Congo : une ONG demande la suppression de la redevance audiovisuelle

L’Association congolaise pour la défense des droits des consommateurs (ACDDC), s’est exprimée dans une correspondance adressée au Premier ministre.

 

L’ACDDC réclame l’abrogation de la redevance audiovisuelle (RAV). Instauré il y a vingt ans, la redevance audiovisuelle (RAV) est destinée à soutenir les médias d’État. Cette ONG affirme ne pas profiter de cette RAV, elle exige alors son abrogation pure et simple dans une correspondance adressée le 5 janvier 2023 au Premier ministre.

Il faut préciser que la redevance audiovisuelle (RAV) congolaise, au profit des organes publics de presse radiodiffusés, est prélevée des factures de tous les abonnés de la société Énergie électrique du Congo à hauteur de 500 francs CFA par abonné et par mois.

Selon l’ACDDC, pendant les 14 premières années ayant suivi sa création en 2002, cette redevance a généré plus de 12,5 milliards de francs CFA (19 millions d’euros). Mais, l’ONG affirme que « les ayants droit, c’est-à-dire les médias d’Etat, jusque-là ne sont jamais rentrés en possession de cette RAV de façon régulière ».

 

Congo : les Nations Unies appellent à un cessez des violences à l’est de la RDC

C’était au cours de la 54ème réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale qui s’est clôturée, le 16 janvier, à Brazzaville.

 

Les représentants des différents États sont réunis à Brazzaville dans le cadre de la 54ème réunion ministérielle de son Comité consultatif permanent. Ils ont condamné les exactions perpétrées par les groupes rebelles à l’est de la RDC.

Dans leur déclaration adoptée et lue en présence de la presse par Vincente Muanda, ambassadeur d’Angola en République du Congo, les membres dudit Comité consultatif permanent ont notamment appelé à la cessation immédiate de toute forme de violences, de toute activité militaire par tout groupe armé présentant une menace pour la République démocratique du Congo (RDC).

À l’issue de cette réunion ministérielle de 24 heures, Jean-Claude Gakosso a promis qu’au cours de son mandat à la tête du Comité consultatif permanent des Nations unies, le Congo œuvrera pour la prospérité et la stabilité de la sous-région.

Congo-climat : des ONG vont accompagner le gouvernement

Des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de l’environnement sont réuni à Brazzaville, du 14 au 17 janvier, en vue d’arrêter une stratégie pour accompagner le gouvernement à faire aboutir la proposition du chef de l’Etat faite à la Cop 27 sur l’instauration d’une décennie mondiale de l’afforestation.

 

Trois groupes ont été mis en place pour cerner la problématique. « Cette réunion est très importante, parce que nous, organisations non gouvernementales, avons compris que le président de la République tient aux questions d’adaptation et d’atténuation au changement climatique. Il a commencé à annoncer cette initiative ou cette idée, d’abord à Oyo, lors de la Journée nationale de planting d’arbres, ensuite à la Cop 27, au Parlement réuni en congrès », a souligné la présidente de la Fédération des organisations des questions environnementales, Carine Ibombo. « On va sortir d’ici avec une stratégie que nous présenterons au cabinet du chef de l’Etat et à d’autres institutions internationales », a-t-elle ajouté.

La réunion connaît la participation de plusieurs experts en forêts, environnement, climat et développement durable au nombre desquels Georges Claver Boundzanga qui a exposé sur la clarification du concept afforestation.

Selon lui, la République du Congo qui a une longue et riche expérience en matière de gestion forestière durable a clarifié le concept « afforestation » dans ses documents de politique et stratégies forestières.

La proposition du président de la République sur l’instauration d’une décennie mondiale de l’afforestation, a-t-il dit, s’appuie sur l’expérience du pays en matière de plantation d’arbres. « De nombreuses initiatives ont été émises et mises en œuvre depuis 1953, sept ans avant l’indépendance », a-t-il poursuivi. Il a rappelé que le discours du chef de l’Etat à la COP sur le climat à Charm el-Cheik, en Egypte, s’est référé à la Journée nationale de l’arbre qu’il a personnellement lancée en 1984 après avoir planté les dix millionièmes arbres dans le massif de l’Unité d’afforestation industrielle du Congo, dans la périphérie de Pointe-Noire.

Congo : des initiatives pour développer la filière avicole

À Brazzaville, de jeunes aviculteurs se sont lancés dans l’élevage de races améliorées, question d’offrir des aliments bon marché aux consommateurs. 

