Congo : des déficients visuels reçoivent 150 cannes blanches

C’est un don de l’association « Viens et Vois » qui a été distribué le 16 février dans les différents départements de la République du Congo.

 

Au total, plus de cent cinquante cannes blanches ont été distribuées aux aveugles dans les localités de Djambala, Owando, Dolisie, Nkayi, Sibiti et Komono. Ce don a pour objectif de permettre aux personnes ayant perdu la vue d’avoir une meilleure accessibilité et de se repérer dans leur environnement spatial.

C’est au cours d’une cérémonie que les bénéficiaires ont reçu ces cannes blanches. Ils ont aussi été édifiés sur le rôle et l’utilisation de cet instrument. La canne blanche leur sert de guide pour la mobilité afin d’éviter les obstacles.

L’occasion a aussi été donnée aux personnes vivants avec ce handicape de soulever quelques problèmes auxquels ils font face. Notamment ceux liés à l’alimentation, la scolarisation, la discrimination et bien d’autres.

L’association « Viens & Vois » est une organisation non gouvernementale (ONG) qui œuvre au Congo en orientant ses actions vers l’Objectif de développement durable n°5 et surtout sur l’Education pour tous. Cette ONG est dotée d’une école inclusive qui compte 394 élèves dont 60 handicapés de vue (aveugles et malvoyants). Elle prend en charge soixante aveugles sur les 278 personnes identifiées lors du recensement des personnes handicapées visuelles dans les communes avoisinantes de l’école en 2020.

Congo : un besoin d’enseignants volontaires signalé dans les établissements publics

L’appel a été lancé par l’Association libre des enseignants du Congo, le 15 février à Brazzaville, au cours de leur assemblée générale.

 

L’Association libre des enseignants du Congo a tenu son assemblée générale mardi 15 février 2022. A l’issue de celle-ci, l’Association a demandé au gouvernement de renforcer l’effectif du personnel enseignant par des enseignants volontaires.

Cette demande fait suite au constat selon lequel nombre d’entre eux sont encore à Brazzaville alors qu’ils devraient déjà être dans les localités où ils sont affectés pour réduire le déficit en personnel enseignant. L’association demande aux pouvoirs publics de faire en sorte que ces derniers soient mis en route avant le début du troisième trimestre. Cependant, les mettre en route sans moyens d’accompagnement est une équation difficile à équilibrer.

D’autres demandes allongent la liste des réclamations de ladite association. « Reconnaissant les efforts consentis par le gouvernement dans la prise en compte des préoccupations des enseignants, nous, Association libre des enseignants du Congo, lui demandons de publier tous les textes d’intégration comptant pour la campagne 2020-2021 ; notifier et publier le quota de recrutement 2022 dans un délai raisonnable », a déclaré le secrétaire général de la structure, Jean Steve Nsumba, donnant lecture des conclusions de l’assemblée générale.

Pour cette association, le gouvernement doit prendre en compte les volontaires ayant plus de 45 ans d’âge. Le retard qu’ils ont accumulé pour être recrutés à la Fonction publique ne relève pas de leur responsabilité car ils ont fini leurs études il y a belle lurette, et le recrutement a tardé à venir.

Congo-Pool : début des plaidoyers de mobilisation des fonds pour le PDDR

L’objectif du PDDR est de contribuer à la consolidation de la paix à travers l’amélioration de l’environnement sécuritaire dans le Pool.

 

Lancé depuis quelques années, le Programme de désarmement, démobilisation et réintégration (PDDR) pour le département du Pool peine à prendre de l’envol à cause, entre autres, du non-versement de la contrepartie du gouvernement congolais.

Conscient des attentes de la population bénéficiaire du PDDR, le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants a entamé, le 16 février à Brazzaville, une série de plaidoyers auprès des institutions, de la société civile et des hommes d’affaires. Le but étant de rechercher des financements innovants. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, en présence des cadres et élus originaires du Pool, le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas, a présenté le PDDR dont le démarrage attendu n’est pas encore effectif.

