Congo : l’UDSN reçoit une subvention de plus de 160 millions de FCFA

C’est un appui de la société Hemla E&P Congo qui vise à moderniser l’Université Denis Sassou Nguesso (UDSN).

 

L’UDSN a reçu un appui financier le 17 juillet 2025, à Kintélé, de plus de 160 millions de FCFA de la part de la société pétrolière Hemla E&P Congo. La don va combler le besoin pressant en matériel et va renforcer l’équipement de laboratoire de l’UDSN, notamment l’achat des appareils comme des microscopes numériques et d’autres équipements pour la Faculté des sciences appliquées. Aussi, à l’achat des machines à essaie et des accessoires pour le laboratoire de l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et aménagement. C’est du moins ce qu’a précisé le Pr Ange Antoine Abena, président de ladite université.

« Ce matériel va transformer totalement les enseignements », a-t-il affirmé.

Pour l’administrateur de la société Hemla E&P Congo, Abime Laurier, cette subvention à pour but de soutenir les efforts du gouvernement dans le domaine éducatif, l’éducation étant l’un des piliers des plus fondamentaux dans le processus de développement.

« Ce geste traduit notre volonté sincère d’accompagner les efforts du gouvernement, en particulier dans le renforcement du capital humain, socle de toute développement durable », a-t-il-indiqué.

A noter que l’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique de responsabilité sociétale de Hemla E&P Congo conformément aux dispositions en matière de contenu local dans le secteur des hydrocarbures, définies par le gouvernement. Un appel à d’autres entreprises du secteur pétrolier a été lancé afin de soutenir le gouvernement dans le secteur de l’enseignement supérieur.

 

Congo : la 12e édition du Fespam est ouvert

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso a procédé samedi 19 juillet au Palais des Congrès de Brazzaville, à l’ouverture du Festival panafricain de musique (Fespam).

 

« Je déclare ouverte, la 12e édition du Festival panafricain de musique. Que la fête soit belle ». C’est par cette phrase du chef de l’Etat que s’est ouverte la 12e édition du Fespam au Palais des Congrès de Brazzaville.

Placé sous le thème « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique », l’évènement se tient malgré les contraintes économiques que fait face la République du Congo. « Aujourd’hui, le Fespam revient à Brazzaville (…) Il revient avec ses voix, ses couleurs, ses scènes et ses idées ; mais il revient surtout avec cette capacité unique qu’a la culture de faire espérer un peuple, dans un contexte continental marqué par des défis économiques », a souligné la ministre congolaise de la Culture, Lydie Pongault.

Cette 12e édition du Fespam est organisée en « format réduit », avec la participation d’à peine 14 pays, a relevé son commissaire général, Hugues Ondaye.

De nombreux invités et de corps diplomatiques étaient présent à la cérémonie marquant l’ouverture de la 12e édition du Festival panafricain de musique.

Congo : Africa Global Logistics et Congo Terminal s’engagent pour l’emploi et la diversité des talents industriels au Forum des métiers

Africa Global Logistics Congo et sa filiale Congo Terminal ont activement participé mercredi 16 juillet 2025, à la 5ᵉ édition du Forum de l’Emploi des Métiers de l’Industrie et de l’Énergie, organisé par l’IECD au CFP Don Bosco de Pointe-Noire, en partenariat avec le CEFA MMI.

 

Le rendez-vous annuel, devenu incontournable pour les jeunes talents, a rassemblé de nombreuses entreprises locales autour d’un objectif commun : l’insertion professionnelle des jeunes et la valorisation des métiers industriels.

Mettant à l’honneur cette année la place des femmes dans les métiers techniques, nos deux entreprises ont répondu présentes en mettant en lumière la diversité de nos équipes et les compétences recherchées. « Valoriser les talents féminins dans des secteurs longtemps perçus comme masculins est une priorité stratégique pour nous », a déclaré M. Magloire Mboumba, Chef d’atelier grue & mécanique poids lourd chez Africa Global Logistics Congo.

Les visiteurs ont pu découvrir nos expertises logistiques et portuaires, échanger avec nos collaborateurs, et s’informer sur notre plateforme de recrutement A’Career.

