Congo-Judo : les arbitres en stage d’imprégnation

Le stage des arbitres congolais  est animé par des experts internationaux et a pour base les nouvelles règles d’arbitrage.

 

Le président de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées (Fécoju-Da), Me Francis Ata, a organisé, le 8 novembre à Brazzaville, un stage d’imprégnation. Il est auqqi question d’un échange d’expérience au profit des arbitres et encadreurs des clubs de ladite fédération.

En présence du représentant de la direction générale des Sports, Furet Likoué, et du Comité national olympique et sportif congolais, Fernand Ondono, Me Francis Ata a marqué, une fois de plus, sa volonté de remettre sur les rails le judo en mettant les arbitres à l’école du donner et du recevoir. « Nous sommes désormais une fédération. Nous devrons profiter du savoir-faire des autres pour booster nos connaissances. Aujourd’hui, nous commençons avec les arbitres alors, profitez de cette occasion pour se mettre à jour et apprendre des nouvelles règles. Je vous demande d’être assidus et toujours disponibles», a déclaré le président de la Fécoju-Da.

Ce stage est animé par deux experts internationaux de la Fédération internationale de judo. Il s’agit du président de la commission d’arbitrage de la République démocratique du Congo, Blaise Donat Zaki Zanga, et son premier vice-président, José Mbuyulu. Ils seront accompagnés du président de la Commission nationale d’arbitrage du Congo, Me Jean Henri Nzaou.

Selon Blaise Donat Zaki Zanga, l’accent sera mis sur la partie pratique puisque durant le stage, des combats seront organisés afin de juger le niveau des stagiaires.

Durant quatre jours, les nouveaux arbitres qui viennent de toutes les ligues vont apprendre les nouvelles règles utilisées au niveau international tandis que les anciens profiteront de ce stage qui se déroule au gymnase Etienne-Monga pour échanger avec leurs collègues.

Ce stage précède, en effet, les compétitions départementales qui débutent dans les prochains jours. Il a été annoncé lors du périple qui a conduit le bureau exécutif de la fédération dans tous les départements du pays pour mettre en place les ligues. C’est, d’ailleurs, ce qui a poussé les ligues à envoyer leurs représentants.

Notons que ce stage est le premier du genre après près de cinq ans de crise ayant  miné cette organisation sportive. Toutes les entités-clés de la Fécoju-Da bénéficieront des moments de recyclage, afin de replacer facilement ce sport sur l’échiquier national et international.

Congo : l’opposant Marcel Makomé en détention à Kinshasa

Celui qui se fait appeler « Premier ministre du Congo », serait gardé dans les locaux des services de renseignements, ANR.

 

L’opposant Marcel Makomé est arrêté en République démocratique du Congo. L’information relayée sur les réseaux sociaux a été confirmée par ses proches. Selon son entourage, celui qui se faisait appelé « Premier ministre » se rendait régulièrement à Kinshasa, à l’invitation du gouverneur de cette ville. Au terme de sa mission, l’homme aurait été enlevé et depuis une semaine, l’opposant au régime du Congo Brazzaville serait gardé dans les locaux des services de renseignements, ANR.

Selon des indices concordants, Marcel Makomé, opposant congolais exilé en France, aurait bel et bien été interpellé par les services de renseignements de la République Démocratique du Congo.

Pour l’instant, on ignore les raisons de cette interpellation, les services de renseignements de la RDC se gardant de communiquer, sauf avec l’ambassade de France qui a depuis, fait valoir de la protection diplomatique à l’égard de Marcel Makomé, l’opposant congolais disposant également de la nationalité française.

Notons que Marcel Makomé s’est construit une image d’opposant farouche, tout en faisant des appels de pied au pouvoir de Brazzaville. Il avait écrit au chef de l’État congolais, pour solliciter des aides sociales.

Congo : plus de 200 millions FCFA arnaqués aux centaines d’épargnants

Depuis août dernier, la microfinance Crédit mutuel d’Afrique qui a opéré pendant quatre mois n’est plus en mesure de rembourser à ces personnes.

 

En République du Congo, au moins 600 personnes ont déposé leurs économies au Crédit mutuel d’Afrique (Cremaf). C’est une société de microfinance qui leur promettait 200% de bénéfices en 78 jours aux épargnants. Depuis août dernier, cet établissement qui a opéré pendant quatre mois n’est plus en mesure de les rembourser. Les analystes accusent l’État de laxisme.