 

C’est après avoir suivi une formation organisée par les animateurs d’un projet sur l’employabilité et financé par la Banque mondiale, que le jeune aviculteur Delaunay Nsiloulou Nzingoula, 31 ans, a monté sa ferme. Il est à la tête de la Coopérative avicole de développement des compétences entrepreneuriales (CADCE) qui excelle dans la production des races hybrides.

« Notre élevage est basé sur des races et la demande de la population. Il y a des races Brama, il y a de l’Hanover, des Susex, des coucous du Mali, autrement dit le blé de Londres et d’autres races que nous avons créées », explique le jeune aviculteur.

Au nombre des races créées par la Coopérative figure le croisement entre le poulet et la pintade. « Le but, c’est d’avoir des poulets qui auront une rusticité élevée, c’est-à-dire des poulets qui ne vont pas tomber malades facilement ou bêtement », poursuit Nsiloulou Nzingoula.

Les couveuses de la ferme sont fabriquées sur place avec du matériel de récupération. « Ici, nous avons une machine que nous avons montée nous-mêmes, une poussinière moderne en bois qui régule la température elle-même selon l’âge des poussins et selon la prophylaxie. C’est une machine qui a une contenance de 150 poussins ».

« Inonder » le marché de la volaille

Des canards et des pigeons améliorés sont également élevés en grande quantité par la Coopérative qui s’est fixée comme objectif d’offrir des produits bio à toutes les bourses.

Toutes ces races consomment moins d’aliments, fait remarquer Mermans Babounga, de l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, qui apprécie le travail des aviculteurs. « Nous sommes émerveillés par ce que nous avons vu. Nous constatons que ces jeunes, une fois formés, peuvent faire de grandes choses, plus que certains ingénieurs sortis de grandes écoles », note-t-il.

La coopérative forme déjà bien d’autres jeunes qui s’intéressent au métier. C’est le cas de Shalom Nganga Missamou, 26 ans. « Je suis venue pour apprendre l’élevage parce que c’est une activité qui m’intéresse depuis le bas âge. J’ai vraiment envie d’apprendre d’abord, puis on verra le bénéfice après », témoigne-t-elle.

La Coopérative a démarré ses activités fin 2020, en pleine crise sanitaire du Covid, et elle a su résister.

Congo : des bâtiments sous la menace des éboulements

Les pluies diluviennes qui tombent dans la ville de Brazzaville depuis quelques jours entrainent de lourdes conséquences.

 

A Brazzaville, des bâtiments sont menacés par des éboulements causés par les fortes pluies qui s’abattent sans répit. Au niveau de la cité Don-Bosco, les pluies de ces trois dernières nuits ont fait rompre une conduite d’eau de deux mètres de diamètre ainsi que la vanne. L’énorme fuite d’eau a provoqué un éboulement qui a emporté au moins trente mètres du mur de clôture du centre de formation professionnel.

Responsables et apprenants appellent les autorités au secours. « Nous avons écrit plusieurs lettres au ministère des Grands travaux, au ministère de l’Intérieur et même à la présidence de la République, demandant si les autorités peuvent s’impliquer pour stopper cette érosion », a affirmé M. Nkanku.

Congo-sécurité présidentielle : 144 agents promus

La cérémonie de port d’insigne de grade des agents des unités opérationnelles de la présidence de la République s’est déroulée le 14 janvier, à Kintélé.

 

Ce sont quelques 144 agents des unités opérationnelles de la présidence de la République qui ont été promus. La cérémonie de port d’insigne s’est déroulée le samedi 14 janvier 2023, à Kintélé.

Il s’agit des officiers supérieurs, des officiers subalternes et des sous-officiers, notamment huit colonels, neuf lieutenants colonels, huit commandants, huit capitaines, dix-sept lieutenants, vingt-trois adjudants chef, vingt-neuf adjudants et quarante-deux sergents chef.

La cérémonie a réuni plusieurs agents des Forces armées congolaises, sous la supervision du conseiller spécial du président de la République, le directeur général de la sécurité présidentielle, le général Serge Oboa. En présence de leurs parents, les nouveaux promus ont dignement porté les insignes de leurs nouveaux grades.

