Congo : reprise ce 27 juillet du trafic public sur l’axe fluvial

Le voyage inaugural se fera sur l’axe Brazzaville-Bétou, une localité frontalière de la République centrafricaine.

 

Le trafic public sur la voie fluviale vers la partie septentrionale du Congo reprendre ce 27 juillet 2023. Interrompu depuis 2017, le voyage inaugural se fera sur l’axe Brazzaville-Bétou, une localité frontalière de la République centrafricaine.

Interrompu depuis 2017, le trafic public sur la voie fluviale vers la partie septentrionale du Congo va reprendre ce 27 juillet. Peu avant le départ, le ministre de l’Economie fluviale et des Voies navigables, Guy Georges Mbacka, a visité le 25 juillet le bateau « Ville de Brazzaville » qui va inaugurer la relance du trafic sur cet axe en vue de s’assurer de son état.

Peu avant le départ du convoi prévu pour jeudi 27 juillet, le ministre de l’Economie fluviale et des Voies navigables, Guy Georges Mbacka, va visiter le navire, question de s’assurer qu’il est au point et peut embarquer en toute sécurité.

Congo-Fespam : fin de la 11e édition du Fespam

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a présidé la cérémonie du Festival panafricain de musique (Fespam).

 

La 11ème édition du Fespam a mis la clé sous le paillasson le 22 juillet 2023, au stade Alphonse-Massamba-Débat à Bacongo. La cérémonie de fin a été présidé par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

« Je déclare clos la onzième édition du Festival panafricain de musique et vous donne rendez-vous pour la douzième édition en 2025. Je remercie l’Afrique tout entière et particulièrement la République démocratique du Congo avec qui nous avons la « rumba » en partage. Merci également aux experts des deux rives du Congo qui ont répondu présents à cette édition dont la particularité a été le symposium qu’ils ont présidé pendant trois jours », a déclaré le Premier ministre.

Ce sont près de 30.000 festivaliers qui se sont réunis au Stade Alphonse Massamba Débat à Brazzaville, pour l’occasion.

« Pour cette onzième édition de relance, la Direction artistique du Fespam avait déjà reçu depuis 3 ans plus de 420 dossiers de candidatures d’artistes voulant participer à cette grand-messe, jamais ce record n’a été atteint dans l’histoire du Festival. Nous avons reçu 3 012 candidatures qu’il nous fallait programmer sur 4 scènes. Tout le monde méritait de jouer mais on ne pouvait pas programmer 3 000 artistes. C’est vrai que les erreurs ne manquent pas, c’est comme toute œuvre humaine. Et donc, il y a toujours des gens qui en font les frais. De toutes les manières, mais nous sommes satisfaits de ce record d’affluence surtout pour cette cérémonie de clôture où le stade est plein », a ajouté le ministre

Rappelons que la onzième édition du Fespam a été placée sur le thème: « La rumba congolaise : Envol de la base identitaire vers les vertices du patrimoine de l’humanité ».

Congo-Université Denis Sassou Nguesso : 306 reçoivent leurs diplômes

Les premiers diplômes ont été remis à 306 étudiants de la première promotion de de l’université Denis Sassou N’Guesso.

 

La cérémonie de remise des diplômes à la première promotion de l’université Denis Sassou N’Guesso s’est tenue lundi 24 juillet 2023, à Kintélé. Ce sont au total 306 étudiants qui ont reçu leur diplôme de licence. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

 

Le chef d’Etat a remis les diplômes à des étudiants de la Faculté des sciences appliquées, de l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement et de l’Institut supérieur de l’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics.

 

Les statistiques affichées renseignent que la faculté des sciences appliquées a obtenu 161 admis sur 164 inscrits, soit 98,17% et l’institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement a enregistré 62 admis sur 77 inscrits, soit un taux de 80,51%. Quant à l’institut supérieur d’architecture, d’urbanisme, de bâtiments et des travaux publics, le taux de réussite est de 100%.

 

Rappelons que l’UDSN est la deuxième université publique de la République du Congo. Ayant vocation panafricaine, elle a été inaugurée le 5 février 2021.

Congo : 2500 plants d’acacia pour lutter contre la déforestation

L’ancienne ministre française de la Transition écologique, Ségolène Royal, a participé, le 22 juillet, à Brazzaville, à cette opération de planting d’arbres.

