Congo : comment améliorer les conditions d’accès à l’eau des populations

Le sujet était au centre d’un échange entre le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré Sayi, et la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance  (Unicef), Chantal Umutoni, le 27 janvier à Brazzaville.

 

La rencontre entre les deux personnalités était focalisée sur politique de l’eau et de l’assainissement 2022-2030 au Congo.

« Au cours de cette année, nous allons nous focaliser dans certains départements qui ont un accès assez faible à l’assainissement, notamment dans des départements ruraux. Nous allons identifier, avec le ministère, là où il y a des besoins les plus urgents pour pouvoir aider ces communautés à améliorer leurs conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement », a annoncé la représentante de l’Unicef en République du Congo, à l’issue de la séance de travail.

Les deux parties ont passé en revue les projets et activités prévus pour cette année. « L’Unicef accompagne le ministère d’une manière globale et nous ne travaillons pas en termes de projets spécifiquement mais plutôt en termes de programmes. Nous appuyons le ministère du point de vue technique et financier dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, mais particulièrement au niveau de l’assainissement en milieu rural », a souligné Dr Chantal Umutoni.

Congo-festim Brazza Awards : Florian Koulimaya est le meilleur catalyseur de la jeunesse congolaise

Il a été récompensé le 21 janvier dernier à l’hôtel Olympic Palace dans le cadre de la 2ème édition du festival d’images (Festim Brazza).

 

Florian Koulimaya reçoit le prix de meilleur catalyseur de la jeunesse congolaise. C’était le 21 janvier à l’occasion du Festim Brazza. Cette distinction vient booster le travail que Florian Koulimaya mène depuis 2015 au sein de son association, dénommé « Les jeunes cadres ».

« Je considère cette récompense comme étant un stimulant qui pourra me rappeler sans cesse que je dois décupler d’efforts pour jouer ma partition dans cette quête perpétuelle du développement inclusif, endogène et durable de notre pays.  Je rends un vibrant hommage à tous les membres de l’association Les jeunes cadres et les appelle à poursuivre notre chemin, à agir pour le bien de la société et à répondre toujours aux besoins sociaux, car si nous avons pu avoir l’assentiment du jury, c’est parce qu’il a constaté la pertinence des actions », a-t-il déclaré.

Comme lui, soixante-trois autres jeunes ont été distingués dans leurs domaines d’activités respectifs en 2021. Ces jeunes congolais se sont illustrés dans les actions socio-culturelles ces dernières années, dans le cadre de la relance des activités éducatives.

Bon à savoir, le Festim Brazza Awards Congo s’appellera désormais Festim Afrique. La première édition se tiendra en République démocratique du Congo.

Congo : la sorcellerie et la justice aux «Ordalies, le tribunal de l’invisible»

« La sorcellerie est aussi une source de poésie, de mysticisme et d’identité », s’enthousiasme Corto Vaclav. Le jeune cinéaste français montre dans « Ordalies, le tribunal de l’invisible » une justice basée sur des pratiques très mystiques qui se retrouve au cœur d’un système de réconciliation aussi surréaliste qu’efficace. Une pépite cinématographique présentée au Festival international du documentaire (Fipadoc), à Biarritz.

On peut être subjugué ou terrifié par votre documentaire, en tout cas, les scènes sont tellement extraordinaires qu’on ne comprend pas grand-chose avec la tête. Vous et votre coréalisateur Hadrien La Vapeur, vous explorez depuis des années les univers de l’invisible et de la sorcellerie au Congo. Après Kongo, où vous avez suivi un guérisseur, vous nous plongez dans les Ordalies, le tribunal de l’invisible. Quel regard posez-vous dans votre nouveau film sur le Congo-Brazzaville ?

Dans ce film, on a eu la possibilité d’être dans un tribunal qui gère des affaires de sorcellerie. C’était l’endroit idéal pour faire une photographie de la société, dont ses croyances qui s’inscrivent dans la société moderne, dans le monde d’aujourd’hui. C’était le moyen d’attaquer un problème assez complexe : la sorcellerie, la magie, qui sont omniprésentes au Congo. Nous montrons cette omniprésence. Nous n’avons pas voulu rester attachés à une version sombre de la sorcellerie, parce que c’est pour nous aussi une source de poésie, de mysticisme et d’identité. Et on a eu la chance d’avoir des histoires difficiles, mais aussi des histoires beaucoup plus lumineuses, par exemple liées aux « sirènes ». Nous voulions montrer que la spiritualité aujourd’hui, dans le monde contemporain, peut être une source de créativité.

