RCA : arrivée des ex-rebelles de l’UPC et Anti-Balaka à Bangui

Les 20 ex-combattants, dont 17 de l’UPC et 3 de la milice Anti-Balaka  ont déposé leurs armes samedi dernier en présence des autorités administratives et militaires locales.

 

Ces ex-combattants ont quitté Alindao pour Bambari le lendemain du jour où ils ont déposé les armes, puis à Bangui dans les véhicules de l’armée nationale. Mais à leur arrivée proche du village Bokolobo, leurs ex-compagnons de l’UPC leur ont tendu une embuscade, mais les mercenaires russes les ont protégé jusqu’à Bambari, puis Bangui.

L’attaque du convoi militaire par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique a eu lieu à moins de 10 kilomètres à l’entrée de la ville de Bokolobo, située à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Selon une source sécuritaire locale, le chef rebelle Ali Darassa n’avait pas du tout accepté que ses hommes déposent des armes.  C’est pourquoi il fait tout pour les empêcher  de « tomber dans le piège du gouvernement ».

Selon la même source, convoi, il y’avait aussi des soldats de l’armée nationale, mais aussi des mercenaires russes qui ont farouchement répondu aux assaillants qui ont pris la poudre d’escampette dans la brousse. C’est ainsi que le convoi était arrivé à Bambari le dimanche dernier. Aussitôt, il quitte la ville de Bambari pour la capitale Bangui d’où ils ont été reçus par les autorités militaires.

Rappelons que le samedi dernier, ces ex-combattants avaient quitté leur maquis dans des localités de Kongbo, de Bavica,  et se sont réunis vendredi dernier dans le village de Carama. Ils demandent  au gouvernement leur désarmement. C’est ainsi que le samedi matin, plusieurs personnalités militaires et civiles de la ville d’Alindao, dont le sous-préfet  et les mercenaires russes se sont mobilisés pour aller à leur rencontre.  Ils ont été désarmés officiellement et transférés dans la base des mercenaires russes, puis des soldats FACA à Alindao.

Elections à l’Unesco : le Congo refait son entrée

Absent de cet organe depuis 2013, le Congo, avec 152 votes sur 184 votants, a été élu pour quatre ans dans le Groupe électoral V(a).

 

La République du Congo retrouve sa place dans le segment « élections » de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). C’était au cours de la 41e session de la conférence générale de cet organe.

Selon la « Procédure d’élection des membres du Conseil exécutif » (Appendice 2 du règlement intérieur), l’élection a eu lieu le 17 novembre au siège parisien de l’Unesco. Les résultats du vote ont été annoncés en séance plénière le même jour.

Absent de cet organe depuis 2013, le Congo, avec 152 votes sur 184 votants, a été élu pour quatre ans dans le Groupe électoral V(a), rejoignant l’Afrique du Sud (163 votes), le Botswana (161 votes), le Djibouti (161 votes), la République unie de Tanzanie (160 votes) et l’Angola (157 votes).

Congo : plus de 5 milliards pour l’appui à la relance du secteur agricole

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo a lancé, 18 novembre à Brazzaville, les activités du Projet d’appui à la relance du secteur agricole (Parsa).

 

D’un montant d’environ 5,2 milliards de FCFA, le projet est porté par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture. D’une durée de quatre années et financé dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D) signé en 2014, entre la France et la République du Congo.

« Le C2D est un outil qui permet de reconvertir la dette de certains pays. Concrètement, à chaque échéance remboursée, l’AFD reverse au Congo la somme correspondante sous forme de don et à destination de programme de développement ou de lutte contre la pauvreté », indique le communiqué de presse.

Le Parsa permettra concrètement d’accompagner la relance de la filière cacao dans les départements de la Likouala, de la Sangha et dans la partie nord des deux Cuvette, tout en soutenant la structuration du secteur maraîcher et l’amélioration de l’approvisionnement alimentaire à Brazzaville.

« La diversification de l’économie à travers le développement du secteur agricole est un défi à relever au moment où le Congo est en train d’élaborer son nouveau Plan national de développement. A cet effet, je voudrais vous exprimer toute ma disponibilité et celle des équipes de l’Agence française de développement  à œuvrer à vos côtés pour conjuguer nos efforts », a indiqué l’ambassadeur de France au Congo.