Les temps forts de notre participation ont également inclus un atelier de simulation d’entretien d’embauche, animé par nos équipes RH, permettant aux étudiants d’expérimenter les bonnes pratiques du recrutement. « Accompagner les jeunes vers l’emploi, c’est aussi leur transmettre les clés d’un entretien réussi », a souligné Mme. Elena MOUKALA, HR Business Partner chez Congo Terminal. Une initiative saluée par les participants, qui repartent avec des outils concrets pour construire leur avenir professionnel.

Kinshasa célèbre la rumba : JB Mpiana en concert au boulevard du 30-Juin

La capitale congolaise vibrera samedi 19 juillet, au rythme de la rumba avec un événement musical de grande envergure : le retour sur scène de JB Mpiana, icône incontestée du genre.

 

Le mythique boulevard du 30-Juin servira de cadre au concert inédit de l’artiste JB Mpiana, pensé comme un hommage vivant à la culture congolaise et à son patrimoine musical. Plus qu’un simple spectacle, cette prestation s’annonce comme une célébration identitaire, une immersion dans l’âme congolaise à travers la voix et la musique d’un artiste qui a marqué des générations. JB Mpiana, figure emblématique et pionnier de la rumba moderne, souhaite faire de ce rendez-vous un moment de communion entre le peuple congolais et son héritage culturel.

Sur scène, « Papa chéri » revisitera les grandes étapes de sa carrière. Des tubes légendaires comme Feux de l’amour, TH, Internet ou encore Balle de match feront revivre les années glorieuses de Wenge Musica BCBG. À ces morceaux culte s’ajouteront des titres récents, témoins de l’évolution artistique de JB Mpiana, toujours fidèle à l’essence de la rumba tout en restant en phase avec son époque.

En marge du concert, le public profitera d’un programme riche et diversifié : animations culturelles, DJ sets, prestations d’artistes locaux, et un espace VIP réservé aux fans désireux de rencontrer de plus près la star. Des stands culinaires valoriseront également les saveurs de la gastronomie congolaise, offrant une expérience festive complète et immersive.

Au-delà de la musique, l’événement mettra aussi en avant des initiatives sociales et citoyennes soutenues par l’artiste et ses partenaires. Une manière pour JB Mpiana de rappeler que l’art peut être un levier d’engagement et de transformation sociale.

Reconnu pour son apport exceptionnel à la culture congolaise, JB Mpiana a récemment reçu plusieurs distinctions majeures. En 2023, le Festival Rumba Kin lui a décerné un Prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. En 2024, il est sacré Artiste le plus influent de la décennie aux Congo Music Awards. Le ministère de la Culture lui a également remis une distinction spéciale pour son rôle dans la diplomatie culturelle et la valorisation de l’image du Congo à l’international.

Une légende vivante

Né en 1967 à Kinshasa, Jean-Bedel Mpiana Tshituka s’est illustré dès les années 80 comme cofondateur du groupe Wenge Musica, avant de créer sa propre formation, Wenge Musica BCBG, en 1997. Avec son style unique, son charisme et son sens de l’innovation, il a su imposer sa signature musicale tout en inspirant plusieurs générations d’artistes.

Congo : signature de l’accord sur l’initiative « Congo créatif 2030 »

L’accord a été signé mardi 15 juillet à Brazzaville, par le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, et la représentante du Pnud, Adama Dian-Barry.

 

Le gouvernement congolais et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ont signé le 15 juillet dernier, l’accord sur l’initiative « Congo créatif 2030 ». Le gouvernement était représenté par le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, et le Pnud par sa représentante, Adama Dian-Barry.

Le programme « Congo créatif 2030 » vise à accompagner la politique nationale de l’innovation de la recherche et de la technologie. Il est question de faire de l’innovation un levier stratégique de transformation économique, sociale et durable, valoriser les talents locaux, soutenir l’émergence de solutions adaptées aux réalités nationales, promouvoir une culture de l’innovation ouverte et accessible à tous.

Pour le ministre de Recherche scientifique, le programme « Congo créatif 2030 » est un cap qui donne un sens stratégique à la créativité foisonnante de la jeunesse congolaise, un souffle politique à la vitalité de la recherche et une ossature institutionnelle à la promesse de l’intelligence collective.

