Eliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 : le Congo face au Sénégal ce mardi

Les Diables rouges affrontent, ce mardi 07 septembre 2021, au stade Alphonse-Massamba-Débat, les Lions de la Teranga du Sénégal.

 

L’équipe nationale du Congo va affronter celle du Sénégal ce mardi au stade Alphonse-Massamba-Débat à Brazzaville. Ce match va compter pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.

L’enjeu de cette rencontre, la première place du groupe occupée provisoirement par la Namibie après sa victoire à Lomé 1-0 face au Togo. Conscient de cet enjeu, Paul Put, le sélectionneur des Diables rouges, s’attend à un match compliqué face aux Lions de la Teranga  qui restaient sur un match nul de 0-0 lors de leur dernière prestation à Brazzaville.

«Le match va être difficile parce que le Sénégal est l’une des meilleures sélections en Afrique. C’est une équipe qui joue depuis 4 ou 5 ans ensemble alors que nous sommes en train de construire une vraie équipe pour bien assurer notre futur. Mais de toutes les façons, nous allons jouer avec le cœur en pensant à notre public. On va tout faire pour obtenir un bon résultat. Cela va être compliqué mais, nous ne devons pas avoir peur. Nous allons jouer sans complexe », a déclaré le sélectionneur des Diables Rouges, Paul Put.

Les Diables rouges ont livré leur dernière séance d’entraînement le 6 septembre au stade Alphonse-Massamba-Débat avec un effectif presque complet. Seul Nolan Mbemba manquait à l’appel.  Il souffrait d’un écoulement de ventre.  Depuis leur retour au pays, les Diables rouges ont bien répété leur gamme.

Congo-enseignement : les acteurs du secteur révisent les programmes

Le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation (Meppsa), en collaboration avec les partenaires éducatifs, révise les programmes d’enseignements pour la promotion d’un meilleur apprentissage.

 

Le projet d’appui à l’amélioration du système éducatif (Praased), financé par la Banque mondiale, révise les programmes d’enseignement général pour les classes de CP1, CP2, 6e et 5e dont la dernière correction des curricula a eu lieu, il y a près de vingt et un ans.

Les disciplines concernées par cette révision sont, entre autres, le français, les mathématiques et les sciences. Dans les vieux programmes, plusieurs insuffisances ont été révélées, notamment la surcharge des contenus renvoyant à une saturation en notions à dispenser aux enfants, la redondance des notions à enseigner sur plusieurs niveaux avec les mêmes objectifs généraux et spécifiques ainsi que le manque de verticalité de notions entre ce qui se fait au primaire ou au secondaire.

Le coordonnateur du Praased, Calixte Kolyardo, a rappelé que cette activité s’inscrit dans le cadre de la stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025, révisée pour la période 2021-2030, qui prévoit l’amélioration de la qualité de l’éducation, avec des supports pédagogiques rénovés pour la promotion d’un meilleur apprentissage.

En effet, depuis octobre 2019, le Meppsa a entrepris, sur la base des résultats des assises sur les réformes curriculaires de Brazzaville en 2010 et des orientations d’un cycle d’enseignement de base de dix ans qui intègre l’enseignement des sciences dans le programme du primaire, le processus de révision des curricula.

Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou, a souhaité que ce tableau sombre soit changé. « Le discours sur les constats et des plaintes concernant la qualité de l’éducation est devenu récurrent et nous voulons au moins changer ce tableau sombre », a-t-il indiqué. Il a appelé les participants à plus de maturité intellectuelle pour rendre perfectibles les documents soumis à leur appréciation.

Au terme de ce processus, un autre champ de révision des programmes va s’ouvrir dans les prochains mois pour les classes de CE1, CE2, CM1 et CM2 pour le cycle primaire et pour celles de 4e et 3e pour le cycle du collège. Signalons que la communauté éducative congolaise et d’autres partenaires internationaux ont participé à la réécriture de ces programmes.

 

 

Congo : le gouvernement devant le Parlement ce 6 septembre

Ouverte le 3 septembre, la treizième session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’achève ce lundi après le débat d’orientation budgétaire.

