Coronavirus : le Congo enregistre 23.967 cas infectés

Le gouvernement congolais a annoncé lundi la réouverture de ses frontières terrestres et fluviales, fermées en 2020 pour contrer la pandémie de coronavirus.

 

Les autorités viennent de prendre une série d’assouplissements des mesures sanitaires à l’issue d’une réunion de la coordination nationale de gestion de la COVID-19, notamment la réouverture des frontières terrestres et fluviales et la levée du couvre-feu.

Le couvre-feu, fixé de 23H00 à 05H00 du matin à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales villes du Congo, égaiement épicentres de l’épidémie, a donc été levé, selon le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla.

Le gouvernement a également levé la mesure de fermeture des boîtes de nuit et autres espaces clos et de loisirs. Mais les tenanciers et gérants de ces établissements devront exiger de leurs clients, la présentation de la preuve de leur vaccination.

De même, les activités sportives et de masse vont reprendre, dans le respect des gestes barrières. Les tests obligatoires effectués jusque-là à l’entrée sur le territoire congolais ont été supprimés.

Toutefois, le gouvernement a appelé toujours à l’intensification de la vaccination de la population et au port du masque dans les lieux fermés et pour des événements avec une forte population.

Le Congo a enregistré à ce jour un total de 23.967 cas, dont 378 décès, depuis le début de l’épidémie en mars 2020.

Congo : levée du couvre-feu et réouverture des frontières

Les autorités congolaises ont décidé, ce lundi 28 février 2022, de la levée du couvre-feu ainsi que de la réouverture des frontières et des boites de nuit.

 

La République du Congo vient de lever le couvre-feu et réouvert les frontière et les boîtes de nuit notamment à Brazzaville, mesures en vigueur depuis fin mars 2020. Cette information a été donnée dans un communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 qui s’est réunie pour la 34e fois dans la capitale congolaise.  La levée de ces mesures a été annoncée avec effet immédiat.

Les annonces du gouvernement ont surpris les Brazzavillois qui exultent. Lundi, en fin de journée, les stations de bus proches du centre-ville étaient moins bondées qu’à l’accoutumée. Les usagers de transports en commun ne semblaient pas se précipiter pour rentrer.

Les chauffeurs de bus et de taxis, les tenanciers des bars, restaurants et de boîtes de nuit que nous avons rencontrés ont, pour certains, exprimé le désir de travailler jusqu’aux premières heures de la matinée. Ils estiment que leur chiffre d’affaires pourrait vite rebondir car leur travail se fera désormais sans interruption.

Des couples qui préparent leur mariage à l’état-civil, le week-end prochain, ont promis de réimprimer leurs cartes d’invitation. Au départ, ils avaient fixé l’heure du dîner de 18 heures à 22 heures.

Les voyageurs qui entrent au Congo par l’aéroport pensent qu’ils pourraient maintenant faire de petites économies. Ils ne seront plus dans l’obligation de payer 40 000 FCFA (60 euros) pour les tests Covid, désormais supprimés.

Les familles qui ont des proches sur les deux rives du fleuve Congo se disent également soulagées. Dorénavant, tous vont effectuer la traversée sans présenter une autorisation spéciale car les frontières fluviales et terrestres du Congo sont désormais rouvertes.

Une cellule de crise pour rapatrier les Congolais vivant en Ukraine

La République du Congo enregistre des centaines de ressortissants en terre ukrainienne, dont 300 étudiants.

 

Le gouvernement congolais a annoncé samedi 26 février avoir mis en place une cellule de crise afin d’identifier et organiser le rapatriement des Congolais vivant en Ukraine, pays actuellement sous les bombardements de la Russie. Mais l’opposition veut une intervention plus urgente.

Lors d’une session de questions orales avec débat devant le Parlement, le gouvernement a été interpellé par des députés sur la situation des Congolais vivant en Ukraine. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a assuré que les responsables du ministère des Affaires étrangères et ceux de l’Enseignement supérieur travaillaient en permanence dans cette cellule de crise, placée sous sa tutelle.

Le chef du gouvernement a invité les Congolais qui ont des proches en Ukraine à se rapprocher de cette cellule s’ils souhaitent avoir plus d’informations. Le Congo compte des centaines de ressortissants en terre ukrainienne, dont 300 étudiants. Près de 160 d’entre eux ont déjà été identifiés par les autorités, selon le Premier ministre.

