Congo-hausse du prix du carburant : échange gouvernement-partenaires sociaux

Accompagné de quelques ministres, le chef du gouvernement a expliqué à l’ensemble du secteur privé la nécessité et l’opportunité de la décision consistant à revoir le prix du super à la hausse.

 

Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, a officiellement informé, le 3 juillet, à l’Union patronale interprofessionnelle du Congo (UniCongo) et l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc), de l’augmentation à partir du 15 juillet prochain du prix de l’essence à la pompe à 775 FCFA.

Accompagné de quelques ministres, le chef du gouvernement a expliqué à l’ensemble du secteur privé la nécessité et l’opportunité de la décision consistant à revoir le prix du super à la hausse. « Il s’agissait de l’impact de l’augmentation du prix d’essence et du contenu des accords signés avec le Fonds monétaire international. Cette communication a été reçue par le secteur privé, l’Etat est donc engagé dans cette démarche en conformité avec les bailleurs de fonds dans l’intérêt des équilibres macroéconomiques pour notre pays. Et dans cet équilibre macroéconomique, le secteur privé doit se retrouver », a expliqué le président de la Chambre de commerce, d’industries, d’agriculture et des métiers de Brazzaville, Paul Obambi, à l’issue de la communication.

Selon lui, le secteur privé congolais a pris acte du contenu de cette communication et a sollicité au Premier ministre de lui accorder quelques jours, le temps d’échanger avec les ministres sectoriels concernés. « Nous reviendrons par la suite vers le chef du gouvernement pour lui proposer les mesures que nous préconisons pour pallier l’impact de cette décision sur toutes nos entreprises formelles et informelles. Cela à une étape où nous sommes en train de muter du secteur informel vers le secteur formel, dans un contexte économique difficile, très difficile. Le rendez-vous est pris, le secteur privé dans son ensemble va contacter les ministres sectoriels et revenir vers le Premier ministre », a-t-il conclu.

Congo : le litre du super à la pompe va passer de 625F à 775FCFA

L’annonce a été faite samedi 01 juillet 2023, par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

 

Le prix du super à la pompe va augmenter de 25% en République du Cingo. Le litre qui coûtait 625 F va passer à 775 FCFA. La mesure entrera en vigueur à partir du 15 juillet, le temps que le gouvernement échange avec les syndicats des transports et la société civile. C’est du moins ce qu’a précisé Anatole Collinet, Premier ministre, au cours d’un déjeuner de presse.

« C’est un conseil du FMI qui nous demande d’augmenter le carburant, d’arrêter avec les subventions (des produits pétroliers) pour les affecter aux autres secteurs de base comme la santé et l’éducation », a-t-il justifié.

Notons que la subvention des produits pétroliers par l’Etat s’élève à environ 300 milliards de FCFA par an (457 millions d’euros).

« Toutes ces augmentations ne peuvent pas jeter du baume au coeur des Congolais. Ils augmentent sans les mesures d’accompagnement : les salaires sont restés stables. C’est comme une provocation », a réagi à l’AFP Dieudonné Moussala de l’Association des droits des consommateurs congolais.

Congo-BEPC 2023 : plus de 120 000 candidats face aux épreuves du 4 au 7 juillet

Ce sont 485 centres sont retenus pour le déroulement du BEPC sur toute l’étendue du territoire national y compris à Luanda, au Cabinda et en Chine.

 

121 940 candidats, passeront les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du 4 au 7 juillet, sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les centres de Pékin, en Chine, de Luanda et de Cabinda, en Angola. 485 centres sont retenus pour le déroulement de cet examen.

Une note de la Direction des examens et concours indique qu’à Brazzaville trois des centres retenus pour le BEPC ont été délocalisés suite à l’occupation du lycée technique commercial 1er mai. Les candidats qui devaient composer à ce centre, notamment dans les bâtiments B et D ; C et D sont respectivement envoyés à l’école primaire Mokoundzi-Ngouaka 2 (bâtiment étage) et l’école primaire Mokoundzi-Ngouaka 3. Ceux qui devraient passer les épreuves au lycée technique 1er mai, bâtiment E et F composeront au lycée Savorgnan-de-Brazza, bâtiment D.