 

Le troisième débat d’orientation budgétaire de la 14e législature sera une occasion pour les députés et les membres du gouvernement de débattre du cadre budgétaire, des politiques publiques ou modèles économiques en matière de santé, d’éducation, d’agriculture et d’industrialisation.

Selon le président de la chambre basse du Parlement, Isidore Mvouba, il s’agit d’une opportunité de choix qui sera donnée aux députés d’intervenir en amont, de manière informée, à une meilleure définition des objectifs de la politique budgétaire du pays. « Il convient de souligner qu’il ne s’agit pas d’une simple formalité, loin s’en faut ! c’est un moment clé dans le processus de la préparation du budget, exercice 2022, en tenant compte des perspectives économiques préconisées dans le cadre budgétaire à moyen terme, période 2022-2024, et des cinq priorités fixées par le gouvernement », a rappelé Isidore Mvouba à l’ouverture de la 13e session extraordinaire.

En effet, les cinq priorités fixées par le gouvernement sont le rétablissement des équilibres macroéconomiques; la relance de l’économie fortement secouée par les crises économiques et socio-sanitaires ; l’accélération de la diversification de l’économie ; la lutte contre la corruption ; la création d’emplois. « En ligne de mire, il y a nécessairement : l’amélioration de la gouvernance ; la réduction du train de vie de l’Etat ; la lutte contre les antivaleurs; la restauration de l’autorité de l’Etat ; la permanence du dialogue social », a-t-il poursuivi, précisant que les Congolais attendent beaucoup de l’action publique et du plaidoyer à faire par la représentation nationale.

Le débat d’orientation budgétaire sera, sans nul doute, l’occasion pour les députés de rebondir sur la question des dépenses effectuées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Ce point avait animé les débats le 13 août dernier, à l’occasion de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. En effet, certains députés avaient dénoncé le fait que de trente-cinq milliards, les dépenses sont passées  à quatre-vingts milliards FCFA sans l’accord du Parlement. Cela au moment où la force publique n’a plus reçu de financement depuis neuf mois.

« …On ne peut pas passer de trente-cinq milliards dont dix du fonds covid-19 à quatre-vingts milliards FCFA aujourd’hui. Si nécessité y était, qu’est-ce qui peut justifier que depuis  novembre 2020, on n’ait pas pu financer les services de sécurité ?… L’adoption de la loi de finances rectificative était une occasion pour le gouvernement de nous expliquer tout cela. Le fonds covid-19 est abondé par la vente des cargaisons de pétrole. Il suffisait au gouvernement de prendre les décrets d’avance, c’est l’argent public, et nous parlementaires, sommes l’autorité budgétaire », déclarait le président de la commission Economie et finances, Maurice Mavoungou.

Notons que la session extraordinaire du Parlement a permis également aux députés et sénateurs d’autoriser la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour la 26e fois depuis la survenue de la pandémie de covid-19.

 

 

Congo : une opération d’assainissement au laboratoire national

Elle a été organisée par agents de la primature dans le cadre de l’opération « ville propre », menée le premier samedi de chaque mois.

 

Les agents de la primature ont organisé, le 4 septembre, une grande opération d’assainissement au laboratoire national de santé publique. Elle était conduite par le secrétaire général de la primature, Jean Philippe Ngakosso, les cadres et agents, appuyés par le personnel du Laboratoire national. Pelles, machettes, râteaux, fourches et balais en mains, ils ont nettoyé la cour, coiffé les herbes puis ramassé les immondices qui jonchaient çà et là, pour donner à cet établissement public de grande importance un nouveau visage.

« C’est un mot d’ordre du chef de l’Etat qui est mis en œuvre par le gouvernement. Le Premier ministre nous a instruits de l’appliquer dans la stricte rigueur. Le choix de cet endroit est stratégique, étant donné que nous sommes en cette période de coronavirus. Ici, des foules viennent effectuer les tests PCR et de l’autre côté, il y a le Centre de transfusion sanguine. Ces deux lieux qui sauvent des vies doivent donc être tenus dans la propriété », a souligné Jean Philippe Ngakosso.

