Congo-coronavirus : l’application du passe vaccinal avant la date indiquée pose problème

À partir du 30 novembre, le passe sanitaire doit théoriquement être exigé pour avoir accès à tous les lieux publics…

À partir du 30 novembre, le passe sanitaire doit théoriquement être exigé pour avoir accès à tous les lieux publics en République du Congo.

 

Le gouvernement congolais étudie encore les modalités pour l’application du passe sanitaire dans tous les lieux publics. Cette décision entre en vigueur à partir du 30 novembre 2021. Mais en attendant son entrée en vigueur officielle, plusieurs administrations publiques l’appliquent déjà, à la surprise et au grand dam des usagers.

Des agents de police sont postés à l’entrée de la préfecture, qui abrite les services d’immigration où sont délivrés les passeports. Les usagers sont désemparés : ici, pas d’entrée sans présentation d’un passe sanitaire. « Selon ce que le gouvernement avait prévu, la date n’est pas encore arrivée. Mais curieusement, on arrive ici et la route est barrée. Ça dérange. Nous sommes des étudiants en pleine conception des passeports et autres papiers administratifs. Cette façon de faire constitue un frein », déplore un usager sous couvert d’anonymat.

Certains usagers à qui l’accès est refusé affirment qu’ils sont déjà vaccinés mais qu’ils n’ont pas encore reçu leur passe sanitaire. « Ce passe ne se donne pas en un jour. Je me suis fait vacciner depuis deux semaines, mais je n’ai toujours reçu mon passe », se désole une étudiante.

D’autres ne sont tout simplement pas prêts à se faire vacciner. « Ça ne nous plaît pas. Je ne suis pas le seul dans ce cas. C’est pas tout le monde qui est obligé de se faire vacciner. C’est pas aussi une obligation de se faire vacciner. C’est une violation de droit parce que chacun de nous connaît ses droits », tempête un jeune homme opposé à la vaccination.

Au cours d’une récente intervention devant le parlement, le Premier ministre Anataole Collinet Makosso a indiqué qu’aucune institution internationale ne faisait pression pour accélérer la vaccination. Mais le gouvernement a l’obligation de protéger la population, a-t-il affirmé.

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