L’opposition veut que le gouvernement se presse

De son côté, l’opposant Dave Mafoula, candidat à la présidentielle de 2021, a demandé aux autorités gouvernementales d’agir en urgence. « Lorsque ça ne va pas, on doit aller chercher ses compatriotes pour les ramener à la maison. Le mieux serait de les ramener à la maison le plus tôt possible parce que la situation est très grave », a suggéré M. Mafoula.

Dave Mafoula exhorte la communauté internationale à user de sa diplomatie pour faire cesser les hostilités en Ukraine. Le Congo a établi les relations diplomatiques depuis 1964 avec la Russie, qui a envahi l’Ukraine depuis quelques jours.

Projet de fer Congo-Camerounais : vers une nouvelle phase de l’exploration

Les ministres chargés des mines des deux pays sont en visite à Mbalam et à Nabeba, villes frontalières entre les deux Etats, dans le cadre du projet  d’exploitation et transport du fer.

 

Ça faisait déjà longtemps que la concrétisation de ce projet se faisait attendre. Surtout que la convention minière et le permis d’exploitation ont été signés en 2012. Et l’espoir est venu de Yaoundé vendredi dernier, 25 février 2022.

Elle s’est matérialisée par la signature d’un contrat de partenariat avec la société Bestway Finance Limited. Le contrat fait état de la construction, le financement, la maintenance et l’exploitation de la ligne de chemin de fer.

Il est mentionné également  la construction d’un terminal minéralier multimodal au port de Kribi. Ce qui permettra de transporter environ 100 millions de tonnes par an.
De quoi réconforte le ministre des Mines qui expliquait encore les critères recherchés dans la sélection du constructeur « Il est question de pousser la sélection vers des partenaires technico-financiers pour l’exploitation des mines, la construction du chemin de fer, la construction du terminal minéralier et les acheteurs de minerais de fer issus du site minier de Mbalam et celui de Nabeba ».

Pour davantage concrétiser ce projet, le ministre Gabriel Dodo Ndocké et son homologue congolais Pierre Oba sont dans la ville de Ntam (région de l’Est-Cameroun) aujourd’hui. Il s’agit d’une séance de travail qui s’articule autour de l’exploitation du gisement de fer transfrontalier Mbalam (Cameroun)-Nabeba (Congo).

Un gisement minier que recèle le Craton du Kasai au Congo et qui inclut les dépôts de Nkout et Mbalam au Cameroun.

C’est dans ce sillage, que les deux ministres durant leur voyage ont à l’ordre du jour de s’appesantir aussi sur la construction de la voie ferrée reliant Mbalam au port en eau profonde de Kribi. Ce chemin de fer reliant les deux pays va de Nabeba jusqu’à Kribi pour une couverture estimée à 510KM.

Des projets dont on estime la création d’environ 12.000 emplois directs. Et par ce projet, la zone Cemac a de quoi devenir la prochaine grande région de production de fer au monde. C’est en tout cas l’avis de Serge Yanic Nana, expert financier, spécialiste des financements des infrastructures, du secteur de la mine, de l’énergie et des transports.

« La zone CEMAC à une opportunité unique de devenir la prochaine grande région de production de fer au monde. Je considère que c’est un enjeu stratégique pour l’avenir de notre zone car elle regorge de ressources immenses. Nous pouvons dans 15 ans exporter 100 millions de tonnes de fer de la zone CEMAC. Et c’est dans cet esprit régional et stratégique que les termes des différents accords et conventions ont été négociés,» renseigne-t-il.

Congo : Honoré Sayi demande l’amélioration de la desserte en eau

Le ministre de l’Énergie et de l’hydraulique Honoré Sayi a fait cette demande vendredi 25 février 2022 à Brazzaville.

 

Le ministre de l’Énergie et de l’hydraulique Honoré Sayi a déclaré le 25 février à Brazzaville que les cadres et les ingénieurs de la congolaise des eaux devraient produire dans un bref délai un rapport technique des suggestions qui permettront d’améliorer la qualité et la desserte en eau au Congo.