« C’est une réponse à l’impératif de modernisation du pays, un choix délibéré de bâtir l’économie congolaise sur le savoir, la technologie et la création », a-t-il déclaré.

La représentante du Pnud, pour sa part « Ce programme mise sur les talents, structure l’écosystème, territorialise les pôles d’excellence. Il transforme les idées en prototypes, les prototypes en entreprises et les entreprises en solutions pour notre société ».

Congo : « malgré les contraintes budgétaires » le FESPAM s’ouvre le 12 juillet

L’annonce a été faite jeudi 17 juillet par le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla.

 

La 12e édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) s’ouvre samedi 12 juillet 2025, à Brazzaville. La tenue de ce festival a été heurté aux contraintes budgétaires que traverse le pays. Une annonce faite jeudi 17 juillet, par le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla.

« Malgré les contraintes budgétaires auxquelles notre pays est confronté, les pouvoirs publics ont tenu à maintenir cette grande manifestation culturelle et artistique dédiée à la jeunesse africaine et congolaise, dans un format adapté à la conjoncture », a déclaré le ministre dans le compte rendu du Conseil des ministres.

Cette 12e édition est placée sous le thème « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique ». Le festival proposera un riche programme constitué d’une exposition consacrée aux instruments de musique africaine, un marché de la musique africaine, des prestations artistiques ainsi que la projection d’un film documentaire sur la rumba congolaise. C’est du moins ce qu’a précisé le ministre Thierry Lézin Moungalla.

Créé en 1996, le Fespam est organisé par le gouvernement congolais sous l’égide de l’Union africaine (UA). Il vise à assurer le rayonnement musical de l’Afrique et participer à l’intégration africaine par le brassage des peuples et de leurs cultures.

LEO, le premier chabot d’UBA à faciliter les paiements transfrontaliers en Afrique

Révolutionne les transferts de fonds grâce au service de paiement instantané PAPSS.

 

United Bank for Africa (UBA) Plc, banque mondiale africaine, a annoncé que son chabot d’intelligence artificielle, LEO, est désormais capable d’effectuer des transactions de paiement transfrontalières.

LEO devient ainsi le premier chabot d’Afrique à faciliter les paiements transfrontaliers grâce à l’IA, offrant ainsi aux clients un moyen simple et instantané de transférer des fonds sur tout le continent.

La plateforme s’appuie sur le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), développé en partenariat avec la Banque africaine d’import-export (Afrexim Bank), et permet aux particuliers, aux commerçants et aux entreprises de transférer de l’argent en monnaie locale entre les pays africains où la Banque centrale a approuvé les opérations PAPSS.

À l’occasion de cette étape importante, Oliver Alawuba, Directeur Général du Groupe UBA, a déclaré qu’en tant que banque mondiale africaine, UBA est animée par la nécessité de repousser constamment les limites et de proposer des services qui répondent aux besoins de l’Afrique d’aujourd’hui.

« L’introduction des paiements transfrontaliers sur LEO, en partenariat avec PAPSS, reflète notre engagement en faveur de l’innovation numérique, de l’intégration panafricaine et d’une banque centrée sur le client. Il ne s’agit pas seulement d’une modernisation bancaire ; c’est un véritable bond en avant vers l’avenir de la finance africaine », a-t-il déclaré.

Le paiement instantané UBA PAPSS via LEO offre des avantages inégalés, notamment des paiements instantanés en quelques secondes, une disponibilité via des canaux en libre-service, des frais de traitement des transactions réduits et l’absence de frais pour le bénéficiaire.

Shamsideen Fasola, Directrice du Groupe, Banque de détail et numérique, a expliqué que la sécurité et la confidentialité renforcées, ainsi que des options plus larges pour les transferts de fonds, sont d’autres avantages dont les clients bénéficieront grâce à ce service.

« Il s’agit d’une étape décisive dans le paysage des services financiers en Afrique. Grâce à l’intégration complète de LEO à l’infrastructure PAPSS, les clients d’UBA peuvent envoyer et recevoir de l’argent à travers l’Afrique dans leur monnaie locale en quelques secondes. Nous ne nous contentons pas de simplifier les transactions : nous favorisons le commerce intra-africain et éliminons les obstacles de longue date à l’inclusion financière », a déclaré Fasola.

