Congo : lancement du projet de professionnalisation de la police

La police congolaise va bénéficier pendant trois ans d’un programme d’appui à sa professionnalisation.

 

Brazzaville a officiellement lancé le 13 juin, un projet destiné à professionnaliser la police. Ledit projet est financé à hauteur de cinq millions d’euros – soit environ 3,2 milliards de francs CFA – par l’Union européenne. C’est une solution prise à cause des accusations de torture et mauvais traitements par les organisations non gouvernementales portées à l’endroit de ces hommes en tenue.

A l’origine de ce programme : une affaire qui remonte à 2018. Cette année-là, au moins 13 jeunes avaient été retrouvés morts des suites de tortures dans le commissariat de police du quartier Mpila à Brazzaville. En 2020, ce sont six autres personnes qui ont trouvé la mort au commissariat central de la capitale, dans des conditions similaires.

Le projet « Police+  » prévoit notamment d’accompagner l’Etat congolais dans la promotion du respect des droits humains au sein des forces de police.

la police congolaise va bénéficier pendant trois ans d’un programme d’appui à sa professionnalisation, financé à hauteur de cinq millions d’euros par l’Union européenne (UE). Dénommé « police + », il a débuté officiellement mardi 13 juin.

Le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou a lancé ce programme en présence de quelques hauts gradés de la police congolaise : « Le programme « Police + » a pour objectifs, entre autres, de prévenir toute forme de torture, de traitements dégradants ou inhumains. C’est un excellent projet qui va permettre d’aider structurellement les forces de police à mieux gérer les personnes gardées à vue pour une meilleure prise en charge », a-t-il déclaré.

Congo : l’Université catholique du Congo Brazzaville ouvre ses le 06 octobre

Une journée « Portes ouvertes » a été organisée, le 10 juin dernier, au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard, à l’intention des futurs étudiants et leurs parents.

 

L’Université catholique du Congo Brazzaville est prête à accueillir les apprenants. L’institution ouvre officiellement ses portes en octobre prochain, pour le compte de l’année académique 2023-2024.

Les responsables de l’Eglise catholique, les universitaires et partenaires impliqués dans le projet ont initié une journée « portes ouverte », le 10 juin dernier, quatre mois avant le lancement effectif des activités. Il s’est agi de donner des informations utiles et nécessaires aux futurs étudiants désireux de s’inscrire à la Faculté des sciences et technologies, le premier département ouvert en attendant la création des autres filières.

Première université catholique du Congo Brazzaville desservant Pointe-Noire et le Kouilou, l’UCCB a pour ambition d’offrir des possibilités aux étudiants de se préparer dans des meilleures conditions à l’insertion professionnelle dans le pays, grâce aux nombreux stages qui seront réalisés dans les entreprises partenaires telles Total Energies, Chevron, la Société nationale des pétroles du Congo. La formation managériale qui y sera dispensée permettra aussi aux étudiants d’être eux-mêmes des créateurs d’entreprise.

Pour sa première année, l’UCCB offre trois portails, à savoir biologie-géosciences, chimie-physique, chimie-géosciences-mathématiques-informatique-physique.

CAN Côte d’Ivoire 2024 : les Diables rouges reprennent les entraînements

L’équipe nationale du Congo a repris les entraînements lundi 12 juin, au Stade de Kintélé, pour la préparation du match contre le Mali.

 

Les Diables rouges seront face aux Aigles du Mali dimanche 18 juin, au stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville. La rencontre qui débutera à 16h comptera pour la 5ème journée de la phase de groupes des éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2024.

Après le faux bond du mardi 6 juin 2023, provoqué par le mécontentement des joueurs qui réclament toujours leurs primes. La reprise des entraînements a été rendue possible grâce à l’entraîneur, Paul Put, qui a dû négocier avec les joueurs, par l’entremise du capitaine Thiévy Bifouma, qui est arrivé samedi 10 juin.

