C’est ce que révèle le Diagnostic-pays du secteur privé (CPSD), présenté le 17 septembre à Brazzaville par la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale.
Le bois transformé, la logistique portuaire, la mouture du maïs et l’aquaculture pourraient attirer jusqu’à 784 milliards FCFA d’investissements privés. Selon le diagnostic réalisé par l’IFC, ces quatre filières présentent un potentiel intéressant pour diversifier l’économie et stimuler la création d’emplois.
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À elles seules, la transformation du bois, la logistique portuaire, la mouture du maïs et l’aquaculture pourraient mobiliser jusqu’à 1,4 milliard de dollars, soit environ 784 milliards FCFA, d’investissements privés au cours des prochaines années. Ces activités pourraient parallèlement générer jusqu’à 22 200 emplois d’ici 2030.
La transformation du bois concentre la plus importante part de ce potentiel. Le secteur pourrait attirer entre 314 et 616 milliards FCFA d’investissements et créer jusqu’à 11 500 emplois. Le développement de la transformation locale apparaît ainsi comme un moyen d’accroître la valeur ajoutée tirée des ressources forestières.
La logistique portuaire constitue le deuxième levier identifié. Les investissements pourraient atteindre 112 milliards FCFA, avec un potentiel de 6 000 emplois. L’amélioration des infrastructures et de la chaîne logistique autour du port de Pointe-Noire et du corridor vers Brazzaville est notamment considérée comme essentielle pour renforcer la compétitivité du pays.
Dans l’agro-industrie, la mouture du maïs pourrait mobiliser jusqu’à 40 milliards FCFA et générer environ 1 100 emplois. Le développement de cette filière contribuerait à renforcer la transformation locale et les chaînes de valeur agricoles.
L’aquaculture, enfin, présente un potentiel d’investissement estimé entre 2,8 et 9 milliards FCFA, pour environ 1 200 à 3 600 emplois. Le secteur bénéficie notamment d’un marché important, alors que la consommation nationale de poisson dépasse 160 000 tonnes par an, tandis que la production aquacole reste limitée à environ 1 962 tonnes.
Si les perspectives sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à lever plusieurs contraintes. Les opérateurs privés mettent particulièrement en avant la question de l’énergie, dont l’irrégularité augmente les coûts de production et affecte la compétitivité des entreprises.
L’accès au financement constitue également un défi, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Pour les acteurs du secteur privé, ces contraintes doivent être prises en compte afin de permettre aux investissements attendus de se traduire effectivement en activités et en emplois.



