La Force Montante Congolaise lance une campagne de restructuration de ses organes

Le coup d’envoi a été donné samedi 17 février par Vadim Osdet Mvouba, Premier secrétaire de cette instance de jeunes du Parti Congolais du Travail.

 

La Force Montante Congolaise vient de débuter une campagne de structuration et restructuration des organes intermédiaires et de base. C’était au cours d’un meeting de lancement samedi 17 février.

« L’initiative de la campagne de structuration et de restructuration des organes intermédiaires et de base vise à redynamiser les actions de notre organisation, afin de devenir une force de proposition capable d’accompagner et de défendre activement les idéaux du parti Congolais du travail (PCT) », a fait savoir Vadim Osdet Mvouba, lors du meeting du lancement de la campagne y relative.

Au travers de cette campagne, la Force montante congolaise veut intensifier ses actions pour mieux jouer son rôle. Le meeting a aussi permis à Vadim Osdet d’exhorté tous les acteurs impliqués dans cette activité à faire preuve de responsabilité, d’objectivité et de tempérance dans le choix des animateurs.

Congo : les syndicats des transports en commun lancent un préavis de grève

Celui-ci entrera en vigueur à compter du 26 février au 1er mars prochain et sera suivie de l’interruption de la circulation des transports en commun de 12 h 00 à 15 h 00.

 

« Nous avons déposé le 15 février au cabinet du Premier ministre un préavis de grève. Cette décision s’explique par le fait que l’appui sollicité par le Premier ministre aux plateformes syndicales de transporteurs en commun pour éviter l’inflation sur le marché, eu égard à l’augmentation du prix du carburant.  Nous avons signifié au Chef du gouvernement, qu’il restait quelques situations à résoudre pour que cet accompagnement devienne effectif, liées entre autres à la hausse du carburant, qui à un impact sur les employés du secteur de transport et non les employeurs », a fait savoir le président du Syndicats des Transporteurs et activités connexes au transport du Congo (SYTRACO), Cyrille Carel Dzounou.

Le préavis de grève devrait entrer en vigueur à compter du 26 février prochain puis suivra l’interruption de circulation des transports en commun de 12h00 à 15h00. Les syndicats des Transporteurs et activités connexes au transport du Congo et le groupement des transporteurs terrestres du Congo expliquent que la suppression de certaines taxes par l’Etat pour combler le prix du carburant profite aux patrons de véhicules en commun.

L’exécutif et les représentants des transporteurs en commun étaient convenus de revoir de 15 % les versements journaliers à verser au propriétaire, passant de 20 000 francs CFA à 17000 francs CFA.  Et les 3000 francs CFA, devraient permettre au chauffeur de combler l’écart du carburant. C’est du moins ce qu’affirme Cyrille Carel Dzounou.

Les transporteurs en commun envisagent après l’observation du préavis de grève, de déclencher un mouvement de grève à partir du 4 mars.

Le Congo reçoit environ 36 milliards FCFA de la BM

L’enveloppe est destinée à financer l’extension du nouveau complexe de l’Institut national de la statistique (INS), d’une salle de conférence, d’un amphithéâtre et des salles de classe supplémentaires.

 

L’institution de Bretton Woods accorde environ 36,4 milliards FCFA (60 millions de dollars) à la République du Congo. Cet argent va servir à renforcer les acquis du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT). Notons que la Banque mondiale est le principal partenaire du PSTAT, financé à hauteur de 24 milliards FCFA entre avril 2015 et septembre 2023.

Les 36,4 milliards FCFA sont destinés à l’extension du nouveau complexe de l’Institut national de la statistique (INS), la construction d’une salle de conférence, d’un amphithéâtre et des salles de classe supplémentaires. L’inauguration du complexe de l’INS a eu lieu le 13 février dernier.