Grâce à cette innovation, UBA permet aux titulaires de comptes, aux commerçants et aux entreprises d’effectuer des transactions rapides et efficaces sur les marchés africains, formalisant ainsi les flux commerciaux informels et soutenant les objectifs plus larges de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Première banque à permettre les paiements transfrontaliers via son chabot sur le continent, UBA continue d’être leader en matière d’innovation, d’expérience client et de transformation bancaire numérique.

United Bank for Africa est l’un des plus grands employeurs du secteur financier sur le continent africain, avec 25 000 employés et plus de 45 millions de clients dans le monde. Présente dans vingt pays africains, au Royaume-Uni, aux États-Unis d’Amérique, en France et aux Émirats arabes unis, UBA fournit des services bancaires de détail, commerciaux et institutionnels, leader de l’inclusion financière et mettant en œuvre une technologie de pointe.

« Il s’agit d’une étape décisive dans le paysage des services financiers en Afrique. Grâce à l’intégration complète de LEO à l’infrastructure PAPSS, les clients d’UBA peuvent envoyer et recevoir de l’argent à travers l’Afrique dans leur monnaie locale en quelques secondes. Nous ne nous contentons pas de simplifier les transactions : nous favorisons le commerce intra-africain et éliminons les obstacles de longue date à l’inclusion financière », a déclaré Fasola.

Grâce à cette innovation, UBA permet aux titulaires de comptes, aux commerçants et aux entreprises d’effectuer des transactions rapides et efficaces sur les marchés africains, formalisant ainsi les flux commerciaux informels et soutenant les objectifs plus larges de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Première banque à permettre les paiements transfrontaliers via son chatbot sur le continent, UBA continue d’être leader en matière d’innovation, d’expérience client et de transformation bancaire numérique.

United Bank for Africa est l’un des plus grands employeurs du secteur financier sur le continent africain, avec 25 000 employés et plus de 45 millions de clients dans le monde. Présente dans vingt pays africains, au Royaume-Uni, aux États-Unis d’Amérique, en France et aux Émirats arabes unis, UBA fournit des services bancaires de détail, commerciaux et institutionnels, leader de l’inclusion financière et mettant en œuvre une technologie de pointe.

Congo-Electricité : le Pasel bénéficie d’un financement d’environ 60 milliards de FCFA

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso a procédé au lancement le 15 juillet, à Brazzaville.

 

Le Projet d’amélioration des services de l’électricité (Pasel) lancé le 15 juillet dernier, est financé à environ 60 milliards de FCFA (100 millions de dollars américain) par la Banque mondiale. Il vise à renforcer les performances de la société Energie électrique du Congo (E2C) afin d’améliorer la desserte.

Le Pasel sera exécuté sur trois composantes essentielles. La première portera sur le renforcement du réseau de transport de l’électricité. Il s’agira de réhabiliter la ligne haute tension de 220 Kv entre Pointe et Brazzaville, à travers la fourniture et l’installation des statiques dans trois-poste de transport le long de la ligne.

Il sera aussi question de rénover et de moderniser des postes 220 Kv de Ngoyo, à Pointe-Noire, et de Mbouono, à Brazzaville, ainsi que de remplacer des isolateurs entre les postes de Ngoyo et de Mboundi. Le projet s’occupera aussi de la réhabilitation de 130 km sur trois tronçons de ligne haute tension de 220 Kv ; de la remise à neuf et la modernisation du système d’automatisation Scada, de manière à dépasser ses déficiences et limites actuelles.

Cette phase va aussi s’occuper de la modernisation des systèmes d’autonomisation des postes de transport du nord afin d’optimiser leur fonctionnement et leur contrôle.

La seconde composante du projet se focalisera sur l’amélioration de la performance opérationnelle du segment de distribution et de vente au détail d’électricité. Il s’agira d’assurer une réduction durable des pertes non techniques dans l’approvisionnement en énergie, par l’augmentation du nombre de branchements de service, et par l’appui à l’amélioration de la qualité de la desserte et des pertes sur le réseau de distribution.

