Congo : vers un financement durable de la biodiversité

Le gouvernement a lancé la validation nationale des projets de paiements pour services environnementaux et certificats biodiversité, pour transformer les idées locales en solutions concrètes de protection de la nature et de développement inclusif.

 

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a ouvert un atelier national de validation des notes conceptuelles des projets de paiements pour services environnementaux (PSE) et de certificats biodiversité, dans le cadre de la deuxième phase du projet Biovev 2030.

Cet atelier, qui réunit divers acteurs issus des dialogues territoriaux, vise à mobiliser des capitaux innovants, renforcer l’implication du secteur privé et valoriser davantage les services écosystémiques rendus à la société.

« C’est une occasion unique pour transformer des idées en projets concrets, de mobiliser des financements innovants et de démontrer qu’il est possible d’allier protection de la biodiversité et développement économique inclusif », a souligné la directrice nationale de WWF Congo, Zelo Carine Abibi.

Pour la ministre Arlette Soudan-Nonault, cette rencontre poursuit un objectif double : garantir la pertinence et la faisabilité technique des notes conceptuelles tout en assurant leur conformité avec les priorités nationales de conservation et les critères attendus par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement, Expertise France et WWF-France.

« La présente session revêt une importance capitale. Sa finalité essentielle est de procéder à la validation formelle, au niveau national, des notes conceptuelles issues des consultations locales. Ces documents synthétiques esquissent des propositions de projets visant l’opérationnalisation de dispositifs financiers novateurs : le PSE et le certificat biodiversité », a-t-elle déclaré.

Les PSE, particulièrement en agriculture, consistent à rémunérer les agriculteurs pour des actions qui contribuent à préserver ou restaurer les écosystèmes. Ces pratiques profitent à l’ensemble de la société en améliorant la qualité de l’eau, en stockant du carbone, en protégeant les paysages et la biodiversité. Planter des arbres, par exemple, permet non seulement de purifier l’air, mais aussi de réduire les risques d’inondations.

Congo-transport routier : le ministère fixe la durée des agréments à cinq ans

Le ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babbackas a annoncé la fixation de la durée de validité de l’agrément pour la profession de transporteur routier et des professions connexes à cinq ans.

 

Cette décision, rendue publique mercredi 01 octobre, à Brazzaville, s’appuie sur les dispositions du décret n°2025-399 du 19 septembre 2025, modifiant l’article 22 du décret n°2011-491 du 29 juillet 2011, qui encadre l’accès et l’exercice de la profession de transporteur routier et des professions connexes.

L’agrément couvre différents acteurs du secteur du transport. Pour la profession de transporteur routier, il s’adresse aux grandes et moyennes entreprises, aux petites entreprises ainsi qu’aux opérateurs de transport public de marchandises et de voyageurs.

S’agissant des professions connexes au transport automobile, il concerne notamment : les établissements d’enseignement de la conduite automobile ; les entreprises de location de véhicules ; les sociétés de contrôle technique des véhicules ; les cabinets médicaux et institutions sanitaires habilitées à délivrer des certificats d’aptitude à la conduite ; les entreprises de fabrication de plaques minéralogiques et de signaux routiers ; ainsi que celles spécialisées dans la manutention, l’entreposage et l’organisation des transports.

Le ministère a rappelé que « toute personne morale détenant un agrément ou souhaitant en obtenir un doit se rapprocher des services de la direction générale des transports terrestres du ressort de son département, au plus tard le 30 octobre 2025, afin de mettre son dossier en conformité et procéder à son enregistrement dans le répertoire officiel ».

Cette mesure vise à renforcer la régulation du secteur et à assurer une meilleure organisation des activités de transport routier sur l’ensemble du territoire national.

Plus de 1 800 enseignants recrutés pour combler le déficit dans l’enseignement technique

Le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a annoncé des recrutements massifs pour renforcer le sous-secteur de l’enseignement technique et professionnel.

 

À la veille de la rentrée scolaire 2025-2026, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a rassuré sur les efforts du gouvernement pour pallier le déficit en enseignants dans ce sous-secteur clé.

Lors d’un déjeuner de presse organisé le 30 septembre à Brazzaville, il a rappelé que plus de 1 800 enseignants ont été recrutés entre 2021 et 2024. En 2025, près de 280 volontaires supplémentaires ont rejoint les rangs, portant un coup d’accélérateur au renforcement des effectifs dans les départements.