« Je vous invite instamment à faire preuve de créativité pour vulgariser les sciences statistiques afin d’aider les profanes et le grand public à mieux en comprendre les enjeux, à s’y familiariser et à savoir en faire bon usage. Les statistiques ne sont pas que des chiffres. Elles traduisent une réalité qui impacte la vie de nos concitoyens. Les appréhender aidera la communauté à s’en approprier et à les intégrer dans ses pratiques de vie courante », a déclaré le directeur des opérations de la BM pour la République du Congo, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon et la Guinée équatoriale, Cheick Fantamady Kanté.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 14 février 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 14 février 2024 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Onze affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Un projet de loi et un projet de décret au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi ;
  • Quatre projets de décret au titre du ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs ;
  • Deux projets de décret au titre du ministère du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale ;
  • Trois projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement technique et professionnel ;

      I/- Ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi et un projet de décret.

Le premier texte présenté est un projet de loi portant création de l’Agence nationale de réinsertion sociale et d’éducation civique. Notre pays est confronté depuis des années à des comportements juvéniles antisociaux ou déviants. Ces actes constituent le plus souvent une menace à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. Les causes de ce phénomène sont multiples.

Etablissement public à caractère administratif, l’Agence nationale de réinsertion sociale et d’éducation civique s’inscrit dans l’optique d’une prise en charge de ce phénomène, en vue de la protection de la société. Cette agence a pour moyens d’actions l’accompagnement moral, éducatif et professionnel des jeunes concernés. Il s’agit, à travers l’agence, d’assurer la réinsertion sociale des jeunes, en délicatesse ou non avec la loi, recrutés sur la base de leur consentement ou au moyen des procédures y relatives ou instituées, à cet effet.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’Agence nationale de réinsertion sociale et d’éducation civique. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Ngouélondélé a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national de lutte antidopage dans le sport (CNLAD).

Cet organisme a pour objet de prévenir et de réprimer l’usage de produits dopants dans le sport, conformément aux lois, règlements et conventions internationales ratifiées par notre pays, notamment la Convention internationale de l’Unesco de 2005 contre le dopage dans le sport.

Cet organisme fonctionnant de fait, la régularisation initiée ce jour par le présent projet de décret permettra sa reconnaissance officielle par l’Agence mondiale antidopage, seule structure mondiale chargée d’établir la liste des substances interdites lors des compétitions organisées sur le sol national.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du CNLAD.

II/- Ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs  

Appelé par le président de la République à prendre la parole M. Jean-Rosaire Ibara, ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, a soumis à l’examen du Conseil quatre projets de décret.

Le premier texte est un projet de décret fixant les modalités de l’évaluation de la performance de l’action publique. Le ministre Ibara a souligné le fait qu’une action publique performante permet de garantir, d’une part, une gestion saine et responsable des affaires publiques et, d’autre part, une dépense publique efficace et efficiente.

Au Congo, ces principes ont été inscrits dans la loi n°36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances. De même, la loi d’orientation de la performance de l’action publique du 10 octobre 2019 a inscrit dans ses textes la vision plusieurs fois réitérée de son excellence monsieur le président de la République relative à l’obligation de transparence, de reddition des comptes et de suivi et évaluation de la gestion des affaires publiques.

Le gouvernement a engagé notre pays dans un processus de réformes, à l’effet d’optimiser le cadre administratif, d’améliorer la qualité du service public et de combattre les antivaleurs, afin de restaurer la confiance avec les partenaires internes et externes.

Par ailleurs, la loi du 10 octobre 2019 érige la gestion axée sur les performances comme mode de gestion de l’administration publique et a pour objectif de promouvoir la bonne gouvernance. Pour y parvenir, le décret du 6 juillet 2021 sur les attributions du ministre en charge de la Qualité du service public place ce département au cœur de l’évaluation de la mise en œuvre de la stratégie nationale de recherche de performance du secteur public.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les modalités de l’évaluation de la performance de l’action publique.

Présentant le deuxième texte, à savoir un projet de décret portant approbation de la Politique nationale du contrôle d’Etat (PNCE) en République du Congo, le ministre Ibara a rappelé aux membres du Conseil que la logique de la performance, au cœur de la gouvernance publique, implique la mise en place d’un dispositif d’audit, de contrôle interne et de gestion des risques. L’enjeu majeur de cette politique nationale du contrôle d’Etat est la mise en place d’un Système intégré du contrôle d’Etat, pilier du système de management de la performance de l’action publique.