Lancée en 2018 par l’ancien Premier ministre, Clément Moumba, l’opération « Villes et villages propres », initiée pour assainir l’environnement, a été arrêtée dès l’apparition de la covid-19 au Congo, en 2020. Elle a été relancée récemment par l’actuel Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Congo : un projet pour l’amélioration de la gouvernance forestière

Ledit projet a été signé entre l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) et la délégation de l’Union européenne (DUE) au Congo.

 

Financé à hauteur de 500 000 euros (327 978 500 FCFA) par l’Union européenne, pour une durée de trente-deux mois. Ce nouveau projet ASP s’inscrit dans le cadre des actions que mène l’ATIBT en République du Congo depuis son installation en 2018, grâce à un accord de siège signé en 2015. L’objectif de ce projet est de permettre aux associations professionnelles du secteur forestier congolais de contribuer à l’amélioration de la gouvernance forestière en vue d’une gestion durable, inclusive et plus transparente des ressources forestières.

Il permettra également à ces associations de disposer des compétences permettant d’informer et de communiquer auprès de l’ensemble des opérateurs du secteur privé forestier de manière appropriée, tout en prenant en compte la dimension genre sur le processus APV-FLEGT.

Pour ce faire, deux associations professionnelles présentes au Congo dans le secteur forestier sont ciblées dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet. Il s’agit des groupes Unibois et Unicongo. Outre ces deux groupes, l’ensemble des entreprises du secteur forestier exerçant au Congo est également concerné, notamment les entreprises forestières non encore affiliées à un syndicat.

Notons qu’au Congo, depuis 2018, l’ATIBT mène sur le terrain des activités de concertations et d’informations du secteur forestier privé national avec l’appui de plusieurs bailleurs internationaux, à savoir l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Fonds français pour l’environnement mondial, le Programme de promotion de l’exploitation certifiée des forêts, l’UE, la coopération britannique.

Congo : les pharmaciens veulent un cadre de formation continue

C’est une proposition faite par le bureau du Comité de réflexion pour l’innovation pharmaceutique (Crip) au gouvernement.

 

Le bureau du Comité de réflexion pour l’innovation pharmaceutique (Crip) a sollicité le 4 septembre à Brazzaville, auprès de l’Etat, la mise en place d’un cadre de formation continue des professionnels de la pharmacie et du médicament.

Les membres du Crip se sont réunis le 04 septembre dernier à Brazzaville. Au cours de cette rencontre ils ont proposé au gouvernement la mise en place d’un cadre de formation continue des professionnels de la pharmacie et du médicament ; d’accélérer le processus de promulgation de la loi pharmaceutique et de biologie médicale, ainsi qu’une stratégie de promotion de médicaments génériques.

C’était aussi l’occasion pour eux, d’évoqué l’arrêt momentané du service dans les officines pharmaceutiques intervenu en début de semaine, suite à la vandalisassions de la pharmacie Tahiti, située à Bacongo, par les vendeurs illégaux de médicaments à l’issue d’une opération menée par les services de police.

Par la même occasion, ils ont assuré « les autorités publiques et administratives, notamment le ministère de la Santé, que ce type d’interruption du service pharmaceutique ne se reproduira plus ».

Pour lutter contre les médicaments de qualité inférieure, les professionnels de la pharmacie et du médicament sollicitent à l’Etat de créer un comité interministériel et la mise place d’un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments et des aliments.

Congo : la Riac s’est ouvert ce 3 septembre

La neuvième édition de Rencontre internationale d’art contemporain de Brazzaville (Riac) commence ce 3 septembre à Brazzaville, sur le thème « Habiter la terre ».

 

Organisé par les ateliers Sahm en partenariat avec l’Institut français du Congo (IFC), l’évènement réunira en biennale des artistes venant de plusieurs pays d’Afrique, du 3 au 25 septembre, dans la capitale congolaise. La Riac se poursuivra en itinérance avec les artistes nationaux jusqu’en décembre prochain, dans les différents quartiers de Brazzaville et différentes localités du pays à l’instar de NKayi, Dolisie, Owando, Oyo et Pointe-Noire.