Congo : « la paix en Libye freinerait le drame des migrants », Denis Sassou N’Guesso

En tant que, président du Comité de haut niveau de l’UA sur la résolution de la crise en Libye, le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso,  a accordé une  interview au journal Le Figaro le 12 janvier 2023 sur la sécurité en Afrique.

 

Selon le site Adiac Congo, à la question de savoir s’il a l’espoir de mettre fin à la guerre civile en Libye, le président de la République du Congo et du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso, a répondu : « Sur place, les populations ne demandent que cela, car elles sont épuisées. J’ai bon espoir que la conférence interlibyenne de réconciliation se tienne avant l’été prochain et que, dans la foulée, des élections puissent être organisées, débouchant sur les résultats acceptés par toutes les parties ».

En outre, invité à préciser les conséquences de ce conflit pour le continent africain, Denis Sassou N’Guesso a déclaré : « On ne mesure pas encore tous ses effets désastreux, tout le mal que la désintégration de la Libye a causé. Il est certain que cette guerre a contribué au développement du djihadisme au Sahel, mais aussi au Nord du Cameroun, à la frontière de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, et ailleurs encore. Ce conflit a aussi fait de la Libye un point de passage pour des milliers de jeunes migrants africains, qui viennent de partout, au péril de leur vie en traversant le désert puis la Méditerranée en direction de l’Europe. La fin de la guerre en Libye stabiliserait le Maghreb et, au-delà, limiterait les trafics en tous genres. La paix dans ce pays freinerait le drame humain des migrants en Méditerranée. La Libye ne doit plus être un trou béant ».

Répondant à la question relative au sentiment antifrançais qui se développe actuellement en Afrique, le président de la République du Congo a précisé: « Selon moi, ce sentiment antifrançais n’existe pas comme tel. Mais, c’est vrai, il demeure des pesanteurs. Des comportements néocoloniaux peuvent persister. Ce mouvement prend surtout corps chez les jeunes. Avec la France, ils veulent être aujourd’hui dans une relation de partenariat et non plus sous l’emprise d’une espèce de paternalisme. Ils veulent que ça évolue, en finir avec les schémas anciens. Ils l’ont d’ailleurs dit à Emmanuel Macron lors d’une rencontre France-Afrique organisée à Montpellier en 2021, rencontre dont je n’ai pas beaucoup apprécié le format, je dois dire ».

A propos de l’affaire des biens mal acquis pour laquelle plusieurs pays africains sont pointés du doigt dont le Congo, Denis Sassou N’Guesso a donné la réponse ci-après : « Cette histoire est un coup tordu qui relève du harcèlement médiatique et judiciaire en France. Où sont les preuves de ce détournement ? Par ailleurs, ce ne sont pas les Congolais qui me poursuivent, mais une association étrangère qui a décidé de s’en prendre à trois pays dans le monde, comme par hasard seulement en Afrique : Guinée équatoriale, Congo et Gabon. Je n’aime pas parler de cette provocation. Un jour, j’en suis sûr, la raison l’emportera ».

A propos de l’attitude de son pays vis-à-vis de la guerre en Ukraine, le chef de l’Etat congolais a précisé: « J’estime que l’Afrique peut jouer un rôle de médiation dans cette guerre dont elle ne doit  pas être l’otage. Ce conflit nous ramène à l’opposition Est-Ouest, que l’on croyait derrière nous depuis la chute du mur de Berlin. L’Afrique doit encourager le dialogue entre ces deux pays car ce n’est que par le dialogue qu’une issue sera trouvée. Le Congo, comme d’autres, souffre économiquement de cette guerre qui perturbe nos importations de blé et d’engrais».

A la question de savoir s’il sera à la conférence de Libreville, au Gabon, sur la préservation de la forêt en Afrique centrale, Denis Sassou N’Guesso a indiqué: « Je suis président de la Commission climat du Bassin du Congo et, à ce titre, je ne vois pas pourquoi je n’irai pas. Nous en avons parlé avec Emmanuel Macron. J’attache beaucoup d’importance à ce sujet, tout comme à l’agriculture au sens large, qui est l’un des piliers du plan de développement du Congo d’ici à 2026. Nos efforts doivent aller sur ce terrain-là, après ceux que nous avons déployés pour améliorer nos infrastructures. A ce propos, j’ai bon espoir que le projet d’un pont routier et ferroviaire reliant Brazzaville à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, voit le jour. Nos deux pays sont enfin d’accord avec la Banque africaine de développement, un tour de table financier pourrait être trouvé dès cette année».