 

Au total, 2500 plants d’Acacia ont été enfouis au sol sur un terrain d’environ un hectare, le long de la Corniche, dans l’arrondissement 2 Bacongo. Les organisateurs du planting avec à leur tête la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, ont pris le soin d’y ajouter du gel pour conserver l’humidité dans le sol pendant cette période de saison sèche suivant l’écartement de 2m sur 2 m. L’espèce d’Acacia est une plante à croissance rapide et stabilisante du sol. La ministre de l’Economie forestière avait pour invitée Ségolène Royal, ancienne ministre française de la Transition écologique.

En plantant ces arbres, la ministre de l’Économie forestière et son invitée veulent donner l’exemple de la lutte contre le changement climatique, permettant d’atténuer l’aggravation des phénomènes d’érosion et d’intégrer l’arbre dans les stratégies de lutte contre les érosions. La meilleure façon de lutter contre le réchauffement climatique, a insisté Ségolène Royal, c’est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et c’est aussi le planting d’arbres sur les sites dégradés.

« Comme vous le savez, j’ai présidé la conférence de Paris sur le climat avec l’Accord de Paris sur le climat auquel d’ailleurs votre président Sassou N’Guesso a activement participé en tant que partie prenante. C’était très important que l’Afrique s’engage parce que l’Afrique est victime du dérèglement climatique à cause de l’utilisation des énergies fossiles par les pays du Nord et n’est pas responsable du dérèglement climatique », a estimé Ségolène Royal qui est également la promotrice de la fondation Désirs d’avenir pour la planète.

Le site choisi pour ce planting fait partie des zones ciblées pour les activités du Projet végétalisation des zones sensibles aux érosions lancées en 2019 par le ministère de l’Économie forestière et l’initiative « Brazza verte ». L’arrondissement de Bacongo qui abrite une bonne partie de la Corniche est le principal bénéficiaire du projet.

Congo : allocution de Denis Sassou N’Guesso devant le Parlement rwandais

Le président de la République du Congo a effectué une visite d’Etat le 21 et 22 juillet 2023 au Rwanda. Pendant sa visite, le chef de l’Etat s’est exprimé devant le Parlement rwandais. Voici l’intégralité de son discours.

 

Monsieur le président de l’Assemblée nationale

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ;

Honorables parlementaires

C’est avec respect et honneur que je prends la parole devant votre auguste institution, dépositaire des plus belles pages de l’histoire commune partagée des filles et fils de la République du Rwanda.

En cela, votre parlement prend toute sa place au cœur de l’armature institutionnelle de votre pays.

Représentants du peuple vous êtes l’expression affirmée de la souveraineté rwandaise.

Vous êtes le peuple, la force authentique du rayonnement de votre Nation dans le monde.

La proximité et l’estime de mes compatriotes pour le peuple rwandais constituent une véritable richesse, inscrite au fronton de la fraternité, de l’amitié, de la confiance et de la solidarité.

Permettez-moi de vous témoigner le sentiment de fierté du peuple congolais et de vous adresser mes remerciements les plus chaleureux pour l’honneur que vous me faites à travers la présente communication devant votre parlement.

Votre institution, Monsieur le président, jouit d’une notoriété exemplaire, justifiée par le dynamisme d’une diplomatie parlementaire menée sous votre leadership.

Le Parlement rwandais est régulièrement cité et magnifié par la présence majoritaire des femmes qui représentent plus de 60% de parlementaires au sein de votre hémicycle.

D’aucuns parlent d’une leçon provenant d’Afrique et donnée au monde.

Notre continent, qui s’est engagé en faveur de la promotion et de l’intégration de la femme au développement, s’emploie à concrétiser cette problématique de genre.

En tout état de cause, la parité Homme-Femme trouve assurément ici au Parlement rwandais l’onction de son auréole.

Honorables parlementaires

Je suis à ma  deuxième visite d’Etat au Rwanda. Je retrouve aujourd’hui une réelle constance dans la qualité de l’accueil qui m’a été réservé, un accueil fraternel au diapason des liens qui unissent nos deux pays.

Sur cette terre pétrie de souvenirs, je salue le Rwanda, un pays qui, après la tragédie du génocide, s’est courageusement relevé pour refaire son unité, retrouver la concorde et la cohésion,  ramener la paix et la sécurité et se placer, avec détermination, sur la voie du développement.

A maintes reprises, à l’occasion de nos échanges avec mon frère,  le président Kagame, j’ai pu constaté que votre parcours exaltant vers le progrès et la modernité se poursuit avec optimisme.

Mais, à l’instar de la plupart des États africains, l’effort à consentir reste encore colossal.

