Réunis à Kintélé, au nord de Brazzaville, des professionnels des médias congolais, africains et français réfléchissent depuis jeudi aux mutations du secteur induites par le numérique, à l’intelligence artificielle et aux nouveaux enjeux de formation et de financement de la presse.
Le paysage médiatique congolais se trouve à un tournant. L’essor du numérique, l’évolution des pratiques journalistiques et l’arrivée de l’intelligence artificielle imposent de nouvelles compétences aux professionnels de l’information. C’est dans ce contexte que s’est ouvert, jeudi à Kintélé, le premier salon des médias consacré aux défis du numérique au Congo.
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Durant deux jours, journalistes, responsables de médias et autres acteurs du secteur venus du Congo, de plusieurs pays africains et de France échangent sur les transformations qui redessinent progressivement le métier. Les discussions portent notamment sur l’évolution des compétences dans la presse et l’audiovisuel, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les rédactions et les moyens de renforcer la viabilité économique des médias.
À l’ouverture des travaux, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a appelé les professionnels à placer la rigueur et le discernement au cœur de leur pratique, alors que la multiplication des contenus numériques complexifie davantage la circulation de l’information.
Face aux mutations technologiques, le chef du gouvernement a notamment insisté sur l’importance de la vérification des faits pour préserver la fiabilité de l’information et la crédibilité des médias.
« Le gouvernement suivra avec attention les travaux de ce salon et les recommandations qui en sortiront », a déclaré Anatole Collinet Makosso, soulignant la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’avenir du paysage médiatique congolais.
Les échanges devront également permettre d’aborder plusieurs défis structurels auxquels sont confrontés les médias, notamment la formation des professionnels, le financement de la presse, la modernisation des outils de production et l’adaptation du cadre juridique aux nouvelles réalités du secteur.