Pour ce faire, un programme de protection des recettes sera mis en place pour surveiller systématiquement la consommation des 26 000 plus gros clients, qui représentent environ 60% des ventes et des revenus, à travers une infrastructure de comptage.

Cette composante s’occupera aussi de la fourniture et de l’installation de 120 000 compteurs intelligents chez les clients privés ou publics.

La troisième composante du Pasel, quant à elle, s’occupera de l’appui à la bonne mise en œuvre de la réforme du secteur, déjà en cours ; du renforcement de la capacité de planification ; de la réalisation des études de diagnostic dans le cadre de la sous-composante 3.2 pour le secteur de l’eau ainsi que de l’assistance technique et l’appui institutionnel au ministère de tutelle.

Congo : le Conseil des ministres approuve un projet de loi renforçant l’Institut national de recherche forestière

À l’occasion du Conseil des ministres tenu sous la présidence du chef de l’État, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, a présenté un important projet de loi visant à moderniser et clarifier le cadre juridique encadrant l’Institut national de recherche forestière (INRF), créé par la loi n°23-2012 du 24 septembre 2012.

 

Ce texte, adopté à l’unanimité par les membres du Conseil, vise à corriger des contradictions apparues au fil des années entre l’INRF et une autre entité de recherche préexistante : l’Unité de recherche sur la productivité des plantations industrielles (URPPI), créée en 1994 sous la forme d’une association à but non lucratif. Cette dernière réunissait initialement plusieurs partenaires, à savoir l’État congolais, la société privée Future Eucalyptus et Fibres du Congo (EFC), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), ainsi que le Service national de reboisement du ministère de l’Économie forestière.

Cependant, la coexistence de ces deux structures a généré des conflits de compétence et d’organisation, notamment après la liquidation judiciaire de l’un des principaux partenaires, EFC, en 2017. Cette dissolution a entraîné la fin de l’association initiale, laissant un vide institutionnel et opérationnel. Pour éviter une interruption brutale des activités de recherche, une décision ministérielle avait alors placé provisoirement une équipe issue de l’ex-URPPI sous la tutelle de l’INRF.

En 2019, cette équipe a été formellement intégrée et structurée en tant que Centre de recherche sur la durabilité et la productivité des plantations industrielles. Toutefois, cette situation transitoire n’a pas permis une gestion optimale des ressources, ni une bonne articulation des missions entre les deux entités, au détriment des objectifs de recherche forestière du pays.

Face à cet imbroglio administratif et juridique, le gouvernement a jugé nécessaire de réviser le cadre légal de l’Institut national de recherche forestière. Le projet de loi présenté propose ainsi d’amender plusieurs dispositions de la loi de 2012, afin d’y intégrer clairement les missions de gestion des forêts plantées et de consolider la place de l’INRF comme unique structure de recherche forestière publique.

En adoptant ce texte, le Conseil des ministres a réaffirmé sa volonté de renforcer la gouvernance et la cohérence dans le secteur de la recherche forestière, domaine stratégique pour le développement durable du Congo.

Le projet de loi sera prochainement transmis au Parlement pour examen et adoption.

Congo : Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 16 juillet 2025 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, Denis Sassou N’Guesso, président de la République.

 

Neuf affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Cinq projets de loi au titre du ministère des Hydrocarbures ;

– Un projet de loi au titre du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ;

– Deux projets de loi au titre du ministère de la Santé et de la Population ;

– Une communication au titre du ministère de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs.

I/- Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres cinq projets de loi.

Le premier texte est un projet de loi portant approbation du contrat de partage de production Likouala II signé le 13 juin 2025 entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), la société Perenco Congo SA et la société Congo REP SA. Situé à 50 km au Sud de Pointe-Noire, le permis Likouala s’étend sur une superficie de 63,45 km2 avec une profondeur d’eau d’environ 100 mètres.