Notre confrère voulait, en outre, savoir si le président de la Républque du Congo était inquiet des coups d’Etat survenus ces derniers mois dans plusieurs pays africains, voici sa réponse:« Ce qu’il vient de se passer au Brésil ou les violences du 6 janvier 2021 à Washington, dans la plus grande démocratie du monde, sont des événements, à mes yeux, beaucoup plus inquiétants pour l’équilibre politique mondial».

Répondant à la question de savoir s’il ne redoute pas l’usure du pouvoir après trente-huit ans de règne, Denis Sassou N’Guesso a déclaré: « Rester au pouvoir longtemps celui qui peut, pas celui qui veut, disait Paul Biya, le président du Cameroun, qui en sait quelque chose…Sachez que la Constitution congolaise me permettrait de me représenter dans quatre ans».

Rappelons que, du 12 au 16 janvier prochain le pays reçoit une importante réunion du Comité consultatif permanent des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale.

CHAN 2023 : la compétition débute dès ce 14 janvier

Le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), aura lieu du 14 janvier au 4 février 2023 en Algérie.

 

Dix-huit pays africains vont s’affronter lors de cette compétition qui a pour but de promouvoir les joueurs africains qui font la gloire du football dans le continent. En effet, les matchs se joueront dans quatre villes algériennes à savoir : Alger la capitale, Oran, Constantine et Annaba.

Les 18 sélections qualifiées seront réparties en 5 groupes. La zone CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) totalise 4 équipes qualifiées. Il s’agit du Cameroun et du Congo Brazzaville tous deux dans le groupe A. De l’Angola dans le groupe D et de la RDC dans le groupe B.

Pour rappel, l’Algérie est le 7e pays à recevoir cette compétition du Chan. La compétition précédente du Chan 2020 a été reçue par le Cameroun où le trophée avait été remporté par le  Maroc.

Congo : vers l’organisation d’un sommet sur la décennie mondiale de l’afforestation

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a annoncé au cours d’une rencontre avec  l’ambassadeur de l’Union européenne, Giacomo Durazzo, la préparation d’un sommet sur le lancement de la décennie mondiale de l’afforestation.

 

Dès le mois de juin 2023, un sommet sur la décennie mondiale de l’afforestation sera lancé. En effet, ce sommet va servir de cadre de concertation pour la création d’une coalition mondiale en vue de la protection de l’environnement et de la biodiversité.

La décision a été prise lors d’une rencontre entre l’ambassadeur de l’Union européenne, Giacomo Durazzo, puis celui du Brésil, Renato Soares Menezes,  la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault.

Selon Giacomo Durazzo cette initiative est salvatrice. « La ministre nous a expliqué et donné les détails sur la préparation de ce sommet et elle a souhaité que l’Union européenne participe et intervienne vu le rôle important qu’elle joue dans le changement climatique et la conservation des massifs forestiers », a-t-il indiqué à travers le site Adiac Congo.

A noter que le sommet aura lieu en juin à Brazzaville. Et va réunir les trois grands bassins forestiers de la planète, le Bassin du Congo, l’Amazonie et celui du Bornéo Mékong.

Congo-lutte contre la corruption : signature d’un mémorandum d’entente entre la Halc et l’AFA

Le président de la Haute autorité de lutte contre la corruption (Halc), Emmanuel Ollita Ondongo, et le directeur de l’Agence française anticorruption (AFA) Charles Duchaine, ont signé samedi 7 janvier dernier un mémorandum d’entente visant à renforcer leur collaboration sur la lutte contre la corruption.

 

C’est dans le but de coordonner certains programmes afin de créer,  des synergies optimales permettant aux deux parties d’intensifier et de rendre plus efficace la lutte contre la corruption, que cette signature a été faite. En effet, par cette signature, les deux parties souhaitent renforcer la bonne gouvernance, la transparence, l’obligation de rendre compte et la démocratie participative.

Conscient des risques et conséquences de la corruption, les deux agences envisagent travailler pour la mise en place d’une collaboration multiforme, concourant à la lutte contre la corruption, à l’échange d’expériences entre les parties et à l’assistance mutuelle dans les questions techniques.

Rappelons que,  le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso avait invité le gouvernement lors du 64ème anniversaire de la proclamation de la république le 28 novembre 2022,  à lutter contre la corruption en vue de rassurer les investisseurs étrangers.