Congo : un projet sur l’autonomisation des femmes au centre d’un atelier

Un atelier d’identification du projet « Autonomisation des filles et femmes pour la capture du dividende démographique » (Swedd-Congo) s’est ouvert à Brazzaville le 1er février.

 

L’initiative est du gouvernement congolais avec l’appui du Fonds des Nations unies pour le développement (Fnuap) et la Banque mondiale et va s’achèver le 03 février prochain. Il est question d’une réflexion stratégique, conduite par le ministère de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale en vue de faciliter la compréhension des enjeux, défis et objectifs pour mettre en place un groupe de travail multisectoriel qui sera la structure de base devant élaborer le document projet.

Au Congo, les femmes représentent plus de la moitié, soit 51%, de la population estimée à 5 600 000 en 2021, a fait savoir le représentant assistant du Fnuap, Bénoît Libali. Plus d’une femme sur cinq est adolescente de 10 à 19 ans, correspondant à un pourcentage de 22% de la population, a-t-il poursuivi, tout en rappelant que les besoins non satisfaits en planification familiale atteignent 41%, chez les filles de 15 à 19 ans. La mortalité maternelle demeure élevée, l’indice d’inégalité de genre dans le pays est chiffré à 0,570…

En rappel, dans le but d’accélérer la création d’un environnement propice à la capture du dividende démographique, la déclaration de Brazzaville faite lors du forum des jeunes de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale sollicitait, entre autres, l’extension du projet Swedd aux pays d’Afrique centrale. Après une demande formelle faite par le gouvernement congolais, la Banque mondiale a répondu favorablement et une mission d’identification est en terre congolaise du 26 janvier au 4 février 2022. Le projet Swedd est donc une réponse concertée des chefs d’État du Sahel pour réduire la vulnérabilité des femmes et des filles et assurer leur autonomisation pour ainsi accélérer la transition démographique, stimuler le dividende démographique et  réduire les inégalités entre les sexes.

Pour sa part, le Fnuap accompagne ce processus à travers un appui technique du bureau pays et du bureau régional Afrique de l’ouest et du centre. L’agence onusienne, par la voix de son représentant assistant, Bénoît Libali, a réitéré son engagement à renforcer le partenariat avec la Banque mondiale pour aider le Congo dans la réalisation de l’initiative visant à intégrer l’autonomisation des filles, des femmes et de dividende démographique dans les efforts déployés en matière de développement.

Congo : le Sylaac réclame un quota de recrutement au ministère de la communication

Réuni à Brazzaville le 01 février 2022, le Syndicat libre des agents de la communication du Congo (Sylaac), s’est exprimé.

 

Un statut particulier, ce que demande le Syndicat libre des agents de la communication du Congo (Sylaac). Les membres dudit syndicat se sont réunis à Brazzaville le 1er février en session inaugurale. C’était une occasion pour eux de demander au gouvernement de prendre en compte, dans l’actuel projet du statut général de la Fonction publique, de tous les avantages inscrits dans le projet du statut particulier.

La doléance a été formulée dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la session inaugurale couplée à la célébration du 8e anniversaire du Sylaac, lu par le chargé de la communication, Blaz Ernest Kaya.

En effet, les agents de la communication réclament l’attribution d’un quota de recrutement au ministère de la Communication et des Médias afin de combler les vides laissés par les départs massifs à la retraite des agents, le non renvoi en arrière des dossiers déjà en circulation pour cause d’un éventuel remaniement de gouvernement.
Selon eux, l’attribution du quota au ministère de la Communication permettra de résoudre la question des bénévoles utilisés depuis des années dans les différents organes de presse.

Parmi les revendications figurent l’implication des partenaires sociaux dans la gestion du quota de recrutement des bénévoles, l’organisation et l’aboutissement tous les deux ans des commissions d’avancement paritaire, la révision à la hausse du financement de la redevance audiovisuelle versée par la société Energie électrique du Congo au ministère de la Communication.