La rencontre sera ponctuée par les workshops, les débats d’idées, les performances dans les rues de Brazzaville, les concerts, les spectacles de théâtre et de danse, les expositions d’œuvres d’art, des projections cinématographiques.

A travers son thème inspiré de l’ouvrage Nous habitons la terre de Christiane Taubira, l’ex-ministre française et Garde des sceaux, cette neuvième édition rappelle aux uns et autres que malgré les appartenances culturelles, raciales, religieuses et politiques, tout le monde partage les réalités de cette planète, de manière quasi instantanée, à quelques fuseaux horaires près.

Initiée par Bill Kouelany, artiste, écrivaine et scénographe congolaise, la Riac est une plateforme qui a pour objectif de promouvoir l’art et le partage des savoirs. Elle offre plus de visibilité à la création artistique congolaise sur la scène internationale et promeut les différents domaines culturels du Congo en particulier et africain en général.

Congo : transparence des finances publiques, une commission de plus?

Pour répondre aux exigences du Fonds monétaire international (FMI), qui demande aux autorités de mieux gérer l’argent du pays, le Congo-Brazzaville a créé il y a neuf mois une Commission nationale pour la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR). Mais la société civile congolaise s’interroge sur ses pouvoirs réels.

Veiller à la bonne application du Code de transparence et de responsabilité fiscale, telle est l’une des principales missions assignées à cette commission qui compte onze membres qui ont tous prêté serment.

« Les finances publiques ne peuvent pas être gérées n’importe comment. On les gère selon les normes. Ces normes doivent être respectées. Si elles ne le sont pas, nous le rappelons et nous redressons sur la base d’un rapport que nous adressons aux autorités, notamment au président de la République et au Premier ministre », a expliqué Joseph Mana Fouafoua, son président.

Sous la tutelle du ministre de la Justice

La commission n’a pas le pouvoir de répression. Ses enquêtes sont soumises à l’appréciation du ministre de la Justice qui est sa tutelle. « Nous sommes une institution indépendante. Mais nous n’avons pas le pouvoir de coercition. Il faut savoir que parmi les autorités qui sont destinataires de notre rapport, il y a le ministre de la Justice. C’est à lui de prendre la décision s’il faut, oui ou non, punir. C’est à lui de faire son travail », a argumenté M. Mana Fouafoua.

Membre de la coalition congolaise « Publiez ce que vous payez », Brice Makosso se demande pourquoi cette tutelle revient au ministère de la Justice, qui ne gère pas les deniers publics. « Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement de la République a mis cette commission sous la tutelle du ministère de la Justice. Je crains que cette commission ne serve à rien. Ce n’est pas le ministère de la Justice qui gère la fiscalité congolaise ou encore les finances. Il fallait la mettre sous la tutelle du ministère des Finances, pour qu’elle travaille effectivement », s’est indigné M. Makosso.

Quid des membres de la commission

La Commission nationale pour la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques n’a pas de membre femme. Deux de ses membres ont été désignés par la société civile et deux par la presse. Les autres l’ont été par les responsables des institutions, l’Assemblée nationale ou le Sénat.

Cela remet-il en cause son indépendance ? Le président Joseph Mana Fouafoua répond : « C’est un mode de désignation tout simplement ; cela ne veut pas dire que ces membres représentent ces autorités. Quand on crée une institution, on indique comment les hommes qui doivent la diriger sont choisis. Par rapport à notre travail, ils ne sont pas soumis à l’autorité de ces hauts responsables », s’est-il justifié.

Mise en place depuis neuf mois, la CNTR vient à peine de démarrer ses activités à cause d’un manque de financements.

Congo-Éliminatoires Mondial 2022 : les Diables rouges font un nul face à la Namibie

Les Diables Rouges ont fait match nul avec la Namibie sur un score de 1-1 but. Cette rencontre comptait pour les éliminatoires du mondial 2022.