Qu’est-ce que c’est un tribunal de l’invisible et une juridiction coutumière dans ce quartier populaire de Makélékélé à Brazzaville ?

Une juridiction coutumière, c’est une juridiction qui est en complément des tribunaux d’instance. Il faut savoir, au Congo, tout est calé sur le code légal français et la Constitution de la Ve République. Mais cela crée un conflit avec les règles traditionnelles, si ce n’est que sur l’héritage. La tradition au Congo est matrilinéaire et la loi congolaise moderne est patrilinéaire. Donc, cela crée énormément de conflits. Et les juridictions traditionnelles sont là pour rendre la justice au regard de la tradition, lorsque les gens savent que la justice des « Blancs » – comme ils l’appellent – ne leur rendra pas justice.

Quels conflits sont jugés devant ce tribunal de l’invisible ?

Il y a beaucoup d’affaires d’accusation de meurtres. Par exemple, quand il y a des successions de décès dans une famille, on va se demander qui est à l’origine de tous ces malheurs. Les gens dans une famille vont s’entre-accuser. La fonction du tribunal va être de démasquer le sorcier, mais, au fond, de réconcilier les familles. C’est le plus dur, de réparer les tissus déchirés par les accusations de sorcellerie. Une autre affaire montrée dans notre film est une sorte de détresse amoureuse d’un homme qui était marié avec un esprit, un esprit d’une sirène. Un jour il s’est fait voler, kidnapper, sa femme-sirène. Donc, il vient porter plainte au tribunal, pour qu’on puisse la lui rendre. Il y a tout ce large panel d’affaires.

Que se passe-t-il quand quelqu’un refuse de se soumettre au tribunal et n’accepte pas le jugement ?

Les juges ont un seul outil légal réel, à part d’imposer des amendes. Ils ont le droit d’émettre un mandat d’amener auprès de la police. Si quelqu’un ne vient pas aux convocations ou si quelqu’un ne veut pas appliquer ce qui a été dans les réquisitions et les jugements, alors ils ont le droit d’envoyer la police. Et la police doit faire appliquer leur jugement. Ils ne peuvent pas emprisonner ou appliquer la peine de mort directement, etc.

Avec quel genre de juges avons-nous affaire dans votre film : des magistrats, des sorciers, des médecins ésotériques ?

Pour moi, ce sont des sages, des personnes qui maitrisent la tradition. Ils sont un peu comme le roi Salomon. Ils savent rendre des jugements dans des situations impossibles. Ils savent couper la poire en deux. Ils ont cette sensibilité humaine et cette sagesse de pouvoir trouver vraiment l’épine qui crée tous ces problèmes autour, et de résoudre et de réconcilier les familles. Ils sont tout à la fois : des médecins ésotériques, des sages, des juges, des avocats… Et ils sont vraiment en mission pour aider le peuple à trouver des solutions aux problèmes.

En revanche, les méthodes employées semblent également être très « sorcières ». En même temps, ils réussissent d’avoir des résultats étonnants, voire troublants : des ennemis jurés qui se réconcilient, se donnent la main, s’embrassent, trinquent ensemble. Avez-vous eu le sentiment que cette jurisprudence coutumière fonctionne ?

Je crois que cela marche vraiment. Leur mission est essentielle. Ils permettent aux gens de ne pas se rendre justice eux-mêmes. Pour beaucoup d’affaires de familles, d’affaires traditionnelles ou mystiques, à l’époque, on brûlait arbitrairement les sorciers ou celui qu’on accusait d’être sorcier. Maintenant, ce n’est plus possible, grâce à ce tribunal. Ce sont eux qui prennent en charge la « mise à mort » symbolique du sorcier, grâce à un instrument magique. Le rituel du « mortier » est l’épreuve finale, l’ordalie finale, qui permet de réintégrer le sorcier, puisqu’il ne peut plus nuire. En fait, ils neutralisent les sorciers au lieu de les tuer. Ce qui permet aux gens de continuer à vivre ensemble.