« L’enseignement technique et professionnel est en phase de réforme. Ces recrutements traduisent notre volonté de donner aux jeunes un encadrement de qualité et de préparer leur compétitivité face aux défis du marché mondial », a-t-il affirmé.

Le ministre a également évoqué d’autres innovations, notamment l’instauration de stages pour les classes d’examen, la candidature unique au baccalauréat, ainsi que la réorganisation des structures avec la fermeture des collèges techniques féminins et la création de lycées techniques.

Rentrée scolaire 2025-2026 : le ministre Maguessa Ebomé rassure sur la reprise effective des classes

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel a annoncé la reprise effective des cours mercredi 1er octobre sur toute l’étendue du territoire, marquant ainsi le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire.

 

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a confirmé, le 30 septembre à Brazzaville, la bonne reprise des classes dès 7 heures du matin ce 1er octobre, au titre de l’année scolaire 2025-2026.

S’exprimant lors d’un déjeuner de presse, il a exhorté les parents à envoyer leurs enfants dans les différents établissements du sous-secteur, tout en annonçant sa présence sur le terrain pour constater l’effectivité de la rentrée, notamment la mobilisation des enseignants, du personnel administratif et des apprenants.

Le ministre a profité de l’échange avec la presse pour éclairer l’opinion sur plusieurs réformes en cours. Parmi elles figurent la candidature unique au baccalauréat pour garantir des résultats fiables, l’organisation de stages pour les classes d’examen, ainsi que l’ouverture de nouveaux métiers dans les filières afin de mettre les jeunes Congolais en concurrence avec ceux du monde entier.

Concernant le déficit d’enseignants, il a rappelé le recrutement de plus de 1 800 professeurs entre 2021 et 2024, ainsi que celui de 280 volontaires supplémentaires en 2025 pour renforcer les effectifs.

Autre innovation, la suspension du concours d’entrée dans les établissements techniques cette année, afin de permettre à un plus grand nombre d’élèves d’intégrer ces écoles de formation. Par ailleurs, les collèges techniques féminins ont été fermés pour des raisons liées au respect du genre, en contrepartie de la création de lycées techniques.

« L’enseignement technique et professionnel est en pleine réforme. Ces innovations visent à mieux préparer la jeunesse et à lui offrir une place compétitive sur le marché mondial », a conclu Ghislain Thierry Maguessa Ebomé.

Cémac : la croissance économique attendue à 2,6% en 2025 selon la BEAC

La BEAC table sur une croissance modérée de 2,6% en 2025 dans la Cémac, marquée par le recul du secteur pétrolier malgré une légère reprise du non-pétrolier.

 

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) prévoit une croissance économique de 2,6% en 2025 dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Cette prévision, annoncée le 29 septembre par le gouverneur Yvon Sana Bangui lors d’une conférence de presse en ligne, marque un léger recul par rapport aux 2,7% enregistrés en 2024.

Selon les experts réunis à l’occasion de la troisième session du Comité de politique monétaire, ce ralentissement s’explique principalement par la baisse des activités pétrolières et gazières, malgré une progression du secteur non pétrolier estimée à 3,2% en 2025.

La BEAC note toutefois une atténuation de l’inflation, qui devrait s’établir à 2,6% en 2025, contre 4,1% l’an dernier. En revanche, la situation budgétaire se dégrade : le solde budgétaire passerait de -1% du PIB en 2024 à -1,3% en 2025, tandis que le déficit du compte courant atteindrait 2,2% du PIB.

Les réserves de change de la sous-région devraient également baisser, passant de 7 101,7 milliards FCFA fin 2025 à un niveau représentant 4,59 mois d’importations, contre 4,82 mois en 2024. Entre juin et août 2025, elles ont connu une tendance particulièrement baissière, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie tombé à 61,6% au 31 août.

Pour soutenir la stabilité monétaire, la BEAC a décidé de maintenir ses principaux taux : taux d’intérêt des appels d’offres : 4,50% ; facilité de prêt marginal : 6,00% ; facilité de dépôt : 0,00% ; réserves obligatoires : 7% sur les dépôts à vue et 4,5% sur les dépôts à terme

Ces prévisions s’inscrivent dans un environnement international marqué par un léger ralentissement. D’après les données du FMI, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,0% en 2025, contre 3,3% en 2024, avant de remonter légèrement à 3,1% en 2026.