« Nous avons essayé de consolider la paix à travers quelques programmes avec nos partenaires mais pour que cette paix soit définitive, il faut qu’il y ait le démarrage de ce grand programme DDR qui est attendu par toute la population du Pool. Le budget global du programme est estimé à 8 milliards 300 millions FCFA dont la contrepartie nationale est de deux milliards FCFA », a-t-il expliqué.

Selon lui, malgré l’engagement pris par le gouvernement auprès de la coordination des agences du système des Nations unies et les diverses démarches entreprises par le Haut-commissariat, la contrepartie est toujours attendue. Ce qui bloque par conséquent le démarrage effectif de ce programme. « Notre rencontre s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources pour le démarrage effectif de ce programme. Que l’Assemblée nationale s’approprie le PDDR, nous avons expliqué en long et en large le contenu, ce que la population du Pool attend de ce programme. Nous avons arrêté un certain nombre de démarches pour arriver à nos fins. Le plaidoyer continue auprès des institutions, la société civile et les hommes d’affaires pour leur expliquer l’importance du démarrage », a conclu Euloge Landry Kolélas.

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, de son côté, a souligné la nécessité d’accompagner le haut-commissaire concernant les solutions à apporter aux difficultés empêchant la finalisation et l’opérationnalisation du DDR. Originaire du Pool, il n’a pas exclu la possibilité pour les cadres et élus de ce département d’apporter leurs contributions dans le cadre de la mobilisation des financements innovants.

Le PDDR cible au moins 7 500 ex-combattants et environ 2500 personnes issues de leurs familles ainsi que les communautés.

Congo : vers un nouveau plan de coopération avec l’Unesco

Le sujet était au centre des échanges entre le ministre de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault et une délégation de l’Unesco.

 

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, a échangé avec la délégation de l’Unesco. La séance de travail entre les deux parties s’inscrit dans le cadre de la visite du conseiller régional, chef secteur des sciences exactes et naturelles du bureau de l’Unesco pour l’Afrique Centrale, Bandiougou Diawara au Congo.

Il s’est agi pour le Congo et l’Unesco Elle d’échanger sur les différents aspects de la coopération entre les deux parties, notamment sur la mise en œuvre du programme de coopération pour la période 2022-2023.

« Nous venons d’avoir des échanges très constructifs et fructueux avec la ministre sur les différents aspects de notre coopération avec le ministère qu’elle a la responsabilité de diriger. La ministre nous a fait des propositions très concrètes et nous avons convenu notamment de travailler ensemble à la redynamisation du comité national du Congo en phase de la mise en œuvre du programme de l’Unesco sur l’homme et la biosphère », a déclaré Bandiougou Diawara au sortir de la séance de travail.

Le représentant de l’Unesco a précisé que le Congo est l’un des cinq pays de la région Afrique centrale qui dispose de réserve de biosphère, ce qui est assez significatif. Précisons qu’une visite conjointe de terrain à Dimonéka, Odzala et Pointe-Noire est prévue très prochainement.

 

Congo : ouverture de l’atelier d’actualisation de l’avant-projet du plan stratégique

La rencontre qui se tient du 16 au 17 février 2022, a pour objectif de recueillir les analyses et les propositions des participants.

 

L’atelier est organisé en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et la Banque mondiale. L’objectif est de recueillir les analyses et les propositions des participants en vue d’actualiser l’avant-projet du plan stratégique de la réforme de l’Etat. C’est le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso qui a procédé au lancement des travaux.

Il s’agit également de revisiter ce projet afin de l’accorder à la vision de l’Etat et aux orientations du président de la République ainsi qu’au programme d’action du gouvernement qui découle lui-même du Plan national de développement 2022-2026 et des engagements internationaux pris par le Congo.

Les partenaires du Congo, notamment le Pnud et la Banque mondiale, ont promis de l’accompagner dans ce projet.

Congo : la BADEA va soutenir le PND

Le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Dr Sidi Ould Tah, l’a annoncé mardi 15 février à Brazzaville.

 

« Au cours des cinq prochaines années, nous allons mobiliser des partenaires financiers arabes pour contribuer au développement du Congo », a-t-il déclaré au terme d’un entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon lui, la stratégie décennale de la BADEA va porter sur quatre principaux axes à savoir les infrastructures, l’agriculture, l’entrepreneuriat juvénile et féminin, le commerce et le partenariat public-privé.

Sidi Ould Tah a également affirmé que son institution mettrait sur pied des lignes budgétaires dans les banques congolaises afin de contribuer au financement des projets de partenariat public-privé, en particulier ceux qui s’inscrivent dans le secteur productif.

L’annonce de l’appui financier de la BADEA est une bonne nouvelle pour le gouvernement congolais étant donné que le PND 2022-2026, chiffré à près de 900 milliards de francs CFA, présente un fossé de plus de 600 milliards de francs CFA à combler avec le soutien des partenaires.

Adopté en janvier dernier par le Parlement congolais, le PND fait la part belle aux activités destinées à la diversification de l’économie congolaise qui dépend actuellement de la production pétrolière. Il porte essentiellement sur le développement de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des zones économiques spéciales.

Congo Terminal poursuit la modernisation de ses infrastructures et accroît de 3,5 hectares son espace de stockage

Terminal, filiale de Bolloré Ports, poursuit les travaux de modernisation du Port de Pointe-Noire et vient de franchir une nouvelle étape avec la réception des travaux d’extension des terre-pleins du quai D.

 

Engagés il y a un an, ces travaux d’un coût de 3 milliards de FCFA (environ 5 millions d’euros), ont permis d’augmenter de 3,5 hectares les surfaces de stockage et accompagneront la hausse des volumes après une année record réalisée par Congo Terminal avec plus d’un million de conteneurs traités.

Ce nouveau projet fait suite à la reconstruction en 2017 de 700 mètres linéaires du quai D et d’un terre-plein de 3 hectares. Réalisés par une entreprise locale, ces travaux font partie du plan d’investissements destiné à faire du Port en eaux profondes de Pointe Noire, la porte océane de l’Afrique. Depuis 2009, Congo Terminal a investi plus de 250 milliards de FCFA (400 millions d’euros) pour moderniser le terminal à conteneurs tant au niveau des infrastructures que des équipements. Ses efforts lui auront permis de considérablement améliorer sa productivité.

En ligne avec ses engagements environnementaux matérialisés à travers le processus de labellisation « Green terminal », démarche certifiée par Bureau Veritas, Congo Terminal a équipé ce nouvel espace de stockage de même que tous les autres terre-pleins, de mâts d’éclairage à LED. L’objectif étant de réduire les consommations en électricité et donc les émissions de gaz à effet de serre.

 « Grâce à ce nouvel investissement, nous renforçons la compétitivité de l’économie du Congo et accélérons le dynamisme des échanges régionaux. Ce nouvel espace de stockage qui porte nos capacités à 45 ha va nous permettre de poursuivre la dynamique des flux import et export sur les corridors du Congo et nous offre l’opportunité de répondre aux attentes des armateurs. » explique Anthony SAMZUN, Directeur général de Congo Terminal.

 À propos de Congo Terminal

Congo Terminal, concession de Bolloré Ports, est l’opérateur du terminal à conteneurs de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE), l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4 et bénéficie de la forte expérience portuaire du réseau Bolloré Ports. Congo Terminal emploie près de 900 collaborateurs congolais et mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

www.congo-terminal.net

Congo : début du programme « Villes résiliences » à Nkayi et Owando

Après la phase d’assainissement, le programme « Villes résilientes » a officiellement été lancé mardi 15 février dans les mairies de Nkayi et Owando.

 

Les mairies de Nkayi et Owando ont été retenues dans le cadre du programme « Villes résilientes ». Le programme a été officiellement lancé le 15 février à Nkayi, dans la Bouenza et est subventionné par l’Union européenne (EU).

Les experts du cabinet belge IBF seront déployés auprès des autorités municipales de Nkayi et d’Owando pour une assistance technique. Cette assistance portera sur l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités en matière de fiscalité des services rendus, grâce à des outils de gestion plus adaptés et à un volume important de formation des agents municipaux.

Le premier défi consiste à favoriser un meilleur climat de dialogue d’abord à l’intérieur des maries et, ensuite, entre les maries et les services techniques locaux et entre les autorités communales et les organisations de la société civile composées des comités de quartiers. Le cadre de concertation permettra aux comités locaux des quartiers de dialoguer avec leurs autorités communales et de mener des plaidoyers auprès du gouvernement pour pouvoir permettre l’application de certains règlements, la formulation de certaines lois…

« Trois assistants techniques sont mobilisés, dont un à Brazzaville et les deux autres dans les localités retenues. Leur travail consiste à appuyer les mairies à mieux planifier les services de l’assainissement et la gestion des ordures. Il s’agit d’une activité prioritaire pour les mairies. Le délai de quatre ans est suffisant pour permettre de renforcer les capacités des mairies et d’arriver à un changement dans la gouvernance locale »,  a indiqué Dario Césaréo chef du projet IBF.

Outre l’assistance technique, les communes de Nkayi et d’Owando vont également bénéficier des équipements sanitaires et des ouvrages de drainage des eaux pluviales et de lutte contre les érosions, avec l’expertise de l’Agence française de développement. L’objectif principal du programme est de créer de meilleures conditions de développement local et d’adaptation au changement climatique. Un soutien des partenaires européens salué par les autorités locales concernées, en l’occurrence le préfet de la Bouenza, Jules Monkala-Tchoumou; le maire de Nkayi, Gaston Mampassi; et celui d’Owando, Michel Elenga.

Pour l’ensemble du projet censé durer cinq ans, l’UE a débloqué 32 millions d’euros, environ 21 milliards FCFA, dans le cadre du 11e Fonds européen de développement.

Coronavirus : le Congo reçoit 151 000 doses supplémentaires de Johnson and Johnson

C’est un don de l’Espagne qui a été remis mardi 15 février 2022, par l’ambassadeur de ce pays au Congo, Carlos Robles Fraga.

 

La République du Congo reçoit 151 000 doses supplémentaires du vaccin Johnson and Johnson. Ce don a été remis le 15 février au gouvernement congolais par l’ambassadeur du royaume d’Espagne au Congo, Carlos Robles Fraga

Ces doses de plus vont permettre d’augmenter la capacité de produits pour vacciner la population congolaise. Un don qui s’inscrit dans le cadre de l’effort de solidarité vers d’autres pays. C’est du moins ce qu’a précisé l’ambassadeur d’Espagne

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, qui a réceptionné l’échantillon symbolique de ce don, a rappelé que la vaccination est le pilier du plan de riposte à la Covid-19. Selon lui, le taux de couverture vaccinale de la population devrait atteindre 60% d’après les conseils de l’OMS.

« Le ministère s’est engagé dans plusieurs initiatives multilatérales et bilatérales visant à garantir les disponibilités de vaccins pour la campagne de vaccination contre la covid » a déclaré Gilbert Mokoki.

Congo : un champ pétrolier brûle à Pointe-Noire

Plus d’une vingtaine de personnes coincées dans l’incendie qui s’est déclenché dans le champ pétrolier Emeraude Sud dans la ville côtière.

 

Mardi 15 février 2022, un incendie s’est déclenché dans un champ pétrolier à Pointe-Noire. Cet espace est exploité par Perenco, une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique.

« Le champ pétrolier Émeraude sud est en feu en ce moment. On compte plus de 20 personnes sur la plateforme », a annoncé, en fin d’après-midi de mardi, le site congolais Brazzaparisinfo.

Le journal a estimé que « l’heure est grave » car les 20 ouvriers de cette plateforme pétrolière seraient coincés sur les lieux de l’incendie. Cette information s’est propagée comme une traînée de poudre.

La cause de cet incendie est un engorgement de la torche. Un phénomène connu dans l’industrie pétrolière.

Jusqu’ici ni la compagnie pétrolière indépendante franco-britannique Perenco, ni les autorités congolaises ne se sont encore prononcés sur cet incendie qui a piégé plusieurs personnes en pleine mer.

Il n’y a eu aucun dégât humain. Le feu a été vite maîtrisé et la plateforme protégée.