Ce sont les locaux, rejoints par quelques professionnels, qui ont repris les entraînements, à la demande de l’entraîneur, pour tenter de sauver les meubles. Sur sa page Facebook, la Fécofoot (Fédération congolaise de football) cite notamment Mons Bassouamina, Guy Mbenza, Chandrel Massanga, William Hondermarck, Simon Nsana, Raddy Ovouka et Yhoan Andzouana, qui ont commencé les entraînements.

Antoine Makoumbou est attendu à Brazzaville le jeudi 15 juin, précise la Fécofoot. Par contre, le défenseur Charpentier, buteur au dernier match des Diables-Rouges, aurait décliné l’invitation.

Même si les entraînements ont repris, le climat n’est pas à la ferveur et dans ce contexte, le Congo a fort à faire, pour tenir devant le Mali, qui l’avait humilié par un carton (4-0), au match aller à Bamako.

Cameroun : l’opposant camerounais Ni John Fru Ndi

Après plus de 30 ans d’opposition politique au Cameroun, Ni John Fru Ndi, le principal adversaire du président camerounais Paul Biya, meurt des suites d’une longue maladie, le 12 juin 2023.

 

Il quitte la scène à l’âge de 82 ans. Le leader et président fondateur du Social democratic front (Sdf), tire sa révérence à l’approche du Congrès de son parti. L’opposant historique de Paul Biya a préalablement annoncé son retrait officiel de la tête du parti qu’il a créé le 26 mai 1990, à l’issue d’une assise.

Avec pour slogan politique « Power », « Suffer don finish », le geste d’un poing levé vers le ciel, le SDF de Ni John Fru Ndi demeure principal parti d’opposition jusqu’à l’élection présidentielle de 2018, où il présente un autre candidat. Il accumule 36% des suffrages à sa première participation à l’élection présidentielle de 1992. Malgré que son parti soit déjà la première force de l’opposition, Le Chairman boycotte l’élection de 1997. Celui qui se revendique « candidat du changement », dénonçait une fraude dans l’élection précédente. D’où la politique de la chaise vide. De retour en 2004, il obtient 17,40% des votes. Et en 2011, 10,71%. C’était sa dernière participation.

En 2018 Ni John Fru Ndi et son parti connaissent une descente aux enfers. Le candidat du parti à ce scrutin, Joshua Osih, n’obtient que 3,36% et vient en quatrième position. Après le RDPC ((71,28%) de Paul Biya ; le MRC de Maurice Kamto (14,23%) ; et le PCRN de Cabral Libi (6,28%).

Le communiqué annonçant : « le passage à la gloire éternelle », de l’opposant camerounais porte la signature de son potentiel successeur, Joshua Osih.

Congo : reprise de service de la ligne ferroviaire Brazzaville-Pointe-Noire

Après six années d’interruption, le chemin de fer Congo-Océan (CFCO) reprend du service.

 

Le trafic sur la ligne ferroviaire reliant Brazzaville à Pointe-Noire reprend après six ans d’interruption. Il avait été interrompu en 2016 à cause du sabotage de ponts et d’autres ouvrages d’art sur cette voie. La région du Pool était la plus toujours à cause des s’affrontaient l’armée congolaise et les ex-combattants ninjas.

Notons que cette ligne du train ne semble pas répondre aux normes mais le gouvernement promet de faire le nécessaire.

Rappelons que le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) est un hhéritage de la colonisation française. Ladite voie ferrée a longtemps été présentée comme l’épine dorsale de l’économie congolaise.

Coopération : 13 accords bilatéraux signés entre Brazzaville et Abidjan

Ces protocoles d’accords ont été paraphés à l’occasion d’une visite d’Etat de 72 heures du président Denis Sassou Nguesso, en Côte d’Ivoire, à l’invitation de son homologue, Alassane Ouattara.

 

Le Congo et la Côte d’Ivoire ont signés lundi 12 juin 2023, 13 accords bilatéraux au palais de la présidence de la République de Côte d’Ivoire, à Abidjan-Plateau.

Le premier accord, un accord-cadre de coopération, définit le cadre général de la coopération entre les parties en vue de renforcer leur coopération bilatérale dans le respect des libertés souveraines des Etats.

Le deuxième accord est relatif à l’exemption des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de services. Le troisième accord actualise la coopération technique dans le domaine agricole, tandis que le 4e accord aborde la lutte contre la criminalité.