Un contrat de partage de production relatif au permis de recherche dit « Pointe-Noire grands fonds » dont est issue la concession Likouala a été approuvé en 1995, contrat modifié par des avenants successifs, avec comme acteurs associés ENI Congo et Elf Congo. En 2003, TotalEnergies EP Congo a cédé à la République du Congo 65% de ses droits, transférés dans la foulée à la société Likouala SA., ENI conservant 35% de participation. En 2010, la société Likouala SA a transféré la concession à la société Congo REP SA. En 2023, ENI Congo a transféré son intérêt participatif de 35% à la société Perenco Congo, Congo REP conservant 65%.

Congo REP a démontré l’existence de réserves en hydrocarbures liquides permettant une exploitation rentable au-delà de la date d’expiration de la concession en 2028 ; cette société pense accroître la production grâce à 101 millions de barils de réserves supplémentaires d’ici à l‘année 2048, sur la base d’un coût total de redéveloppement estimé à 780 millions de dollars.

C’est dans ce contexte qu’après renonciation par la société Congo REP à la concession Likouala et attribution d’un permis d’exploitation dénommé Likouala II, un contrat de partage de production a été signé le 13 juin 2025 entre le Congo, d’une part, et la SNPC, Congo REP et Perenco Congo, d’autre part. La composition du contracteur du permis Likouala est donc la suivante : SNPC (titulaire) 15% ; Perenco Congo 64,5% ; Congo REP (opérateur) 20,5%.

Après présentation des paramètres économiques et fiscaux du contrat de partage de production puis discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant approbation du contrat de partage de production Likouala II signé le 13 juin 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société Perenco Congo SA et la société Congo REP SA. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Le deuxième texte présenté par le ministre Itoua est un projet de loi portant approbation du contrat de partage de production Ikalou II, signé le 13 juin 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société Perenco Congo SA et la société Congo REP SA. Le permis d’exploitation Ikalou II est situé dans les eaux offshore du bassin côtier au Nord de Pointe-Noire. Issu de l’ancien permis de recherche Madingou Maritime et attribué à ENI Congo en 2005, sous le nom d’Ikalou/Ikalou Sud a connu diverses évolutions comparables à celles du texte précédemment examiné. Courant 2023, le ministère des Hydrocarbures a fini par approuver la cession de la totalité de ses intérêts participatifs (soit 85%) dans le permis Ikalou par la société ENI à la société Perenco Congo. Ainsi, dans ce permis Ikalou/Ikalou Sud, outre les intérêts acquis par Perenco, la SNPC détient alors 15% comme titulaire.

Perenco a depuis lors mis en évidence des réserves significatives d’hydrocarbures liquides justifiant une exploitation prolongée du permis Ikalou/Ikalou Sud dont l’échéance du terme est fixée au 20 juillet 2025. C’est dans ce contexte que le gouvernement a approuvé la renonciation du permis Ikalou et l’attribution d’un permis d’exploitation dit Ikalou II sur la même zone géographique dite Ikalou/Ikalou Sud  pour une durée de 20 ans. Un contrat de partage de production a été signé le 13 juin 2025, le groupe contracteur étant désormais constitué comme suit : SNPC (titulaire) 15% ; Perenco Congo (64,5%) ; Congo REP (opérateur) 20,5%. Après avoir présenté aux membres du Conseil les paramètres économiques et fiscaux du contrat, le ministre Itoua a précisé que le plan de redéveloppement du permis Ikalou II devrait permettre la production de 26 millions de barils de réserves supplémentaires pour un coût de 239 millions de dollars.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant approbation du contrat de partage de production Ikalou II, signé le 13 juin 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société Perenco Congo SA et la société Congo REP SA. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Les deux textes suivants sont des projets de loi portant respectivement, pour le premier, avenant n°8 au contrat de partage de production Haute mer signé le 8 mai 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société TotalEnergies EP Congo et la société Trident Energy Congo SAU et, pour le second, avenant n°2 au contrat de partage de production Nsoko II signé le 8 mai 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société TotalEnergies EP Congo et la société Trident Energy Congo SAU.

Après avoir décrit, pour ces deux projets, l’évolution des permis concernés, le ministre Itoua a précisé que c’est au terme d’actes de cession de Chevron et TotalEnergies EP Congo à la société Trident pour le permis Haute mer en avril 2024 et le permis Nsoko II que de nouveaux groupes contracteurs ont été constitués.

