Congo : des petits acteurs socio-économiques reçoivent des dons

Le don est composé du matériel de restauration, de maraîchage, de la mécanique automobile, de coiffure homme, de l’informatique, de l’électroménager, de photographie et bien d’autres.

 

Les petits acteurs socio-économiques exerçant dans différents secteurs d’activités ont reçu le 4 juillet, à Brazzaville, un don de matériel professionnel afin de leur permettre de passer de l’informel au formel. Le don est composé du matériel de restauration, de maraîchage, de la mécanique automobile, de coiffure homme, de l’informatique, de l’électroménager, de photographie et bien d’autres. Il fait suite à l’accord signé en avril 2021 entre le gouvernement et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Les bénéficiaires ont été notamment les acteurs des départements de Brazzaville et de Pointe-Noire.

Peu avant la remise du matériel, la lettre d’engagement signée entre les deux parties a été présentée. Elle interpelle les acteurs de l’économie informelle à faire bon usage de ce matériel.

« Il est strictement interdit de faire louer, prêter ou vendre ce matériel car en cas de non-respect de l’engagement, le groupement est dans l’obligation de rembourser au gouvernement la valeur du matériel reçu », ont indiqué les organisateurs.

La cérémonie de la remise du matériel professionnel aux acteurs de l’économie informelle a été marquée, entre autres, par l’allocution prononcée par l’administrateur maire de l’arrondissement 3, Poto-Poto, Jacques Elion.  Il a indiqué que la deuxième édition de remise du matériel s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2021, initié à l’appui du relèvement des acteurs de l’économie informelle. Elle prouve à suffisance la détermination du ministère de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Economie informelle de faire de ce sous-secteur un pilier indispensable qui contribue à la croissance nationale.

Pour le représentant résident adjoint du Pnud au Congo, Henri René Diouf, ce don contribuera au relèvement des acteurs de l’économie informelle. Au Congo, l’informel emploie plus de 73 000 personnes dans 42 000 unités de production. Le secteur représente une source de revenus pour des personnes avec très peu d’options.

« Le secteur informel joue un rôle important dans l’économie mondiale et dans la réduction de la pauvreté et des inégalités. Son action contribue à deux objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’agenda 2030 des Nations unies que sont l’ODD relatif à l’éradication de la pauvreté et l’ODD relatif à la réduction des inégalités », a-t-il déclaré.

De son côté, la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Economie informelle, Ines Bertille Nefer Ingani, a encouragé les femmes à se formaliser ainsi qu’à dénoncer toutes les formes de violences faites à leur égard.

Congo-sénatoriales : dépôt de candidats prévu du 6 au 14 juillet 2023

Les élections sénatoriales pour la désignation des 72 sénateurs, soit 6 sénateurs pour chacun des 12 départements auront lieu le dimanche 20 août 2023.

 

Le dépôt des candidatures pour l’élection sénatoriale s’ouvre jeudi 06 juillet en République du Congo. L’annonce a été faite dans un communiqué publié à Brazzaville, le 28 juin dernier, par le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka.

Les candidats ont du jeudi 6 au vendredi 14 juillet, pour déposer leurs dossiers de candidature pour les élections sénatoriales du 20 août 2023. Ces dates ont été arrêtées suivant l’arrêté n°7871 du 20 juin 2023 du ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou.

Cette échéance permettra l’élection de 72 sénateurs, soit 6 sénateurs pour chacun des 12 départements du pays. Les dossiers sont déposés à la Direction générale des affaires électorales.

Congo-élection à la présidence de l’UDH-Yuki : six candidats en lice

C’est ce qui ressort de la note publiée dimanche 03 juillet, par le premier vice-président de l’Union démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki), Pascal Nggouanou.

 

Six candidats sont en quête de la présidence de l’UDH-Yuki. Joseph Badiabio, Fernand Gilles Bassindikila, Oleg Fabrice Kiessila (de la diaspora), Bonnard Moussodia, Rodrigue Mayanda et Jean Jacques Nicolas Malonga devront convaincre par leur projet qu’ils sont à la hauteur des missions du leader de ce parti.

Notons que, le choix des candidats, s’est fait sur la base de nombreux critères, conformément à l’article 24 des statuts de cette formation politique. Notamment être membre du parti, justifier d’au moins quatre ans d’ancienneté et de vie active au sein d’un organe ou structure du parti, être Congolais d’origine, avoir une conduite exemplaire en phase avec la ligne et l’éthique du parti, avoir une connaissance approfondie du fonctionnement du parti et de l’idéologie qu’il prône, avoir une expérience politique effective, faire preuve d’une compétence avérée, jouir d’une bonne santé physique, morale et mentale, être à jour de ses cotisations statutaires.

Congo-hausse du prix du carburant : échange gouvernement-partenaires sociaux

Accompagné de quelques ministres, le chef du gouvernement a expliqué à l’ensemble du secteur privé la nécessité et l’opportunité de la décision consistant à revoir le prix du super à la hausse.

 

Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, a officiellement informé, le 3 juillet, à l’Union patronale interprofessionnelle du Congo (UniCongo) et l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc), de l’augmentation à partir du 15 juillet prochain du prix de l’essence à la pompe à 775 FCFA.