« Aux ingénieurs, nous demandons de nous produire une réflexion technique en lien avec la science de l’eau, en commençant par faire l’état de lieu, et des projections qui peuvent apporter satisfaction pour régler les questions de l’eau »   a indiqué le ministre Honoré Sayi lors de la Communication devant les directeurs départementaux, centraux et cadre de La congolaise des eaux (LCDE).

Selon lui, les ingénieurs devraient être capables de briser les goulots d’étranglements dans les zones situées en altitude, afin de faire passer le réseau hydraulique dans ces quartiers. Aussi s’est-il interrogé sur l’incapacité de la LCDE à satisfaire les besoins de près de 5 millions de la population en eau.

Notons que La Congolaise des eaux compte 250 milles abonnés. Celle-ci fait face à plusieurs difficultés qui enfreignent  au fonctionnement efficient de cette entreprise.

RCA : 9 morts dans des affrontements entre groupes armés à Ouaka

De violents combats ont opposés les rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka jeudi 24 février 2022 dans le village Mbiakreu.

 

Neuf (09) morts et sept (07) blessés, c’est le bilan des affrontements qui ont opposés un groupe des malfaiteurs armés identifiés comme des rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka. Ils étaient tous munis de fusils artisanaux et les combats ont eu lieu dans le village Mbiakreu, dans la sous-préfecture d’Ippy, au centre de la République centrafricaine.

Tout serait partie de l’incursion des éléments rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Mbiakreu. C’est du moins ce que révèlent les sources sur place. D’après les mêmes sources, les rebelles auraient tenté de braquer certains habitants de Mbiakreu, mais les miliciens Anti-Balaka auraient réagi en représailles   pour affronter les rebelles.

Le bilan provisoire fait état de cinq morts et sept blessés parmi les habitants armés et non armés ainsi que de quatre morts côté rebelles.

Mais  de leur côté, plusieurs sources humanitaires ont laissé entendre que sur place, le climat reste tendu. Elles s’inquiètent d’une nouvelle flambée de violence, alors que les deux groupes opposés se font toujours face dans le secteur.

Rappelons que dans ces localités d’Ippy, les violences font rage entre les miliciens Anti-Balaka soutenus par les soldats FACA et les mercenaires russes et les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis la fin de l’année dernière.

Congo : la Chine donne 500 000 dollars pour assister les victimes des inondations

Ce geste s’inscrit dans le cadre de la réponse à l’appel d’aide lancé en décembre dernier par le gouvernement congolais à la communauté internationale.

 

La Chine a disposé jeudi 24 février 2022, une assistance d’un coût financier de 500.000 dollars pour assister les populations victimes des inondations dans la partie septentrionale de la République du Congo.

« Cette assistance financière est une manière de soutenir le gouvernement congolais dans les opérations de secours à la population sinistrée », a indiqué l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, lors de la remise du don à la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa.

Selon le diplomate chinois, ce geste est une réponse à l’appel d’aide lancé en décembre dernier par le gouvernement congolais à la communauté internationale pour aider les milliers de personnes touchées par cette catastrophe naturelle.

Outre les 500.000 dollars, Ma Fulin a annoncé que son pays devra débloquer une autre enveloppe de trois millions de dollars pour une assistance alimentaire de la population vulnérable. Cette enveloppe, a-t-il précisé, sera gérée par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre de l’exécution des opérations d’assistance.

Congo : le CARIA ouvert à Brazzaville

Le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, a ouvert jeudi le tout premier Centre continental de recherche en intelligence artificielle (CARIA).

 

Le CARIA consacré à la recherche sur l’homme et à l’utilisation de la technologie pour le développement socio-économique.

Installé à l’Université Denis Sassou N’Guesso située à Kintélé dans la banlieue nord de Brazzaville, le centre œuvre également pour l’amélioration et l’exploitation du potentiel de la recherche artificielle et les effets transformateurs sur les finances, la santé, l’agriculture, les transports, l’environnement, les mines et les télécommunications.

Selon les autorités congolaises, au moins six projets de recherche sont prévus dans ce centre pour cette année académique 2022-2023. Il s’agit du réseau de neurones; la vision par ordinateur ; la machine-learning ; la réalité virtuelle et augmentée; le traitement du langage naturel; la robotique et l’automatisation industrielle ainsi que l’informatique génétique.