Après que la société Chevron Overseas et sa filiale Chevron Congo sont devenues des filiales détenues à 100% par Trident Energy Production Ltd., les groupes contracteurs du permis Haute mer sont modifiés ainsi qu’il suit :

– Contracteur du permis d’exploitation Nkossa: SNPC (15%) ; Trident Energy Congo SAU (opérateur) 85%.

– Contracteur du permis d’exploitation Moho-Bilondo: SNPC15% ; TotalEnergies EP Congo (opérateur) 63,5% ; Trident Energy Congo SAU (associé) 21,5%.

Pour le permis Nsoko II, le groupe contracteur est désormais constitué ainsi qu’il suit : SNPC (titulaire) 15% ; Trident Energy Congo SAU (opérateur) 85%.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé ensemble les projets de loi portant respectivement, pour le premier, avenant n°8 au contrat de partage de production Haute mer signé le 8 mai 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société TotalEnergies EP Congo et la société Trident Energy Congo SAU et, pour le second, avenant n°2 au contrat de partage de production Nsoko II signé le 8 mai 2025 entre la République du Congo, la SNPC, la société TotalEnergies EP Congo et la société Trident Energy Congo SAU. Ces deux projets de loi seront transmis au Parlement pour examen et adoption.

Pour terminer son propos, le ministre Itoua a soumis à l’examen des membres du Conseil un projet de loi portant approbation de l’avenant n°2 au contrat de partage de production Nanga I signé le 8 mai 2025 entre la République du Congo, la SNPC et la société TotalEnergies EP Congo SA. Il faut noter que le permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit Nanga I a été attribué à la SNPC en 2019, avec deux prorogations possibles. Le groupe contracteur initial issu du contrat de partage de production comprenait, outre la SNPC (15%), la société TotalEnergies EP Congo comme opérateur (85%).

II/- Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Rigobert Maboundou, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, a présenté aux membres du Conseil un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°23-2012 du 24 septembre 2012 portant création de l’Institut national de recherche forestière.

Après l’adoption de la loi de 2012, il est apparu un certain nombre de contradictions juridiques consécutive à la coexistence avec l’Unité de recherche sur la productivité des plantations industrielles créée en 1994 et devenue entretemps le Centre de recherche sur la durabilité et la productivité des plantations industrielles.

Créée sous forme d’association de type loi 1901 par l’Etat congolais, la société privée dénommée Unité d’afforestation industrielle du Congo (Future Eucalyptus et fibres du Congo -EFC-) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, un organisme français, auxquels s’est ensuite ajouté le Service national de reboisement du ministère de l’économie forestière, l’unité de recherche sur la productivité des plantations industrielles.

La création de l’Institut en 2012 n’a pas permis d’assurer la qualité des recherches fondamentales et appliquées en matière de développement forestier. La situation s’est aggravée du fait des difficultés pour l’unité de recherche à mobiliser ses ressources financières ainsi que la liquidation judiciaire du partenaire privé Eucalyptus et fibres du Congo, l’association initialement créée étant dissoute le 30 mai 2017.

A la suite de cette dissolution, une décision du ministre en charge de la Recherche scientifique a placé de manière transitoire une équipe issue de ladite association sous la tutelle de l’Institut national de recherche forestière pour une courte période transitoire. Cette équipe a été maintenue et même pérennisée en 2019 par la transformation de l’ex-unité en centre de recherche sur la durabilité et la productivité des plantations industrielles.

Il est donc apparu nécessaire de mettre fin à cet imbroglio, peu propice à la réalisation des missions de cet organe et contraires aux intérêts des travailleurs concernés. Il est donc décidé, pour plus de cohérence dans la gestion des forêts du Congo, de rattacher la gestion des forêts plantées à l’Institut national de recherche forestière. Ainsi, le projet de loi soumis à l’examen des membres du Conseil a pour objet de modifier quelques articles de la loi de 2012 afin notamment d’y intégrer ces nouvelles missions.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°23-2012 du 24 septembre 2012 portant création de l’Institut national de recherche forestière. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

III/- Ministère de la Santé et de la Population

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil.