Une brochette d’épargnants arnaqués a campé devant le ministère des Finances, pendant que d’autres se concertaient dans le jardin du siège de la préfecture. Ils ont tous perdu d’importantes sommes d’argent. « Je réclame 1,5 million de francs CFA de capital investi. C’est d’un côté de l’argent personnel et de l’autre un prêt qu’on a pris quelque part pour essayer de nous donner un coup de pouce », affirmé un épargnant blousé.

« Personnellement, j’ai plus de 2,6 millions de francs CFA. Il y a mon mari, un retraité. Le pauvre, il prend sa pension et je lui suggère, au regard de la souffrance, d’aller épargner pour que ça nous fasse des bénéfices. Mais, au finish, nous n’avons rien eu. Nous regrettons notre argent », se lamente une autre épargnante.

L’État responsable ?

Un agrément brandi par les responsables de la microfinance Cremaf et la présence des agents de sécurité devant ses succursales, à Brazzaville et Pointe-Noire, sont les éléments de garantie qui ont poussé les épargnants à déposer leurs économies.

Pour l’analyste économique Alphonse Ndongo, l’État a bien sa part responsabilité dans cette affaire. « La direction des institutions financières (au ministère des Finances) qui est chargée de réguler le secteur de la microfinance dans notre pays n’a pas été vigilante. Ils ont accompagné ces gens dans cette mauvaise démarche. Et, je peux aussi m’interroger sur la vigilance de nos services de sécurité, notamment de la police et de la gendarmerie », dénonce Alphonse Ndongo.

Une accusation rejetée par Jean-Pierre Nonaulth, directeur général des institutions financières nationales, au ministère des Finances. « Concernant cette arnaque, il est bien clair de requalifier Cremaf Power, qui n’est pas une microfinance. Cremaf Power est un établissement fantôme qui s’est substitué à un établissement existant il y a plusieurs années et qui s’appelait Cremaf, mais qui a perdu son agrément depuis 2013 », explique-t-il.

Des poursuites judiciaires engagées

Jean-Pierre Nonaulth affirme que des poursuites judiciaires ont été engagées. Le principal gestionnaire du Cremaf est entre les mains de la police. Seule la justice saurait trancher l’affaire. « Je vous dis que si la justice est en route, c’est qu’il y aura forcément des indemnisations un jour. Mais, je ne peux pas vous situer quand », lâche-t-il.

Au Congo, au début des années 2000, une autre microfinance dénommée Salu Humerto Brada avait arnaqué d’au moins 40 milliards de francs CFA au moins 40 000 épargnants.

Congo : l’occupation des espaces protégés à Brazzaville au centre d’un échange

Le bureau du sénat et celui du conseil départemental et municipal de Brazzaville ont eu une séance de travail mardi 09 novembre 2021.

 

Les échanges entre les bureaux du Sénat et du conseil départemental et municipal de Brazzaville ont porté sur l’occupation des espaces publics protégés. Dans la capitale congolaise, on note l’absence d’un cimetière municipal ; la surcharge des bus municipaux et le problème de l’entrée de la morgue de l’hôpital mère-enfant et bien d’autres. Ces sujets ont faits l’objet des discussions de cette séance de travail le 9 novembre à Brazzaville.

La mairie vient d’engager une opération de déguerpissement des occupants de l’espace public. C’est du moins ce qu’a affirmé le président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba.

Les deux parties ont, par ailleurs, évoqué les difficultés auxquelles le Conseil départemental et municipal de Brazzaville est confronté.

Congo-Exploitation minière : les députés approuvent deux projets loi dans le Kouilou

Les deux projets de loi portent approbation de la convention d’exploitation de deux gisements minéraliers de potasse et de phosphate.

 

L’Assemblée nationale a tenu sa séance plénière lundi 08 novembre 2021. Au cours de celle-ci, deux projets de loi ont été approuvés. Il s’agit de l’approbation de la convention d’exploitation de deux gisements minéraliers de potasse et de phosphate dans le département du Kouilou.

Le premier projet de loi a été adopté à l’unanimité par les députés. Il porte sur l’approbation de la convention d’exploitation conjointe d’un gisement de potasse au village Mboukoumassi, dans le département du Kouilou, entre le gouvernement congolais et une société chinoise dénommée Luyuan. Au total, 192 millions F CFA sont en jeu pour sa mise en œuvre effective, dont l’Etat congolais contribuera à hauteur de 110 millions F CFA. La société adjudicatrice devrait, pour sa part, apporter la somme de 82 millions au fonds minier destinée au renforcement des capacités techniques des personnels de la société.

La convention paraphée vise à former les agents qui y évolueront, spécifie les droits et obligations des deux parties dans la réalisation des opérations minières et détermine les engagements de ladite société, dans l’exécution de son programme d’activités.