76 ans de la Chine : Brazzaville et Pékin réaffirment leur partenariat stratégique

À l’occasion du 76e anniversaire de la République populaire de Chine, célébré à Brazzaville, l’ambassadeur An Qing a salué l’excellence des relations sino-congolaises et mis en avant les perspectives prometteuses de coopération économique et sociale.

 

La capitale congolaise a vibré, lundi 29 septembre, au rythme de la célébration du 76e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. À cette occasion, l’ambassadeur de Chine au Congo, An Qing, a offert une réception officielle marquée par la présence de plusieurs membres du gouvernement congolais, conduits par le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.

Dans son allocution, l’ambassadeur An Qing a dressé un panorama des réalisations de la Chine moderne. Elle a rappelé que son pays contribue depuis plusieurs années à plus de 30 % de la croissance mondiale et que plus de 770 millions d’habitants des zones rurales ont été sortis de la pauvreté au cours des quatre dernières décennies, soit 70 % de la réduction mondiale enregistrée sur la même période. « Malgré un contexte international complexe et instable, l’économie chinoise poursuit son essor, avance avec détermination, brisant les vagues et ouvrant une nouvelle voie vers un développement innovant », a-t-elle déclaré.

Abordant les relations sino-congolaises, la diplomate a souligné les progrès réalisés dans les secteurs des infrastructures, de la formation et de la diplomatie, tout en réaffirmant la volonté partagée de bâtir une « communauté d’avenir commun ». Elle a rappelé l’importance de la récente visite du président Denis Sassou N’Guesso en Chine, qui a permis d’établir une vision ambitieuse pour l’avenir des relations bilatérales.

Sur le plan économique, la Chine demeure le premier partenaire commercial du Congo. Entre janvier et août 2025, le volume des échanges a atteint 4,22 milliards de dollars, en hausse de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Les importations de la Chine en provenance du Congo se sont élevées à 3,21 milliards de dollars, soit une progression de 5,6 %. Selon An Qing, ces chiffres traduisent « la solidité des échanges et la confiance mutuelle entre les deux pays ».

L’ambassadeur a également salué le rôle actif des entreprises chinoises dans le développement des infrastructures congolaises et annoncé des avancées dans les négociations d’un accord de partenariat économique. Ce dernier devrait faciliter l’accès des produits congolais au marché chinois grâce à des tarifs douaniers nuls, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le commerce et l’investissement bilatéraux.

Parmi les personnalités présentes figuraient également Jean-Jacques Bouya, ministre d’État, ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux ; Gilbert Mokoki, ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs ; Honoré Sayi, ministre de l’Économie fluviale et des Voies navigables ; ainsi que Jean Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État.

Congo : le barrage d’Imboulou est en attente de réfection

Une seule turbine sur les quatre fonctionne actuellement et nécessite des travaux d’urgence.

 

Le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Frédéric Manienze, a visité lundi 29 septembre dernier, le barrage hydroélectrique d’Imboulou. Accompagné d’une mission mixte, cette visite a permis d’évaluer le niveau de dégradation du complexe hydroélectrique d’Imboulou.

Selon les techniciens, le mal du barrage hydroélectrique est profond et exige les moyens techniques, humains, matériels et financiers. En effet, quinze ans après sa mise en service en 2010, le barrage hydroélectrique d’Imboulou est en attente de la révision générale. Dans la salle logeant les quatre turbines, la mission s’est rendu compte que la turbine n°2 de 120 tonnes et son alternateur ont été démontés depuis 2024 par le partenaire Fomico. La délégation a également constaté la présence des ouvriers et ingénieurs de la société AITPC qui luttent pour stabiliser le béton affaissé par l’infiltration des eaux après la détérioration des joints entre dalles.

Une seule turbine est opérationnelle, la deuxième démontée par Fomico attend l’expertise de Harbin Electric, le fabricant chinois qui déterminera les pièces à commander avant de réinstaller la turbine. La troisième et la quatrième turbines à l’arrêt attendent la révision et les réparations usuelles. Ainsi, sur une capacité de 120 mégawatts, seuls 30 sont produits, sans garantie de pérennité pour la turbine I.