Aucun État ne peut, tout seul, faire face aux coûts onéreux des projets destinés à doter nos pays d’équipements et des voies de communication modernes, tels infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et énergétiques.

Les enjeux et les défis  en présence appellent à une reconfiguration effective de notre manière de penser l’essor de nos économies.

Il nous faut par exemple, instituer une véritable synergie d’ensemble pour assurer à l’Afrique une part importante et de plus en plus croissante de la production industrielle mondiale.

Il nous faut lever l’option salvatrice de parvenir, dans les délais raisonnables, à un niveau d’autonomie collective suffisante, en vue du développement industriel du continent.

Convenons que lorsqu’elle s’est unie, l’Afrique a pu se libérer de la colonisation, conquérir son indépendance, vaincre l’apartheid et engager les chantiers du développement.

A ce titre, l’Acte constitutif de l’Union africaine, créée en 2002 à Durban, stipule : je cite : « inspiré par les pères fondateurs de l’OUA et par des générations de panafricanistes, ces dirigeants se donnent, entre autres objectifs :

-l’unité et la solidarité des pays d’Afrique ;

-La défense de l’intégrité et la défense de ses  pays ;

-l’accélération de l’intégration politique et socio-économique du continent ;

-La recherche scientifique et technologique ;

-la promotion internationale des positions africaines communes ;

-l’harmonisation et l’intégration des politiques économiques régionales » fin de citation.

Honorables parlementaires

Pour des opportunités plus probantes de développement, une volonté politique affirmée s’avère nécessaire.

Les défis auxquels se trouve confronter l’Afrique ne peuvent être abordés que de manière globalisante.

La mise en place d’outils pertinents d’intégration et de partenariat économique régional global, à l’image de la Zone de libre-échange continentale africaine, participe de cette option fondamentale pour une Afrique unie, libre et prospère.

Cette vision, qui s’est confirmée au fil du temps, consacre encore aujourd’hui la justesse de la pensée des pères fondateurs du panafricanisme. Elle magnifie les découvertes de la science qui, étudiant l’évolution de l’espèce humaine, a formellement établi que les australopithèques premiers hommes d’un genre éteint ont bel et bien vécu en Afrique où ils  firent leur apparition.

L’Afrique est donc bel et bien le berceau de l’humanité.

Plus que jamais le panafricanisme, qui garde toute son actualité, est un mouvement et une idéologie politiques qui promeut l’indépendance totale du continent africain et encourage la solidarité entre les pays africains.

Le panafricanisme est une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation et d’intégration de nos peuples.

Aujourd’hui, le panafricanisme trouve incontestablement ses leviers de base au travers des regroupements des États africains au sein des communautés régionales de développement.

En parallèle, il nous faut aussi revisiter le brassage des peuples d’Afrique, au-delà des contingences spécifiques de leur histoire et de leur culture respectives.

Le vicomte de Mirabeau déclarait pendant la Révolution à l’Assemblée nationale française,

Je le cite:

« L’insouciance, la paresse et l’aversion au travail sont naturelles aux habitants de l’Afrique. Si l’humanité m’ordonne d’améliorer le sort des nègres, la raison me commande de conformer leur esclavage »  Fin de citation.

Face à ceux qui continuent de le penser, nous devons, sans détour, leur rappeler que la force de travail des esclaves africains a permis de poser les bases du développement de l’Occident.

Nous ne devons nourrir aucun complexe même lorsqu’il s’agit de la maîtrise des nouvelles technologies.

Comme nous le savons tous, l’avenir du continent africain passe aussi par la transformation sur place de ses ressources naturelles.

L’histoire ancienne, l’histoire contemporaine et l’actualité ambiante le témoignent à suffisance.

En cela, nos richesses, véritables atouts de notre développement ne doivent être exploitées à vil prix ou sans contreparties conséquentes.

Dans cet ordre, l’Afrique, qui abrite l’un des trois poumons verts de l’humanité et ne contribue que très peu aux émissions de gaz à effet de serre avec moins de 6% des émissions mondiales, consent d’importants sacrifices en renonçant à l’exploitation de certaines ressources afin de préserver la biodiversité et les écosystèmes forestiers. A ce titre, l’on doit reconnaître au continent africain sa dimension de véritable havre d’air pur au service de l’humanité et appeler la communauté internationale au respect des engagements pris, en termes d’équité et de compensations financières y attenantes.