Le second projet de loi, quant à lui, a concerné l’approbation de la convention d’exploitation conjointe d’un gisement de phosphate dans le district de Hinda, département du Kouilou, entre le Congo et les sociétés Cominco S.A et Cominco Ressources LTD. Une fois mis en œuvre, ces projets pourront générer des centaines d’emplois aux jeunes Congolais.

Interrogé par les sénateurs sur la « maltraitance » que les Chinois infligeraient aux travailleurs congolais dans les chantiers, le ministre d’Etat, des Industries minières et de la Géologie, Pierre OBA, qui a soutenu le projet de loi, a fait savoir que le gouvernement va enquêter afin que ces derniers soient rappelés à l’ordre.

Congo-coronavirus : l’Upads dénonce les prix exorbitants des tests PCR

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) dans une déclaration suggère au gouvernement de décréter la gratuité des tests PCR.

 

Dans sa sortie du lundi 08 novembre 2021, l’Upads a dénoncé le « commerce qui se fait autour de la crise sanitaire. Notamment l’obtention des tests PCR à des prix exorbitants. ». Pour cette formation politique, la pandémie de covid-19 est une question de santé publique. Pour ce faire, les populations doivent bénéficier gratuitement des soins et autres interventions médicales comme avec le VIH/sida.

« L’Upads suggère au gouvernement de décréter la gratuité des tests PCR et des vaccins recommandés par le ministère de la Santé et de la Population afin d’en permettre l’accès au plus grand nombre des concitoyens de bas niveau social », a-t-elle demandé.

Face à ce qu’elle a qualifié de chaos, l’Upads demande à la population en général, et à ses militants en particulier, de redoubler de vigilance et de prudence pour se prémunir contre la pandémie. Quant aux mesures renouvelées par les autorités, le parti dirigé par Pascal Tsaty-Mabiala en appelle à une « démarche prudente de la part des pouvoirs publics au sujet de la vaccination, principe de précaution oblige ».

Il a également exhorté le gouvernement, la classe politique et la société civile à une large sensibilisation à la vaccination volontaire précédée d’un bilan de santé. Selon ce parti politique, en l’absence d’une loi instituant l’obligation vaccinale dans le pays, dans le cadre de la lutte contre la pandémie, la vaccination volontaire devrait se faire sans pression.

Congo : les Zones économiques spéciales désormais opérationnelles

Une session inaugurale du secrétariat permanent du Comté national d’orientation s’est tenue le 8 novembre 2021 avec pour objectif de rendre opérationnelle les ZES.

 

Le secrétariat permanent du Comité national d’orientation a tenu sa session inaugurale, le 8 novembre à Brazzaville. Celui-ci avait objectif de rendre opérationnelles les Zones économiques spéciales (ZES).

Au cours des travaux, l’assemblée a adopté, après examen, le projet de règlement intérieur du secrétariat permanent de cet organe des ZES et le projet de la convention de développement de la ZES de Ouesso.

Les participants à la réunion ont également fait le point sur l’état actuel des relations partenariales entre le Congo et le Fonds de développement de la ZES de Pointe-Noire, avant de discuter du financement de l’Agence de planification, de promotion et de développement des ZES.

En outre, les membres du secrétariat permanent ont été informés de l’atelier de validation des documents de l’Agence de planification, de promotion et de développement des ZES, de la tenue du conseil d’administration de ladite agence ; et de la prochaine tenue du conseil d’administration de l’agence de planification, de promotion et de développement ZES.

Pour insuffler une dynamique dans la recherche des solutions viables pour l’opérationnalisation des ZES, le secrétariat permanent du Comité d’orientation entend mettre en œuvre des politiques et stratégies de ces zones afin de rompre avec la dépendance vis-à-vis du pétrole.

Avec entre autres missions d’attirer les investissements de tous types dans les quatre ZES ; susciter l’investissement direct national et étranger ; favoriser le développement des productions et de la transformation progressive des produits agricoles et des ressources naturelles ; accroître la visibilité et la compétitivité des produits « Made in Congo » respectant les normes techniques de qualité ; favoriser la création des emplois directs et indirects ; améliorer les scores à l’importation et la balance des paiements, cet organe entend faire de la diversification de l’économie nationale et l’industrialisation du pays son cheval de bataille.

Congo : vers un nouvel accord avec le FMI

La République du Congo recevrait un appui de 456 millions de dollars en échange d’engagements précis sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

 

Le gouvernement congolais entend signer un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Le texte, élaboré ces derniers mois, prévoit un programme de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit. La République du Congo recevrait un appui de 456 millions de dollars en échange d’engagements précis sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. L’accord doit maintenant être approuvé par le conseil d’administration du FMI.