Le ministre de l’Agriculture a, pour sa part, rappelé que la politique nationale de développement socio-économique met aujourd’hui l’accent sur le développement de l’agriculture, afin d’améliorer les revenus de la population, de diversifier l’économie et de réduire les importations, et donc d’accroître la souveraineté alimentaire du pays.

Pour sa part, le coordonnateur du projet, Ambroise Loufouma, a notamment insisté sur l’ampleur des bénéfices sociaux, environnementaux et économiques qui seront ainsi générés au cours des prochaines années par le biais dudit projet.

Malgré les potentialités et les atouts considérables dont dispose le Congo avec son climat et ses vastes terres arables qui représentent à elles seules un tiers du territoire, la production agricole au Congo ne parvient pas toujours à satisfaire la demande nationale.

Congo : des morts à la prison de la police de Brazzaville, des ONGs s’insurgent

Cinq personnes ont trouvé la mort dans la prison de la police de Brazzaville. Le gouvernement évoque des décès « accidentels ».

 

A la prison de Brazzaville, six détenus sont morts. Le gouvernement évoque des décès « accidentels » des personnes qui étaient sous mandat de dépôt, mais les familles et les ONGs dénoncent la torture. En tout cas, la polémique ne désenfle pas depuis les déclarations la semaine dernière de proches des victimes et d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Que s’est-il réellement passé le 5 novembre dernier dans les geôles du Commandement territorial des forces de police de Brazzaville, l’ex-Commissariat central ?

Arnaud a perdu un frère de 48 ans dans ce drame. Il est très amer et bien décidé à obtenir la vérité. « On nous a dit qu’ils sont morts d’étouffement, mais quand nous avons vu le corps, il avait du sang partout. On se demande alors quel est cet étouffement qui peut ressortir du sang sur le corps. On ne comprend pas », dénonce-t-il.

« Circonstances troubles »

Sur les six décès enregistrés, trois corps ont été identifiés par les familles. Trésor Nzila du Cercle d’actions pour le développement exige que toute la lumière soit faite dans cette affaire. « Ces décès sont intervenus dans des circonstances troubles. Nous demandons à ce qu’il y ait une enquête indépendante et transparente. Pour que l’enquête soit indépendante et transparente, il est absolument nécessaire qu’une autopsie des corps soit réalisée », affirme le responsable du CAD

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla évoque des décès accidentels. « Il s’agit probablement d’un drame lié à la surpopulation carcérale. Vous le savez comme moi, les infrastructures pénitentiaires n’ont pas suivi la progression du niveau de délinquance et la pandémie du Covid-19 n’a pas arrangé les choses ».

La construction d’une nouvelle maison d’arrêt fait partie des priorités du gouvernement, selon le ministre Moungalla.

Congo : Faure Gnassingbé en visite de travail à Oyo

Le président togolais est arrivé à Oyo dans le département de la Cuvette (nord), ce mercredi 17 novembre 2021 en mi-journée.

 

Faure Gnassingbé est en visite de 48 heures à Oyo, dans le département de la Cuvette, au Nord de la République du Congo. Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

Les deux personnalités se sont entretenu en tête à tête avec. Au menu, de ces échanges des sujets tels les coopérations bilatérales, régionales et multilatérales. Après l’entretien, ils ont aussi visité le Musée Kiebe-Kiebe inauguré officiellement le 9 mars 2017 au village Ngolodoua (nord).

Congo : terminé les tracasseries pour les demandeurs de passeport

Le gouvernement congolais à régler sa dette due à la société allemande chargée de la production de cette pièce d’état civil.

 

Le ministre congolais de la Sécurité et de l’ordre public, Raymond Zéphirin Mboulou a rassuré les parlementaires vendredi dernier, lors de la séance de questions orales au gouvernement avec débat, à l’Assemblée nationale, au Palais des congrès de Brazzaville, sur la disponibilité des passeports. Selon lui, la dette de l’Etat congolais vis-à-vis de société allemande chargée de la production de cette pièce d’état civil a été réglée définitivement.