Dans cette optique et pour densifier nos efforts en matière de préservation de l’environnement et de gestion des écosystèmes forestiers, j’ai initié l’organisation du sommet des trois bassins forestiers tropicaux l’Amazonie – Bornéo Mékong – Congo qui se tiendra du 26 au 28 octobre 2023 à Brazzaville.

Honorables parlementaires ;

C’est en terre africaine qu’ont été construites les monumentales pyramides, fruits d’une certaine ingéniosité déjà évidente à l’époque des pharaons d’Egypte. Notre continent sera de plus en plus sollicité alors que s’accélère la mondialisation et pointe à l’horizon l’exigence d’un nouvel ordre économique international.

Pour ces échéances futures, l’Afrique dispose d’importantes réserves minières mondiales.

En termes d’atouts essentiels pour son développement, l’Afrique regorge :

– de richesses minérales, pétrolières et gazières ;

– des forêts tropicales séquestrant d’importantes quantités de carbone et faisant du continent l’un des poumons écologiques majeurs de la planète ;

– d’une faune et d’une flore riche et diversifiées ;

– de vastes étendues arables, de grands cours d’eau, d’un niveau appréciable d’ensoleillement ;

– des richesses culturelle, paléontologique et archéologique.

Notre continent demeure le plus grand réservoir des matières premières de la planète.

En outre, le fleuve Congo, le Nil, le Zambèze ou la volta ont permis à l’Afrique d’être dotée d’un considérable potentiel hydroélectrique, estimé à 300 gigawatts, peu égalé par le reste du monde et très largement sous-exploité.

Pour sa part, le Bassin du Congo, à travers le site de Inga avec un potentiel de 40.000 mégawatts et celui de Tombo-Manianga à raison de 20.000 mégawatts, jouit aussi d’un niveau d’ensoleillement élevé et suffisant durant toute l’année, susceptible de permettre la production d’une énergie solaire de qualité, à moindre coût et respectueuse de l’environnement.

La mise en valeur de cet immense potentiel hydroélectrique permettrait à notre continent de devenir l’un des principaux, sinon le plus puissant exportateur de l’électricité dans le monde.

Développer l’Afrique reste donc à notre portée. Mais, il nous faut œuvrer, chaque jour, à la consolidation de la paix. Il faut que cessent les violences et que règne la sécurité en Afrique.

Il n’y a ni salut, ni développement sans la paix.

C’est pourquoi, il nous  faut toujours prôner le bon voisinage et la cohabitation pacifique, pour une intégration effective et irréversible des peuples d’Afrique. Cette option, qui défie les frontières, rapproche les peuples et favorise la solidarité et complémentarité.

A ce sujet, honorables parlementaires, souvenons-nous de cette belle image qui a fait le tour du monde, principalement celui de toute l’Afrique, lorsque, à l’occasion du 27e sommet de l’Union africaine ici même à Kigali en juillet 2016, mon frère Kagame a exhibé, pour la première fois devant les organes de presse, le passeport panafricain, comme pour montrer à tous la voie du salut, la voie à suivre.

Ce moment rare de notre histoire commune a conforté davantage notre foi en une grande intégration continentale, tout en suscitant, au sein de nos populations, l’espoir, en tant que citoyens africains de circuler, de travailler et de vivre sans restriction ou entrave de toute nature dans tous les pays africains, en fait sur leur propre continent.

La victoire la plus décisive donc, pour l’Afrique, est celle du maintien et de la restauration de la paix, de la promotion du dialogue et de la consolidation d’un vivre-ensemble mieux structuré, gages d’espérance, d’optimisme et de succès sur le chemin du développement.

Honorables parlementaires ;

Depuis l’Antiquité, un questionnement a toujours hanté la plume de nombreux auteurs, même les plus célèbres, à savoir « quelle nouveauté nous vient d’Afrique ? »

La réponse était toujours trouvée par des raccourcis.

Pour Aristote, la Libye apportait sans cesse quelque chose d’étrange, dès lors qu’elle abritait toutes sortes d’animaux féroces aux formes étranges.

Pour PLINE L’ANCIEN, en Afrique des bêtes sauvages s’accouplaient entre elles, y compris entre races différentes en donnant ainsi naissance à des monstres.

Pour l’écrivain français Rabelais, l’Afrique était mère de nouveautés étranges et monstrueuses.

De nos jours, ce questionnement sur la nouveauté venant d’Afrique est devenu un proverbe qui rappelle que les maux et les difficultés peuvent toujours faire irruption sans crier gare dans notre existence.

