Congo : les cas de torture passent de 13 en 2023 à 122 en 2024

C’est ce qui ressort du rapport de l’organisation de défense des droits humains dénommée Centre d’actions pour le développement (CAD).

 

L’ONG CAD vient de publier un rapport dans lequel elle indique l’augmentation des cas de torture en République du Congo, passés de 13 durant le premier semestre de 2023 à 122 pendant la même période en 2024. Une hausse qu’a déploré mercredi 26 juin, devant les hommes de médias, l’organisation de défense des droits humains, à l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes contre la torture.

« Puisque nous parlons de la torture, l’année passée, au premier semestre, nous étions à 13 cas de torture documentés. Cette année, donc la même période, le premier semestre 2024, nous sommes passés à 122 cas de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants. Ce qui montre une augmentation très importante de la pratique de la torture. », peut-on lire dans le rapport.

Créé en 2021, le CAD mène et publie chaque année une enquête sur la torture, alors que le pays est signataire de la convention des Nations unies contre cette pratique.

Congo : vers un dispositif de lutte contre le commerce illicite des médicaments

Le sujet était au centre d’un séminaire d’échange organisé par l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité (ACONOQ).

 

Mettre en place des solutions efficientes de marquage et de traçabilité des produits pharmaceutiques, en vue de lutter contre le commerce illicite des médicaments au Congo. C’est l’objectif que visait le séminaire d’échange organisé par Opangault.

Les participants au séminaire sur les solutions de marquage et de traçabilité des produits pharmaceutiques doivent s’imprégner des mécanismes permettant de tracer et d’authentifier les médicaments tout le long de la chaîne d’approvisionnement et de distribution.

« Ce séminaire est un moment de discussion avec les acteurs pharmaceutiques afin qu’ils imprègnent des techniques modernes de marquage et de traçabilité, qui sont développés à travers le monde, indispensables à la lutte contre le fléau de la contrebande dans notre pays est confronté », a laissé entendre Jean Jacques Ngoko Mouyala, directeur de l’Opangualt.

Congo : le parc de Nouabalé-Ndoki reconnu pour son intégrité écologique

Le bureau pays de la Société pour la conservation de la vie sauvage (WCS)l’a annoncé lundi 24 juin 2024, à travers un communiqué.

 

D’une superficie de plus de 4.000 kilomètres carrés de forêt tropicale humide, le parc national de Nouabalé-Ndoki abrite d’importantes populations de mammifères en danger d’extinction. Géré depuis 30 ans par la WCS, ce site a une faune n’a pas eu de contact avec les humains.

Selon ce communiqué de la cette désignation intervient à un moment crucial alors que la communauté internationale redouble d’efforts pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de biodiversité, conformément au Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

Notons que, le critère d’intégrité écologique concerne spécifiquement les zones qui restent exemptes de perturbations majeures, préservant ainsi la structure, la composition et les fonctions de leurs écosystèmes.

Congo : plus de 4000 filles candidates aux Brevets techniques et professionnels

Les candidats des Brevets d’études techniques ; d’études professionnelles et de technicien forestier affrontent les différentes épreuves depuis mardi 25 juin 2024.

 

Les candidats aux brevets techniques et professionnels ont démarré, le 25 juin, les épreuves écrites session de juin 2024 sur l’ensemble du territoire national.  Ils sont au total 6 473 candidats en lice dans tout le pays parmi lesquels 4283 filles. Ces candidats sont répartis dans 62 centres d’examens.

Les épreuves qui ont été lancé le 25 juin, se dérouleront jusqu’au 29 juin. Il s’agit de trois types de Brevets : le Brevet d’études techniques avec 5969 candidats ; le Brevet d’études professionnelles qui compte 407 candidats et le Brevet de technicien forestier qui a 97 candidats dans tout le pays.

Les candidats au Brevet d’études techniques, option industrie et agriculture, ont démarré respectivement la première journée avec les épreuves de technologie, dictée-questions et la dictée avec fautes, anglais, commentaire de texte, agriculture générale et spéciale.

Quant aux candidats du Brevet d’études techniques, option économie sociale et familiale avec des filières comme hôtellerie, préscolaire, puériculture et les techniques d’habillement, la première journée a été marquée par les épreuves de sciences naturelles et hygiène, dictée-questions, anglais touristique, puériculture et la technologie des textiles.

Dans la ville de Brazzaville, les épreuves ont été lancées au centre de l’Institut des jeunes sourds par le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé.

Congo-DGCE : un séminaire pour vulgariser ses attributions et son champ d’action

Organisé, le 25 juin à Brazzaville, le séminaire a réuni plusieurs responsables des directions ainsi que des agents du ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs.

 

Plusieurs sujets ont été abordés au cours des ateliers, par les directeurs centraux, notamment la présentation du programme 034, l’évaluation des dispositifs contrôles internes, la mise en œuvre des contrôles ainsi que la régulation des marchés publics. Le séminaire avait pour but de vulgarisation les attributions et le champ d’action de la direction générale du contrôle d’Etat (DGCE).

« Ce séminaire nous permettra de parler du positionnement de la direction générale par rapport à d’autres institutions supérieures de contrôle. Il était aussi question d’expliquer aux uns et aux autres que nous sommes disposés à accompagner les administrations publiques dans le but de les rendre performantes. Nous cherchons la satisfaction du citoyen usager. Il est prévu de poursuivre ces séminaires dans les autres localités de notre pays puisque notre but c’est que l’usager citoyen, à la fin, ait des services dignes de ce nom », a indiqué Georges Tambo, DGCE.

Autre articulation ayant meublée dudit séminaire, des séances d’échange interactif.

Rappelons que direction est chargée, entre autres, d’exploiter les notes d’information et les rapports de missions de contrôle, de faire l’analyse, la synthèse et le suivi des recommandations formulées à l’issue des missions de contrôle et vérification d’études et d’enquêtes, de   produire les renseignements et assurer la liaison avec les autres organes de contrôle ou d’enquêtes, de procéder aux études et aux enquêtes relatives aux activités de contrôle.

Cémac : un déploiement de la Brigade mixte à partir du 1er janvier

C’est l’une des principales résolutions du dernier Comité inter-États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) réuni du 17 au 20 juin à Bangui.

 

La brigade mixte Cémac sera composée de gendarmes, policiers, douaniers, éco-gardes… de chacun des six pays membres. Elle aura la charge de promouvoir la libre circulation des personnes et des marchandises dans la sous-région. Le déploiement de ces éléments sera opérationnel à partir du 1er janvier 2025.

Cette résolution a été prise lors du dernier Comité inter-États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) réuni du 17 au 20 juin à Bangui, en République centrafricaine. À l’issue des travaux présidés par Auxence Sinclair Mbodou Nzongo, le directeur général de la Programmation économique de la République centrafricaine, le comité inter-États a autorisé un déploiement test par une première mission conjointe en Centrafrique du 24 au 28 juin 2024.

Le projet de création de la brigade mixte prévoit la dotation des éléments en équipements modernes composés des scanners, détecteurs de métaux, etc., y compris la construction des corridors d’intégration de la zone Cémac.

Congo-Pointe-Noire : plus de 7000 ménages vulnérables reçoivent des allocations sociales

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, a lancé officiellement, lundi 24 juin, le paiement des allocations sociales d’appoint (ASA).

 

Ce sont au total 7778 ménages qui vont recevoir la somme de 100 000 FCFA chacun via la banque postale dans la ville de Pointe-Noire. Cette cagnotte correspond aux allocations sociales d’appoint mis sur pied par le ministère des affaires sociale et de l’action humanitaire.

« Le gouvernent a mis à la disposition du ministère des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire une première tranche de 2 milliards de francs CFA en vue de prendre en charge 17 778 ménages vulnérables dont 10 à Brazzaville et 7 778 à Pointe-Noire.  Aux bénéficiaires de Pointe-Noire, j’espère de tout cœur que l’aide sociale octroyée va soulager tant soit peu leurs souffrances et je les invite à en faire bon usage », a déclaré Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa lors du lancement de l’opération.

Le projet a pour objectif de fournir une aide d’urgence aux ménages touchés par la crise sanitaire et économique provoquée par la covid-19 et d’accroître l’accès des ménages ainsi que des jeunes vulnérables aux filets sociaux productifs.

Selon adiac-congo.com « Ce projet a pour, entre autres objectifs spécifiques, étendre le programme Lisungi pour le relèvement et le renforcement du système de protection sociale non constructif, assurer l’inclusion productive des jeunes vulnérables âgés de 18 à 35 ans. Le projet couvre les départements de Brazzaville, de Pointe-Noire, du Kouilou, du Niari, de la Lékoumou, du Pool, des Plateaux, de la Sangha et de la Likouala. Il vise à soutenir 40 000 ménages chroniquement pauvres, 8 000 personnes âgées et handicapées, 40 000 jeunes candidats à l’auto emploi et 5000 jeunes désirant apprendre un métier », a indiqué Antoine Regis Ngakegni, coordonnateur du projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes.

Il est important de préciser que cette opération s’effectue après celle de Brazzaville, le 12 juin dernier.

Congo : la Fecofoot dénonce l’ingérence du ministère des sports au sein de l’équipe nationale

Le sujet est revenu au cours de la conférence de presse animé samedi 22 juin, par le président de la Fédération congolaise de football (Fecofoot), Jean Guy Blaise Mayolas.

 

« La Gestion de l’équipe nationale de football (Sélection A). », c’est le thème de la conférence de presse organisé samedi 22 juin par Jean Guy Blaise Mayolas, président de la Fecofoot. Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, Jean Guy Blaise Mayolas a énuméré les éléments qui entrainent au disfonctionnement dans la gestion de l’équipe nationale.

« Pour la Fédération congolaise de football, le moment est venu pour apporter l’éclairage sur certains points qui ont longtemps prêté à confusion. Sur le choix et la nomination du sélectionneur, l’entraîneur relève de la compétence de la Fédération congolaise de football. Cela est clair et bien spécifié dans la charte de bonne gouvernance entre le gouvernement et les différentes fédérations », a-t-il déclaré.

Jean Guy Blaise Mayolas a relève les interférences du ministère des Sports dans le choix du sélectionneur des Diables Rouges Seniors, Isaac Ngata.

« S’agissant de Monsieur Ngata, l’actuel sélectionneur, il nous faut vous dire que ce dernier a été imposé à la fédération de façon unilatérale par le ministère des Sports. Au moment où nous avions lancé la procédure d’appel à candidatures, il faut aussi vous dire qu’à ce jour, la fédération congolaise de football est chargée de signer le contrat avec ce sélectionneur pour des raisons qui sont claires et évidentes. Le niveau de formation, de connaissance et de compétences de Monsieur Ngata ne réponde aucunement au poste qu’il occupe aujourd’hui. Malheureusement, les réserves formulées par la fédération en rapport avec les insuffisances de ce dernier ont été balayées d’un revers de main par le ministère chargé des Sports », a-t-il souligné.

La gestion hasardeuse du staff technique a eu des conséquences « désastreuses » pour l’équipe nationale, qui a encaissé dix buts en deux matchs, a indiqué le président de la Fecofoot.

Jean Guy Blaise Mayolas a insisté sur la nécessité de respecter les compétences spécifiques de chaque institution pour le bien du football congolais.

Congo-Conférence sur l’afforestation et le boisement : 50 places pour le parlement

La ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo l’a dit devant les deux commissions parlementaires en charge des questions environnementales.

 

Brazzaville abritera la première conférence sur l’afforestation et le boisement du 2 au 5 juillet 2024. L’objectif de cet évènement est de de faire une recommandation à tous les pays d’adopter les politiques de reboisement et d’afforestation pour lutter contre les changements climatiques, la sécheresse et la désertification.

La ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo invite les parlementaires à apporter leur contribution pour la réussite de cette conférence. « Vous êtes partie prenante dans la tenue de la conférence sur l’afforestation et le reboisement. Vous devez donc vous inscrire dans les sessions pour apporter vos contributions pour mettre en place la stratégie qui doit avoir des axes prioritaires pour réussir l’afforestation et le reboisement au niveau mondial », a indiqué Rosalie Matondo.

La ministre s’était exprimée lors de son audition devant les deux commissions parlementaires en charge des questions environnementales. Le membre du gouvernement qui a eu un entretien lundi 24 juin, avec le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a indiqué que « La participation des députés dans le cadre des sessions et thématiques qui seront développées permettra à ces derniers de faire part de leurs préoccupations, notamment celles qui émanent du vécu des populations et leurs attentes liés à cette problématique sur le reboisement. Ces questions pratiques et enjeux actuels concerne tout le monde, d’où l’importance de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes ».

Rosalie Matondo a précisé que 50 places sont réservées aux parlementaires, soit 30 pour l’assemblée et 20 pour le sénat. « Il ne reste qu’à vous de désigner ceux qui doivent participer parce que vous connaissez mieux les préoccupations des populations que vous représentez », a-t-elle dit Rosalie Matondo.

La première conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement, est une initiative du président Denis Sassou N’Guesso, exprimée lors de la Cop 27 tenue en novembre 2022 à Charm El Cheikh en Egypte.

JO de Paris 2024 : Natacha Ngoye Akamabi est le porte étendard du Congo

L’athlète de 30 ans du 100 et 200 mètres, conduira la délégation congolaise aux jeux olympiques qui se tiendront à Paris.

 

C’est la deuxième fois que Natacha Ngoye Akamabi va conduire l’équipe d’athlètes de la République du Congo aux jeux olympiques. L’athlèque de 30 ans spécialiste du 100 et 200 mètres sera le porte fanion de la délégation du Congo à Paris en France.

« Je suis fière de conduire la délégation des athlètes congolais aux JO de Paris 2024. C’est une responsabilité et une fierté de représenter mon pays mais surtout comme porte-drapeau pour la deuxième fois après 2020 à Tokyo au Japon », s’est satisfaite Natacha Ngoye Akamabi.

La jeune femme entend faire bonne figure à ces JO de Paris 2024. « Les JO représentent le sommet des compétitions au monde où on croise les meilleurs athlètes. L’objectif pour moi est d’aller le plus loin possible et tenter de dépasser mes records aux 100 et 200 mètres », espère-t-elle.

Rappelons que Natacha Ngoye Akamabi avait été porte drapeau du Congo pendant les JO de Tokyo au Japon en 2020.