Les agents ont également émis le souhait au gouvernement d’implanter un cabinet médical au Centre national de radio-télédiffusion, d’affecter des agents à la Nouvelle République, à l’Agence congolaise d’information et à la télédiffusion à Pointe-Noire ainsi que d’élaborer le statut juridique de la presse en ligne. Par ailleurs, les agents de la communication ont décrié le non-respect du traitement des agents en mission hors de Brazzaville et bien d’autres.

La cérémonie a été marquée par la mise en place des commissions en complément du bureau ainsi que d’un échange entre le bureau du Sylaac et les agents de la communication. L’échange a porté sur l’amélioration des conditions de travail de ces agents.

Pour sa part, le secrétaire général du Sylaac, Lucien Oko, a prodigué conseil aux nouveaux élus sur la disponibilité, le courage et le sacrifice dans la défense des intérêts des agents en cas de besoin. Il a, en outre, invité dans son allocution de clôture les agents de la communication à développer l’esprit de solidarité au sein de la corporation.

Congo : le compte rendu du Conseil des ministres

Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 31 janvier 2022 par visioconférence et sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Onze affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

  • Un projet de loi portant approbation des statuts de l’agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, au titre du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel ;
  • Quatre projets de décret au titre du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique ;
  • Quatre projets de décret au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi ;
  • Deux communications au titre du ministère de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local et de celui des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.

      I/- Ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel

Projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises

Invitée par le président de la République à prendre la parole Mme Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, a rappelé que la loi n°4-2020 du 26 février 2020 portant création de l’Agence de développement des Très petites, petites et moyennes entreprises, prévoit en son article 8 que ses attributions, son organisation et son fonctionnement sont fixés par des statuts approuvés en Conseil des ministres.

Les membres du Conseil ont donc examiné le projet de statuts soumis à leur approbation.

Après discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises.

      II/- Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique

Invité à son tour par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a soumis à l’examen et adoption du Conseil des ministres quatre projets de décret dont l’objet est de mettre en œuvre les dispositions pertinentes de la loi n°10-2009 du 25 novembre 2009 portant réglementation du secteur des postes.

Le projet de décret portant désignation de l’opérateur postal en charge du service postal universel doit permettre que les Congolaises et les Congolais bénéficient de l’offre minimale des services postaux de base, sur un marché fortement concurrentiel, dans lequel ces services essentiels ne sont pas pris en charge par les sociétés présentes dans le secteur marchand concerné.

C’est dans ce contexte que le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant désignation de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopéco) comme opérateur en charge du service postal universel.

Ensuite, le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités d’approbation des tarifs des services relevant du service postal universel et des services réservés ; ces services ayant été confiés exclusivement à l’opérateur postal en charge du service postal universel, à savoir Sopéco, le décret adopté lui donne la compétence pour fixer les tarifs de ces services.

Enfin, et pour compléter l’arsenal réglementaire organisant le service postal universel, le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de décret fixant, pour le premier, le poids limite des envois relevant des services réservés et, pour le second, fixant la liste des matières et des objets interdits dans les envois postaux par les usagers.

      III/- Ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi

Invité à prendre la parole, M. Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, a tout d’abord soumis à l’examen et adoption du Conseil des ministres un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national de l’éducation physique et sportive.

La création de cet important organe découle des grandes orientations données depuis plusieurs années au gouvernement par son excellence monsieur le président de la République, et visant la dynamisation de l’éducation physique et sportive au Congo.

Les réflexions tant nationales entérinées par le gouvernement que les décisions découlant d’instruments internationaux auxquels le Congo a souscrit, ont abouti à la nécessité de doter les pouvoirs publics d’un organe pédago-administratif à caractère consultatif, qui aura pour objet d’émettre des avis et de faire des recommandations sur toutes les questions relatives à l’enseignement de l’éducation physique et sportive.

Poursuivant son propos, le ministre Ngouélondélé a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres deux projets de décret portant organisation, pour le premier, des enseignements de l’éducation physique et sportive dans les écoles de formation professionnelle et, pour le second, organisation des enseignements de l’éducation physique et sportive dans les établissements spécialisés en République du Congo.

