Congo : des stratégies pour sortir la Likouala du désenclavement

Une association a lancé, samedi 5 février 2022, une collecte d’argent dans la capitale, Brazzaville pour attirer l’attention des autorités.

 

La région forestière de la Likouala au nord de la République du Congo est coupée depuis un moment du reste du pays. C’est la région la plus étendue du pays, avec une superficie de 56 000 km2. Face à cet état de chose, pour pousser les autorités à mener les opérations de désenclavement, une association a lancé, samedi 5 février 2022, une collecte d’argent dans la capitale, Brazzaville.

L’isolement de la Likouala vient du fait qu’aucun avion n’a plus effectué de vol dans la zone depuis deux mois et aucun bateau ne s’y est rendu depuis lors. Pire encore, une société forestière privée a retiré les deux bacs de franchissement des rivières Ibenga et Motaba, rendant impossible l’approvisionnement de la région. La collecte initiée par l’association Nouvelle Likouala émergente dirigé par Eddy Sergio Malanda vise à financer la construction de ponts.

« Les voies de communication n’existent presque plus »

« Nous avons eu cette initiative de lancer cette quête afin de trouver des solutions possibles, pour que les populations de la Likouala aient leur liberté de circulation dans les jours à venir », explique M. Malanda. Ressortissant de la Likouala, Davy résume, de son côté,  les difficultés des populations de cette contrée : « Nous avons un problème de malades qu’on ne sait plus comment évacuer sur Brazzaville. Les gens meurent à Impfondo (capitale de la Likouala) parce qu’il manque des produits pharmaceutiques. Le prix des denrées alimentaires ont augmenté aussi parce que les voies de communication n’existent presque plus », affirme encore Davy.

Uniquement 130 km de route bitumée

Avec une superficie de 56 000 km2, la Likouala dispose uniquement de 130 kilomètres de route bitumée mais – en plus – fortement délabrée. Cette seule route relie son chef-lieu Impfondo avec les sous-préfectures de Dongou et Epéna.

Congo : les présumés tortionnaires au viaduc de Kintélé devant la justice

Le procès des présumés tortionnaires du viaduc de Kintélé s’est ouvert mercredi 02 février au tribunal de grande instance de Brazzaville.

 

Quatre policiers et trois civils répondent des faits d’actes de tortures sur des tiers. L’enquête est allée très vite, au point que l’affaire a pu être inscrite au rôle de la session criminelle en cours à Brazzaville. Ce qui a permis le renvoie devant l’audience criminelle des quatre policiers et trois civils, coupables d’actes de tortures sur des tiers. Il s’agit notamment de l’adjudant-chef de police Ngakégni Tadet, en service au commissariat de police de Makabandilou, l’adjudant de police Gandou Charel, chef du poste de police du quartier Château-d’eau Ngamakosso, le brigadier-chef Mobié Color alias Tyson, chef du poste de police « Viaduc », le brigadier-chef Makélé Éric, chef du poste de police arrêt Église, quartier Manianga, ainsi que Nzaba Ronnel, Bakala Ngandziami et Samba Hugues tous trois civils de leur état.

Au terme des dispositions de l’article 55 du code de procédure pénale, ces présumés auteurs sont poursuivis pour les faits d’association de malfaiteurs et de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort, entendu qu’au moins une des victimes de ces actes de tortures est décédée de suite de ses blessures.

Du rappel des faits, dans une vidéo d’une barbarie insoutenable, les mis en cause se livrent à une séance de torture sur des personnes ligotées, en leur broyant les pieds au moyen d’un marteau-masse d’environ cinq kilos. Malgré les pleurs des suppliciés disant sentir leurs os broyés, les coups sont portés avec plus de violence et en toute indifférence, sans état d’âme.

Ces faits commis par des agents de police dont certains assumaient des fonctions et identifiés sur la vidéo, avaient aussitôt conduit le commandement de la Police nationale, à diligenter une enquête, afin de mettre hors de ses rangs, ces brebis galeuses dont les pratiques renvoient aux yeux de l’opinion, une mauvaise image de la Police.

Outre les sanctions judiciaires, les policiers encourent des sanctions disciplinaires pour non-respect des règlements et du code éthique. Cela peut conduire jusqu’à leur radiation des effectifs de la Police, avait prévenu le Commandant national de la Police, le général Jean François Ndengué.

Congo-cancer : près 1600 morts enregistrés par an

C’est une révélation faite par la directrice du Programme national de lutte contre le cancer (PNLCC), le Pr Judith Nsondé Malanda.

 

Comme chaque 04 février le Congo de concert avec la communauté internationale, célèbre la journée mondiale contre le cancer. En prélude à cette commémoration, la directrice du Programme national de lutte contre le cancer (PNLCC), le Pr Judith Nsondé Malanda a déploré que près de 1600 personnes, sur un total de 2780, meurent tous les ans de cette maladie.

Célébrée cette année sur le thème « Voir l’accès aux soins des malades », la Journée mondiale contre le cancer constitue une occasion de sensibilisation pour éliminer cette maladie qui ne cesse de causer des ravages.

En août 2019, le PNLCC a été mis sur pied sur instruction du président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Mais ce n’est qu’en mars 2021 qu’une équipe professionnelle y a été affectée. Cette institution a pour mission la mise en place d’une politique stratégique de prise en charge des personnes atteintes du cancer.

Congo : transfert de compétence de la gendarmerie au ministère de la Sécurité

Le procès-verbal sanctionnant le transfert des compétences de la gendarmerie nationale au ministère de la Sécurité et de l’Ordre public a été signé le 03 février dernier.

 

En République du Congo, la gendarmerie est désormais attachée au ministère de la sécurité et de l’Ordre public. Le transfert d’autorité entre le ministre de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo, et celui de la Sécurité et de l’Ordre public, Raymond Zéphirin Mboulou, a eu lieu le 3 février à Brazzaville.

C’est une mise en œuvre de la loi n°5-2022 du 26 janvier 2022 portant rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de la Sécurité et de l’Ordre public.

Le procès-verbal sanctionnant le transfert des compétences a été signé par Charles Richard Mondjo et Raymond Zéphirin Mboulou, en présence des différentes composantes de la force publique. L’objectif de cette décision est de renforcer les moyens de lutte contre la délinquance, les violences urbaines et périurbaines ainsi qu’accroître la sécurité de proximité.

 

Congo : les députés inaugurent leurs nouvelles installations

La structure a été entièrement financée par le gouvernement chinois à hauteur de 34,4 milliards de Francs CFA.

 

C’est dans son nouvel hémicycle que l’Assemblée nationale a tenu sa plénière jeudi 03 février 2022. Cette structure est située à quelques encablures de la Place de la République.

Inauguré mercredi 3 Mars 2021 par le président Denis Sassou Nguesso en présence des représentants du gouvernement chinois, cette structure a été entièrement financée par le gouvernement chinois à hauteur de 34,4 milliards de Francs CFA.

Le bâtiment de deux blocs de trois niveaux chacun, s’inscrit dans le cadre de la coopération sino-congolaise. Il comprend un bloc pour le Sénat et un autre pour l’Assemblée nationale, ainsi qu’une grande salle polyvalente de banquets avec terrasse accessible. La communication entre les deux blocs est assurée par des coursives.

L’Assemblée nationale dispose d’un hémicycle de cinq cents places dont l’implantation est diamétralement opposée à celui du Sénat qui comprend trois cents places. Cinq cent quarante places de stationnement sont disponibles pour l’ensemble de l’espace d’une surface bâtie de 24 408 mètres carrés dont 23 997 en superstructures et 411 mètres carrés en infrastructures.

Le boc de l’Assemblée nationale comprend outre les bureaux, sept salles de réunions de cinquante personnes, une salle de presse, deux salles VIP, des salles techniques, deux salles de commissions permanentes et auxiliaires, une salle de soins de santé, une bibliothèque et archives et des toilettes.

Le bloc du Sénat compte outre les bureaux, sept salles de réunions de cinquante personnes chacune, une salle de presse et deux salons VIP, des salles techniques, deux salles de commissions permanentes et auxiliaires et une salle de soins de santé.

Afrique centrale : les cadres de l’ONU réfléchissent sur la prévention des conflits

Le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé Denis Christel Sassou-Nguesso a indiqué le 1er février à Kintélé, commune urbaine relevant du département du Pool que la 10e réunion des représentants des Nations Unies pour l’Afrique centrale, constituait une nouvelle occasion pour les hauts fonctionnaires onusiens d’échanger les informations et les points de vue sur la manière de prévenir les conflits en Afrique centrale.

« Cette réunion constitue sans aucun doute une nouvelle occasion pour vous d’échanger les informations et les points de vue sur la manière et les procédures plus efficientes quant à l’identification précoce des crises ou perturbations de tout ordre afin de mieux les prévenir et de les résoudre rapidement. », a souligné Denis Christel Sassou-Nguesso, à l’ouverture de la réunion des représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l’ONU, des directeurs régionaux et des coordinateurs résidents du système des Nations Unies en Afrique Centrale.

Le ministre de la Coopération Internationale a décrit l’engagement et la détermination du Congo à se préoccuper des situations de crises dans les pays voisins. « Si la République du Congo peut se réjouir de bénéficier de la stabilité, de la paix sur son territoire, elle n’en demeure pas moins attentive et préoccuper lorsque ses voisins de l’Afrique centrale et des autres zones de l’Afrique traversent les crises sociopolitique et sanitaire. », a dit le ministre en charge de la Coopération internationale.

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo, patronne de la MONUSCO, Keita Bintou a évoqué la nécessité d’un réel besoin de coopération entre les États en vue de mettre fin à des systèmes de conflits au profit de la solidarité ou stabilité des pays :

« Beaucoup d’États restent confrontés aux problèmes de groupes armés, l’instabilité de l’un peut devenir un danger pour l’autre, d’où le besoin de coopération, de respect mutuel des principes de bon voisinage et de la souveraineté de chacun qui pourra créer des solidarités nationales. », a fait savoir la représentante spéciale de l’ONU en RDC.

Cette 10ᵉ réunion des hauts fonctionnaires de l’ONU de la sous-région qui prend fin le 2 février, se veut être un cadre d’échange fructueux pour trouver l’ancrage de la stabilité de la sous-région Afrique centrale.

Brésil : Un jeune réfugié congolais battu à mort

Moïse Mugenyi Kabagambe est allé réclamer son salaire lorsqu’une dispute s’est déclenchée entre lui et son employeur qui la conduit à la mort.

 

A 24 ans, Moïse Mugenyi Kabagambe, jeune originaire de la RDC a été tué au Brésil. Il travaillait dans un stand de plage populaire à Rio de Janeiro. Mugenyi Kabagambe a été sauvagement battu à mort près d’un kiosque de la plage de Barra da Tijuca où il travaillait. Il était allé réclamer deux jours d’arriérés de salaire, ce qui, selon sa famille, a déclenché une dispute qui a tourné à la violence.

« Il voulait son argent avant de rentrer chez lui et le gérant du kiosque n’a pas voulu le payer. Ils se sont disputés, le gérant a pris un bâton pour le frapper et Moïse s’est saisi d’une chaise pour se défendre », a raconté son frère, Sammy Kabagambe, 28 ans, qui vit également à Rio.

Selon lui, le gérant a ensuite fait appel à d’autres individus qui l’ont frappé durant de nombreuses minutes avec des bâtons et une batte de base-ball. Pour neutraliser Moïse, ses agresseurs ont également attaché ses poignets et ses chevilles à l’aide d’une corde.

Mais Selon le rapport d’autopsie, Kabagambe est mort des suites d’une contusion pulmonaire.

« Depuis notre arrivée ici, les Brésiliens ont toujours été des gens bien », a déclaré sa mère, Lotsove Lolo Lavy Ivone. « Mais, aujourd’hui, je ne sais plus. Moïse travaillait dans ce kiosque avant la pandémie, pendant la pandémie. Il connaissait tout le monde là-bas. Ils le connaissaient, et ils lui ont ôté la vie. »

La police a déclaré au Washington Post qu’elle avait obtenu des images du meurtre et qu’une enquête a été ouverte.

« La police travaille pour démêler l’affaire, identifier et arrêter les personnes qui ont commis ce crime. »

La vidéo du passage à tabac n’a pas été rendue publique. Des membres de la famille ont déclaré aux médias locaux qu’elle était trop violente pour la télévision. L’incident a suscité une vague d’indignation au Brésil, de nombreux internautes réclament une justice pour le jeune Moise.

Congo : les 1ères rencontres nationales de l’immobilier se préparent

En prélude à ces rencontres, une conférence de presse a été organisée le 02 février par le directeur général du Développement urbain, de l’Habitat et de l’Architecture, Gaspard Ngoma.

 

La République du Congo tiendra ses premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme. Le thème de cette édition est « Un habitat décent, accessible à tous, dans un cadre de vie sain. ». Cet évènement est organisé par le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat du 4 au 5 février à Kintélé.

