Congo-Droits des enfants : 1338 cas de violences basées sur le genre recensés

C’est ce qui ressort de récent rapport d’analyse publié par la représentation du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Congo.

 

L’Unicef bureau du Congo a publié son rapport intitulé « Enfants victimes des violences ayant pour base le genre en République du Congo ». Dans ce rapport, l’organisation a recensé 1338 cas de violences basées sur le genre dont 312 dans les commissariats de police et 1026 dans les centres de santé. L’âge moyen des victimes est estimé à 12 ans.

Le rapport précise que le taux de violences basées sur le genre à Brazzaville et à Pointe-Noire est de 85%. Les violences sexuelles représentent 90,38 % de violences constatées par les services de police judiciaire, suivies par les violences physiques (5,45 %) et autres (4,17%).

Le même document souligne que moins de 25 % des enfants victimes de ces violences sont pris en charge sur les plans médical, psychologique, juridique et judiciaire. Parmi les cas de viols recensés dans les commissariats de police, seuls 2 % ont été présentés devant les tribunaux contre 21 % des cas ayant été réglés à l’amiable. 77% des cas de viols enregistrés dans les commissariats de police n’ont pas eu de suite.

L’enquête qui fait l’objet du rapport de l’Unicef a été menée dans sept départements, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire, Niari (Dolisie), Bouenza (Nkayi), Lékoumou (Sibiti), Sangha (Ouesso, Pokola), Likouala (Impfondo et Bétou).

Congo-Projet Mosala : plus de 6 milliards 700 millions F pour l’accompagnement des jeunes

Une convention d’affectation des ressources du contrat de désendettement et de développement au projet Mosala a été signé ce mardi 09 janvier 2024, à Brazzaville.

 

Dans le cadre du projet Mosala, le ministre de l’Economie et des Finances, Jean Baptiste Ondaye, a signé ce mardi 9 janvier à Brazzaville, avec l’Agence française de développement, convention. D’un montant de plus de 6 milliards 776 millions FCFA (10 300 000 euros), cette somme va permettre de mettre à la disposition de la jeunesse du Congo des modèles de formation adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi.

Pour une durée de quatre ans, le projet Mosala sera mis en œuvre par le ministère de la Formation qualifiante et de l’emploi, en collaboration avec le Fonds national d’appui à l’employabilité et l’apprentissage et l’Agence congolaise pour l’emploi.

« Il porte sur le développement humain, particulièrement dans le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle. C’est un secteur stratégique dans le Plan national de développement 2022-2026, pour soutenir et renforcer l’emploi de la jeunesse congolaise », a relevé l’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi, lors de la signature de la convention.

Congo : livraison du Centre de formation professionnelle de Kintélé

La société China state construction engineering corporation (CSCEC), chargée de l’exécution du projet a procédé à sa livraison ce mardi 09 janvier 2024.

 

Le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, Jean Jacques Bouya a réception ce 09 janvier, les clés du Centre de formation professionnelle de Kintélé.

Bâti derrière le parking du stade de la Concorde, sur un terrain de 4,5 hectares, c’est un don de la Chine à la République du Congo. C’est un établissement public d’enseignement technique et professionnel qui abrite un bâtiment principal à un niveau déjà équipé, un bloc administratif et une salle d’enseignement théorique.

Au rez-de-chaussée, on trouve cinq bureaux administratifs, trois salles de classe, une salle de réunion et un bloc sanitaire. A l’étage, il est prévu dix salles de classe d’une capacité totale de deux cents élèves. L’établissement comporte aussi un amphithéâtre de cent cinquante places entièrement équipées ; trois bâtiments de dortoirs contenant dix chambres chacun, soit trente lits de capacité d’hébergement, et deux autres bâtiments de vingt lits réservés aux professeurs.