«Le gouvernement a déjà réglé la dette due à la société allemande qui s’en occupe. L’activité a donc repris comme avant et, actuellement, des milliers de passeports sont disponibles dans les services habilités. Les citoyens ayant déclaré leurs passeports peuvent aller les retirer le plus vite possible », a déclaré Raymond Zéphirin Mboulou.

C’est une déclaration faite par le ministre de la Sécurité et de l’ordre public, Raymond Zéphirin Mboulou lors de la séance de questions orales au gouvernement avec débat, à l’Assemblée nationale. Il répondait aux députés sur la question de la disponibilité des passeports.

«L’Etat congolais a pris en charge ses engagements. Désormais les passeports seront disponibles dans notre pays en faveur des citoyens congolais », a-t-il ajouté.

On rappelle que les demandeurs des passeports et cartes nationales d’identité rencontrent depuis quelque temps d’énormes difficultés dans l’obtention ces documents. Une situation mettant en difficulté des milliers de congolais, notamment les étudiants désireux d’aller poursuivre leurs études supérieures à l’étranger.

Cémac : les opérateurs de téléphonie mobile ont un mois pour supprimer des frais de roaming

Les régulateurs des télécommunications des pays de la sous-région Cémac, le 9 novembre dernier, des accords bilatéraux.

 

Censée entrer en vigueur dès janvier 2021, la mise en œuvre de la mesure de suppression des frais de roaming a été adoptée en août 2020.  Le Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale a procédé à cette adoption. Les régulateurs des télécommunications des pays de la sous-région (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) ont signé à Douala, le 9 novembre dernier, des accords bilatéraux relatifs à la mise en œuvre du Règlement n°04/20-UEAC-CM-35.

À en croire ces engagements, les citoyens de la sous-région, en déplacement à l’intérieur des autres États, auront accès aux services mobiles, entre autres, appels, SMS et internet…, sans frais supplémentaires et sans changer de carte Sim. Cette mesure devra normalement s’appliquer à partir du 10 décembre prochain. Elle sera bénéfique aussi bien au niveau de la productivité, de la diversification des services, qu’au niveau de l’accroissement du volume des échanges intra-africains.

C’est la recommandation forte qui ressort du communiqué final des assises des opérateurs de téléphonie mobile de Douala. « Afin de donner aux protocoles ainsi signés leurs pleins et entiers effets, les premiers responsables des autorités de régulation ont par suite recommandé aux opérateurs de téléphonie mobile en zone Cémac de s’employer à faciliter la mise en œuvre desdits protocoles ainsi que celle du Règlement n° 04/20-UEAC-CM-35 dans un délai maximal n’excédant pas un mois », précise le même communiqué.

En initiant cette mesure, la Commission Cémac veut encourager les opérateurs de téléphonie mobile à adhérer à la concrétisation rapide de la suppression des frais de roaming en Afrique centrale. C’est du moins ce qu’a souligné le président de la Commission Cémac, Pr Daniel Ona Ondo.

Selon les autorités communautaires, la baisse des coûts des services téléphoniques mobiles, surtout de l’itinérance mobile, jouera un rôle majeur d’une relance économique qui dopera la productivité et développera diverses prestations de services, au profit de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui promet d’accélérer le développement de l’Afrique par l’accroissement du volume du commerce intra-africain.

Congo-coronavirus : l’application du passe vaccinal avant la date indiquée pose problème

À partir du 30 novembre, le passe sanitaire doit théoriquement être exigé pour avoir accès à tous les lieux publics en République du Congo.

 

Le gouvernement congolais étudie encore les modalités pour l’application du passe sanitaire dans tous les lieux publics. Cette décision entre en vigueur à partir du 30 novembre 2021. Mais en attendant son entrée en vigueur officielle, plusieurs administrations publiques l’appliquent déjà, à la surprise et au grand dam des usagers.