Prélude à ces rencontres dont la problématique de l’immobilier et de l’urbanisme maîtrisé sera au centre des préoccupations des acteurs et parties prenantes, le directeur général du Développement urbain, de l’Habitat et de l’Architecture, Gaspard Ngoma, a animé une conférence de presse le 2 février à Brazzaville.

L’objectif de l’échange avec la presse a été d’expliquer les enjeux de cette première rencontre nationale. Ce rendez-vous constitue un moment d’échanges, notamment avec des professionnels de l’immobilier, des urbanistes, architectes, environnementalistes, élus locaux, universitaires en vue d’une démarche concertée favorable à la promotion de l’immobilier en République du Congo.

Rappelons qu’en avril 2020, les inondations avaient détruit des maisons et des unités de production. Les évaluations réalisées à Brazzaville et Pointe-Noire ont montré que plus de 213000 personnes ont été touchées par ces inondations.

Congo : Pierre Ngolo demande aux sénateurs plus de vigueur dans leur mission

C’était mardi 01 février 2022 à Brazzaville, à l’ouverture de la quatorzième session ordinaire administrative du sénat.

 

La quatorzième session ordinaire administrative du Sénat s’est ouverte  le 1er février à Brazzaville. A l’ouverture, le président de cette institution, Pierre Ngolo, a demandé aux sénateurs de raffermir et d’affiner le contrôle dans l’accomplissement de leur mission.

« Mettons davantage de doigté et de vigueur dans l’accomplissement de notre mission constitutionnelle de modérateur et de conseil de la nation », a déclaré Pierre Ngolo.

Pour lui, le temps des réformes est souvent un moment exigeant et diversement apprécié en ce qu’elles bousculent les habitudes et les intérêts. Il les convie à bien exploiter l’espoir né des fructueuses offensives diplomatiques du gouvernement pour des délibérations responsables, avant de saluer l’accord avec le Fonds monétaire international, lequel vise à maintenir la stabilité macroéconomique.

Le président de la chambre haute n’a pas manqué d’aborder la situation qui prévaut à la frontière Russie –Ukraine qui peut, selon lui,  placer l’humanité devant des risques de reconstitution des deux blocs prêts à imposer aux citoyens de la planète le spectre de la violence. « Le Sénat souhaite que le règlement de tout litige se fasse en privilégiant la paix », a-t-il indiqué.

Quant à la situation prévalant en Afrique, la non-intériorisation par les élites des règles du pluralisme politique et le recours à l’interruption de l’ordre constitutionnel apparaissent comme la meilleure réponse aux insuffisances de gestion constatées.

Rappelons que cette session va durer soixante-dix jours. Il sera question d’examiner à son ordre du jour sept affaires. Au nombre de celles-ci, le projet de loi autorisant la ratification du traité portant création de l’Agence africaine de médicament, celui portant code pénitentiaire en République du Congo et autres.

Congo-Paix dans le Pool : vers un nouveau projet de réinsertion sociale des personnes vulnérables

Le sujet a été au centre d’un entretien entre une délégation des Nation unies avec le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

 

Une délégation des Nations unies en séjour à Brazzaville s’est entretenue, le 1er février, avec le Haut-commissaire à la Réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas. Ils ont débattu de la nécessité de mettre en place un nouveau projet de réinsertion sociale de la population vulnérable, en attendant la mise en œuvre du vrai projet Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

La délégation onusienne a été conduite par le chef de département des Nations unies pour les affaires politiques en Afrique et dans les Grands Lacs, Samba Sané. Le fonctionnaire onusien est venu discutéer avec les autorités congolaises sur l’éventualité d’initier, à court terme, un nouveau projet socio-économique dans le département du Pool, qui permettrait de soutenir la population vulnérable, au moment où la majorité des projets initiés en avant-première du DDR est à terme.

La démarche entreprise par l’ONU, dûment approuvée par le gouvernement, est d’éviter de replonger les milliers d’ex-combattants en instance de réinsertion sociale dans l’oisiveté, de peur qu’ils violent à nouveau la quiétude générale dans ce département. L’objectif étant de préserver et consolider les acquis de la paix chèrement acquise dans cette contrée à conflits.

Pour ce faire, la délégation onusienne devrait effectuer une mission dans les districts affectés par les troubles sociaux, pour discuter avec la population vulnérable et les ex-combattants, question de recueillir leurs priorités et avis dans les projets à venir.