Ce système intégré est fondé sur quelques activités/actions, dont : la réorganisation des organes de contrôle interne ; la mise en place d’un comité interministériel d’audit, de contrôle interne et de maitrise des risques ; la responsabilisation des gestionnaires publics et la sécurisation de leur gestion.

L’objectif général de cette politique est l’amélioration, le renforcement et la promotion du contrôle interne et de l’évaluation de la performance de l’action publique en vue d’en faire un outil d’aide à la gestion à travers des objectifs spécifiques transcrits dans six axes stratégiques.

La politique nationale du contrôle d’Etat s’articule, de ce fait, autour de six enjeux, dont la recherche de l’efficacité des contrôles ; la fiabilité et l’intégrité de l’information ; la modernisation et la professionnalisation du contrôle interne.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la PNCE en République du Congo.

Le troisième texte défendu par le ministre Ibara est un projet de décret portant approbation de la politique nationale de la qualité du service public en République du Congo. S’inscrivant dans le même cadre que les textes précédents, cette politique nationale se décline en six objectifs spécifiques, dont le renforcement des capacités pour l’amélioration des prestations du service public ; l’amélioration des conditions de travail des agents du service public ; la promotion de l’égalité hommes-femmes ainsi que l’égalité devant le service public et l’administration.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la politique nationale de la qualité du service public en République du Congo.

Enfin, le dernier texte, à savoir un projet de décret portant approbation de la politique nationale de la lutte contre les antivaleurs en République du Congo, a permis au ministre Ibara de souligner que l’objectif principal de celle-ci est d’éradiquer les antivaleurs dans notre société. Ses objectifs spécifiques se déclinent en trois axes stratégiques, parmi lesquels l’amélioration de la communication et des capacités des acteurs ainsi que le renforcement de la coordination des interventions en matière de lutte contre les antivaleurs.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la politique nationale de la lutte contre les antivaleurs en République du Congo

III/- Ministère du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale

Invitée à son tour par le chef de l’Etat à prendre la parole, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, a soumis à l’examen du Conseil deux textes. Le premier est un projet de décret portant approbation des statuts du Centre national de formation en statistique, démographie et planification. Créé par la loi n°18-2023 du 27 mai 2023, en remplacement du Centre d’application de la statistique et de la planification, lui-même créé en 1983, le projet de décret vise à rendre opérationnel cet établissement.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national de formation en statistique, démographie et planification.

Le second texte soumis aux membres du Conseil par la ministre Ebouka-Babackas est un projet de décret fixant le cadre général de gestion des investissements publics. Dans le cadre de la politique d’amélioration de la gestion des finances publiques, les pouvoirs publics ont décidé de remplacer, à compter de 2024, l’ancienne logique de moyens pour consacrer le basculement du budget en mode programme.

Ce changement vise principalement les dépenses d’investissement public. Il implique la mise en place de procédures claires établissant une répartition rationnelle des responsabilités ainsi que le renforcement de la qualité de la dépense publique. Il consacre l’obligation pour atteindre l’objectif d’assainissement des finances publiques de notre pays, de s’appuyer sur la bonne gestion des investissements publics.

Le cadre juridique sur lequel se fondent ces exigences porte, entre autres, sur la loi du 9 mars 2017 portant code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques ainsi que sur la loi organique du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances.

Devant l’imminence du basculement vers le budget en mode programme, le projet de décret fixe le cadre général de gestion des investissements publics tel que prescrit par cette réforme.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant le cadre général de gestion des investissements publics.

 IV/- Ministère de l’Enseignement technique et professionnel

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Ghislain Thierry Maguessa Ebome, ministre de l’Enseignement technique et professionnel, a soumis à l’examen du Conseil des ministres trois projets de décret. Le premier texte est un projet de décret portant institution, organisation et statut de l’Institut professionnel et technologique d’Oyo.

L’amélioration de la carte scolaire dans notre pays ainsi que la nécessité de rapprocher la formation de la population ont justifié la création de l’Institut professionnel d’Oyo, dans le département de la Cuvette. Son objet est d’assurer la formation des apprenants dans les métiers de l’industrie, des technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans le domaine des services. L’institut a vocation à renforcer l’employabilité des jeunes ainsi formés.

L’institut offre des formations de niveau 1 pour les titulaires du brevet technique ou diplôme équivalent et des formations de niveau 2 pour les titulaires des baccalauréats technique et professionnel ou un diplôme équivalent.

Les diplômes délivrés seront le brevet d’études professionnelles et le baccalauréat professionnel pour le niveau 1 et le brevet de technicien supérieur pour le niveau 2.

Les filières prévues sont les suivantes : génie civil et rural ; électrotechnique ; mécanique générale ; mécanique automobile ; maintenance industrielle ; réseaux et télécommunications ; informatique industrielle ; informatique et métiers du numérique ; transport et logistique ; hôtellerie et tourisme.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant institution, organisation et statut de l’Institut professionnel et technologique d’Oyo.

Le deuxième texte présenté par le ministre Maguessa-Ebome est un projet de décret portant institution, organisation et statut de l’Institut polytechnique de Kintélé. Cet établissement de formation technique et professionnelle est le fruit de la coopération entre notre pays et la Chine, à travers la société Cina State Construction Engineering Cooperation Limited.

Dédié aux métiers du génie civil et notamment de la construction, cet institut doit permettre un transfert effectif de compétences dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. L’accès à cet institut se fera par voie de concours pour les élèves titulaires des baccalauréats technique et professionnel. Les différentes formations seront sanctionnées par les diplômes de Brevet de technicien supérieur.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant institution, organisation et statut de l’Institut polytechnique de Kintélé.

Enfin, le ministre Maguessa-Ebome a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant institution et organisation du certificat d’aptitude professionnelle et du certificat de compétences professionnelles. Face à la faiblesse des conditions de formation et d’homologation des compétences acquises en milieu professionnel dans notre pays, il apparaît nécessaire de restructurer les certificats d’aptitude professionnelle (CAP) et dans les autres compétences professionnelles. Si le CAP est délivré après deux années de formation, il est parfois nécessaire de délivrer des certificats de compétences professionnelles pour attester d’un certain niveau d’employabilité acquis, notamment grâce à des formations en alternance, prévoyant un temps de présence en entreprise variant entre 50% à 75% du temps de formation selon les modules.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant institution et organisation du certificat d’aptitude professionnelle et du certificat de compétences professionnelles.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à   13h25.

 

Fait à Brazzaville, le 14 février 2024

Pour le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement, en mission,

Le ministre des Hydrocarbures

Bruno Jean Richard Itoua

Le Congo et la RCA échangent leurs expériences sur la lutte contre les antivaleurs

C’était au cours d’un échange jeudi 15 février, à Brazzaville, entre le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara et le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

 

La République du Congo et la République centrafricaine entendent renforcer leur coopération en matière de lutte contre les antivaleurs. C’est pour en parler que le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara, a échangé, le 15 février à Brazzaville, avec le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

Jean-Rosaire Ibara a également eu un échange avec le directeur de cabinet du ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Simplice Mounianga Boukongou et les autres cadres.

« Nous avons échangé nos expériences sur les mécanismes de contrôle au niveau des deux pays, la République centrafricaine et la République du Congo. Cela m’a permis de connaître les attributions en termes d’organisation institutionnelle de ce département ministériel qui est technique et politique au niveau de la République du Congo. Le brillant exposé fait par le directeur de cabinet m’a permis de voir, en termes de positionnement institutionnel, comment le contrôle d’Etat est positionné et quelles sont les attributions », a expliqué Roméo Gribingui à la presse.

La rencontre a aussi été une occasion pour le Congo d’informer son hôte de l’adoption en Conseil des ministres du 14 février d’un projet de décret portant approbation de la Politique nationale du contrôle d’Etat.