À la fin, les juges vont sacrifier devant vous un chèvre pour assurer la réussite de ce « film réalisé par les Blancs ». Qu’est-ce que cela change pour votre film et votre regard sur cette pratique ancestrale ?

Quand on arrive au Congo et qu’on veut travailler sur une dimension de l’invisible, c’est-à-dire mystique, etc., on demande l’autorisation aux hommes. Mais il faut surtout demander l’autorisation aux esprits à travers les hommes. Ce rituel qu’on voit à la fin du film, ce sacrifice d’un cabri, ce n’est pas nous qui l’avons demandé, ce sont les juges qui l’ont imposé pour qu’on se présente aux esprits des anciens juges. C’est-à-dire les ancêtres qui étaient les juges dans ce tribunal. Maintenant ils sont désincarnés, mais ils continuent à gouverner depuis l’autre monde, car au Congo, les morts ne sont pas morts. Pour cela, il faut toujours demander l’autorisation aux morts pour n’importe quel projet.

Au Congo-Brazzaville, les Congolais eux-mêmes ont-ils réalisé des films sur ces pratiques et leur juridiction coutumière ? Ou est-ce votre regard extérieur qui les met face à leurs pratiques ?

Les Congolais font assez peu de films sur la sorcellerie, parce que, pour eux, ce n’est pas quelque chose où on va par curiosité. Ils vont consulter un magicien quand ils ont vraiment un problème. Ils n’y vont pas comme ça pour lui poser des questions. C’est la raison pour laquelle il y a assez peu de films. Il y en a un film, qui a été fait il y a très longtemps sur le tribunal. En revanche, il suivait seulement une affaire qui n’était pas vraiment liée à l’invisible, le sujet n’a pas été abordé. Même du côté Kinshasa, dans le documentaire, il y a assez peu de films sur la magie et la spiritualité, parce que c’est quelque chose qui fait peur, même aux Congolais. Nous aussi, cela nous fait peur, mais comme nous sommes un peu plus un pas de côté, nous sommes moins impliqués dans ces angoisses d’être attaqué nous-mêmes.

Congo : un concours pour des journalistes du web

C’est dans le cadre du projet Digital for development (D4D) Hub Union africaine-Union (UA-UE) qu’est organisé ce concours.

 

Le concours est ouvert à tous les journalistes africains qui ont pour support les médias en ligne. Il s’agit de mener une enquête sur l’impact des technologies numériques dans la vie des populations du continent africain. Et aussi sur les politiques nécessaires pour tirer parti des avantages à des fins de développement durable et inclusif.

Pour y participer, les candidats sont invités à envoyer un article détaillé ou un reportage sur l’un des sujets suivants : connectivité, compétences numériques, entrepreneuriat numérique, e-gouvernance, e-commerce, cyber-sécurité, vie privée et protection des données.

« Les articles ou reportages proposés devront avoir déjà été publiés dans un média en ligne. Nous recherchons des histoires de qualité et détaillées qui contribuent à sensibiliser à l’importance de construire une économie et une société numérique qui ne laissent personne de côté », indique le communiqué de presse.

Le jury de ce concours sera composé de représentants des partenaires de mise en œuvre du D4D hub UA-UE, selon les critères ci-après : l’objectivité, la pertinence, la clarté et les principes (attesté d’un engagement en faveur d’une transformation numérique centrée sur l’humain, qui contribue au développement durable et inclusif de l’Afrique.)

Le vainqueur va rejoindre la délégation du D4D Hub UA-UE qui se rendra en Estonie (Europe du nord), pour assister à une conférence sur l’e-gouvernance, qui se tiendra du 10 au 12 mai 2022. La date limite de candidature est fixée au 28 février prochain.

Le groupe Ballet Africa promeut les rythmes ethniques du Congo

Créé en 2008 à Banjul, en République de Gambie, sous la direction de Fred Rolleston Bibanzila Mouanga et Stevan Kiminou.

 

Le groupe Ballet Africa allie les traditions de quatre pays, à savoir Gambie, Guinée, Sénégal et Mali, en faisant côtoyer tambours, djembé, dumdums, balafons et maracas.

Groupe de danses traditionnelles africaines, chants, percussions et théâtre, le Ballet Africa est composé de huit artistes musiciens, percussionnistes et danseur(e)s, proposant un spectacle vivant mêlant percussions, instruments traditionnels, chants et danses, et puisant ses influences dans la tradition africaine, particulièrement congolaise.

Dans ce groupe, résonnent les rythmes des ethnies du Congo. Sa politique d’interculturalité en se penchant vers les autres cultures et traditions africaines, notamment sénégalaise, malienne et guinéenne, donne aux spectacles une personnalité rythmique résolument traditionnelle et particulière. En effet, arrivé au Royaume du Maroc, le groupe a eu un parcours artistique très varié et très migratoire, pendant lequel il a enregistré des départs, des échecs et même un manque de reconnaissance. Il a intégré d’autres ensembles de danses africaines. N’ayant pas les mêmes buts et objectifs artistiques, le groupe a repris sa vision fondée sur l’amour, la paix, le social et le respect.

Au demeurant, Ballet Africa a pour buts de promouvoir les échanges culturels ; transmettre un message positif fondé sur la tolérance et le respect mutuel ; sensibiliser la population sur le plan culturel, éducatif et social ; aider les organes publics et organisations non gouvernementales dans l’éducation des enfants de rues et les orphelins en mettant à leur portée l’opportunité de pratiquer l’art traditionnel ; informer et mobiliser, à travers la danse, la société face aux problèmes de l’heure ; contribuer au développement culturel en partageant et transmettant toute l’expérience artistique avec tous ; vulgariser et promouvoir les valeurs culturelles.

Son répertoire tient compte de la thématique des événements. Disposant d’un éventail riche de spectacles, le groupe Ballet Africa propose des thèmes ci-après : l’expression d’une mère incomprise « Mâ Ndona » de quarante minutes (un mélange de danses tradi-contemporaines, chants, percussions et théâtres) ; la femme « victime ou proie » de vingt minutes, dévoilant les tragédies que subissent les femmes victimes de dictature conjugales à travers de chants, danses, percussions et théâtres ; la migration « Immigré malgré moi » de quarante minutes, dévoilant les multiples causes, objectifs et conséquences de la migration des peuples subsahariens.

RDC-universités : les professeurs rallongent leur grève de 21 jours

Les enseignants, réunis au sein du Réseau des professeurs d’universités et instituts supérieurs du Congo, exigent l’amélioration de leurs conditions salariales.

 

Vingt et un (21) jours de plus pour la grève des professeurs d’universités et instituts supérieurs en République démocratique du Congo. Ils se sont réunis mercredi 26 janvier en assemblée générale dans la capitale congolaise Kinshasa. A l’issue de cette assemblée, il en ressort que la grève devient générale sèche et rallongé de 21 jours.

Ces enseignants, réunis au sein du Réseau des professeurs d’universités et instituts supérieurs du Congo, exigent du gouvernement l’amélioration de leurs conditions salariales, notamment la réalisation « sans délai » de la totalité de leur cahier de charges.

Les professeurs d’universités et des instituts supérieurs sont en grève depuis le 5 janvier 2022, date de la rentrée de la nouvelle année académique. Ils accusent le gouvernement de manque de considération et d’avoir fait du communiqué émis par leur rassemblement, une lettre morte.

Congo : l’hommage du peuple à Clément Mouamba

Ses obsèques ont eu lieu, le 26 janvier 2022, en présence du couple présidentiel arrivé dans la capitale de la Lékoumou 24 heures avant.

 

L’ex-premier ministre congolais, Clément Mouamba reposera désormais pour l’éternité dans sa villa « Anne Bibila » sise sur l’avenue Tsieh-Telé à Sibiti. Ses obsèques ont eu lieu, le 26 janvier 2022. C’était en présence du couple présidentiel arrivé dans la capitale de la Lékoumou 24 heures avant.

Après l’hommage officiel à Brazzaville, le couple présidentiel a mis le cap sur Sibiti, la capitale de la Lékoumou pour accompagner la dépouille de l’ex-premier ministre jusqu’à sa dernière demeure. Sur l’avenue Tsieh-Telé abritant la résidence de l’illustre disparu, les chants et danses étaient au rendez-vous, question pour les populations de rendre un dernier à celui qu’elles appelaient affectueusement leur « Champion ».

Peu avant l’inhumation, une messe des funérailles et des obsèques du premier ministre, Clément Mouamba a eu lieu dans sa résidence. Elle a été dite par Monseigneur Daniel Minzonzo, Evêque du diocèse de Nkayi. Dans son homélie  tiré du livre Mathieu (chapitre 25, versets 14-30), il a loué les qualités morales de l’illustre disparu. « Dans sa vie, il a fait du social son champ de prédilection… » Avant de soutenir que, Clément Mouamba était l’un des meilleurs premiers ministres, chef de gouvernement que le Congo a connu. Il a rappelé que, à des moments de crise économique, social et surtout avec le covid-19, il a tenu la barque.

Au nom de la famille, le fils aîné de Clément Mouamba, Yvan Mouamba, a pris la parole pour témoigner sa gratitude au couple présidentiel qui a fait le déplacement de Sibiti. Ce mot a été précédé par l’absoute prononcé par le doyen du clergé de la Lékoumou, Pierre Akandziami.

Avant d’accompagner la dépouille dans sa dernière, le couple présidentiel s’est recueilli sur la dépouille de Clément Mouamba suivi des présidents des institutions républicaines ainsi que de la famille.

A noter que, après les obsèques de Clément Mouamba, le couple présidentiel a regagné Brazzaville en fin d’après-midi.

Accord : le FMI va faire un crédit d’environ 455 millions de dollars au Congo

Le chef du gouvernement a exprimé sa reconnaissance envers la France qui, comme de nombreux autres partenaires, a joué un rôle clé dans les négociations.

 

A Brazzaville le 25 janvier 2022, Anatole Collinet Makosso, Premier ministre a eu un entretien avec l’ambassadeur de France au Congo le 25 janvier. Il s’est agi de parler de la signature du 21 janvier Washington à, aux Etats-Unis, de l’accord de trente-six mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant d’environ 455 millions de dollars américains entre la République du Congo et le Fonds monétaire international (FMI).

Le chef du gouvernement a exprimé sa reconnaissance envers la France qui, comme de nombreux autres partenaires, a joué un rôle clé dans les négociations ayant abouti à la conclusion d’un nouvel accord avec le FMI.

« Nous avons aidé, autant que possible, notre partenaire congolais à satisfaire aux exigences du Fonds monétaire international et nous en sommes ravis. Maintenant que l’accord est conclu, la France avait promis un appui budgétaire qui va venir. Une mission va arriver à Brazzaville dans quelques semaines pour finaliser cet appui budgétaire comme c’était convenu. Donc avec d’autres partenaires nous allons soutenir le Congo pour mettre en œuvre efficacement cet accord », a promis le diplomate français en poste à Brazzaville.

Selon lui, l’aboutissement de ce dossier est le résultat d’un travail conjoint mené depuis plusieurs mois. « C’est un processus d’efforts partagé que nous avons célébré ce matin pour nous en réjouir. Il faut également dire que ce n’est que le début du processus de réformes qui est une étape absolument impérative, obligée. Maintenant que la confiance est restaurée, le travail peut commencer sur les bonnes bases et nous avons rassuré le Premier ministre que nous resterons au côté du Congo pour l’aider à mettre en œuvre tout ce qui a été prévu à Washington », a conclu François Barateau.

Congo : un dernier hommage à Clément Mouamba

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien Premier ministre, Clément Mouamba (2016-2021).

 

En présence des corps constitués nationaux et diplomatiques, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien Premier ministre, Clément Mouamba (2016-2021) qui sera inhumé ce 26 janvier à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou.

« Un esprit consensuel et apaisant, chantre de la non-violence, un sens du compromis qui lui fait détester les conflits et les rivalités, Clément Mouamba a servi la République jusqu’au dernier jour de sa vie », a déclaré le secrétaire permanent de la Task force des politiques économiques et sociales, Rigobert Maboundou, donnant lecture de l’oraison funèbre d’une voix chargée d’émotion. Celui-ci fut, en effet, un des étudiants de l’illustre disparu dont il a par ailleurs été directeur de cabinet à la Primature.

L’ancien Premier ministre, Clément Mouamba, avait rendu l’âme le 29 octobre 2021 à Paris, en France, victime de la covid-19. La pandémie qu’il s’était pourtant engagé à combattre, quand il exerçait les fonctions de chef du gouvernement, a finalement eu raison de lui à l’âge de 78 ans. Le 25 janvier, en début de matinée, avant que la nation ne lui rende un dernier hommage, le Parti congolais du travail (PCT) lui a témoigné sa gratitude pour les services rendus à la nation dans une cérémonie solennelle présidée par le secrétaire général de ce parti, Pierre Moussa, en présence de nombreux responsables des formations politiques alliées, membres de la majorité présidentielle.

Parcours

La densité intellectuelle de l’illustre disparu a commencé à se constituer à l’école catholique de Moussounda où il a fait ses études primaires et secondaires, avant d’accéder au lycée technique 1er mai à Brazzaville. Clément Mouamba a ensuite obtenu une bourse pour la France où il a décroché un doctorat en sciences économiques. La Banque des Etats de l’Afrique centrale est l’institution au sein de laquelle il a passé nombre d’années de sa vie professionnelle.

De 1975-1979, il est conseiller économique du Premier ministre Henri Lopes ; de 1979-1983 Clément Mouamba a assumé les mêmes fonctions auprès du Premier ministre Louis Sylvain Ngoma. 1983-1992, il est conseiller économique et financier du président Denis Sassou N’Guesso. De septembre 1992 à juin 1993, Clément Mouamba a assumé les fonctions de ministre des Finances.

Sa longue carrière politique, faite de marxisme puis de social-démocratie, l’a conduit au PCT, sous le monopartisme, puis à l’Union panafricaine pour la démocratie sociale. Il est par la suite retourné au PCT, où il a été membre du bureau politique jusqu’à sa mort.  Le 23 avril 2016, Clément Mouamba est nommé Premier ministre, chef du gouvernement. Le tout premier de la nouvelle République après le référendum constitutionnel de 2015.

Son inhumation à Sibiti, où il est né le 13 novembre 1943, est un choix testamentaire pour son repos éternel sur la terre de ses ancêtres

Congo-pénurie de ciment : la Sonocc reprend sa production à partir du 31 janvier

L’annonce a été faite lundi 24 janvier dernier par le directeur général de la Société nouvelle des ciments du Congo (Sonocc).

 

Les Congolais observent depuis un certain moment l’augmentation vertigineuse du prix du sac de ciment qui est passé du simple au double, voire au triple.  Une situation qui préoccupe également le gouvernement qui a rencontré, le 24 avril, les responsables des sociétés de production de ciment, notamment Dangoté, Forspak et Sonocc. En effet, de ces trois cimenteries, seule Forspak fonctionne actuellement mais ne pouvant pas couvrir toute la demande nationale.

« Du côté de la Sonocc, le téléphérique est en panne, à cause de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, la commande que nous avons passée en France tarde à arriver. Mais, nous cherchons des véhicules pour assurer le transport du calcaire de la carrière à l’usine », a expliqué II Xingtao à la presse.

Selon lui, un accord est envisagé avec le directeur général de Dangoté pour que la Sonocc puisse s’approvisionner en calcaire à partir de l’usine de Dangoté. « C’est le moyen pour résoudre le problème actuellement. Pour la Sonocc, nous allons reprendre la production dès le lundi prochain afin de baisser les prix », a-t-il annoncé.

En effet, le ministre du Développement industriel a convoqué cette réunion pour savoir pourquoi la Sonocc et Dangoté ont arrêté la production. A l’issue de la rencontre, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes a pris l’engagement de résoudre le problème de ces deux sociétés afin de faire baisser le prix de ciment tout en gardant à l’esprit l’aspect bénéfice du côté des cimenteries.

Notons que la question de la spéculation du prix du ciment a interpellé les députés le 21 janvier dernier. Le député Venance Mania, donnant l’information à la plénière, a souhaité que le gouvernement s’en explique devant la représentation nationale. « Au mois de novembre 2021, la tonne de ciment coûtait 70 000 FCFA. Ce matin si nous vérifions chez les marchands, d’abord le ciment est devenu rare, le prix à ce jour est à 120 000 FCFA. C’est un problème sur lequel le gouvernement devrait nous éclairer parce qu’il est bien évident que nous ne pouvons pas gérer cette situation comme au début des années 2000. On ne peut pas passer de 70 à 120 000 FCFA la tonne en deux mois », s’est il indigné.