La vocation de ce centre, a indiqué le ministre congolais des Postes, de Télécommunication et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, est d’améliorer le paysage actuel de la recherche en intelligence artificielle au Congo et en Afrique.

« Les conditions d’accès au CARIA seront définies par voie réglementaire après cette phase de lancement. Cet établissement a pour objectif d’entreprendre des recherches de pointe sur l’intelligence artificielle en se concentrant sur une approche centrée sur l’homme afin de maximiser les avantages et de contrer les défis du développement », a précisé le ministre Ibombo.

Trois cycles de formation sont proposés au programme de cette année, à savoir la licence, le master et le doctorat.

Le centre offre également des formations certifiées en ligne pour les jeunes africains, a rassuré le gouvernement, précisant qu’un programme d’initiation à la robotique et intelligence artificielle à travers la classe verte destinée aux élèves des cycles primaire et secondaire y est prévu.

Grands Lacs : sept chefs d’Etats à Kinshasa pour parler de paix et de sécurité

Félix Tshisekedi a reçu les présidents Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud, Yoweri Museveni d’Ouganda, João Lourenço d’Angola, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Faustin Archange Touadéra de Centrafrique et Evariste Ndayishimiye du Burundi.

 

Sept chefs d’Etat sont réunis jeudi 24 février 2022 à Kinshasa. Ils ont évalué l’application d’un accord sur la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs africains signé il y a neuf ans à Addis Abeba.

Notons que c’est leur dixième sommet, après celui organisé en 2018 à Kampala. Selon un diplomate de la région interrogé par l’AFP, les sept dirigeants devraient « condamner les acteurs qui apportent des appuis en termes d’approvisionnement, de logistique, en ressources humaines (aux forces négatives) ou qui soustraient les responsables des forces négatives à toute poursuite judiciaire ».

Les chefs d’Etat devraient aussi prendre « note » des opérations militaires menées contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) par les armées congolaise et ougandaise, et féliciter la RDC et la Mission des Nations unies (Monusco) pour « les efforts notables » fournis dans la lutte contre les groupes armés dans l’est congolais.

Dans la sous-région, les sept chefs d’Etat devraient saluer l’amélioration des relations entre le Rwanda et l’Ouganda, ainsi qu’entre le Rwanda et le Burundi après des périodes de tension.La lutte contre l’impunité est également au programme des discussions.

Le Burundi a accepté d’abriter le onzième sommet qui se tiendra en 2023.

Les Nations unies, représentées par leur secrétaire général adjoint chargé des opérations de paix Jean-Pierre Lacroix, l’Union africaine, représentée par Moussa Faki, le président de sa commission, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs africains (CIRGL) sont des institutions garantes de l’accord signé le 24 février 2013 à Addis Abeba par 11 pays.

Deux pays supplémentaires, le Kenya et la Tanzanie, avaient adhéré à cet accord quelques années après.

Congo : cinq « Bébés noirs » interpellés par la police

Rudel Mbama, Djhon Samba, Exaucé Mamba, Enock Nsana et Guy Junior Mbomba ont été arrêtés par la police alors qu’ils venaient de faire une victime.

 

A Bacongo dans le 2ème arrondissement de Brazzaville, la police a interpellé 5 « Bébés noirs ». Rudel Mbama, Djhon Samba, Exaucé Mamba, Enock Nsana et Guy Junior Mbomba, bien connus dans le quartier venaient de faire de Christ Nkounka, une de leurs nombreuses victimes.

Le climat d’insécurité qui gangrène la capitale congolaise n’échappe à aucune couche sociale malgré le gonflement des effectifs enregistrés dans les forces nationales de l’ordre et de la défense. Ces bandits pillent, violent, tuent et, faute d’être sérieusement inquiétés, semblent s’y adonner à cœur joie.

En 2017, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Gakala Oko avait appelé les officiers de police judiciaire relevant de sa juridiction à aller en guerre contre les « Bébés noirs », en s’impliquant dans les patrouilles judiciaires instituées pour traquer ces bandits qui sévissent dans les quartiers de Brazzaville.

Cette annonce fortement médiatisée a semblé sonner chez les bandits comme un défi.

Dans certains quartiers, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l’encontre des lois et règlements de la République.