Le directeur de la production et du transport d’E²C, Armel Itoua Ibara Mbimbi, a rassuré que la société va procéder à la remise en état des groupes n°4 et n°3, qui sont actuellement immobilisés par manque d’accessoires.

Congo-rentrée scolaire : plus 400 mille manuels disponibles pour les élèves en milieu rural

Ces supports pédagogiques vont permettre aux apprenants de l’arrière-pays d’avoir les mêmes chances de réussite que ceux des grandes métropoles.

 

Plus de 400 mille manuels scolaires sont mis à la disposition des élèves vivant en milieu rural pour cette année scolaire 2025-2026. Ils concernent les matières principales notamment les mathématiques, le français, la lecture. Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, les a remis aux préfets lors d’une rencontre qui a eu lieu à Brazzaville.

L’initiative vise à mettre les élèves de l’arrière-pays dans les mêmes conditions d’apprentissages que ceux des grandes métropoles. Elle est appuyée par des actions de formation des enseignants, d’un suivi de l’impact sur les apprentissages et d’un dispositif de retour d’expérience pour améliorer les productions pédagogiques. Selon le directeur général de l’Institut national de recherche et d’action pédagogiques, Augustin Mombo, il est question de garantir à chaque apprenant l’accès à des manuels scolaires conçus selon les programmes en vigueur et qui tiennent compte de la réalité de l’environnement socio-culturel.

Congo : une réunion pour évaluer les résolutions relatives à l’extension du PAPN

Les experts ont examiné entre autres le périmètre concédé pour le projet, la formalisation des modifications et des compensations, le démarrage des activités d’Al ports sur le remorquage.

 

Le projet d’extension du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) prévoit la construction d’un quai de 750 mètres, sur une superficie de 28 hectares, avec une profondeur de 17 mètres. L’objectif des travaux est de renforcer la compétitivité du PAPN et de lui permettre d’accueillir des navires de plus grande taille.

Le comité de suivi de la convention de concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) a tenu une réunion d’évaluation des résolutions relatives à l’extension et à la modernisation des installations portuaires. Au cours de celle-ci, les experts ont examiné le périmètre concédé pour le projet, la formalisation des modifications et des compensations, le démarrage des activités d’Al ports sur le remorquage, le pilotage et le dragage, ainsi que l’impact du projet d’extension du Môle Est. Aussi, redevances de concession et l’utilisation temporaire d’une zone destinée à l’installation du chantier.

Selon le directeur général du Port, Séraphin Bhalat, la réunion du comité avait pour but de suivre les engagements pris dans l’avenant n°3 du projet, signé en août 2023, et d’évaluer l’avancement des décisions arrêtées lors de la précédente rencontre, afin d’identifier les ajustements nécessaires à apporter.

Congo : Serge Mombouli élevé au rang de commandeur à titre posthume

L’ex-ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique a été inhumé le 29 septembre au cimetière du centre-ville de Brazzaville.

 

Le Palais des congrès a servi lundi 29 septembre de cadre aux derniers hommages de nation à Serge Mombouli, ex l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a décerné à sa dépouille à titre posthume le grade de commandeur dans l’ordre national de la paix. Une reconnaissance de la nation au défunt pour loyaux services.

« M. Serge Mombouli, au nom de la République, nous vous faisons commandeur dans l’ordre national de la paix », a déclaré le président Denis Sassou N’Guesso, avant de déposer la gerbe de fleurs au pied de la chapelle ardente érigée pour la circonstance.

Fils d’un diplomate, Serge Mombouli est né en 1959 à Pointe-Noire. Titulaire d’un diplôme en droit des affaires, obtenu au Conservatoire national des arts et métiers de Paris, il était un expert en négociation commerciale. Il a démarré sa carrière professionnelle dans la compagnie aérienne panafricaine Air Afrique avant de s’installer aux Etats-Unis à la fin des années 1990 et de devenir un businessman.

Avant sa nomination officielle, il a œuvré de 1997 à 2001 au renforcement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Congo, jouant un rôle central dans la promotion de la coopération en matière de gouvernance, de développement international et d’investissement étranger. Il fut pendant cette période vice-président du groupe AWE à Houston, et vice-président des opérations internationales et de développement de projets au sein de Transworld consortium corporation à Houston, au Texas.

Serge Mombouli est décédé le 5 septembre dernier aux Etats-Unis à l’âge de 66 ans.