Le 5e accord porte sur la coopération en matière de fonction publique et de modernisation de l’administration. Le 6e protocole a trait au transport maritime, notamment la marine marchande, et a pour objet de développer l’industrie maritime.

Quant au 7e protocole d’accord, il porte sur la promotion immobilière. Le 8e protocole vise la promotion des PME, le partage de technologies ainsi que la promotion du partenariat privé et public. Le 9e protocole d’accord est relatif à la promotion de l’artisanat.

Le 10e protocole, lui, concerne la coopération technique en matière d’élevage et de production animale. Le 11e accord définit un cadre général de coopération en matière de loisirs. Le 12e protocole d’accord a lieu entre les sociétés pétrolières Petroci, de la Côte d’Ivoire, et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC).

Le 13e accord de coopération met en relation le Port autonome d’Abidjan et le Port autonome de Pointe noire. Cet accord définit également un cadre de coopération afin de booster les échanges commerciaux entre les deux pays.

Arrivé à 14h à l’aéroport d’Abidjan, le président Denis Sassou N’Guesso, a eu un entretien avec Alassane Ouattara au palais de la présidence de la République.

Denis Sassou-Nguesso en visite d’État en Côte d’Ivoire

De cette visite qui va se poursuivre jusqu’au 15 juin prochain, 13 accords ont été signés dans les domaines de la pêche, l’agriculture, l’élevage et du tourisme.

 

La visite d’Etat du président de la République a débuté le 12 juin dernier. Celle vise à renforcer les liens de coopération entre la République du Congo et la Côte d’Ivoire. Treize accords ont déjà été signés dans le domaine de la pêche, de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme.

Pendant plus d’une heure, les chefs d’État congolais et ivoirien ont passé en revue plusieurs sujets de coopération.

À l’issue de cet entretien, le président ivoirien, Alassane Ouattara salue le rôle de médiateur de son homologue congolais sur le continent. Rôle, qui selon lui, a porté ses fruits en Côte d’Ivoire. « Je me souviens que vous avez, en tant que président de la conférence des chefs d’État de l’Union africaine, passé plusieurs jours avec nous ici en Côte d’Ivoire a essayé de nous réconcilier, les présidents Bédié, Gbagbo et moi-même, a rappelé Alassane Ouattara. Et je sais que ce n’était pas une tâche facile. Je peux vous dire qu’aujourd’hui, vous avez réussi, puisque nous sommes totalement réconciliés. »

Mais au-delà de la coopération, il a aussi été question de l’initiative de paix conduite tout prochainement par sept chefs d’État africains entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.

Autre chantier qui occupe le président congolais : le conflit entre la Russie et l’Ukraine. En fin de semaine, Denis Sassou-Nguesso et six autres présidents africains rencontreront les principaux acteurs de ce conflit, pour porter un message de paix. « Les peuples africains ont toujours privilégié la palabre, le dialogue. C’est donc la résolution des problèmes par la diplomatie, le dialogue et non pas par les canons. Et c’est donc ce message que l’Afrique souhaiterait passer aux belligérants à travers cette initiative. »

Pour le président congolais, ce sera aussi l’occasion d’expliquer de vive voix, l’impact négatif de conflit sur l’économie africaine.

Congo-naufrage au port de Brazzaville : une rencontre pour établir les responsabilités

Le naufrage d’une embarcation le 19 mai dernier, a occasionné la mort de cinq personnes dont une femme, au Port de Brazzaville.

 

Cinq morts enregistrés le 19 mai 2023, dans le naufrage d’une embarcation au Port de Brazzaville. C’est le bilan révélé par le rapport d’enquête de la commission mise en place par le ministre de l’Economie fluviale pour en déterminer les causes principales et secondaires.

