Université Marien-Ngouabi : les enseignants mettent fin à leur grève

Cette décision vient après avoir obtenu de la part du gouvernement les garanties visant à l’amélioration de leurs conditions de travail.

C’est depuis le 06 septembre dernier, que les enseignants de l’Université Marien-Ngouabi, sont entrés en grève. Ces « donneurs du savoir » réclamaient l’amélioration de leurs conditions de travail.  Après trois mois de grève de leurs enseignants, les étudiants de cet établissement reprennent les cours ce vendredi 30 novembre 2018.

Ces enseignants ont décidé de lever leur grève en assemblée générale le jeudi 29 novembre, après avoir obtenu les garanties du gouvernement allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le gouvernement a décidé de mettre à leur disposition une enveloppe spéciale en vue de couvrir plusieurs charges, notamment le paiement d’un mois d’arriérés de salaires sur six, le versement de la subvention de fonctionnement et le versement d’une subvention spéciale pour l’organisation des examens. Le gouvernement s’est également engagé à leur payer régulièrement les salaires au même rythme que les agents de la fonction publique.

A la suite de négociations entre enseignants et le gouvernement, ces pédagogues ont décidé de mettre en place une commission de suivi interne de l’application des engagements du gouvernement.

C’est une satisfaction au sein de l’intersyndicale. « Pour nous, c’est une décision raisonnable. Mais, vous voyez bien qu’à la fin on souligne un point important. On se réserve le droit de déclencher une grève si la partie gouvernementale ne respecte pas ses engagements. Nous restons attachés au respect des engagements qu’ils ont pris », a déclaré Gabriel Bissanga, secrétaire général de l’intersyndicale.

Jeunes morts dans un commissariat : des ONG demandent un deuil national

Le ministre de l’Intérieur a reçu les familles des victimes vendredi 03 août, leur a promis que le gouvernement prendra en charge les obsèques de leurs enfants.

Une plateforme d’organisations de la société civile congolaise a demandé au gouvernement d’organiser des funérailles nationales et un deuil national en mémoire de treize jeunes garçons retrouvés morts le 23 juillet dernier dans un commissariat de Brazzaville. Les autorités n’ont pas aussitôt répondu aux ONG, mais le ministre de l’Intérieur qui a reçu les familles des victimes vendredi leur a promis que le gouvernement prendra en charge les obsèques de leurs enfants.

Au siège de l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) où elle a regroupé les familles des treize enfants morts dans le commissariat de Chacona dans des circonstances qui restent à élucider, la société civile, par la voix d’Armel Malela, son porte-parole, a demandé que ces victimes soient dignement inhumées.

« La plateforme des organisations de la société civile demande qu’une cérémonie officielle de funérailles soit organisée dignement par le gouvernement, d’observer un deuil national en mémoire de ces jeunes Congolais sacrifiés », indique la déclaration des ONG.

Vendredi 3 août, le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou a reçu les familles éplorées et leur a annoncé que le gouvernement prendra en charge les frais inhérents aux obsèques. Parent d’une victime Alexandre Okemba a participé à la rencontre. « Il (le ministre Mboulou) nous a demandé d’avoir vraiment beaucoup de maîtrise. Qu’on organise nos obsèques, ils (les hauts responsables) vont nous accompagner pour enterrer nos morts », a déclaré M. Okemba.

Le ministre Mboulou a promis que justice sera faite. L’enquête administrative ouverte après la tragédie suit son cours. La société civile tient à être associée à cette enquête dont les résultats sont attendus avec impatience.

Denis Sassou N’Guesso en séjour de travail à Oyo, futur remaniement ministériel ?

Denis Sassou N’Guesso, le président du Congo Brazzaville a officiellement quitté Brazzaville ce mardi 8 mai pour un séjour de travail à Oyo. Un déplacement qui suscite les interrogations…

Depuis le départ de Denis Sassou N’guesso ce mardi 8 mai à Oyo pour un séjour de travail, les rumeurs vont bon train au Congo Brazzaville. Selon les Ehos du Congo, l’hypothèse d’un futur remaniement ministériel circule au sein des rédactions et même dans les couloirs des ministères.

A en croire le média qui affirme puiser les infos de bonnes sources, Clément Mouamba, le premier ministre qui ralliera Oyo en fin de semaine planchera à l’évidence avec le Président de la République sur la mouture de la prochaine équipe qui composera le futur gouvernement.

Aussi, si on s’en tient à certaines indiscrétions lâchées dans le sérail, l’architecture du futur gouvernement est déjà prédéfinie, la diaspora y aura sa place. Là également, des noms circulent déjà. Même si Denis Sassou Nguesso ne laisse pour l’instant rien transparaître sur son agenda secret, son retour risque de réserver beaucoup de surprises.

Transport public : Gilbert Ondongo préconise la création d’une nouvelle société

Le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo a indiqué le 23 mars au Sénat, qu’il était nécessaire de créer une nouvelle société de transport public en remplacement de la Société de transports publics urbains (STPU).

C’est lors de la séance des questions orales au gouvernement avec débat au Sénat que Gilbert Ondongo a notifié qu’en trois mois d’exercice, la STPU accuse un déficit de près de 430 millions de francs CFA dû à la mauvaise gestion. Déficit auquel s’ajoute une dette des fournisseurs de plus de 3 milliards de francs CFA.

Le ministre a relevé qu’il ne peut y avoir « de relance en urgence, car on ne peut pas se tromper deux fois pour une même société où l’Etat a investi pour assurer sa survie ». Il a ajouté que le gouvernement a préconisé de créer une nouvelle société de transport public avec des partenaires privés.

Rappelons qu’en septembre 2017, le gouvernement avait pris la résolution de relancer la STPU avec l’apport des délégués syndicaux de cette société de transports. Cette relance avait aussitôt permis le paiement de deux mois de salaires sur les six mois d’impayés des travailleurs de la société.

Cet accord entre les deux parties, souligne Gilbert Ondongo, stipulait que les employés étaient dans l’obligation d’œuvrer pour faire face aux charges liées au fonctionnement de la STPU. Malgré les énormes investissements de l’Etat pour relancer cette dernière, elle n’a pas pu honorer sa part de contrat, les recettes mensuelles des bus de la STPU étaient en deçà des charges.

Cet échec s’explique par quelques failles au niveau du fonctionnement de la STPU dévoilés par le ministre. Notamment  sur un total de recettes de 58 millions 930.000 francs CFA réalisées pour le compte du mois d’octobre 2017, les dépenses étaient dans l’ordre de 123 millions de francs CFA, ce qui fait un gap de 100 millions. Pour le mois de novembre 2017, sur un total de recettes de 92 millions de Francs CFA, les dépenses étaient à hauteur de 292 millions de francs CFA. Enfin en décembre 2017, la STPU n’a pu réaliser que 75 millions de francs CFA et les dépenses non payées se situaient autour de 276 millions de francs CFA.