 

Pour cause de non-homologation du stade Sam Nujoma à Windhoek, la Namibie n’était plus apte à disputer les matchs internationaux sur son sol. Aussi, la rencontre Namibie – Congo s’est-elle jouée sur terrain neutre, notamment au Orlando Stadium omnisports situé à Orlando dans le township de Soweto au sud de Johannesburg en Afrique du Sud.

D’une capacité de 40 000 places, ce stade est principalement utilisé pour le football mais il peut également accueillir des rencontres de rugby.

Là, les Diables Rouges qui ont visiblement eu des problèmes de coordination, dans leur regroupement épars, ont été cueillis à froid, dès la 24ème minute, par un certain Hambira.

Très peu inspirés, les Congolais se sont regroupés pour tenter de conserver ce score qui en soit, n’était pas une catastrophe. Ils ont ainsi tenu jusqu’à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Congolais ont assiégé le camp namibien. Un harcèlement qui a payé, car à la 57ème minute, le même Charles Hambira héros d’un peuple, devenait l’anti-héros, en trompant son propre gardien et remettait les deux équipes à égalité.

Les Congolais qui sur leurs installations, affronteront le Sénégal le 7 septembre prochain.

Congo : les potentialités socioéconomiques des départements au centre des échanges

Réunis dans le cadre de la deuxième édition des Matinales de l’intelligence économique, des experts ont échangé sur les potentialités socioéconomiques des départements pouvant contribuer au développement économique national.

 

Placée sur le thème « Intelligence économique et attractivités départementales : « outils et méthodes », la deuxième édition organisée par l’Institut national d’intelligence stratégique (INIS) a permis aux participants d’ouvrir un débat sur la question de l’attractivité socioéconomique des différents départements, comment enrichir l’existant national en vue de renforcer leur attractivité, une initiative visant  à présenter l’architecture d’un dynamisme territorial culturel, événementiel, économique, touristique à travers trois leviers, à savoir le développement de nouvelles synergies grâce à une dynamique collective forte, l’organisation et la promotion d’une offre de développement locale lisible et véhiculer une image aussi bien positive que partagée.

Selon Patrice Passy, président de l’Université des connaissances africaines, chef de projet « Les matinales de l’intelligence économique », la discussion entre experts sur les potentialités socioéconomiques des départements est une innovation ayant pour but de présenter une politique de marque territoriale, tout en s’appuyant sur un travail de fond en ce qui concerne la structuration de l’offre d’attractivité socioéconomique d’un département.

« Les matinales de l’intelligence économique sur l’attractivité économique de nos départements privilégient une approche essentiellement pragmatique : il ne s’agit pas de se livrer à une analyse systémique et de bâtir de nouvelles organisations, mais plutôt de dresser une image des expériences mondiales et des potentialités nationales afin de tracer quelques pistes pratiques financièrement réalistes de nature à améliorer en continu une situation, dans une logique d’offres de solutions innovantes et de co-construction », a expliqué Patrice Passy.

Lors de cette dixième édition, trois projets susceptibles de contribuer au développement économique des départements et d’enrichir l’existant national ont été présentés parmi lesquels celui qui consiste à planter des flamboyants à Kintélé, dans le but d’embellir et rendre plus attractif cette commune. Pour ce qui est du deuxième projet, il s’agit de mettre en avant les potentialités de la ville de Mossaka, située dans le département de la Cuvette, en vue de la rendre plus attractive.

S’agissant du troisième projet, dénommé « Mwana mboka », il consiste à faire une reconstitution historique du pays pendant la période précoloniale et pré-esclavage, afin de dynamiser davantage le tourisme dans la partie méridionale.

« L’intelligence économique est une nouvelle façon de regarder ces questions. Elle est aussi un vecteur puissant d’innovation sur toutes les questions en rapport avec la géostratégie, la géoéconomie, les innovations de rupture, l’innovation sociale, la cohésion sociale, la production des réponses endogènes face aux dynamiques africaines », a déclaré Patrice Passy.

A noter que l’organisation de ces matinales de l’intelligence économique par l’INIS a pour seul but d’enrichir l’existant national afin de mettre en lumière les nouveaux paradigmes, les dispositifs techniques et les solutions endogènes africaines. La troisième édition aura lieu en octobre prochain.