Le ministre de l’Economie fluviale et des Voies navigables, Guy Georges Mbacka, a réuni le 9 juin à Brazzaville toutes les parties prenantes aux fins d’établir les responsabilités individuelles et collectives et lui permettre, le cas échéant, de prendre les mesures conservatoires appropriées. Etaient réunis autour du ministre le directeur général PABPS et son adjoint, le directeur général de la navigation fluviale (Digenaf), le représentant de Terminaux du bassin du Congo (TBC), les commissaires du beach et de la gare à passagers, le chef du bureau principal de la douane du beach. Ces derniers ont été tous entendus par la commission « sur les graves défaillances relevées dans le rapport d’enquête, lesquelles ont fortement contribué à la survenance de cette catastrophe ».

« Le drame du 19 mai 2023 a mis à nuit les pratiques frauduleuses qui ont pris corps au port autonome de Brazzaville et à la Digenaf. Notre mission est de, entre autres, garantir les intérêts de l’Etat ; veiller au respect des lois et règlements de la République. Nous ne sommes pas venus à ce ministère pour nous faire applaudir ou garantir les intérêts des Congolais inconscients qui sont là que pour créer les problèmes à l’Etat », a mis en garde le ministre de l’Economie fluviale et des Voies navigables, précisant que des mesures conservatoires seront prises et soumises à l’intention du Premier ministre.

Congo : l’opération DDR dans le Pool avorte

Plusieurs raisons expliquent ce rendez-vous manqué, notamment les exigences de leur chef Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi.

 

Le lancement de l’opération de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) qui été prévu la semaine dernière, n’a pas pu démarrer. Plusieurs raisons expliquent ce rendez-vous manqué, notamment les exigences de leur chef Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi.

C’est le jeudi 8 juin dernier que le Premier ministre Anatole Collinet Makosso était attendu à Kinkala, chef-lieu du Pool, pour donner le coup d’envoi de cette opération attendue depuis des années. Mais, la veille, des émissaires du révérend pasteur Ntoumi se sont présentés dans ses bureaux porteurs d’un message de ce dernier.

L’ancien chef rebelle exige que les autorités gouvernementales lui déterminent un statut. Autrement dit, qu’une fonction officielle lui soit attribuée. L’ancien-chef rebelle entend ainsi assurer ses arrières une fois la réinsertion de tous les ex-combattants terminée.

Officiellement, cette opération concerne 10 000 ex-combattants et leurs proches également au nombre de 10 000 autres. Il faut aussi ajouter 140 000 personnes affectées par le conflit, parmi lesquelles des déplacées. Ils seront tous réinsérés dans des projets de développement comme l’agriculture. La durée de l’opération sera de quatre ans, et son coût est huit milliards de francs CFA dont six milliards apportés par les partenaires.

En attendant qu’un accord soit trouvé, le pasteur Ntoumi reste toujours terré dans son fief du Pool, depuis la fin des hostilités qui se sont déroulées entre 2016 et 2017.

Congo-pollution plastique : plus de 1700 personnes élaborent un avant-projet d’accord

La deuxième session du Comité intergouvernemental de négociation (CIN) chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, notamment dans le milieu marin (CIN-2), a clôturé ses travaux, le 3 juin, dans la capitale française.

 

Plus de 1700 participants, dont plus de 700 délégués de 169 Etats membres et plus de 900 observateurs d’organisations non gouvernementales ont assisté à la session organisée par la France au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), à Paris. Cette deuxième session du CIN fait suite à la première qui s’est tenue à Punta del Este, en Uruguay, en novembre 2022.

Le président du CIN s’est vu confier à cet effet le mandat d’élaborer, avec l’appui du secrétariat du CIN, un avant-projet d’un accord avant la prochaine session qui doit avoir lieu à Nairobi, au Kenya, en novembre.

Le premier jour de la session, les Etats membres ont élu des représentants de la Géorgie, de l’Estonie, de la Suède et des États-Unis au bureau du CIN. A la suite de discussions relatives au droit de vote, ils sont également parvenus à un accord sur un paragraphe interprétatif concernant le projet de règlement intérieur s’appliquant de façon provisoire aux travaux du CIN. Au moment de clôturer officiellement la session, le président du CIN, Gustavo Meza-Cuadra Velásquez, a remercié le gouvernement français et l’Unesco pour l’organisation de cette session, ainsi que les Etats membres, les observateurs, les cofacilitateurs et les services d’appui ayant pris part aux discussions.