Congo : un culte spécial en la mémoire de Guy Brice Parfait Kolélas

Fondateur du parti de l’opposition Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), Guy Brice Parfait Kolelas est décédé le 21 mars 2021.

 

Un culte de commémoration du décès de l’opposant Guy Brice Parfait Kolélas a été organisé jeudi 21 mars 2024, dans la capitale congolaise.

« La commémoration de la mort de Guy Brice Parfait Kolélas, nous appelle non seulement à avoir une pensée pieuse pour le repos de son âme mais aussi pour réaffirmer les idées humanistes. A l’instar des chrétiens fidèles consacrés, les grands hommes ne meurent jamais. Leurs idées restent immortelles. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes réunis en ce lieu en faveur de notre Soldat », a fait savoir le pasteur Urbain Loubacky de l’église Armée du salut.

L’actuel responsable de ce parti de l’opposition congolaise, Joseph Badiabiogarde de son mentor le souvenir d’un patriote exemplaire et d’un démocrate modèle. « J’ai un challenge en prenant les commandes de ce parti. Guy Brice Parfait Kolelas était un exemple de patriote et un modèle de démocrate, un leader éclairé et charismatique hors pair. C’est un homme dont le parcours m’a beaucoup marqué. Généreux, tolérant et bon, le fondateur de notre parti était un homme inspirant qui savait s’entourer des bons collaborateurs », a-t-il souligné.

Rappelons que Guy Brice Parfait Kolelas, fondateur de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), est mort le 21 mars 2021.

Congo : compte rendu du conseil des ministre du 20 mars 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 20 Mars 2024 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Douze (12) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Un (1) projet de loi au titre du Ministère des hydrocarbures ;
  • Quatre (4) projets de décret au titre du Ministère de la fonction publique,
    du travail et de la sécurité sociale ;
  • Quatre (4) projets de décret au titre du Ministère de la construction, de
    l’urbanisme et de l’habitat ;
  • Un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’énergie et de
    l’hydraulique ;
  • Un (1) projet de décret au titre du Ministère du budget, des comptes
    publics et du portefeuille public ;
  • Des nominations au titre du Ministère des petites et moyennes entreprises
    et de l’artisanat.

I/- Ministère des hydrocarbures.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi portant approbation du contrat de partage de production TILAPIA II entre la République du Congo d’une part, la société nationale des pétroles du Congo et la société Olive Energy E&P et la société DMT Overhood, d’autre part.

Situé à environ 50 km de Pointe-Noire, le permis Tilapia à la majeure partie de sa surface en mer. Accordé en 2005 pour 10 ans, ce permis a été prorogé pour une durée de 5 ans en 2015. La SONAREP a été chargée d’assurer le maintien de la production depuis juillet 2020 à mars 2023, date de l’attribution du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit « Tilapia », pour une durée de 20 ans à un groupe contracteur constitué de : la société nationale de pétrole du Congo (titulaire avec 15%) ; OLIVE Energy E&P (opérateur avec 60%) et DWT Overhood (associé avec 25%).

Le 23 novembre 2023, un contrat de partage de production dénommé Tilapia II a été signé par ces mêmes parties avec la République du Congo.

Ce permis est exploité en vue de consolider la production des puits existants, de lancer une campagne de développement de 11 puits et construire un pipeline de 13 kms entre Tilapia et le champ de Pointe indienne et ce en vue d’acheminer le brut vers la CORAF. Le coût total d’investissement du projet de développement de Tilapia II est estimé à 173,5 millions de dollars.

Le Ministre ITOUA a précisé aux Membres du Conseil des ministres les paramètres économiques et fiscaux du contrat de partage de production.

Outre le bonus de signature, le contracteur s’engage à réaliser des projets sociaux orientés vers l’éducation, la santé, le forage de puits d’eau, les travaux d’assainissement et l’accompagnement de jeunes congolais à créer leurs propres entreprises créatrices d’emplois, et ce à hauteur de 200.000 dollars par an.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant approbation du contrat de partage de production TILAPIA II entre la République du Congo d’une part, la société nationale des pétroles du Congo et la société OLIVE Energy E&P et la société DMT Overhood, d’autre part.

Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale.