Congo : un sit-in des membres de la FESY-POSTEL

Les travailleurs de la société des Postes et de l’épargne du Congo exigent le départ de la directrice générale de cette entreprise.

 

Les membres de la Fédération des syndicats des postes et télécommunications ( FESY-POSTEL ) ont organisé un sit-in mercredi 14 février dernier, à Brazzaville. Ils exigent la révocation de la directrice générale de la société des Postes et de l’épargne du Congo (SOPECO). Ces employés se plaignent du mauvais management.

« Nous voulons un nouveau management au sein de la société des Postes et de l’épargne du Congo et cela passe par un changement de dirigeant. Nous exigeons le départ de la directrice générale de la SOPECO et toute son équipe. Cela fait six ans qu’elle dirige cette société mais il n’y a aucune évolution. Nous souffrons énormément à la SOPECO », a indiqué le secrétaire général de la Fédération des syndicats des postes et télécommunication auprès de la société des Postes de l’épargne du Congo, Franck Siassia

Ces employés revendiquent également le paiement de leurs salaires impayés qui s’élèvent à 41 mois. « Nous sollicitons l’intervention du Président de la République d’écouter notre cri de cœur, afin que nous trouvions gain de cause au paiement de nos arriérés de salaires, dont nous accumulons 41 mois », a ajouté Franck Siassia.

Notons que les travailleurs de la SOPECO ont plusieurs fois organisé des manifestions mais leurs n’ont jusqu’ici pas été pris en compte.

Le Congo appelé à rejoindre l’OIT

Le directeur général adjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT), André Bogui, a lancé cet appel jeudi 15 février à Brazzaville.

 

La délégation de l’OIT a pris part du 13 au 15 février dans la capitale congolaise à la retraite des directeurs des bureaux de la région Afrique de l’OIT. En marge de cet évènement que le directeur de cette organisation, André Bogui a été reçu en audience par le président du Congo Denis Sassou-Nguesso. C’est à l’issu de cet entretien que le directeur général de l’OIT a exprimé son souhait de voir la République du Congo à rejoindre leur initiative encore appelé « la Coalition mondiale pour la justice sociale’ ».

« Les crises sont des défis que nous devons surmonter. C’est la raison pour laquelle le directeur général de l’OIT a initié et fait adopter par le Conseil d’administration une importante initiative à laquelle nous pensons que le Congo va se joindre pour aussi apporter son appui. Elle s’appelle la Coalition mondiale pour la justice sociale », a-t-il indiqué.

La RDC mobilise 123,5 millions $ pour régler ses arriérés envers les entreprises pétrolières en partenariat avec quatre banques locales

Pour accélérer les réformes entreprises ces dernières années dans le secteur pétrolier, le gouvernement de la République démocratique du Congo a réussi à mobiliser auprès de quatre banques locales telles que EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank, un financement de 123,5 millions de dollars, destiné à refinancer une partie significative des arriérés de subventions, et ainsi renforcer la stabilité des finances publiques.

 

Kinshasa, le 12 Février 2024 – Le Gouvernement de la RDC annonce avec satisfaction de récentes avancées dans le cadre des réformes structurelles entreprises au sein du secteur de l’aval pétrolier. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche globale d’assainissement et de rationalisation des subventions pétrolières, en vue de garantir une gestion plus efficace et transparente des ressources financières publiques.

Dans un premier temps, les Ministères des finances et de l’Economie Nationale ont conjointement lancé en 2022 une vaste opération d’audit de la Structure des Prix des Produits Pétroliers (SPPP) confiée au cabinet Mazars. Les conclusions de cet audit, rendues en mai 2023, ont mis en lumière plusieurs pistes de réformes visant à améliorer la gouvernance et l’efficience du secteur. Sur la base de ces recommandations, un plan d’action est actuellement en cours d’élaboration.