Accompagné de quelques ministres, le chef du gouvernement a expliqué à l’ensemble du secteur privé la nécessité et l’opportunité de la décision consistant à revoir le prix du super à la hausse. « Il s’agissait de l’impact de l’augmentation du prix d’essence et du contenu des accords signés avec le Fonds monétaire international. Cette communication a été reçue par le secteur privé, l’Etat est donc engagé dans cette démarche en conformité avec les bailleurs de fonds dans l’intérêt des équilibres macroéconomiques pour notre pays. Et dans cet équilibre macroéconomique, le secteur privé doit se retrouver », a expliqué le président de la Chambre de commerce, d’industries, d’agriculture et des métiers de Brazzaville, Paul Obambi, à l’issue de la communication.

Selon lui, le secteur privé congolais a pris acte du contenu de cette communication et a sollicité au Premier ministre de lui accorder quelques jours, le temps d’échanger avec les ministres sectoriels concernés. « Nous reviendrons par la suite vers le chef du gouvernement pour lui proposer les mesures que nous préconisons pour pallier l’impact de cette décision sur toutes nos entreprises formelles et informelles. Cela à une étape où nous sommes en train de muter du secteur informel vers le secteur formel, dans un contexte économique difficile, très difficile. Le rendez-vous est pris, le secteur privé dans son ensemble va contacter les ministres sectoriels et revenir vers le Premier ministre », a-t-il conclu.

Congo : le litre du super à la pompe va passer de 625F à 775FCFA

L’annonce a été faite samedi 01 juillet 2023, par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

 

Le prix du super à la pompe va augmenter de 25% en République du Cingo. Le litre qui coûtait 625 F va passer à 775 FCFA. La mesure entrera en vigueur à partir du 15 juillet, le temps que le gouvernement échange avec les syndicats des transports et la société civile. C’est du moins ce qu’a précisé Anatole Collinet, Premier ministre, au cours d’un déjeuner de presse.

« C’est un conseil du FMI qui nous demande d’augmenter le carburant, d’arrêter avec les subventions (des produits pétroliers) pour les affecter aux autres secteurs de base comme la santé et l’éducation », a-t-il justifié.

Notons que la subvention des produits pétroliers par l’Etat s’élève à environ 300 milliards de FCFA par an (457 millions d’euros).

« Toutes ces augmentations ne peuvent pas jeter du baume au coeur des Congolais. Ils augmentent sans les mesures d’accompagnement : les salaires sont restés stables. C’est comme une provocation », a réagi à l’AFP Dieudonné Moussala de l’Association des droits des consommateurs congolais.

Congo-BEPC 2023 : plus de 120 000 candidats face aux épreuves du 4 au 7 juillet

Ce sont 485 centres sont retenus pour le déroulement du BEPC sur toute l’étendue du territoire national y compris à Luanda, au Cabinda et en Chine.

 

121 940 candidats, passeront les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du 4 au 7 juillet, sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les centres de Pékin, en Chine, de Luanda et de Cabinda, en Angola. 485 centres sont retenus pour le déroulement de cet examen.

Une note de la Direction des examens et concours indique qu’à Brazzaville trois des centres retenus pour le BEPC ont été délocalisés suite à l’occupation du lycée technique commercial 1er mai. Les candidats qui devaient composer à ce centre, notamment dans les bâtiments B et D ; C et D sont respectivement envoyés à l’école primaire Mokoundzi-Ngouaka 2 (bâtiment étage) et l’école primaire Mokoundzi-Ngouaka 3. Ceux qui devraient passer les épreuves au lycée technique 1er mai, bâtiment E et F composeront au lycée Savorgnan-de-Brazza, bâtiment D.

Rappelons qu’à la session passée du BEPC, le département de la Lékoumou avait occupé la tête du peloton pour la troisième fois consécutive avec un taux de réussite de 74,44%. La Cuvette-Ouest 70,50% ; la Sangha 70,09% ; le Pool 68,92% ; Brazzaville 63, 90% ; la Cuvette 63,17 ; la Bouenza 59, 04% ; Pointe-Noire 57,72% ; les Plateaux 57, 38% ; le Kouilou 56, 82% ; la Likouala 56,41% et le Niari 50,69%.

Congo-Présidentielle 2026 : la biométrie pourrait faire son entrée

Anatole Collinet Makosso, Premier ministre a annoncé que son pays allait introduire la biométrie lors de la prochaine présidentielle de 2026.

 

La biométrie va faire son entrée à la présidentielle de 2026, en République du Congo. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso qui faisait, à la veille du week-end, le bilan à mi-parcours de son action, l’a annoncé. Elle a souvent été réclamée par l’opposition qui a toujours contesté les résultats des précédents scrutins. Celle-ci propose une concertation avant l’introduction de cette technologie.

La voie est désormais balisée pour expérimenter la biométrie avec la réalisation du cinquième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH5) dont les résultats sont en cours de traitement. C’est du moins ce qu’a affirmé le chef du gouvernement. Cette expérimentation interviendra pendant la prochaine élection présidentielle prévue en 2026 à laquelle le président Denis Sassou Nguesso pourrait se représenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.