Invité à son tour par le Président de la République à prendre la parole, M. Firmin AYESSA, Ministre d’Etat, Ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, avant de présenter les affaires inscrites à l’ordre du jour au titre de son département, a informé le Conseil des Ministres du fait que les membres du Conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU) ont désormais été désignés par les organes et administrations compétents pour ce faire. Ainsi, les autres organes dirigeants (directeur général en particulier) seront désignés sous peu par le Conseil des Ministres, afin de rendre la CAMU totalement opérationnelle.

Entrant dans la présentation des affaires soumises à l’examen du Conseil, le Ministre d’Etat AYESSA, les organes a présenté quatre (4) projets de texte. Le premier d’entre eux est un projet de décret fixant les modalités de reversement des cotisations sociales à la caisse d’assurance maladie universelle (CAMU).

Pris en application de l’article 5 de la loi n°19-2023 du 17 mai 2023 portant création de la caisse d’assurance maladie universelle, le texte fixe des dispositions concernant les reversements des cotisations des employeurs, des employés, des étudiants, des personnes vulnérables, des travailleurs indépendants et des professions libérales. Le projet subordonne le versement des cotisations à une déclaration nominative des cotisations 10 jours avant leur exigibilité.

Les reversements de cotisations à la Caisse d’assurance maladie universelle se font par virement bancaire automatique, par chèque ou par transfert électronique, sous peine d’une pénalité de 3% du montant dû en cas de retard.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant les modalités de reversement des cotisations sociales à la caisse d’assurance maladie universelle (CAMU).

Le deuxième texte présenté est un projet de décret fixant les modalités d’affiliation et d’immatriculation des assurés sociaux au régime d’assurance maladie universelle. Pris en application de l’article 9 de la loi n°37-2014 du 27 juin 2014 instituant le régime d’assurance maladie universelle telle que modifiée et complétée par la loi n°12-2023 du 10 mai 2023, le projet fait obligation à toute personne physique de nationalité congolaise et résidant au Congo de s’affilier au régime d’assurance maladie universelle et à tout employeur d’immatriculer son entreprise ou son établissement à la même caisse. Il permet aussi aux étrangers résidant régulièrement au Congo la possibilité d’adhérer à ce régime.

Cette affiliation donne droit à chaque assuré de bénéficier d’un numéro matricule et d’une carte d’adhérent. Le changement dans la situation juridique ou la perte de la carte d’assuré doivent être notifiés et signalés à la caisse dans des délais prévus par le décret.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant les modalités d’affiliation et d’immatriculation des assurés sociaux au régime d’assurance maladie universelle.

Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat AYESSA a soumis aux membres du Conseil un projet de décret fixant les taux et montants de cotisation pour chaque catégorie d’assurés au régime d’assurance maladie universelle. Les catégories visées sont notamment : les employeurs publics et privés (4,55% de la masse salariale brut) ; les employé publics et privés (2,27% du salaire brut) ; les titulaires de pension (2,27% des pensions vieillesse et/ou d’invalidité) ; les étudiants (forfait annuel de 11.764 frs CFA) ; personnes vulnérables (forfait annuel de 3.529 frs CFA).

Je renvoie les compatriotes désireux de voir à quel niveau se situe le taux de cotisation applicable selon leur catégorie d’assuré à la lecture du décret à la publication du texte au journal officiel ou à se rapprocher le moment venu des services de la CAMU.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant les taux et montants de cotisation pour chaque catégorie d’assurés au régime d’assurance maladie universelle.

Enfin, le Ministre d’Etat AYE5SA a présenté un projet de décret fixant les conditions d’ouverture, de maintien, de liquidation, de suspension et de fermeture du droit aux prestations.

Pris en application de l’article 38 de la loi n°37-2014 du 27 juin 2014 instituant le régime d’assurance maladie universelle telle que modifiée et complétée par la loi n°12-2023 du 10 mai 2023, le projet de décret détermine les conditions d’ouverture, de maintien, de liquidation, de suspension et de fermeture du droit aux prestations pour l’assuré social. A cet égard, deux conditions sont nécessaires : l’affiliation au régime ; la régularité de paiement des cotisations sociales.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant les conditions d’ouverture, de maintien, de liquidation, de suspension et de fermeture du droit aux prestations.