Ces textes sont, pour le premier, un projet de loi portant création de l’Hôpital général de Ouesso et, pour le second, un projet de loi portant création de l’Hôpital général de Sibiti. La construction de ces deux établissements s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements pris par le président de la République qui visent à doter le Congo d’un système de santé performant, résilient et à même de garantir, sur l’ensemble du territoire national, l’accès universel pour la population à des soins de qualité.

Ces hôpitaux, établissements publics à caractère administratif en cours de construction et qui seront bientôt livrés à la population, doivent : garantir un accès équitable aux soins ; répondre aux besoins croissants en soins spécialisés de la population locale (cardiologie, chirurgie, obstétrique, pédiatrie, etc.) ; améliorer la prise en charge des urgences et des services de secours, notamment face à l’afflux important de patients en période de crise sanitaire.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé ensemble, pour le premier, le projet de loi portant création de l’Hôpital général de Ouesso et, pour le second, le projet de loi portant création de l’Hôpital général de SibitiI. Ils seront transmis au Parlement pour examen et adoption.

IV/ – Communication

Les membres du Conseil des ministres ont ensuite suivi une communication relative à la 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam), présentée par Mme Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs.

Il en ressort que, malgré les contraintes de trésorerie rencontrées par notre pays, les pouvoirs publics ont maintenu cette importante activité culturelle et artistique dédiée à la jeunesse africaine et congolaise, dans un format adapté à la conjoncture. La 12e édition du Fespam se tiendra donc du 19 au 26 juillet 2025 et sera placée sur le thème « Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique ».

Le Fespam connaîtra, outre son lancement solennel, sous les auspices du président de la République, les activités suivantes : une exposition sur les instruments de musique africains offerts lors des différentes éditions ; un symposium international de musique africaine ; un Marché de la musique africaine; des prestations artistiques prévues sur l’esplanade du Palais des congrès, à Mayanga et à Kintélé ; la projection d’un film documentaire sur la rumba congolaise.

Le Conseil des ministres a pris bonne note de ces informations ; il s’est félicité du maintien de ce rendez-vous de la jeunesse africaine, fruit de nos engagements visà-vis de l’Union africaine et d’un partenariat fécond avec l’Unesco et souhaite un plein succès à ces festivités.

Prenant la parole, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a invité les membres du Conseil des ministres au constat désolant quant à l’état de dégradation avancée des infrastructures construites à grands frais à l’occasion de la tenue réussie, en septembre 2015, des 50 ans des Jeux africains. Ces infrastructures ultramodernes avaient permis d’accueillir la jeunesse africaine qui avait alors communié durant plusieurs jours sur l’autel de la performance et de la qualité.

Le chef de l’Etat a précisément fustigé le délabrement des sites ayant servi lors de ces Jeux, à savoir le campus de l’université de Kintélé qui avait permis d’accueillir près de 9000 athlètes et encadreurs sportifs et qui ne permet pas, aujourd’hui, d’y héberger de manière satisfaisante les étudiants de l’université depuis lors érigée ; enfin, le complexe sportif de La Concorde, y compris le stade de Kintélé.

D’autre part, le président de la République a rappelé aux membres du Conseil des ministres que la construction, il y a quelques années, d’infrastructures sportives modernes à l’intérieur de notre pays, à l’occasion des municipalisations accélérées couplées à la célébration de la fête nationale, avait pour but principal de rapprocher la pratique sportive de notre population et de favoriser l’éclosion des athlètes les plus performants. Le chef de l’Etat a également déploré leur état de dégradation.

Aussi, et face à cette situation, il a ordonné la mise en place immédiate d’une task force chargée de remédier à cette situation préjudiciable. Placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, cette task force sera dirigée par le ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux ; elle sera composée des ministres en charge de la Défense ; de l’Intérieur et de la Décentralisation ; des Finances, du Budget et du Portefeuille public ; de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat ; de l’Energie et de l’Hydraulique ; de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi ; de l’Enseignement supérieur ; de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier.

Enfin, le Président de la République a exhorté les membres de la task force ainsi constituée à se mettre immédiatement à l’ouvrage et à lui rendre compte par le truchement du Premier ministre, chef du gouvernement. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h30

Fait à Brazzaville, le 16 juillet 2025

Le ministre de la Communication et des Médias

Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla