La mise en œuvre de la troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) nécessitera 8,88 milliards de dollars, soit plus de 5 189 milliards FCFA, sur la période 2026-2035.
La République du Congo estime à 8,88 milliards de dollars, soit plus de 5 189 milliards FCFA, le montant nécessaire à la mise en œuvre de sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) pour la période 2026-2035. Ces besoins ont été présentés le 19 octobre à Brazzaville, lors de l’atelier national de validation du plan d’action et d’investissement, présidé par de la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Cette enveloppe doit financer plusieurs priorités, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation aux changements climatiques, la protection des forêts et de la biodiversité ainsi que la promotion des énergies propres. L’objectif est de renforcer la résilience du pays face aux effets du changement climatique, tout en contribuant à la lutte mondiale contre le réchauffement de la planète.
La mobilisation des financements constitue un enjeu majeur. Denis Kireche, spécialiste de l’engagement auprès des pays au sein de l’Unité de soutien du Partenariat pour les CDN, basée à Bonn, en Allemagne, a insisté sur la nécessité de mobiliser à la fois les ressources nationales et les financements des partenaires. Il a également recommandé d’intégrer la CDN 3.0 au Plan national de développement (PND), actuellement en cours d’élaboration, afin d’assurer la cohérence entre les ambitions climatiques et les priorités de développement du pays.
De son côté, le représentant du système des Nations unies au Congo, Abdouramane Diallo, a souligné l’importance des forêts congolaises dans la séquestration du carbone. Il a appelé la communauté internationale, les fonds climatiques ainsi que les partenaires multilatéraux et bilatéraux à apporter un soutien financier, technique et technologique prévisible, à la hauteur des enjeux.
Selon la ministre Arlette Soudan-Nonault, sa mise en œuvre devrait favoriser la création d’emplois verts et bleus, l’amélioration des conditions de vie des populations, la valorisation des ressources naturelles et la diversification de l’économie.
Le document validé doit servir de feuille de route pour hiérarchiser les priorités, définir les responsabilités institutionnelles, planifier les interventions et suivre les résultats. Il s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà engagées par le Congo en matière de protection de l’environnement, notamment la Journée nationale de l’arbre, le Programme national de déforestation et de reboisement et la promotion de la certification forestière en zone tropicale humide.