III/- Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat.

Invité par le Chef de l’Etat à prendre la parole, M. Josué Rodrigue NGOUONIMBA, Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, a soumis à la sagacité des membres du conseil quatre projets de décret. Le premier texte est un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du guichet unique informatisé sur les actes d’autorisation de construire et de démolir.

Le code de l’urbanisme issu de la loi n°6-2019 du 5 mars 2019 prévoit des innovations majeures ainsi que des solutions aux dysfonctionnements dans les secteurs de la gestion urbaine, de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, avec pour objectif incident de lutter contre les constructions anarchiques et non conformes.

Parmi les innovations, il convient de relever la création d’un guichet unique informatisé. Le plan national de développement (PND 2022-2026) a érigé la promotion immobilière comme un de ses piliers. Ainsi, l’amélioration du climat des affaires passe notamment par la résolution de la problématique de l’octroi rapide, simplifié et transparent du permis de construire. Cette nécessité exige la mise en place d’un guichet unique réunissant sur un même site tous les acteurs intervenant dans le traitement du permis de construire. Ce guichet sera la seule interface pour les usagers qui sollicitent une autorisation de construire.

Le guichet permettra notamment : la délivrance rapide des autorisations et permis de construire ; la garantie de la transparence dans la perception des menues recettes ; la sécurisation et l’assurance que les recettes perçues arriveront au trésor public ; la participation au processus de décentralisation transférant la compétence étatique du droit de l’urbanisme vers les communes.

Poursuivant son propos, le Ministre NGOUONIMBA a soumis à l’examen des membres du Conseil trois autres projets de décret.

Le premier texte détermine le contenu du dossier technique de la demande de permis de construire, ainsi que les procédures d’instruction pour chaque catégorie ; les deux autres textes déterminent tour à tour la procédure d’obtention du certificat de conformité et le permis de démolir un bâtiment.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté successivement les projets de décret portant, pour le premier, attributions, organisation et fonctionnement du guichet unique informatisé sur les actes d’autorisation de construire et de démolir ; déterminant, pour le deuxième, le troisième et le quatrième texte, le contenu du dossier technique de demande de permis de construire ainsi que les procédures d’instruction pour chaque catégorie ; la procédure d’obtention du certificat de conformité en matière de construction et la procédure d’obtention du permis de démolir un bâtiment.

IV/- Ministère de l’énergie et de l’hydraulique.

Prenant la parole après y avoir été invité par le Président de la République, M. Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre des hydrocarbures a soumis à l’examen du Conseil, en lieu et place de M. Emile OUOSSO, Ministre de l’énergie et de l’hydraulique en mission, un projet de décret portant approbation de la convention de concession pour l’exploitation de la centrale hydroélectrique de Liouesso de la mission de service public de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l’énergie électrique et de son avenant.

La loi n°14-2OO3 du 10 avril 2003, qui régit depuis lors le secteur de l’électricité et prévoit sa libéralisation, érige la délégation du service public de l’électricité en principe de gestion. Ainsi, l’Etat peut confier à une ou plusieurs personnes de droit public ou privé de droit congolais, la gestion du service public de l’électricité.

Entre 2018 et 2020, le gouvernement a assuré l’élaboration et le suivi des processus de mise en concession des centrales hydroélectriques de notre pays. C’est sur ces fondements que la centrale hydroélectrique de Liouesso a été mise en concession au profit de la société ENER6AZ le 21 mai 2022.

Aux termes de la convention de concession assortie d’un cahier des charges, les droits et obligations qui s’imposent au concessionnaire à l’égard de l’Etat comprennent notamment : le financement privé des investissements nécessaires au service public de l’électricité, la construction et l’extension des ouvrages ou équipements, leur entretien, leur maintenance et leur exploitation.

La convention de concession étant un acte juridique élaboré, discuté et signé par les parties sur la foi de leur libre consentement, il est apparu nécessaire aux pouvoirs publics de l’appuyer par un décret d’approbation pris en Conseil des Ministres, conformément aux dispositions de l’article 10 du décret 2017-247 du 17 juillet 2017 fixant les modalités de délégation de gestion de service public de l’électricité.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la convention de concession pour l’exploitation de la centrale hydroélectrique de Liouesso de la mission de service public de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l’énergie électrique et de son avenant.

V/- Ministère du budget, des comptes publics et du portefeuille public.

Invité par le Président de la République à présenter son texte, M. Ludovic NGATSE, Ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public, a soumis à l’examen des membres du Conseil des Ministres un projet de décret fixant les attributions et les modalités de nomination des gestionnaires des programmes ministériels.

La loi organique du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances consacre le passage de la budgétisation en mode moyen à la budgétisation en mode programme. Cette modalité suppose une gestion axée sur les résultats, avec pour conséquences : la responsabilisation des acteurs; la déconcentration de la fonction d’ordonnancement et un renforcement de la transparence et de la gouvernance des finances publiques.

La loi organique introduit donc le responsable de programme comme nouvel acteur dans le management des programmes budgétaires. Sous l’autorité du ministre de tutelle, le responsable de programme affecte les moyens et contrôle les résultats des services chargés, sous sa responsabilité, de la mise en œuvre d’un programme, d’autre part, le projet de décret énumère tous les acteurs qui interviennent dans le management de la performance, à savoir notamment : le coordonnateur des programmes ; le responsable des programmes ; le responsable d’action ; le responsable de l’unité opérationnelle ; le directeur des études et de la planification, nouvellement chargé de la fonction financière du ministère.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant les attributions et les modalités de nomination des gestionnaires des programmes ministériels.

Enfin, et concernant les mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé à des nominations au titre du Ministère des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat.

Sont ainsi nommés :

  • Président du conseil d’administration du fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des micros, très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (FIGA) : Monsieur Rodrigue MALANDA- SAMBA, conseiller du Président de la République ;
  • Directeur général du fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des micros, très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (FIGA) : Monsieur Bayi Allaire Branham KITOMBO, actuellement directeur général par intérim et confirmé à son poste ;
  • Directeur général-adjoint du fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des micros, très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (FIGA) : Monsieur Brice MAKAYA KOKOLO, anciennement directeur d’agence de la société générale à Brazzaville. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 12h45.

Fait à Brazzaville, le 20 mars 2024

Le Ministre de la Communication et des Médias,
Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

 

Congo : ouverture officielle de l’Université Catholique du Congo-Brazzaville

Initialement prévue pour octobre 2023, la première rentrée académique a finalement eu lieu mardi 19 mars 2024.

 

L‘Université Catholique du Congo-Brazzaville (UCCB), a accueilli ses premiers étudiants mardi 19 mars 2024. Initialement prévue pour octobre 2023, c’est finalement en mars 2024 que les activités de cet établissement universitaire ont débuté. Des responsables et enseignants ont eu un échange avec les apprenants. L’échange a porté sur les programmes académiques ainsi que des aspects pratiques tels que le logement et le transport.

Implantée à Liambou, dans le département du Kouilou mais c’est à Saint Charles Lwanga, Pointe-Noire qu’a eu lieu la rencontre inaugurale.

« Le site de l’université est encore en construction. La réception des installations c’est sous peu. Pour ne pas trop faire attendre les étudiants et les parents, nous avons voulu faire cette rentrée universitaire aujourd’hui et commencer les cours cette semaine ici à Pointe-Noire », explique le doyen de la Faculté des sciences et technologie, Alfred Charles Sockath

Olivier Massamba Loubelo, président de l’université, a assuré que le démarrage des cours à Pointe-Noire était provisoire.

Initialement conçue pour accueillir trois facultés et 27 000 étudiants, l’UCCB se concentrera dans un premier temps sur la faculté des Sciences et technologies, offrant six filières.

 

Semaine du cinéma africain : le Congo va accueillir la 4eme édition

Le rendez-vous culturel se tiendra au mois de juillet à l’auditorium du deuxième module du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza.

 

La quatrième édition de « La semaine du cinéma africain » se prépare. Après le Cameroun et le Niger, c’est au tour de la République du Congo d’abriter ce festival. Ce rendez-vous du cinéma africain vise à impulser le cinéma africain à travers la formation et la valorisation des compétences africaines afin de construire une industrie compétitive sur le plan international.  Au mois de juillet prochain, plusieurs acteurs du 7e art se retrouveront à l’auditorium du deuxième module du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza.

C’est pour préparer cet événement culturel panafricain que le représentant dudit festival au Congo-Brazzaville, Rama Aba Gandzion, est allé rencontrer la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Bélinda Ayessa. L’objectif de la rencontre était tout d’abord de demander l’accompagnement de cette dame de culture, dans la mise en œuvre de ce projet et aussi de solliciter son parrainage.

La tenue de cet évènement permettra de présenter le côté touristique et historique du Congo à d’autres pays du monde.

Jeux africains : les Diables rouges U20 tombent en demi-finales

L’équipe nationale des moins de 20 ans (U20) du Congo, a vu ses espoirs de finale s’envoler face à l’Ouganda lors des demi-finales des Jeux africains 2023.

 

La République du Congo était face à l’Ouganda mardi 19 mars. La rencontre s’inscrivait dans le cadre des demi-finales des jeux africains 2023. Les Diables rouges U20 ont perdu 4-2 face à l’équipe ougandaise résiliente malgré l’avance qu’avait déjà pris la République du Congo.

Les poulains du sélectionneur Clément Massamba ont entamé la demi-finale avec détermination, ouvrant le score à la 15ème minute grâce à un coup franc de Servyl Akouala. Leur avantage a été renforcé à la 47ème minute par un but de Mignon Koto, plaçant ainsi le Congo en tête avec une avance de 2-0 à la pause.

Toutefois, la seconde mi-temps a été le théâtre d’un renversement dramatique. Les Congolais ont vu leur avantage fondre, les Ougandais égalisant avec trois buts en seulement 21 minutes. Malgré les efforts déployés par les Diables Rouges pour reprendre l’avantage, l’équipe ougandaise a scellé sa victoire avec un quatrième but à la 81ème minute.

Les Diables rouges U20 viseront à présent la médaille de bronze.

Congo : vers l’assainissement du secteur de la santé

Le sujet était au centre du point de presse animé vendredi 15 mars, par le Pr Richard Bileckot, inspecteur général de la santé.

 

Le secteur privé de la santé a besoin d’assainissement. C’est pour attirer l’attention des acteurs de ce secteur que le Pr Richard Bileckot, inspecteur général de la santé a animé un point de presse le vendredi 15 mars dernier au cabinet du ministère de la Santé et de la population à Brazzaville.

Au cours de cette rencontre, le Pr Richard Bileckot a parlé de la mise en place, cette année, d’un système de veille et d’alerte dans le but d’assainir le secteur de la Santé pour le bien-être sanitaire de la population.

« Nous avons identifié des structures qui offrent des soins de santé, ces structures pour certaines sont en règle et doivent s’efforcer dans le cadre sanitaire à offrir des soins de qualité, d’autres par contre exercent en toute illégalité et mettant même en danger la santé d’autrui lorsqu’il ne s’agit pas uniquement de but mercantile », a déclaré l’inspecteur général de la santé, dans cet extrait tiré de congomediatime.com.

Des sanctions s’en suivront pour ceux qui ne s’aligneront pas. « Ces sanctions vont des amendes jusqu’à la fermeture, nous allons faire appliquer la loi », a-t-il dit.

A cette rencontre étaient présents des responsables de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (UNOC), de l’Ordre national des médecins, de l’Alliance du secteur privé de la santé ainsi que de la police administrative.

Les félicitations de Denis Sassou N’Guesso à Vladimir Poutine

Vladimir Poutine vient d’être réélu à la tête de la République de la Fédération de Russie pour un nouveau mandat de 6 ans.

 

La correspondance de du président Denis Sassou N’Guesso à son homologue Vladimir Poutine au lendemain de sa réelection.

« Monsieur le Président,

C’est avec un réel plaisir que J’ai appris votre brillante réélection à la magistrature suprême de la Fédération de Russie, au terme du scrutin présidentiel de mars 2024. Le présent plébiscite consacre, une nouvelle fois, le lien particulièrement étroit et la proximité exemplaire entre vous-même et le Peuple de Russie.

En cette heureuse circonstance, il m’est particulièrement agréable de vous adresser, au nom du Peuple et du gouvernement congolais ainsi qu’au mien propre, mes très vives et chaleureuses félicitations.