Rappelons qu’à la session passée du BEPC, le département de la Lékoumou avait occupé la tête du peloton pour la troisième fois consécutive avec un taux de réussite de 74,44%. La Cuvette-Ouest 70,50% ; la Sangha 70,09% ; le Pool 68,92% ; Brazzaville 63, 90% ; la Cuvette 63,17 ; la Bouenza 59, 04% ; Pointe-Noire 57,72% ; les Plateaux 57, 38% ; le Kouilou 56, 82% ; la Likouala 56,41% et le Niari 50,69%.

Congo-Présidentielle 2026 : la biométrie pourrait faire son entrée

Anatole Collinet Makosso, Premier ministre a annoncé que son pays allait introduire la biométrie lors de la prochaine présidentielle de 2026.

 

La biométrie va faire son entrée à la présidentielle de 2026, en République du Congo. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso qui faisait, à la veille du week-end, le bilan à mi-parcours de son action, l’a annoncé. Elle a souvent été réclamée par l’opposition qui a toujours contesté les résultats des précédents scrutins. Celle-ci propose une concertation avant l’introduction de cette technologie.

La voie est désormais balisée pour expérimenter la biométrie avec la réalisation du cinquième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH5) dont les résultats sont en cours de traitement. C’est du moins ce qu’a affirmé le chef du gouvernement. Cette expérimentation interviendra pendant la prochaine élection présidentielle prévue en 2026 à laquelle le président Denis Sassou Nguesso pourrait se représenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.

« Débat »

Les annonces du Premier ministre ont fait réagir l’opposant Clément Miérassa pour qui « les concertations organisées dans le pays n’ont rien apporté au sujet de la gouvernance électorale ». Et, concernant la biométrie, le président de la Fédération de l’opposition congolaise propose une démarche : « Il est souhaitable avant de parler de l’expérimentation de la biométrie à la prochaine élection présidentielle, qu’il y ait un débat très sérieux entre tous les acteurs politiques sur la gouvernance électorale de façon générale et la biométrie, en vue de la maîtrise du corps électoral. Parce que c’est un problème extrêmement important », a-t-il suggéré.

« Les promesses ont trop duré »

« Nous attendons de voir pour croire, parce que les promesses ont trop duré », a indiqué l’un des acteurs de la société civile ayant déjà observé en 2021 et 2022 les élections au Congo.

Congo-Ficomp : la 5ème édition reportée en juin 2024

Le report de l’évènement a été annoncé le 27 juin, lors de la soirée gratuite de projection de film congolais, par le promoteur, Michael Gandoh.

 

La 5ème édition du Festival international du film de Pointe-Noire (Ficomp), se tiendra en juin 2024. Initialement prévu cette année en juin, l’évènement n’aura pas lieu. L’annonce a été faite le 27 de ce mois dernier, par Michael Gandoh, promoteur et délégué général du Festival. C’était à l’occasion d’une soirée gratuite de projection de film congolais.

« Cette année, le festival n’aura pas lieu et c’est pour ne pas faire une année blanche que nous avons décidé, avec notre partenaire l’IFC, de proposer cette soirée de projection de films afin que le public ne sente pas trop l’écart entre la dernière et la prochaine édition », a informé Michael Gandoh

En effet, ce report est dû aux difficultés occasionnées par des innovations entraînant le changement du format de l’événement qui s’agrandit. « A partir de cette année, on devrait prendre aussi les longs métrages pour augmenter le niveau du festival. Mais cela demande plus de moyens. C’est pourquoi nous avons reporté cette cinquième édition pour mieux la préparer », a expliqué Michael Gandoh aux Dépêches de Brazzaville.  

Quatre films ont été projetés pendant la soirée à laquelle bon nombre de cinéphiles de la place ont répondu présents. Il s’agit des courts métrages « Préméditer » de Christ Etou sur les violences conjugales, « Psychosis » d’Harvin Isma (le mauvais comportement des personnels soignants qui occasionnent parfois des drames) et « Apacha » de Fortuné Dubien Tsété, un film d’animation très comique.