Des agents de police sont postés à l’entrée de la préfecture, qui abrite les services d’immigration où sont délivrés les passeports. Les usagers sont désemparés : ici, pas d’entrée sans présentation d’un passe sanitaire. « Selon ce que le gouvernement avait prévu, la date n’est pas encore arrivée. Mais curieusement, on arrive ici et la route est barrée. Ça dérange. Nous sommes des étudiants en pleine conception des passeports et autres papiers administratifs. Cette façon de faire constitue un frein », déplore un usager sous couvert d’anonymat.

Certains usagers à qui l’accès est refusé affirment qu’ils sont déjà vaccinés mais qu’ils n’ont pas encore reçu leur passe sanitaire. « Ce passe ne se donne pas en un jour. Je me suis fait vacciner depuis deux semaines, mais je n’ai toujours reçu mon passe », se désole une étudiante.

D’autres ne sont tout simplement pas prêts à se faire vacciner. « Ça ne nous plaît pas. Je ne suis pas le seul dans ce cas. C’est pas tout le monde qui est obligé de se faire vacciner. C’est pas aussi une obligation de se faire vacciner. C’est une violation de droit parce que chacun de nous connaît ses droits », tempête un jeune homme opposé à la vaccination.

Au cours d’une récente intervention devant le parlement, le Premier ministre Anataole Collinet Makosso a indiqué qu’aucune institution internationale ne faisait pression pour accélérer la vaccination. Mais le gouvernement a l’obligation de protéger la population, a-t-il affirmé.

Congo : vers un renforcement de coopération avec la Chine

C’est ce qui ressort de la prise de parole du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, lors de la cérémonie d’ouverture du 4e Forum de Coopération des gouvernements locaux Chine-Afrique.

 

La République du Congo et la Chine doivent promouvoir leur partenariat en renforçant davantage la coopération entre les gouvernements locaux des deux pays, a déclaré mardi le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, lors de la cérémonie d’ouverture du 4e Forum de Coopération des gouvernements locaux Chine-Afrique.

Le forum, qui s’est ouvert virtuellement mardi, a rassemblé environ 300 dirigeants politiques de pays africains, ainsi que de responsables des gouvernements locaux et des institutions concernées chinois et africains.

Dans un discours prononcé par liaison vidéo depuis Brazzaville, capitale congolaise, le Premier ministre congolais a salué « la participation régulière du Congo aux assises du présent forum », un événément qui, d’après lui, fait preuve de « l’excellence des relations multiformes » entre son pays et la Chine.

Notant que son gouvernement mettait un accent « particulier » sur la nécessité de développer et de promouvoir la coopération entre ses collectivités locales et des gouvernements locaux des autres pays, notamment ceux de la Chine, Makosso a fait l’éloge des résultats fructueux du partenariat Congo-Chine à l’échelle des gouvernements locaux.

Du jumelage entre plusieurs villes congolaises et chinoises, au don de matériel médical anti-COVID-19 par des municipalités chinoises, en passant par des échanges réciproques de délégations, le Congo et la Chine ont bénéficié du « renforcement sans cesse du partenariat Congo-Chine à l’échelle des gouvernements locaux », a-t-il affirmé.

Les deux pays doivent promouvoir le partenariat entre les gouvernements locaux des deux pays, pour servir à l’intérêt des deux peuples, a déclaré le chef du gouvernement congolais, appelant les deux parties à se mettre à la hauteur des défis, en particulier la gouvernance urbaine, la réduction de la pauvreté, la santé publique et le développement innovant.

Congo-coronavirus : Thierry Moungalla fait le tour des médias

Cette visite du ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

 

Le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement,  a effectué ce lundi 15 novembre 2021, une tournée des médias pour vulgariser sa circulaire indiquant l’obligation, pour accéder à son poste de travail pour les agents, de présentation d’un certificat de vaccination ou d’un test RT-PCR Covid négatif de moins de 72 heures.

Depuis le mois de juillet dernier, un délai de trente (30) jours a été accordé à tous les agents des médias publics pour se faire vacciner contre la Covid-19.

Dépassé ce délai, les agents non vaccinés devront impérativement présenter un test PCR-négatif au début de chaque semaine de travail, selon une circulaire signée le 30 juillet 2021 par le ministre congolais de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla.