Congo : Denis Sassou Nguesso appelle à une fin de crise en Libye

Le chef d’Etat congolais a lancé un « appel vibrant » à la chambre des représentants et au Haut conseil d’Etat de saisir toutes les initiatives de bonne.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a appelé jeudi 10 mars, les Libyens à saisir toutes les initiatives de bonne volonté pour mettre fin à la crise que traverse leur pays.

Il a lancé un « appel vibrant » à la chambre des représentants et au Haut conseil d’Etat de saisir toutes les initiatives de bonne volonté visant à mettre fin à la crise en Libye. C’est du moins ce qu’indique un communiqué publié lors de la visite du vice-président du Conseil présidentiel libyen, Abdallah Alafi, en République du Congo.

Les deux dirigeants ont axé leurs échanges sur les exigences afférentes à la réussite des élections présidentielle et législatives en Libye, prévues le 24 décembre 2021, reportées cependant en 2022. Ils ont aussi évoquant les défis urgents concernant la mise en place d’un cadre constitutionnel consensuel devant soutenir le processus électoral.

A la tête d’une forte délégation, Alafi a effectué une visite de travail du 9 au 10 mars à Oyo, ville à 400 km au nord de Brazzaville.

Congo : deux faux policiers arrêtés par la police

Les forces de l’ordre ont mis la main sur deux faux policiers mercredi 09 mars 2022, accusés d’arnaque au sud de Brazzaville.

 

Deux faux policiers ont été interpellés par les forces de l’ordre mercredi 09 mars 2022. C’est le énième cas d’interpellation suite à l’usurpation d’identité policière enregistré cette semaine à Brazzaville.

Ils ont été pris en flagrant délit, ils avaient pour principale cible, les habitants des quartiers Sud de Brazzaville. Ces populations ont à mainte reprises été victimes d’arnaques et de plusieurs menaces.

« Ces deux faux policiers harcelaient et extorquaient de l’argent aux pauvres populations des quartiers sud de Brazzaville. Ils ont été arrêtés à Moukoundzi Ngouaka, en flagrant délit : ils venaient de menotter un honnête citoyen à qui ils exigeaient le paiement d’une amende de 15 000 FCFA pour sa remise en liberté », rapporte ce confrère.

Ces derniers mois, les interpellations de faux agents des forces de l’ordre se sont multipliées en République du Congo.

Paul Put : « Il faut nous donner la possibilité de jouer pour préparer l’équipe »

C’est une déclaration faite par le sélectionneur des Diables rouges qui se dit incertain quant à l’organisation d’un stage de son équipe à l’étranger.

 

Paul Put, sélectionneur des Diables rouges du Congo s’est dit incertain quant à l’organisation, d’un stage à l’étranger avec son équipe. L’objectif de ce stage est de préparer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023 en juin.

Du 21 au 29 mars, la Fédération internationale de football (FIFA) prévoit une «fenêtre» pour les matchs amicaux. Cette période donne l’occasion aux sélections de se mesurer à d’autres afin de juger de leur niveau avant l’entrée en compétition.

Concernant l’équipe nationale congolaise, l’incertitude plane encore à moins de deux semaines de l’ouverture de cette fenêtre internationale.

« C’est un programme chargé, mais nous ne savons pas si nous ferons un stage ou pas », a indiqué Paul Put, sélectionneur des Diables rouges.

Des propositions ont été faites auprès des autorités compétentes par le technicien belge pour qu’un stage soit organisé au Maroc ou en Turquie où des sélections africaines seront présentes pour se préparer.

« Nous avons besoin de matchs amicaux. Il faut nous donner la possibilité de jouer pour préparer l’équipe » a-t-il expliqué.

La balle est désormais dans le camp du ministère des Sports et de la fédération congolaise de football (Fecofoot), « j’attends le signal que tout est validé pour convoquer les joueurs », a conclu Paul Put.

Signalons qu’au cours de cette période de trêve internationale se jouera également le tour préliminaire de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 qui concerne les sélections moins bien classées.

Guerre en Ukraine : Macky Sall demande un cessez-le-feu à Poutine

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA), s’est entretenu mercredi 09 mars avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

 

« Je me réjouis de mon entretien de ce matin avec le président Poutine en ma qualité de président de l’Union africaine pour solliciter un cessez-le-feu durable en Ukraine », a écrit Macky Sall sur son compte Twitter.

« Je salue son écoute et sa disponibilité à maintenir le dialogue pour une issue négociée du conflit », a-t-il poursuivi.

L’UA avait, dans un communiqué publié le 24 février, appelé la Russie au respect impératif du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine. Elle avait exhorté la Russie et l’Ukraine à un cessez-le-feu immédiat, et à l’ouverture de négociations sous l’égide de l’ONU.

Le 28 février, elle s’est émue dans un autre communiqué des informations selon lesquelles des ressortissants africains fuyant les combats étaient empêchés de franchir la frontière, et a jugé que de tels refus  .

Depuis, le Sénégal, aux relations fortes avec les pays occidentaux, a surpris la communauté internationale, le 2 mars, en s’abstenant lors d’un vote de l’Assemblée générale de l’ONU en faveur d’une résolution qui exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine.

Le texte a été approuvé par 141 pays, cinq s’y opposant et 35 s’abstenant dont la Chine et le Congo, sur les 193 membres que compte l’organisation. Près de la moitié des pays africains s’est abstenue ou n’a pas pris part au vote. L’un d’eux, l’Erythrée, a voté contre.

Tout en exprimant sa grave préoccupation face à la situation en Ukraine, le Sénégal réaffirme son adhésion aux principes du non-alignement et du règlement pacifique des différends, disait un communiqué du Conseil des ministres publié le même jour.

Dakar a, par ailleurs, signifié jeudi son mécontentement auprès de Kiev, l’invitant à retirer un appel à combattre en Ukraine et à cesser tout recrutement à partir du Sénégal, après l’annonce d’un enrôlement de trente-six personnes pour aider dans la guerre contre les Russes.

Alain Mabanckou: «Il faut autonomiser la francophonie, qu’elle cesse d’être l’apanage des chefs d’État»

En tournée dans 4 Instituts Français en Afrique de l’est : au Rwanda, au Kenya, et à l’est de la RDC, à Goma et à Bukavu, l’écrivain Alain Mabanckou anime des conférences sur la place du français en Afrique en prélude à la semaine de la francophonie prévue du 12 au 20 mars. Le français, c’est la langue des romans qu’il écrit depuis de longues années. Depuis son premier livre, Bleu blanc rouge publié aux éditions Présences africaines en 1998, il n’a pas cessé d’écrire avec en toile de fond le Congo Brazzaville, le pays dans lequel il est né.

Le français est, dites-vous, le fruit de la colonisation, est-il ce français « un butin de guerre » comme le décrivait l’écrivain algérien Kateb Yacine, une prise de guerre dont les africains se sont emparés après la colonisation pour en faire une langue à leur image ?

La formule « butin de guerre » est devenue une sorte de cliché, mais ça correspondait à une époque où il y avait l’éveil des consciences. Aujourd’hui je voudrais plutôt dire que la langue française n’appartient plus à la France -d’ailleurs elle n’a jamais appartenu à la France-. C’est une langue qui se modifie, elle est aussi variable chez Ahmadou Kourouma que chez Sony Labou Tansi ou chez Michel Houellebecq.

Vous faites une différence entre le français, l’outil de communication, et la francophonie, qui est dites-vous « la continuation de la politique étrangère de la France ». Est-ce que la francophonie est un concept néocolonialiste ?

Malgré tout ce qui s’est passé avec les interventions de Bourguiba, de Senghor, des pères de la francophonie, on a toujours senti que dans l’esprit de tout le monde, la francophonie demeurait la continuation de la politique étrangère de la France par une voie détournée. Lorsque l’Organisation Internationale de la Francophonie vote son secrétaire ou sa secrétaire, c’est toujours les Etats qui décident, alors que moi j’ai toujours appelé à la décision populaire sur la francophonie.

Ce serait quoi une francophonie des peuples ?

Tout ce qui est musique, tout ce qui peinture, tout ce qui est littérature, tout ce qui est cuisine, tout ce qui est culturel, ce sont ces gens-là qui devraient être à la tête de la francophonie. Il faut autonomiser la francophonie et qu’elle ne soit pas le jouet collectif des présidents qui sont dans l’espace francophone et qui placent parfois leurs camarades qui ne sont plus président à la tête de l’organisation ou bien qui veulent régler une petite dispute en disant « on vous donne le poste de l’Organisation Internationale de la Francophonie », et puis on fait des élections rapidement. On prend son petit caviar et on est parti. Ça n’a jamais représenté la volonté des peuples.

Nous sommes ici à Bukavu dans l’est de la RDC, où l’on parle le kiswahili. Le kiswahili est parlé par environ 100 millions de personnes, quel type de reconnaissance internationale faudrait-il lui donner à ce Swahili ?

Il faut cesser, comme je l’ai entendu chez certains, de qualifier le swahili comme étant un dialecte ou quelque chose comme ça. Nous devrions commencer par faire un certain travail d’enseignement de cette langue, et sponsoriser probablement les personnes qui pourraient écrire en swahili. Peut-être, tout simplement, que dès qu’une langue vient d’Afrique, on a tendance à penser qu’elle est inférieure aux langues européennes.

Cette région de la RDC où nous nous trouvons est ravagée par les conflits locaux et les conflits entre nations voisines. Et à l’heure où tout le monde a les yeux rivés sur l’Ukraine, est-ce que vous diriez-vous aussi comme l’a dit récemment le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, que le silence de la communauté internationale est assourdissant ?

Aujourd’hui la guerre en Ukraine donne à ce silence des résonances presque insupportables. Il y a des petites guerres, dirait-on, qui se passent et qui ne se voient pas, mais qui sont en réalité des ravages. Ce silence on doit le briser aussi en venant sur place. C’est la première fois que je me retrouve en RDC, les gens étaient étonnés « mais qu’est-ce que vous allez faire à Goma, qu’est-ce que vous allez faire à Bukavu ? » ces localités avaient déjà une mauvaise réputation qui les précédait. Je suis comme l’incrédule qui voulait voir les trous de la crucifixion, je discute avec les gens et je sens que ce problème est toujours là.

CEMAC : le projet-manioc entre dans sa dernière étape

Un atelier national programmé dans les six pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), s’est ouvert le 9 mars à Brazzaville.

 

Le 09 mars à Brazzaville, un atelier national de fin de projet manioc, programmé dans les six pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), celui-ci et prendra fin le 11 mars 2022.

Le sixième atelier du projet-manioc se tient à Brazzaville, capitale de la République du Congo. C’est la dernière étape des ateliers nationaux de fin de projet « Production durable du manioc en Afrique centrale et intégration au marché ».

L’objectif global du projet est d’augmenter, de façon durable, la productivité des systèmes de culture à base de manioc, d’améliorer la qualité post-récolte, de diversifier les produits de transformation et d’en favoriser l’intégration aux marchés.

Notons en effet que, quatrième vivrier mondial en 2008, avec 250 millions de tonnes de production, le manioc nourrissait plus de 800 millions de personnes, d’après les statistiques de la FAO de 2012. Sa production en zone Cémac était alors estimée à 10 millions de tonnes de tubercules frais et il constituait la clé de l’équilibre alimentaire pour de nombreuses personnes.

Il est important de rappeler que, le projet-manioc a été soumis et accepté par l’Union européenne pour financement, mais il a fallu recourir à d’autres sources de financement telles que Fodec et la Cémac pour la poursuite de ses activités et sa clôture technique.

La mise en œuvre des activités du projet manioc a été prévue de 2010 à 2015 à la suite du retrait de l’Union européenne et poursuivie de 2016 à 2018. Ce projet est reparti en six modules dont quatre opérationnels, animés par les correspondants nationaux du Congo et supervisés par des animateurs régionaux.

Congo : le marché de l’Artisanat Féminin ouvert à Brazzaville

Le ministère des petites et moyennes entreprises de l’Artisanat et du secteur informel, a lancé mercredi 9 mars la première édition du Marché de l’Artisanat Féminin.

 

La ville de Brazzaville accueille la première édition du marché de l’Artisanat Féminin. Cette foire s’est ouverte mercredi 09 mars 2022. La cérémonie de lancement a été présidée par la ministère des petites et moyennes entreprises de l’Artisanat et du secteur informel, Jacqueline Lydia Mikolo.

Placée sous le thème « Artisanes Congolaises et Créativité » cette activité, initiée en marge des célébrations de la journée mondiale des droits de la femme, a pour but d’offrir un cadre de visibilité à la créativité de la femme congolaise.

Le marché de l’Artisanat Féminin à Brazzaville se tiendra pendant 4 jours (9 au 13 mars) au cours desquels, il sera question de mettre en exergue la richesse, la diversité de l’artisanat et aussi le savoir-faire des femmes congolaises.

L’enjeu de cette foire est la professionnalisation de ce secteur. Pour la ministre, les artisanes doivent se constituer en groupement d’intérêt économique ou société coopérative afin de mutualiser leurs ressources pour assurer une amélioration de la qualité et la diversification de leurs produits.

France : un hommage à Guy Parfais Kolelas prévu à Paris

Un hommage populaire au président fondateur de L’UDH-YUKI, Guy Brice Parfait Kolelas sera organisé du 19 au 26 mars prochain à Paris.

 

« Semaine Pako », c’est sous ce nom que se tiendra du 19 au 26 mars l’hommage populaire à l’ex-président fondateur de L’UDH-YUKI, Guy Parfais Kolelas. C’est une initiative des enfants et de la famille du défunt, avec la participation de la Diaspora Unie, du Collectif La Vérité Rien Que La Vérité, de la Confrérie des Pakoïstes, et de la Fédération UDH-Yuki France.

Pour les organisateurs, se sera un moment de recueillement, de mobilisation patriotique et une occasdion de raviver le message de Guy Brice Parfait Kolelas dans lequel il disait : « battez-vous ! » afin qu’il demeure un héritage national et surtout un leitmotiv libérateur dans la mémoire de chaque congolais.

Le programme prévoit :

19 mars 2022 : 10h00 – 11h30 : Dépôt des gerbes de fleurs par les enfants, la famille, proches, amis et citoyens intéressés au cimetière du Bourget – 38, rue de l’Egalité 93350.

12h30 – 14h00 : Messe à la Basilique Saint-Denis. 1, rue de la Légion d’honneur 93200 – Saint Denis.

Du 20 au 25 mars 2022 : Hommage à travers les médias et la presse.

26 mars 2022 : Journée d’hommage Politique et Patriotique.

10h – 12h : Dépôt de gerbes de fleurs par les acteurs politiques, la Diaspora de France et les organisations de la société civile (cimetière du Bourget).

14h – 17h : Conférence publique animée par la Confrérie des Pakoïstes / UDH-Yuki sous le thème « L’Homme, son œuvre et son message : hier, aujourd’hui et demain».

17h- 18h : Hommage des artistes.

Congo-usage du numérique par les PME : Banque mondiale mène une enquête

L’objectif est de montrer aux décideurs politiques la nécessité d’agir en conséquence pour favoriser un climat d’adoption des technologies par les entreprises congolaises.

 

La Banque mondiale vient de lancer une enquête sur l’adoption de technologies par les Petites et moyennes entreprises (PME) congolaises. L’enquête s’inscrit dans le cadre du Mémorandum économique pays de la Banque mondiale. Elle vise à recueillir des informations précises et quelques opinions sur les technologies digitales utilisées par les entreprises et leur accès à l’électricité.

Notons que l’initiative s’intéressant aux obstacles et moteurs de productivité des PME et s’inscrit dans le cadre du Mémorandum économique pays de la Banque mondiale. Les données recueillies devraient permettre de mieux comprendre la façon dont les entreprises utilisent l’internet, leur présence sur le Web, leur participation au commerce en ligne, leur utilisation de certaines technologies de l’information et de la communication et leur recours aux services en ligne.

Pour les initiateurs, les données exploitées à l’issue de cette enquête permettront aux partenaires de la Banque mondiale de proposer de nouvelles politiques de développement de l’énergie et de l’économie numérique au gouvernement congolais. en vue, disent-ils, de renseigner le nouveau Plan national de développement 2022-2026, y compris les nouveaux programmes qui renforceront l’emploi, la compétitivité des PME locales…

Des professionnels de divers secteurs productifs, des journalistes et des services publics sont consultés pour participer à l’enquête, afin que les informations et réponses issues de celle-ci soient aussi précises que possibles pour refléter la réalité.

Journée internationale de la femme : à Poto-Poto, les femmes prônent la paix

Les femmes des quartiers 31 et 32 de la circonscription de Poto-Poto s’engagent à promouvoir la culture de paix, d’entraide, du travail mutuel.

 

Les femmes de la République du Congo de concert avec les femmes de la communauté internationale ont célébré le 08 mars. Les femmes de Poto-Poto ne sont pas restées en marge. Au cours d’une conférence débat organisé par le député, Jean de Dieu Kourissa pour l’occasion, des femmes ont pris des engagements.

Encadrées par des experts en développement et promotion des droits féminins, les habitantes de Poto-Poto ont célébré la journée dédiée à la vulgarisation des droits des femmes à travers un moment d’échange et de partage d’expérience.

C’est donc au terme des débats que les participantes ont promis de vulgariser les notions acquises lors de la conférence. Notamment les notions de paix, d’entraide, du travail mutuel et du respect des droits de l’homme.