Par ailleurs, dans un souci de maîtrise des dépenses publiques et d’alignement des pratiques sur les standards internationaux, le Gouvernement a entrepris des mesures proactives dès avril 2022. Cela a inclus l’exclusion du secteur de l’aviation internationale du dispositif de subventionnement, ainsi que la révision du calcul des manques à gagner. En octobre 2023, cette rationalisation a été étendue au secteur minier, qui représentait à lui seul près de 20% des manques à gagner. Ces mesures s’inscrivent dans une perspective plus large de réduction progressive des écarts entre les prix de marché et les prix de vente au détail. L’objectif à terme est d’atteindre une situation où les produits pétroliers ne nécessiteraient plus de subventions de manière structurelle, afin d’assurer ainsi une plus grande stabilité économique et financière pour le pays.

C’est dans ce contexte de rétablissement d’un climat de confiance dans le secteur, que le gouvernement a décidé de créer une nouvelle parafiscalité et a réussi à y associer une levée de fonds substantielle auprès des banques locales visant à refinancer une partie des arriérés de subventions, accumulés en 2022 et 2023. Cette transaction, une première du genre à laquelle le consortium des banques formé par EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank a participé, a répondu au double objectif de soutenir le secteur pétrolier national pour éviter toute rupture dans l’approvisionnement en carburant, tout en permettant au système financier congolais d’innover par une syndication de taille, essentiels pour l’essor de l’économie.

Le Congo et l’Algérie consolident leur coopération bilatérale

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a eu une séance de travail mardi 13 février, avec un groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo.

 

Une délégation du groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo est en séjour à Brazzaville. Elle a eu une séance de travail mardi 13 février, avec le président de l’Assemblée national, Isodore Mvouba. Les échanges ont porté sur la consolidation de la coopération bilatérale à travers la diplomatie parlementaire.

Conduite par le président du groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo, Beghdad Ben Amara, qui a indiqué qu’« Il est important, en tant que groupe parlementaire d’amitié, que nous puissions contribuer à créer les conditions appropriées pour soutenir et stabiliser la coopération dans les domaines économique, culturel, législatif et diplomatique afin d’aider les générations futures à travers des relations fortes et constructives. Nous devons renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays à travers la diplomatie parlementaire »

Notons que la mission de Brazzaville fait suite aux échanges virtuels que les deux parties ont eus en décembre dernier. Le Congo et l’Algérie entretiennent une relation d’amitié depuis plus de 60 ans.

Congo : les médecins sensibilisés sur les antivaleurs

Le Pr Richard Bileckot, inspecteur général de la santé, a entamé mardi 13 février, une sensibilisation, à l’hôpital de référence de Talangaï.

 

Les médecins de l’hôpital de référence de Talangaï, ont reçu en visite mardi 13 février, le Pr Richard Bileckot. L’inspecteur général de la santé a entamé une campagne de sensibilisation à valeur pédagogique au sein des centres hospitaliers du Congo. Les médecins de cet l’hôpital, ont été les premiers à être sensibilisés sur les antivaleurs.

La descente de l’inspecteur général de la santé dans les hôpitaux s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les comportements déviants qui gangrènent les structures sanitaires pour lesquels les médecins sont souvent cités. Le Pr Richard Bileckot les a rappelé qu’ils sont tenus de respecter l’éthique et la déontologie professionnelle de leur profession conformément au serment d’Hypocrate qu’ils ont prêté.

« Le ministre de la Santé nous a demandé de mettre en place un système de veille et d’alerte contre les antivaleurs dans les hôpitaux. Il fallait sensibiliser les médecins avant de sanctionner ceux qui s’illustreront dans des pratiques sordides. Nous amorçons la sensibilisation par l’hôpital de Talangaï, parce que ces derniers temps, il fait l’objet de vives critiques dans les médias et sur les réseaux sociaux en termes de mauvais accueil, de gestion calamiteuse des médicaments et de bien d’autres défaillances », a précisé le Pr Richard Bileckot.

Il a profité de l’occasion pour appeler à l’ordre les médecins véreux. La sensibilisation se poursuivra dans tous les grands centres hospitaliers de Brazzaville.