Congo-Présidentielle de mars 2026 : la force publique mobilisée pour une sécurité optimale

La sécurisation de l’élection présidentielle prévue en mars 2026 constitue la priorité majeure de l’action de la Force publique pour l’année en cours.

 

Selon le CEMG, une conférence initiale de planification a déjà permis de définir le cadre opérationnel et le dispositif de soutien aux organes en charge du processus électoral. Dans l’attente des orientations du président de la République, chef suprême des armées, la Force publique se prépare activement afin de garantir un scrutin apaisé, sécurisé et conforme aux normes républicaines.

Dressent le bilan des activités menées en 2025, le général Guy Blanchard Okoï a indiqué que les opérations de recrutement et d’incorporation du contingent 2023 se sont déroulées dans le strict respect des textes réglementaires en vigueur. Il a précisé que les jeunes recrues issues de la vague A ont déjà été affectées au sein des corps de troupes pour y poursuivre leur formation de spécialité, tandis que celles de la vague B suivent actuellement une formation complémentaire. Les recrues de la dernière vague, quant à elles, sont engagées dans la formation commune de base.

Concernant la police et la gendarmerie, les jeunes incorporés ont été présentés au drapeau à l’issue de leur formation initiale et entameront prochainement une formation professionnelle d’une durée de douze mois. Par ailleurs, l’opérationnalisation de la première compagnie du génie travaux se poursuit, tandis que le processus d’acquisition d’équipements et de matériels est déjà engagé.

Dans le cadre du renforcement du lien armée-nation, la Force publique continue d’apporter un appui notable aux actions d’assainissement dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, contribuant ainsi à l’amélioration du cadre de vie des populations.

L’année 2025 a également été marquée par la célébration du 50ᵉ anniversaire de l’intégration des femmes au sein de la Force publique. À cette occasion, le Cemg a salué l’engagement et le professionnalisme des femmes en uniforme qui, a-t-il souligné, œuvrent sans relâche au service de la nation.

Sur le plan sécuritaire, les forces de sécurité intérieure ont renforcé les contrôles aux frontières grâce à la modernisation des infrastructures techniques et à l’interconnexion des postes frontaliers. Cette dynamique a permis une meilleure régulation des flux migratoires ainsi que la saisie et la destruction de quantités importantes de produits illicites.

Le général Guy Blanchard Okoï est également revenu sur le lancement, le 3 novembre 2025 à Oyo, du projet de création d’une académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale. Cette initiative, a-t-il souligné, constitue un outil stratégique pour le renforcement des capacités nationales et africaines en matière de prévention et de répression des crimes environnementaux.

Enfin, le chef d’état-major général a salué l’excellence de la coopération en matière de défense et de sécurité entre le Congo et ses partenaires internationaux, rappelant l’engagement du pays dans la sécurité collective au-delà de ses frontières.

Clôturant son discours, le général Guy Blanchard Okoï a réaffirmé l’engagement indéfectible de la Force publique à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les populations dans le respect des institutions républicaines et de son serment.

Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.