Ces deux projets de décrets, élaborés en application des dispositions de la loi n°11-2000 du 31 juillet 2000 portant organisation et développement des activités physiques et sportives, ont pour objet de combler un vide juridique lié à l’inexistence de programmes d’enseignement spécifique à ces matières, tout en luttant contre le déficit de formation constaté.

Le réaménagement des contenus de programme d’enseignement spécifiques permettra d’une part, d’ouvrir une nouvelle filière dans les instituts de formation des enseignants d’éducation physique et, d’autre part, d’intégrer des modules d’enseignements spécifiques à chaque type de handicap.

Enfin, le ministre Ngouélondélé a soumis à l’examen du Conseil des ministres un projet de décret portant enseignements, organisation et évaluation de l’éducation physique et sportive. Ce projet de décret vise à pallier l’absence de cadre réglementaire relatif à l’évaluation de l’enseignement de l’éducation physique et sportive dans notre pays.

Après discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant enseignements, organisation et évaluation de l’éducation physique et sportive

      IV/- Communications 

Enfin, le Conseil des ministres a suivi deux communications.

La première communication, présentée par M. Guy Georges Mbacka, ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, était relative à la concertation politique prélude aux élections législatives couplées aux élections locales prévues en juillet 2022.

Prenant la parole à cet égard, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé aux membres du Conseil des ministres que ces discussions attendues, qui réuniront la classe politique et la société civile, s’inscrivent dans sa volonté constante, depuis 1997, de privilégier la discussion et la concertation comme moyens de consolider la paix et le climat de concorde dans notre pays.

Le chef de l’Etat a insisté sur la nécessaire bonne foi et la volonté constructive qui doivent habiter les différents acteurs participant à cet important moment de la vie démocratique ; il a rappelé que le gouvernement a la responsabilité particulière d’apporter au débat qui sera engagé avec les différentes parties en présence tous les éléments d’appréciation, les avancées accomplies comme les obstacles éventuellement rencontrés dans la quête perpétuelle de l’approfondissement du processus démocratique au Congo.

Après ces orientations importantes du président de la République, le Conseil des ministres a décidé des date et lieu de tenue de la concertation politique prélude aux élections législatives couplées aux élections locales prévues en juillet 2022.

Ainsi, la concertation aura lieu du 3 au 6 mars 2022 à Owando, chef-lieu du département de la Cuvette.

La seconde communication, présentée par Mme Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, née Goma, ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, était relative à la situation des catastrophes humanitaires dans le nord-Congo et les solutions envisagées.

La recrudescence des précipitations et des inondations qui s’en sont suivies depuis le dernier trimestre de l’année 2021, ont affecté plusieurs localités des départements de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette et des Plateaux ; à ce jour, 108 173 personnes, soit 22 770 ménages, sont sinistrés ; ces événements ont amené le Gouvernement à rendre publique une « déclaration de situation d’urgence », permettant l’ouverture de possibilités d’assistance de la part des agences du Système des Nations unies et des ONG partenaires habituelles en la matière.

Cependant et sans attendre, le gouvernement a pris ses responsabilités et commencé à débloquer une aide d’urgence, dont le montant estimatif global devrait être d’environ 1,8 milliard de frs CFA.

Après avoir pris note de ces informations, le Conseil des ministres a exprimé sa compassion et la solidarité des pouvoirs publics à l’endroit des populations sinistrées ; il a invité les ministères et services compétents à poursuivre l’assistance qui leur est due.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h45.

 

Fait à Brazzaville, le 31 janvier 2022

Le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla

Congo-Kokutan’Art 2022 : appel à candidature

L’appel à candidature à la deuxième édition des Rencontres internationales de la photographie d’auteur de Brazzaville (Kokutan’Art) est ouvert du 15 janvier au 10 mars 2022.

 

Après une première édition réussie, les organisateurs des Rencontres internationales de la photographie d’auteur de Brazzaville (Kokutan’Art) ont annoncé la tenue de la deuxième édition en mai prochain. En attendant, un appel à candidature est lancé à l’égard des artistes photographes désirant être programmés durant ce rendez-vous.