Je formule, à votre endroit, tous mes vœux de parfaite santé et de plein succès dans l’accomplissement de ce nouveau mandat.

Il y a quelques jours, nos deux pays ont célébré le 60e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Cette occasion solennelle m’offre ainsi l’opportunité de saluer les relations d’amitié et de coopération qui existent si heureusement entre la République du Congo et la Fédération de Russie et de vous réaffirmer mon entière disponibilité à œuvrer davantage, avec Votre Excellence, à leur renforcement dans l’intérêt de nos Peuples respectifs.

Me référant à la densité des relations remarquables d’amitié qui me lient personnellement avec Votre Excellence, Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma Très Haute Considération »

Congo : 21 personnes accusées de détournements de fonds publics

Le montant des fonds détournés s’élève à plus de deux milliards de FCFA.

 

Elles sont 21 personnes poursuivies pour détournement de fonds publics. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, a engagé des poursuites contre ces personnes. C’est du moins ce qui ressort d’un communiqué du procureur.

« Suite au crime économique commis au préjudice de l’Etat congolais dans le domaine des douanes en septembre 2023, une enquête de flagrance a été ouverte par les services de la Centrale d’Intelligence et Documentation de Brazzaville. Au terme de cette enquête, 21 personnes présumées auteurs des faits, ont été déférées devant le parquet de la République », a expliqué le procureur dans le communiqué.

Selon china.org.cn, le montant des fonds détournés s’élève à plus de deux milliards de FCFA.

Le procureur André Oko Ngakala souligne dans son communiqué qu’« Au regard de la sensibilité et de l’extrême gravité des faits, j’ai décidé, suivant la procédure de crime flagrant, d’engager des poursuites contre ces personnes pour des faits de détournement de fonds publics, faux et usage de faux, intrusion frauduleuse dans un système informatique… Ces personnes sont mises aux arrêts pour être jugées conformément à la loi »

Congo : 12 projets financés par la Banque mondiale en 2024

La Banque mondiale met 463,5 milliards de francs CFA à la disposition de la République du Congo pour le financement de 12 projets.

 

L’annonce a été faite mardi 19 mars par la représentation de la Banque mondiale (BM) en République du Congo. L’établissement va financer 12 projets de développement à hauteur de 463,5 milliards de francs CFA. C’est ce qu’on retient de l’ouverture des travaux de la revue annuelle de la performance des projets financés par la BM à Brazzaville. 463,5 milliards de francs CFA contre 344,5 milliards de francs CFA en 2023, on note une augmentation par rapport à l’année dernière.

Des ministres, partenaires du groupe de la BM, unités de coordination des projets de développement, ainsi que le secteur privé et les organisations de la société civile bénéficiaires ont pris part à la revue annuelle de la performance des projets, couplée aux journées de partage de connaissance.

Cette action s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la République du Congo et la BM pour la période 2020-2025.

Congo : une collecte de fonds pour financer une plante contre un détournement

Une dizaine d’ONG de droits de l’homme a lancé ce week-end un appel à la collecte de fonds en vue de financer une plainte contre X contre la corruption.

 

La Coalition citoyenne du Congo-Brazzaville contre les crimes économiques et financiers veut mettre la lumière sur un présumé détournement d’un fonds de 14 000 milliards de francs CFA. Selon la plainte contre X déposée en juillet dernier par cette dizaine ONG, cet argent était destiné « aux générations futures ».

« C’est depuis 2015, après le référendum constitutionnel, que nous avons constaté qu’il y a eu disparition de 14 000 milliards de francs CFA. Le président de la République avait promis que cet argent logé dans un compte à la Banque centrale devrait être audité chaque année, puis les comptes devraient être rendus publics. Mais, jusqu’aujourd’hui, les Congolais ne savent plus où sont partis les 14 000 milliards de francs CFA », a déclaré Bertrand Menier l’un des signataires et coordonnateur du mouvement citoyen Ras-le-bol.

Deux numéros de téléphone ont été mise à la disposition du public pour recevoir de l’argent. Celui-ci servira à la couverture des charges d’assistance juridique des avocats. La Coalition espère collecter au moins 20 millions de francs CFA.