C’est autant dire aussi qu’il y a encore actuellement dans le monde de nombreuses personnes qui croient que les nouveautés venant d’Afrique sont toujours assimilées aux monstres.

Fort heureusement, l’hécatombe annoncée durant la pandémie de Covid-19 ne s’est pas produite en Afrique, la pertinence et l’efficacité des mécanismes de solidarité agissante ayant apporté un cinglant démenti aux annonces d’apocalypse faites par les prophètes de malheur.

Ainsi, quand le continent aura totalement assumé son destin, la nouveauté venant d’Afrique, ce seront ses deux milliards d’habitants, majoritairement jeunes et convenablement nourris et soignés.

Ce seront ses ressources humaines hautement qualifiées et compétentes ainsi que ses infrastructures modernes.

Donc, ce qui viendra d’Afrique, ce sera la grande fierté individuelle et collective d’être un continent en paix, débarrassé de tragédies récurrentes et résolument tourné vers la modernité, vers le développement.

Vive la coopération entre le Congo et le Rwanda !

Vive l’Afrique dans la paix et la sécurité !

Je vous remercie.

Le Congo obtient 43 millions de dollars du FMI au titre de la FEC

Ce décaissement fait suite à la troisième revue du programme économique de la République du Congo, par le Conseil d’administration du FMI.

 

La République du Congo a obtenu du Fonds monétaire international (FMI) un nouveau décaissement d’environ 43 millions de dollars.

Ce décaissement fait suite à la troisième revue du programme économique de la République du Congo, par le Conseil d’administration du FMI, laquelle a pris fin le 19 juillet. « L’achèvement de la revue permet le décaissement immédiat de 32,4 millions de DTS (environ 43 millions de dollars) », précise le communiqué.

Ce qui porte « le total des décaissements au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) à 226,8 millions de DTS », indique le communiqué.

Ce financement continuera d’aider les autorités congolaises à mettre en œuvre leurs politiques de développement, à maintenir la stabilité macroéconomique et à renforcer la reprise économique dans un contexte de forte inflation alimentaire, de baisse des prix du pétrole et de resserrement des conditions financières, ont estimé des observateurs locaux.

Toutefois, l’institution note que la déréglementation progressive des prix du carburant couplée à une aide sociale ciblée permettra de protéger la population la plus vulnérable. Parallèlement, l’assainissement budgétaire sera soutenu par la mobilisation des recettes, y compris l’élimination des exonérations dans le secteur des hydrocarbures.

« Le redressement de la République du Congo s’est poursuivi même si des risques substantiels subsistent dans un environnement mondial incertain. Les dépenses sociales et d’infrastructure, le paiement des arriérés intérieurs et la mise en œuvre progressive des réformes soutiennent l’activité économique », a déclaré Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI.

Congo : Maurice Ondjolet n’est plus

L’ex-joueur du Fc Abeilles de Pointe-Noire, ancien sélectionneur national s’est éteint dimanche 16 juillet dernier à l’âge 81 ans.

Maurice Ondjolet est décédé le 16 juillet 2023, des suites d’une longue maladie à Pointe-Noire. Il fut tout au long de sa carrière un footballeur de talent et puis un brillant entraîneur réputé pour son intelligence tactique et son attrait pour le football offensif.

International congolais de 1962 à 1971, Maurice Ondjola dit Fontaine Ondjola Maurice (FOM) a gagné avec l’équipe nationale le tournoi de football des 1ers Jeux africains en 1965 à Brazzaville après avoir intégré le onze national à 20 ans, trois ans plus tôt seulement.

Il a remporté avec le onze national la coupe des Tropiques à Bangui en République centrafricaine devant le Cameroun du célèbre « maréchal » Mbappé Leppé laminé sur le score de 3 buts à 0.

Le public sportif n’a jamais oublié les exploits de ce jeune homme surdoué du ballon qui donnait du tournis à tous ses adversaires, bien aidé par ses coéquipiers en sélection : Mamboma Goyave, gardien de but de l’As Cheminots, Ngokana, Ngakosso de l’As Brazza, Yaya, Saxo de V. Club Mokanda et Makosso Pazur d’abeilles. Le jeune capitaine Ondjola qui a hérité du brassard après l’expulsion d’Amoyen Bibanzoulou décroche l’or en 1965 à 23 ans et est accueilli dans la liesse totale à Pointe-Noire à son retour des Jeux africains.

