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Congo : l’OCDH recense plus de 500 jeunes portés disparus dans le cadre de « Zéro kuluna »

L’organisation appelle les autorités à faire la lumière sur le sort de ces personnes et à replacer la lutte contre…

L’organisation appelle les autorités à faire la lumière sur le sort de ces personnes et à replacer la lutte contre la criminalité urbaine sous contrôle judiciaire.

 

Un an après le lancement de l’opération « Zéro kuluna », le bilan dressé par l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) soulève de nouvelles inquiétudes. Dans les conclusions de son enquête, l’organisation fait état de 561 jeunes dont les familles seraient toujours sans nouvelles.

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L’opération avait été engagée en septembre 2025 pour lutter contre la criminalité urbaine et les bandes de jeunes communément appelées « kuluna » ou « bébés noirs ». Sa conduite avait été confiée à la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), sur instruction du président Denis Sassou Nguesso.

Selon l’OCDH, les disparitions recensées concernent notamment Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi. L’organisation affirme avoir recueilli des témoignages de familles faisant état d’interpellations effectuées, dans certains cas, au cours d’opérations nocturnes et sans procédure judiciaire clairement établie.

Derrière le chiffre de 561 disparitions, l’OCDH décrit la détresse de familles qui, plusieurs mois après l’interpellation de leurs proches, ignorent toujours où ils se trouvent et ce qu’ils sont devenus.

L’organisation de défense des droits humains met notamment en cause les conditions dans lesquelles certaines personnes auraient été arrêtées. Elle estime que les opérations de lutte contre la criminalité doivent s’inscrire dans le respect des procédures légales, notamment en matière d’arrestation, de détention et de droit à la défense.

Dans un rapport publié en début d’année, l’OCDH avait déjà dénoncé des exécutions sommaires et extrajudiciaires qu’elle attribuait à des éléments de la DGSP dans le cadre de « Zéro kuluna ». L’organisation estimait alors que la lutte contre les gangs ne pouvait se faire au détriment des droits fondamentaux.

L’OCDH demande des explications aux autorités

Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre l’insécurité dans les grandes agglomérations, l’OCDH questionne le choix de confier cette mission à une unité dont la vocation première est la protection du chef de l’État et de sa famille.

L’organisation demande notamment que les personnes interpellées soient présentées devant les juridictions compétentes, qu’elles bénéficient des garanties prévues par la loi et que les autorités communiquent sur le sort des personnes portées disparues.

Elle réclame également que toute personne décédée en détention fasse l’objet d’une procédure permettant d’établir les circonstances de sa mort.

La question du contrôle judiciaire apparaît ainsi au cœur des préoccupations de l’OCDH, qui estime que la lutte contre la criminalité urbaine doit être menée dans le respect de l’État de droit.

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