L’appel à candidature à la deuxième édition de Kokutan’Art est ouvert du 15 janvier au 10 mars. Comme l’année dernière, le présent appel à candidatures est destiné non seulement aux Congolais, mais également aux photographes du monde entier. « Les Rencontres internationales de la photographie d’auteur de Brazzaville se tiendront en mai à Brazzaville. Le présent appel est ouvert aux artistes photographes du monde francophone. Le comité de sélection choisira les dossiers qui présenteront des travaux pertinents et originaux sur le thème « L’Afrique qui vient », a fait savoir Zed Lebond, responsable de la plateforme Mbongui Art Photo et initiateur de Kokutan’Art.

Pour candidater, chaque artiste est tenu de fournir entre autres éléments : une fiche de renseignement remplie; un curriculum détaillé; une biographie en dix lignes maximum; une photo portrait et une photo d’identité de l’artiste en haute résolution; une copie scannée du passeport en cours de validité; cinq images haute définition (300 dpi) d’œuvres récentes (propriété de l’artiste); une attestation sur l’honneur qui garantit que les œuvres sont bien celles de l’artiste; un texte présentant le travail photographique.

Toutes ces pièces, comme le souligne le comité de sélection de la deuxième édition de Kokutan’Art, sont à envoyer par mail à mbonguiartphoto@gmail.com. Les projets seront évalués sur la base de leur qualité et de leur pertinence artistique. Au terme de l’examen des dossiers, douze artistes photographes seront retenus, puis informés par mail à la fin du mois de mars.

Initié par Mbongui Art Photo, en partenariat avec l’Institut français du Congo et biens d’autres, Kokutan’Art vise à promouvoir le métier de photographe d’auteur et accorder une visibilité aux artistes dont le talent ne demande qu’à être valorisé. Conférences, ateliers et expositions meubleront en mai le déroulement de cet événement, dont le calendrier de programmation reste à découvrir.

Congo-législatives et locales 2022 : la ville d’Owando va accueillir une concertation politique

Les élections législatives et locales qui auront lieu en juillet prochain seront précédées de la tenue, du 3 au 6 mars à Owando.

 

La période de la tenue des élections et le lieu de la concertation politique ont été approuvés en Conseil des ministres le 31 janvier à Brazzaville. Après avoir suivi la communication du ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, sur le sujet, le président de la République a rappelé aux membres du Conseil des ministres que ces assises qui réuniront la classe politique et la société civile s’inscrivent dans sa volonté constante de privilégier la discussion et la concertation comme moyens de consolider la paix et le climat de concorde dans le pays.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessaire bonne foi et la volonté constructive qui doivent habiter les différents acteurs participant à cet important moment de la vie démocratique. « Le président de la République a rappelé que le gouvernement a la responsabilité particulière d’apporter au débat qui sera engagé avec les différentes parties en présence tous les éléments d’appréciation, les avancées accomplies comme les obstacles éventuellement rencontrés dans la quête perpétuelle de l’approfondissement du processus démocratique au Congo », a précisé le Conseil des ministres.

Quels enjeux pour Owando ?

La concertation politique d’Owando se tiendra après celle de Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, organisée les 25 et 26 novembre 2020 dans la perspective de l’élection présidentielle des 17 et 21 mars 2021. Placée sur le thème « Consolidons les acquis de la démocratie par les élections libres, transparentes et apaisées », cette rencontre avait rassemblé plus de cent cinquante délégués, représentant la presque totalité des acteurs politiques et de la société civile. En effet, on y avait noté la présence de Claudine Munari (Must) ; Guy Brice Parfait Kolelas (Union des démocrates humanistes-Yuki) ; Anné Biby (Conseil national des républicains de Ntumi) ; Elo Dacy (Union patriotique pour le renouveau national de Mathias Dzon) ; Benjamin Boukoulou (Union pour la République) ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou (La Chaine) ; Pascal Tsaty Mabiala (Union panafricaine pour la démocratie sociale) ; Joseph Kinfoussia et Paul Dihoulou (Union pour la démocratie et la République-Mwinda), etc.

A Owando, les débats porteront, sans nul doute, sur la question de l’introduction de la biométrie dans le système électoral congolais. Faisant partie des trois recommandations du dialogue politique de Sibiti de 2015, restées jusque-là lettre morte, la mise en œuvre de la biométrie dans le système électoral congolais n’est pas envisagée pour les scrutins législatifs et locaux de 2022. Le ministre Guy Georges Mbacka avait levé l’équivoque, le 12 novembre dernier, lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement.

Congo : Simon Massamouna réélu à la tête de la ligue de volleyball de Brazzaville

Simon Massamouna a repris la présidence de la ligue de volleyball de Brazzaville, avec 100% des suffrages exprimés.

 

Le choix de Simon Massamouna à la tête de la ligue phare du volleyball est synonyme de l’élection de tous ceux qu’il avait proposé comme membre du bureau. En effet, selon les nouvelles dispositions départementales, il ne sera plus questions d’élire tous les membres du bureau mais de voter juste le président et valider aussitôt la liste de ceux qui composent son bureau.

Après sa réélection, Simon Massamouna a invité les acteurs du volleyball de Brazzaville à la cohésion. Il a aussi profité de l’occasion pour signifier que son mandat sera consacré au développement du volleyball puis à la renaissance du beach-volley.

En attendant le Conseil departemental où les autres membres du bureau seront complétés, Simon Massamouna travaillera avec Raspail Mangandza comme premier vice-président et Tsono Oboura Ocko en qualité de deuxième vice-président. Si Nsayi M’pary Oumba a été réélu comme secrétaire général, Pamela Dibantsa et Oboura Obongo Moussa occuperont respectivement les postes de trésorière générale et trésorier général adjoint. Judicael Moussa assumera le poste de directeur technique.

Congo : grève illimitée des enseignants volontaires

Ils ont formulé plusieurs réclamations notamment le non-respect de l’ordre d’ancienneté sur le terrain dans la sélection des dossiers pour l’intégration à la Fonction publique.

 

La Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement (CDEPE) est entrée en grève à partir du 31 janvier. Ils se plaignent du non-respect du cahier des charges par le gouvernement.

« Vu le non-paiement de cinq mois de bourse y compris l’arriéré de décembre 2020, vu le non-respect du préavis de grève des enseignants volontaires de l’hinterland… Nous, coordination des onze bureaux départementaux et sa base, constatons avec amertume le non-respect du cahier des charges, en rejetant avec la dernière énergie le mois de bourse viré, demandons à tous les enseignants volontaires d’observer une grève illimitée à partir du lundi 31 janvier », souligne la déclaration de la CDEPE, rendue publique à Brazzaville.

Les réclamations de la CDEPE sont multiples. Celle-ci fustige, en outre, le non-respect de l’ordre d’ancienneté sur le terrain dans la sélection des dossiers pour l’intégration à la Fonction publique ; l’enrôlement des nouveaux finalistes au moment où la plus grande partie de ceux qui sont sur le terrain n’est pas encore intégrée…

Le gouvernement et la CDEPE ont signé un protocole d’accord en septembre 2018. A cet effet, 4 660 enseignants volontaires ont été affectés dans les différentes localités du pays. Selon la Coordination, le cahier des charges né de cet accord n’est pas respecté comme prévu. Ce qui, de temps en temps, explique les grèves déclenchées pour se faire entendre. Une situation qui peut avoir un impact négatif sur le calendrier scolaire en termes de finition de programmes.

Congo : Alexandre Mabiala est le nouveau président de l’Association des départements

 Il succède à feu Richard Eyeni, président du Conseil départemental de la Cuvette -Ouest, décédé l’année dernière.

 

Le président du Conseil municipal et départemental du Kouilou a été élu par ses pairs, le 28 janvier à Brazzaville, au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

L’Association des départements du Congo (ADC) est une organisation professionnelle regroupant les douze conseils départementaux du pays. Depuis le décès inopiné de son président, Richard Eyeni, elle était dirigée par un intérimaire. L’assemblée générale tenue vendredi a permis aux participants de remembrer le bureau exécutif national de leur organisation qui compte cinq membres. Il est désormais dirigé par le président du Conseil départemental du Kouilou, Alexandre Mabiala, secondé par Jean Fabien Bakoté, président du Conseil départemental de la Likouala élu au poste de 1er vice-président, chargé de l’organisation de l’association.

Le poste de 2e vice-président, porte-parole de l’organisation, a été confié à Emmanuel Akoulakoum, président du Conseil départemental de la Sangha, et celui de secrétaire général à Jean-Marie Bopoumbou, président du Conseil départemental de la Cuvette. Sylvie Kaki Okabondo, présidente du Conseil départemental de la Lékoumou, a été quant à elle élue trésorière.

S’exprimant après son élection, le nouveau président de l’ADC inscrit son mandat sous le signe de la gouvernance, du développement local et d’une coopération décentralisée au sein des Conseils départementaux. A cet effet, il a invité ses homologues présidents des Conseils à résorber les disparités et les déséquilibres constatés entre les collectivités locales dans leur fonctionnement et leur gestion quotidienne.

« Nous devons assurer le partage équitable des ressources devant garantir le développement des communes et des départements ; encourager le travail concerté entre services déconcentrés et décentralisés afin de mettre fin aux doublons et flottements constatés sur le terrain lors de la mise en œuvre de certains projets locaux », a pensé Alexandre Mabiala.

Pour développer les départements, il a appelé ses pairs à faire de leurs localités respectives des chantiers qui mobilisent la jeunesse, la femme ainsi que toutes les couches sociales dans l’œuvre de reconstruction locale.

« En même temps, nous sommes tenus d’élaborer des modèles de projets socioéconomiques à développer avec nos partenaires, par la mise efficiente du contenu local. Nous devons aussi mobiliser des ressources propres pour chaque collectivité locale en vue d’assurer le fonctionnement et le développement des collectivités locales », a-t-il renchéri.

Toutefois, Alexandre Mabiala a émis le voeu que le gouvernement débloque les fonds nécessaires cette année afin que les Conseils départementaux, dont la plupart sont aux arrêts depuis plusieurs années, accumulant pour certains plus de cinquante mois d’arriérés de salaires, puissent être réellement fonctionnels.

Congo : Amy Holman attendue à Brazzaville

La sous-secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis pour les Affaires de l’Afrique centrale sera  reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Amy Holman est attendue à Brazzaville où elle sera reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Les deux personnalités échangeront sur des questions liées à la politique américaine en Afrique centrale, au partenariat entre les deux Etats dans la lutte contre le changement climatique et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région.

La sous-secrétaire d’Etat adjointe donnera l’appréciation des Etats-Unis sur leadership du président congolais dans la préservation de la faune et de la flore en Afrique centrale et la protection des forêts du bassin du Congo.

Congo-examens : 3600 candidats inscrits en ligne

Cette information a été donnée par le directeur des Système d’information au ministère de l’Enseignement préscolaire Arsène Bouckita le 27 janvier à Brazzaville.

 

A quatre jours de la clôture de la campagne d’inscription manuscrite des candidats aux différents examens d’état au titre de l’année scolaire 2021-2022, 3600 candidats ont été enregistrés. C’est 16% pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et 15% pour le Baccalauréat.

Selon Arsène Bouckita certains établissements ont fait face à quelques difficultés liés à la fracture numérique qui contraint ces écoles à s’orienter vers les directions départementales pour la saisie et la mise en ligne des dossiers sur la plateforme, à cela s’ajoute le manque des infrastructures dans les zones enclavées

La campagne d’inscription des dossiers au titre de l’année scolaire 2021-2022 a été lancée depuis le 1er décembre 2021 et la clôture pour les dossiers manuscrits le 31 janvier et  les inscriptions des candidats en ligne le 28 février 2022.