Comme entraîneur, l’Etoile du Congo a bénéficié du savoir-faire de ce maitre-tacticien et de ses collègues du staff technique des Stelleins à l’époque Paul Augustin Lagany et Tsira dans les années 80 avec comme retentissant exploit l’élimination de la célèbre équipe du Hafia de Conakry aux tirs au but dans ses propres installations devant le public médusé du stade du 28 septembre de Conakry. Deux ans plus tôt, Maurice Ondjolet a conduit l’équipe nationale en phase finale de la Can 1978 au Ghana.

Né le 28 septembre 1942 à Brazzaville, Maurice Ondjolet a fait ses débuts au foot pelote dans les équipes Botafogo, Fc Gazelle avant de fonder avec ses amis le Fc Abeilles…L’ancien agent du Chemin de fer Congo-Océan puis des Travaux publics va finir sa vie professionnelle dans les régies financières en intégrant en 1964 le service des douanes jusqu’à sa retraite.

Affaire Koffi-Olomide- Koffi de Brazza : ouverture des plaidoiries

Antoine Christophe Agbepa Mumba dit Koffi Olomidé et Prosper Faustin Mouanza dit Koffi de Brazza seront face au président du Tribunal de grande instance ce vendredi 21 juillet 2023.

 

L’audience de ce 21 juillet connaîtra la présence du principal plaignant Koffi Olomide, d’après ses avocats Maîtres Claude Coelho et Yvon Eric Ibouanga. Dans cette affaire, Koffi Olomidé, artiste musicien accuse Koffi de Brazza d’utiliser son pseudonyme et ses artifices pour obtenir du succès.

Pour ce faire, il demande à la justice de contraindre Prospère Faustin Mouanza à cesser de faire usage du nom de Koffi de Brazza. De plus, il sollicite le retrait par Prospère Faustin Mouanza de toutes les œuvres artistiques qu’il a réalisées sous le pseudonyme de Koffi de Brazza. Il rappelle que la décision qui devait intervenir doit être exécutoire par provision, sans caution et avant enregistrement nonobstant toutes voies de recours.

Bon à savoir, la requête de Koffi Olomide a été adressée au président du Tribunal de grande instance de Brazzaville par le biais de ses avocats.

La pauvreté réduite de moitié au Congo en quinze ans

C’est ce qui ressort du nouveau rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publié mercredi 19 juillet 2023.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de lutte contre la pauvreté, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a publié, le 19 juillet, son nouveau rapport 2023 sur la question. Le document de l’institution onusienne souligne que vingt-cinq pays ont réduit la pauvreté de moitié en 15 ans parmi lesquels, le Congo.

Ce rapport s’appuie sur la dernière mise à jour de l’indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM) comprenant les estimations pour cent dix pays. Il souligne que vingt et cinq pays ont réussi à réduire de moitié les valeurs les concernant dans l’IPM mondial en 15 ans. Il s’agit notamment du Congo, du Cambodge, de la Chine, du Honduras, de l’Inde, de l’Indonésie, du Maroc, de la Serbie et du Viêt Nam. L’expertise est centrée sur quatre-vingt et un pays avec des données comparables allant de 2000 à 2022.

Congo : la centrale hydroélectrique d’Imboulou sera géré par des privés

Le gouvernement a signé, le 19 juillet, à Brazzaville une convention de concession de la centrale hydroélectrique d’Imboulou avec la société Nea-Imboulou, filiale des sociétés Hydro Operation International et Action Energy.

 

La signature de la convention de concession de la centrale hydroélectrique d’Imboulou répond aux exigences du Fonds monétaire international et à celles de la Banque mondiale. Elle peut servir de plaidoyer auprès des bailleurs et intègre les préparatifs de la stratégie pays durant les années à venir.

« Le Congo n’est pas en train de brader ses barrages hydroélectriques mais ils sont mis en concession pour une durée déterminée et ne vend non plus E2C. L’Etat n’a plus de moyens de financer toute la diversification économique qui doit se faire désormais par les partenariats publics-privés. Si le concessionnaire est défaillant, l’Etat retire la concession », a rappelé le ministre Émile Ouosso.

Par ailleurs, face aux inquiétudes exprimées par les partenaires sociaux sur d’éventuels licenciements à la suite de la concession de cette infrastructure, les autorités se sont voulues rassurantes. Les travailleurs qui évoluent dans les barrages seront transférés dans les nouvelles entités de droit commun. Ils rentreront dans ces nouvelles entités avec le maintien de tous leurs droits : ancienneté et avantages acquis.