Opération reboisement » s’est inscrite dans l’axe environnemental du Lions club international. L’objectif est de contribuer à la protection de l’environnement. Ladite opération a mobilisé une centaine de membres de ladite fondation.

Notons que cette opération de planting d’arbres qui s’est tenue au Congo en présence de l’actuel 1er vice-gouverneur du district 403 B1 et futur gouverneur du même district, Yves Ickonga, a simultanément eu lieu dans plusieurs autres pays d’Afrique: Cameroun, Gabon, Guinée, République centrafricaine, Angola et Tchad.

Congo : incendie d’un avion d’Ecair à Johannesburg, une enquête est ouverte

Des enquêteurs congolais et sud-africains sont mobilisés pour tenter d’élucider les causes de l’incendie survenu le 5 septembre à l’aéroport de Johannesburg (Afrique du sud).

 

Le 05 septembre dernier, un avion de la compagnie aérienne congolaise Ecair a pris feu à l’aéroport de Johannesburg (Afrique du sud). Des enquêteurs congolais et sud-africains sont mobilisés pour déterminer les causes de cet incendie. Le rapport d’enquête devra déterminer le niveau du dégât sur l’aéronef de la compagnie aérienne.

Selon un communiqué rendu public par Equatorial Congo Airlines (Ecair), l’appareil endommagé par les flammes est de type B737-300, immatriculé TN-AJX.

En effet, deux aéronefs de la même compagnie sont stationnés en Afrique du Sud depuis plusieurs années officiellement pour des travaux de maintenance.

L’incendie a contraint les autorités sud-africaines à fermer une des pistes de l’aéroport O.R Tambo. Au même moment, une équipe d’incendie et de sauvetage a réussi à maîtriser les flammes. Deux avions non opérationnels, dont celui d’Ecair, ont été touchés.

« L’incendie s’est déclaré à l’aéroport international O.R Tambo de Johannesburg en Afrique du sud, le lundi 5 septembre 2022. Un aéronef appartenant à Ecair, (…), a été touché par les flammes et a subi des dommages matériels. Un rapport d’expert sera commandité dans les tout prochains jours pour déterminer l’étendue des dommages », précise le même communiqué.

Les avions d’Ecair sont cloués au sol depuis, le 10 octobre 2016, soit cinq ans après le lancement de la compagnie aérienne. Les quatre autres aéronefs d’Ecair sont stationnés, dont un à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, un en Ethiopie et deux en Afrique du Sud. De multiples tentatives et annonces du gouvernement n’ont pas permis de faire redécoller les avions d’Ecair. L’Etat congolais a préconisé de coopérer avec de nouveaux partenaires, tel que l’investisseur sud-africain Allegiance capital, afin de pouvoir relancer la compagnie aérienne.

Congo-VIH/Sida : vers le dépistage pour dix mille jeunes en milieux religieux

L’objectif de cette campagne de dépistage est de leur expliquer comment se préserver des contaminations aux infections sexuellement transmissibles.

 

L’initiative concerne les adolescents et jeunes de 15 à 24 ans. Elle a été organisée par par le ministère de la Santé et de la Population en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Au Congo, la prévalence généralisée du VIH-sida est de 3,2%, les jeunes de moins de 18 ans représentant 45% de la population congolaise sont plus victimes, en 2019 la prévalence au VIH-sida était de 0,59 % chez les garçons et de 2,16% chez les filles.

« Les filles sont quatre fois plus infectées que les jeunes garçons de 15 à 24 ans. Dans le monde, on compte une contamination de 840 jeunes par jour. Les dépistés positifs seront prises en charge. Nous allons continuer toujours d’appuyer les confessions religieuses dans la sensibilisation au VIH-sida, deux cents sessions sont prévues », a indiqué le docteur Roth Cécile Laure Mapapa Miakassissa, directrice du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (PNLS).

L’objectif est de leur expliquer comment se préserver des contaminations aux infections sexuellement transmissibles et de leur permettre de se prémunir contre les violences sexuelles et les grossesses précoces.

Des pairs éducateurs et délégués issus des confessions religieuses ont été formés, au préalable, pour la réalisation des opérations de sensibilisation et de dépistage sur le terrain. Ils vont communiquer par des messages personnalisés ainsi que par des programmes simples, moralement attrayants et scientifiquement pertinents. Les membres de sept autres associations ont également été associés pour compléter les effectifs des équipes à sensibiliser et à dépister.

Congo-CHAN 2023 : les Diables rouges se qualifient

Le Congo a décroché son billet pour le Championnat d’Afrique des nations grâce à sa victoire (1-0) face à la République Centrafricaine dimanche 04 septembre à Brazzaville.

 

Le Congo rejoint les 17 autres équipes qui disputeront le prochain CHAN, prévu du 13 janvier au 04 février 2023 en Algérie.

Les Diables Rouges A’ ont affronté la République Centrafricaine dimanche 04 septembre au stade Massamba-Débat de Brazzaville dans le cadre de la phase retour du dernier tour des éliminatoires pour le Championnat d’Afrique des nations 2023.

La défaite essuyée au match aller (2-1) le 28 août dernier obligeait les hommes du sélectionneur Elie Ngoya à un sursaut d’orgueil à domicile.

Les congolais ont battu (1-0) les Fauves du Bas-Oubangui et se qualifient pour la phase finale de la compétition grâce à un but de Kader Bidimbou sur penalty.

Congo : Guy Blaise Mayolas reconduit à la tête de la Fecofoot

Avec 97,5%, le candidat unique a été reconduit au cours de l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération congolaise de football (Fecofoot).

 

Guy Blaise Mayolas reprend les commandes de la Fecofoot. Il a été reconduit à ce poste vendredi 02 septembre 2022, à Kintélé, pendant l’assemblée générale élective. Le candidat unique, Guy Blaise Mayolas, a obtenu 97,5% des suffrages.

Rappelons que cette élection avait été annulée par le ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé. Ce vote s’est tenu après des heures de négociations entre d’une part le ministre des Sports, et d’autre part la Fecofoot et les délégués de la Fifa et de la Caf.

Selon Le Troubadour de Brazzaville, ce serait finalement le président de la Fifa, Gianni Infantino qui aurait fait pression pour que cette assemblée élective se tienne conformément au calendrier électoral de la Fecofoot, selon. 

Au terme de cette série de réunions entre les instances dirigeantes du football au niveau national et international, les participants ont rendu publique une déclaration conjointe.

Il ressort que « toutes les parties prenantes ont convenu que de l’assemblée extraordinaire élective peut se tenir sous condition que la Fecofoot s’engage à mettre en œuvre les recommandations ci-après, après les élections du 02 septembre 2022 : l’amélioration de la gouvernance : (travail en étroite collaboration entre les parties prenantes ; la prise en compte des lois nationales ; le respect des textes fondamentaux de la Fecofoot ; la transmission à la tutelle dans les délais prescrits des documents relatifs à la tenue des assemblées générales annuelles) ; la modification des statuts afin d’assurer leurs conformités avec les principes de bonne gouvernance et des statuts de la Fiifa et de la Caf ;  la modification du code électoral ; la modification des critères d’éligibilités au Comité exécutif de la Fecofoot conformément aux statuts et principes de la Fifa ; l’amélioration des relations avec le ministère de tutelle ; Élaboration et mise en œuvre des stratégies de développement du football. »