Congo : le syndicat national des pharmaciens face au ministre Gilbert Mokoki

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a reçu en audience une délégation du Syndicat national des pharmaciens du Congo.

 

Trois points étaient à l’ordre du jour lors de la rencontre entre le ministre de la santé, Gilbert Mokoki et le Syndicat national des pharmaciens conduit par son vice-président, le Dr Lionel Ndeli. Il s’agit la vente illicite des médicaments, la formation, mais aussi la question de la relance du secteur industriel de la pharmacie.

A l’issue de l’audience, le vice-président du Syndicat national des pharmaciens du Congo s’est dit satisfait au vu du travail qui se poursuit à travers les services habilités. « C’était l’occasion au cours de laquelle nous avons pu aborder quelques préoccupations que nous avons, au niveau du secteur pharmaceutique. L’autorité de tutelle en a profité pour nous préciser comment ce travail se fait et avance. Concernant nos préoccupations, elle est déjà à l’œuvre », a expliqué le Dr Lionel Ndéli au micro d’adiac-congo.com

Congo : la croissance du PIB estimée à 3,5% en 2023

Dans un rapport publié jeudi à Brazzaville, la représentation de la Banque mondiale en République du Congo prévoit une croissance du PIB du pays à 3,5% en 2023.

 

« La croissance du Congo s’est redressée pour atteindre 1,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 et elle devrait s’accélérer à 3,5% en 2023 grâce à l’augmentation des investissements », indique le rapport.

L’inflation a été contenue mais la hausse des prix des denrées alimentaires accroit les difficultés socioéconomiques, note le rapport, estimant à 56% le taux de population souffrant d’une insécurité alimentaire dans le pays. Plus d’un Congolais sur deux vivait avec moins de 2,15 dollars par jour en 2022, rappelle le rapport.

Le document de la Banque mondiale épingle également les subventions aux carburants qu’il juge plus profitables aux couches les plus nanties de la population congolaise au détriment de celles les plus démunies.

« En 2022, la forte hausse des cours mondiaux de l’or noir a entraîné une augmentation des subventions pétrolières à hauteur de 2,4% du PIB, soit davantage que les dépenses consacrées par le Congo à la protection sociale », souligne le rapport.

Par ailleurs, le rapport de la Banque mondiale propose d’améliorer la transparence de la gestion des finances publiques, d’augmenter les dépenses sociales et d’intensifier les investissements publics structurels productifs.

Le Congo doit réduire ses subventions de carburants

La Banque mondiale suggère à la République du Congo la réduction de ces subventions, avec des mesures d’accompagnement social et économique.

 

Dans son récent rapport, présenté ce 29 juin, à Brazzaville, la Banque mondiale suggère au Congo, la réduction des subventions de carburant, avec des mesures d’accompagnement social et économique. Il faut noter que cette réduction va entraîner une nouvelle flambée de leurs prix à la pompe, comme ce fut le cas en début de l’année.

L’augmentation de 50% du prix de carburant recommandée pourra également provoquer une onde de choc dans le pays, par la hausse des prix des transports, des produits alimentaires, des services…, affectant ainsi le panier de la ménagère.

Des répercutions socio-économiques que tente de minimiser le rapport de suivi de la situation économique et financière de la Banque mondiale. Une telle réforme doit être accompagnée d’un ensemble de mesures d’atténuations visant à apporter un soutien ciblé aux couches sociales les plus vulnérables, à travers l’augmentation des investissements publics dans le social (la santé, l’éducation, l’assistance aux plus démunis), a détaillé l’un des auteurs du rapport, l’économiste principal de la Banque mondiale, Vincent Tsoungui Belinga.

D’après la même source, les 10% les plus riches au Congo consomment 77% de diesel et 73% de l’essence dans le pays, tandis que les 10% les plus pauvres en consomment moins de 1% de carburant. Le but de la réforme est d’amener le gouvernement congolais à alléger le fardeau budgétaire des subventions aux prix de carburants afin de réorienter ce gap dans des dépenses plus durables et équitables.

L’amélioration de la gouvernance publique est considérée comme la clef du succès de la réforme envisagée des subventions aux carburants. « Toutes ces réformes ne peuvent se faire que s’il y a des institutions fortes qui les accompagnent. Lorsqu’on parle de la transparence et de la communication, tout cela fait partie des institutions qui font en sorte que les finances publiques soient gérées de manière plus efficace. Oui. La gouvernance est au cœur de toute réforme », a insisté Vincent Tsoungui Belinga.

Les experts de la Banque monde ont noté une reprise progressive de la croissance du produit intérieur brut, qui devrait croître cette année. La réduction des subventions aux carburants contribuerait à maintenir la viabilité de la dette et la diversification de l’économie congolaise. « Je réitère l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la République du Congo dans la poursuite de ses efforts concernant la réforme sur les subventions des produits pétroliers entamés en début de cette année », a assuré Korotoumou Ouattara, représentante sortante de la Banque mondiale pour la République du Congo.

Congo : Eni cède certains de ses actifs pétroliers à Perenco

Le deal est évalué à 300 millions USD, dont une partie payable immédiatement et l’autre conditionnée par des « des ajustements habituels » qui n’ont pas été précisés.

 

La compagnie énergétique Eni déploie un plan consistant à optimiser ses investissements pour honorer ses engagements vis-à-vis du climat. Certains des actifs pétroliers qu’elle opère sont néanmoins inadéquats avec sa stratégie.

Le groupe énergétique italien Eni a paraphé mardi 27 juin avec la société française Perenco, un accord portant sur la cession de certains des intérêts pétroliers qu’il détient en République du Congo. Le deal est évalué à 300 millions USD, dont une partie payable immédiatement et l’autre conditionnée par des « des ajustements habituels » qui n’ont pas été précisés. Il en est de même pour les périmètres couverts par l’opération et jugés « non essentiels à la stratégie » mise en œuvre par Eni au Congo.

Dans le pays, l’entreprise italienne axe de plus en plus ses opérations vers la transition énergétique, conformément aux engagements climatiques qu’elle a pris. Ainsi, Eni concentre ses investissements dans la monétisation du potentiel gazier disponible au Congo, en particulier celui du bloc Marine XII prévu pour fournir une production de gaz naturel liquéfié (GNL) d’environ 4,5 milliards de mètres cubes chaque année.

Parallèlement, Eni travaille activement à « promouvoir la transition énergétique au Congo » à travers, entre autres, le développement d’initiatives de « production de matières premières agricoles destinées au bioraffinage et n’entrant pas en concurrence avec la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Depuis plus de 5 décennies, Eni est le plus grand fournisseur d’énergie en République du Congo avec une contribution d’environ 70% à la production d’électricité dans le pays.

Semi-marathon international de Brazzaville : 8 athlètes congolais se préparent au Kenya

Ils ont été sélectionnés par la fondation SNPC, mercredi 28 juin pour participer à une formation afin de préparer l’évènement sportif.

 

La 18ème édition du semi-marathon international de Brazzaville se tiendra le 14 août 2023. Pour préparer cette compétition, huit athlètes congolais ont été sélectionnés pour une formation au Kenya. Il s’agit de Rochetau Ondélé, Josué Moungany, Kevin Obando, Julienne Loufoua, Olidane Ngoma, Nelson Biyo, Missamou Bafoumbissa et Mantsoni. Ils ont été choisis mercredi 28 juin par la fondation SNPC, sponsor officiel du semi-marathon.

Jusqu’au 12 août prochain, soit pendant deux mois, ces jeunes athlètes professionnels vont passer un stage pratique animé par des techniciens d’un institut kényan d’athlétisme, afin de leur permettre d’améliorer leurs capacités athlétiques.

Le semi-marathon international de Brazzaville réunira des centaines d’athlètes qui viendront de par le monde.