L’accord a aussi été rendu possible par la renégociation de la dette du Congo envers la Chine et le négociant suisse Trafigura.

Ainsi, l’accord de 2019 est désormais enterré et c’est bien une nouvelle facilité de crédit que Brazzaville est en passe d’obtenir de la part du FMI. Il s’agit d’un programme de trois ans pesant 456 millions de dollars qui va de pair avec la mise en œuvre d’un certain nombre de réformes négociées, ces derniers mois.

Le FMI attend des avancées en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption.

Une source au sein de l’institution souligne que bien que supérieure à 70% du PIB, la dette (elle devrait atteindre à 94% en fin d’année) est considérée comme soutenable, grâce au moratoire sur les intérêts décidé par le G20 pour aider les pays pauvres en plaine pandémie de Covid-19.

De plus, les accords de restructuration de dette passés par le Congo avec la Chine et le négociant Trafigura ont joué en sa faveur, même s’il reste à Brazzaville à trouver un accord avec l’autre négociant, Glencore, qui possède une créance de 850 millions de dollars sur le pétrole congolais.

L’accord doit désormais être approuvé en décembre par le conseil d’administration du FMI et c’est ensuite seulement que toutes les conditionnalités fixées seront inscrites noir sur blanc. Brazzaville qui n’avait pas respecté celles de l’accord de 2019, n’avait alors reçu que 10% des sommes promises.

Congo : un soutien de la Chine pour réduire la fracture numérique

Afin de couvrir les zones non connectées par le réseau internet, la République du Congo compte sur l’aide de la Chine.

 

Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, a émis le souhait lors du premier forum de coopération Chine-Afrique sur le système de navigation par satellite, tenu le 5 novembre par visioconférence.

« Le Congo a été invité à prendre part à ce forum pour apporter sa contribution en vue de voir dans quelle mesure le système de navigation par satellite peut apporter une plus-value dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant », a indiqué le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Ajoutant : « Dans notre pays, il y a encore des zones qui ne sont pas interconnectées par le réseau à très haut débit. Nous devons réduire la fracture numérique. Car, outre le secteur des TIC, les réseaux satellites sont également importants dans le domaine agricole ave les changements climatiques ».

Les deux parties ont annoncé un renforcement de la coopération dans ce secteur. En ouvrant les portes du système de navigation par satellite, la Chine accepte d’offrir à l’Afrique et au monde ses opportunités de transformation numérique via satellite, compatibles avec d’autres systèmes mondiaux existants et les standards internationaux de l’Organisation internationale des télécommunications.

Léon Juste Ibombo s’est réjoui de ce que les solutions qui ont été proposées lors de ces assises reposent sur les tendances futures à promouvoir la durabilité sur les plans environnemental, économique et social, mais aussi à contribuer à la réalisation de cinq buts stratégiques du programme Connect 2030, à savoir la croissance, l’inclusion, la durabilité, l’innovation et le partenariat.

Signalons que pour réduire la fracture numérique, le Congo dispose déjà d’une stratégie nationale de développement de l’économie numérique, du cadre attractif aux investissements étrangers. On note également la construction des infrastructures des télécommunications en vue du déploiement cohérent et équilibré des contenus et réseaux via la vision Congo digital 2025 etc.

Le forum chine-Afrique sur le système de navigation par satellite, tenu par visioconférence, a été initié par le Sénégal et l’Union africaine (UA). Le Congo y participe en qualité de président en exercice de l’Alliance Smart Africa et du Comité technique spécialisé l’UA en matière de Techniques de l’information et de la communication  (TIC).

Congo : vers la plantation de 200 000 arbres à Ngo

Lors de sa 35ème édition de la Journée nationale de l’arbre, samedi 6 novembre, le Congo a mis à profit cette occasion pour lancer le projet BaCaSi.

 

La République du Congo lance le projet BaCaSi. Financé par le groupe français Total Énergie, il devrait créer un massif forestier de 40 000 hectares de forêts, avec 200 000 arbres, pouvant séquestrer 10 millions de tonnes de carbone sur vingt ans.

Le thème de cette édition est « Planter les arbres pour séquestrer le carbone et lutter contre les changements climatiques ».C’est près de la localité de Ngo, dans le département des Plateaux au centre du pays, que le projet dénommé BaCaSi a été lancé par le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso.

Au moins 5 % des plantations serviront aux activités agro-forestières, l’ambition des initiateurs du projet étant de créer au moins 1 000 emplois directs.