Achevé depuis 2021, l’établissement est aussi doté d’un réfectoire de deux cents places avec cuisine industrielle, annexé d’un local magasin abritant deux chambres froides positives et négatives. Il faut y ajouter une aire de jeux réservée au basket-ball et au volley-ball ; un terrain de football et deux hangars, dont l’un est dédié aux travaux pratiques et l’autre à la maintenance d’engins.

Le Centre de formation professionnelle de Kintélé aura plusieurs filières techniques et professionnelles notamment la menuiserie et l’électricité ; la conduite et maintenance d’engins agricole ; l’agriculture et bien d’autres filières technologiques.

Pas besoin d’avoir un niveau intellectuel requis, les apprenants vont recevoir une qualification professionnelle pouvant leur garantir une insertion sociale ou d’être compétitifs sur le marché de l’emploi.

Congo : les députés dissidents de l’UDH ne reconnaissent pas le nouveau président

Ils étaient nombreux arborant leurs écharpes devant le siège du parti, lorsqu’ils ont rejeté les décisions du congrès du 20 décembre 2023.

 

Un groupe de députés de l’Union des démocrates humanistes a annoncé lundi qu’ils ne reconnaissaient pas le nouveau président issu de leur dernier congrès. Ils remettent en cause l’élection à la tête de l’instance politique de Joseph Badabio, successeur du défunt Guy-Brice Parfait Kolélas, fondateur de l’UDH-Yuki.

C’est arboré de leurs écharpes aux couleurs du parti ce lundi au siège de la formation politique qu’ils ont rejeté toutes les décisions prisent pendant le congrès du 20 décembre dernier.

Pour Aurélien Juste Ntoumi Kolélas, l’un des dissidents « Le parti appartient à la base. On ne peut pas aller contre la volonté de la base. On ne peut pas nous imposer un leader. Ce qui s’est passé le 20 décembre, c’est une imposture. C’est un leader qui nous a été imposé, raison de plus pour laquelle nous rejetons ce congrès ».

Notons que Joseph Badabio était le seul candidat en lice lors du congrès de décembre dernier, les autres candidats n’ayant pas été retenus. Le groupe de députés réclame la tenue d’un nouveau congrès duquel personne ne sera exclu.

« Le chemin que nous proposons, c’est le congrès inclusif. C’est ça le salut pour le parti. Nous restons attachés à ce congrès inclusif. Quand nous parlons du congrès inclusif, ce sont 748 congressistes et 9 candidats (à la présidence du parti) enregistrés par le comité d’organisation du congrès », a expliqué Aurélien Juste Ntoumi Kolélas.

Le parti l’UDH-Yuki a été créé en 2026 par le défunt opposant Guy-Brice Parfait Kolélas. La formation politique est arrivée deuxième aux présidentielles de 2016 et 2021.

Congo : l’entreprise Induco apporte son assistance aux sinistrés des inondations

Des matelas, bâches, draps, moustiquaires, chaussures en plastique sont entre autres ce qui constituait le don de l’entreprise.

 

Le ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire a reçu des kits de la part de l’entreprise Induco. Constitué de matelas, bâches, draps, moustiquaires, et chaussures, ces kits vont servir à la prise en charge des victimes des inondations qui sévissent dans les départements de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette, des Plateaux, de Brazzaville, de Pointe-Noire, du Niari et du Kouilou.

C’est une réponse à l’appel lancé par le gouvernement aux partenaires, le 3 janvier dernier. La ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, avait eu un échange avec les partenaires du Congo, notamment les agences du système des Nations unies et les ambassadeurs. Il était question au cours de cette rencontre d’énumérait les besoins dans le cadre d’une réponse humanitaire d’urgence en faveur des victimes des récentes inondations. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de l’entreprise Induco.

Le bilan des inondations fait état de dix-sept morts, notamment dans les départements de la Likouala et de la Cuvette, six disparus, 61842 ménages touchés, 346 000 hectares de terre inondées, 361 villages, 36 quartiers des principales agglomérations.

Congo : des conducteurs de bus et taxis vont recevoir une aide du gouvernement

Ils doivent se faire enrôler afin de recevoir une aide suite à l’augmentation de 25% du prix du carburant.

 

Les responsables du syndicat des conducteurs de bus et de taxis ont eu une rencontre avec leurs membres dans la salle de réunion de la chambre de commerce de Brazzaville. Il état question de transmettre le message du gouvernement à ces acteurs du transport en commun. Les conducteurs de bus et taxis sont appelé à se faire enregistrer en vue de leur accorder une aide. Celle-ci arrive après la mesure prise par les autorités gouvernementales de suspendre la taxe de roulage suite à l’augmentation de 25% du prix du carburant à la pompe. Ceci permettra de constituer un fichier pour que ces conducteurs puissent bénéficier d’une assistance de l’État.

« L’État nous a demandé de produire un fichier qui doit avoir la liste exhaustive de tous ceux qui exercent au Congo comme chauffeurs de bus, chauffeurs de taxis et autres moyens de transports en commun. Dans notre pays, il n’existe nulle part le fichier des transporteurs qui exercent dans le secteur », a indiqué Cyrille Ndzoundou, le président du syndicat des transporteurs et activités connexes du Congo.

Il faut noter que chaque conducteur devra prouver qu’il est effectivement en chauffeur de ces véhicules en apportant des preuves. Comme documents de preuve, il y a le permis de conduire et la carte grise du véhicule qu’il conduit.

Université Marien Ngouabi : une grève illimitée lancée par le collège intersyndicale

Depuis les jeudi 04 janvier, les activités académiques ont été suspendues pour entre autres le non-paiement des heures diverses dues et de vacation.

 

L’intersyndical de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville a lancé le 4 janvier 2023, un mouvement de grève. Une décision a été prise au cours de leur réunion qui s’est tenue mercredi 03 janvier, à Brazzaville.

Le collège intersyndical renouvelle ses revendications et exige : le remboursement des retenues (soit le montant de 219.050.204 francs Cfa) des syndicats et mutuelles de l’Université détournées sur les salaires de novembre 2013; la révocation de M. Yoka André, directeur administratif et financier (Daf) et de M. Ngoubou Toussaint, délégué du contrôle budgétaire auprès de de l’Université Marien Ngouabi; le paiement des heures diverses dues et de vacation; la signature du deuxième protocole d’accord, gage d’une paix sociale à l’Université Marien Ngouabi.

Cette drève qui a été lancée le 04 janvier dernier, est générale illimitée. Les cours sont suspendus tout comme les services administratifs et académiques ne fonctionnent pas, au grand dam des étudiants et autres usagers des prestations. L’Université Marien Ngouabi, compte 5 facultés, 4 écoles, 4 instituts, un centre et une Académie des beaux-arts. Le travail ne pourra reprendre que si les revendications exprimées trouvent satisfaction dans leur totalité. Le Collège intersyndical a mis en garde quiconque pourrait tenter de récupérer son mouvement à des fins politiques.

Congo : vers un projet de réalisation d’une centrale à Pointe-Noire

Le sujet était au centre des échanges jeudi 04 janvier entre le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, et le président directeur général du groupe chinois Yunnan Linkun Investment, Yuan Linkun.

 

Le groupe Yunnan entend financer la construction d’une nouvelle centrale à gaz dans la ville Océane. C’est ce qui a constitué le 04 janvier, les échanges entre le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, et le président directeur général du groupe chinois Yunnan Linkun Investment, Yuan Linkun.

Les négociations sont en cours entre le gouvernement et le groupe chinois Yunnan Linkun, présent en République du Congo depuis 2017. Même si le projet date de plusieurs années, les modalités de financement et l’échéance n’ont pas été présentées. Ladite centrale aura une capacité de production d’environ 1000 MW dont une partie de l’électricité pourrait servir à alimenter la Zone économique spéciale de Pointe-Noire.

Notons que le nom du groupe Yunnan Linkun revient dans plusieurs projets dans le domaine de l’énergie et des infrastructures au Congo.

Chemin de fer Congo Océan : vers la reprise du transport ferroviaire

C’est ce qui ressort de la visite de travail à Pointe-Noire du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Honoré Sayi le 3 janvier 2024.

 

Le ministre Honoré Sayi a effectué une visite de travail mercredi 03 janvier, à Pointe-Noire. Il a rencontré les travailleurs du Chemin de fer Congo Océan (CFCO). Pendant les moments d’échange, Honoré Sayi, a exhorté les travailleurs du CFCO à reprendre le trafic ferroviaire dans les meilleurs délais.

« Nous avons envisagé la reprise des transports ferroviaires dans ses axes y compris le train Air-Pool et le train marchandises, le 28 décembre, pour l’un, et le 26 janvier, pour l’autre. Mais pour des raisons techniques, nous sommes au-delà de ce qui était nos prévisions et nos estimations. Toutefois, je demande à la direction générale du CFCO ainsi qu’à son secrétariat général de travailler davantage et de faire en sorte que l’on ne soit pas dans les schémas habituels où, en face d’une difficulté, qu’on dise qu’on ne peut pas avancer ou parce qu’il n’y a pas de moyens. Une société peut créer des moyens si elle ne les a pas. Elle peut travailler avec le moyen venant des partenaires, à l’instar des opérateurs économiques qui ont apporté des financements qui permettent aujourd’hui au CFCO de réparer les wagons, quitte à les amortir au fur et à mesure du transport accompli », a dit le ministre des Transports.

Le ministre Honoré Sayi se préoccupe aussi de la situation du Centre de formation et d’apprentissage du CFCO, dont l’ouverture tarde toujours. « Il y a un an lors des visites, j’avais dit que le centre d’apprentissage soit rouvert non pas seulement pour utiliser la jeunesse comme le veut le président de la République, mais pour faire aussi de telle sorte que le capital que nous avons avec tous ceux qui vont à la retraite, qui sont possesseurs d’un certain savoir, qu’ils continuent à être utiles et qu’ils transmettent ce qu’ils ont eu durant leur carrière à la jeunesse qui viendra travailler », a rappelé le ministre. « Le Centre de formation est aussi le lieu où l’on peut montrer, au-delà de la prescription du temps pour travailler, qu’on peut être utile, qu’on peut accompagner les nouveaux apprenants et préparer ainsi la relève », a-t-il poursuivi.

Notons également, le ministre Honoré Sayi a demandé que le trafic Mont-Belo-Mbinda soit rouvert d’ici au mois de février.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit les vœux de nouvel par le corps diplomatique

La cérémonie de vœux de nouvel an au président de la République s’est tenue ce jeudi 04 janvier 2024, à Brazzaville.

 

Comme chaque année, le couple présidentiel a reçu ce jeudi 04 janvier les vœux de nouvel an du corps diplomatique des pays accrédités au Congo. C’était un moment solennel ce jeudi dans la salle des banquais du palais du peuple.

Comme d’ordinaire deux interventions ont marqué cette cérémonie.  L’intervention de l’ambassadeur du Gabon au Congo, en qualité de doyen du corps diplomatique et celle du président Denis Sassou N’Guesso. Pendant une vingtaine de minutes Réné Makongo a fait le tour des faits ayant jalonné l’année politique, économique et socio-culturel au cours de l’année 2023, sur le plan national et international.

Le diplomate a réaffirmé l’engagement et la détermination sans faille du corps diplomatique à accompagner le Congo dans son processus de développement.

Pour le chef de l’Etat congolais, l’action diplomatique s’est inscrite, de manière résolue et constante, dans le respect des engagements pris au cours de l’année 2023. « Tout en prônant la politique de non-ingérence et de bon voisinage avec les pays limitrophes, la République du Congo œuvrera toujours à la consolidation de la paix, gage de stabilité, et au renforcement de l’amitié entre les peuples, au service du développement et de l’intégration sous régionale », a déclaré Denis Sassou N’Guesso.