« Débat »

Les annonces du Premier ministre ont fait réagir l’opposant Clément Miérassa pour qui « les concertations organisées dans le pays n’ont rien apporté au sujet de la gouvernance électorale ». Et, concernant la biométrie, le président de la Fédération de l’opposition congolaise propose une démarche : « Il est souhaitable avant de parler de l’expérimentation de la biométrie à la prochaine élection présidentielle, qu’il y ait un débat très sérieux entre tous les acteurs politiques sur la gouvernance électorale de façon générale et la biométrie, en vue de la maîtrise du corps électoral. Parce que c’est un problème extrêmement important », a-t-il suggéré.

« Les promesses ont trop duré »

« Nous attendons de voir pour croire, parce que les promesses ont trop duré », a indiqué l’un des acteurs de la société civile ayant déjà observé en 2021 et 2022 les élections au Congo.

Congo-Ficomp : la 5ème édition reportée en juin 2024

Le report de l’évènement a été annoncé le 27 juin, lors de la soirée gratuite de projection de film congolais, par le promoteur, Michael Gandoh.

 

La 5ème édition du Festival international du film de Pointe-Noire (Ficomp), se tiendra en juin 2024. Initialement prévu cette année en juin, l’évènement n’aura pas lieu. L’annonce a été faite le 27 de ce mois dernier, par Michael Gandoh, promoteur et délégué général du Festival. C’était à l’occasion d’une soirée gratuite de projection de film congolais.

« Cette année, le festival n’aura pas lieu et c’est pour ne pas faire une année blanche que nous avons décidé, avec notre partenaire l’IFC, de proposer cette soirée de projection de films afin que le public ne sente pas trop l’écart entre la dernière et la prochaine édition », a informé Michael Gandoh

En effet, ce report est dû aux difficultés occasionnées par des innovations entraînant le changement du format de l’événement qui s’agrandit. « A partir de cette année, on devrait prendre aussi les longs métrages pour augmenter le niveau du festival. Mais cela demande plus de moyens. C’est pourquoi nous avons reporté cette cinquième édition pour mieux la préparer », a expliqué Michael Gandoh aux Dépêches de Brazzaville.  

Quatre films ont été projetés pendant la soirée à laquelle bon nombre de cinéphiles de la place ont répondu présents. Il s’agit des courts métrages « Préméditer » de Christ Etou sur les violences conjugales, « Psychosis » d’Harvin Isma (le mauvais comportement des personnels soignants qui occasionnent parfois des drames) et « Apacha » de Fortuné Dubien Tsété, un film d’animation très comique.

Congo : le syndicat national des pharmaciens face au ministre Gilbert Mokoki

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a reçu en audience une délégation du Syndicat national des pharmaciens du Congo.

 

Trois points étaient à l’ordre du jour lors de la rencontre entre le ministre de la santé, Gilbert Mokoki et le Syndicat national des pharmaciens conduit par son vice-président, le Dr Lionel Ndeli. Il s’agit la vente illicite des médicaments, la formation, mais aussi la question de la relance du secteur industriel de la pharmacie.

A l’issue de l’audience, le vice-président du Syndicat national des pharmaciens du Congo s’est dit satisfait au vu du travail qui se poursuit à travers les services habilités. « C’était l’occasion au cours de laquelle nous avons pu aborder quelques préoccupations que nous avons, au niveau du secteur pharmaceutique. L’autorité de tutelle en a profité pour nous préciser comment ce travail se fait et avance. Concernant nos préoccupations, elle est déjà à l’œuvre », a expliqué le Dr Lionel Ndéli au micro d’adiac-congo.com

Congo : la croissance du PIB estimée à 3,5% en 2023

Dans un rapport publié jeudi à Brazzaville, la représentation de la Banque mondiale en République du Congo prévoit une croissance du PIB du pays à 3,5% en 2023.

 

« La croissance du Congo s’est redressée pour atteindre 1,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 et elle devrait s’accélérer à 3,5% en 2023 grâce à l’augmentation des investissements », indique le rapport.

L’inflation a été contenue mais la hausse des prix des denrées alimentaires accroit les difficultés socioéconomiques, note le rapport, estimant à 56% le taux de population souffrant d’une insécurité alimentaire dans le pays. Plus d’un Congolais sur deux vivait avec moins de 2,15 dollars par jour en 2022, rappelle le rapport.

Le document de la Banque mondiale épingle également les subventions aux carburants qu’il juge plus profitables aux couches les plus nanties de la population congolaise au détriment de celles les plus démunies.

« En 2022, la forte hausse des cours mondiaux de l’or noir a entraîné une augmentation des subventions pétrolières à hauteur de 2,4% du PIB, soit davantage que les dépenses consacrées par le Congo à la protection sociale », souligne le rapport.

Par ailleurs, le rapport de la Banque mondiale propose d’améliorer la transparence de la gestion des finances publiques, d’augmenter les dépenses sociales et d’intensifier les investissements publics structurels productifs.