Congo : les députés juniors souhaitent une augmentation de leur budget annuel

Ils ont porté leurs doléances lundi 16 juin, chez le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, à l’occasion de la commémoration de la journée de l’enfant africain.

 

Une délégation de députés juniors conduite par leur présidente, Grâce Frédéric Baboutila Babingui, a été reçu lundi 16 juin, par président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Ces jeunes parlementaires ont fait part de leurs doléances au président de la chambre base. Au nombre de ces préoccupations, l’insuffisance du budget annuel de leur institution, le manque de visibilité, l’organisation des élections des députés juniors en 2026.

La délégation du parlement junior était accompagnée de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, et de l’ambassadrice nationale de l’Unicef pour les enfants du Congo, le Pr Francine Ntoumi.

« Vous connaissez très bien le problème du budget du Parlement des enfants qui est très faible, je pense que les députés juniors comptent sur leur parrain pour peser de tout son poids afin que ce budget qui est de trois millions FCFA par année puisse être augmenté pour leur permettre de mener toutes les activités prévues. Le bureau du Parlement des enfants n’a pas pu faire le déplacement de l’intérieur du pays pour aller sensibiliser, discuter avec les autres députés dans les départements », a plaidé Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa.

Les députés juniors sollicitent également leur prise en compte par le protocole national ; l’appui à l’organisation de la session nationale 2025 pendant les grandes vacances ; la réalisation du travail de terrain ; l’appui à la collecte et à la transmission des problèmes et préoccupations des enfants dans les écoles, les quartiers. 

Congo : 27 milliards de FCFA pour la mise en œuvre du PATN

Cette enveloppe sera débloquée par la Banque européenne d’investissement (BEI) à hauteur de 17 milliards de FCFA, et l’Union européenne (UE) une enveloppe de 10 milliards.

 

Le lancement officiel de ce volet BEI-UE du projet numérique a eu lieu ce 17 juin à Brazzaville, marquant ainsi une nouvelle étape dans le déploiement du PATN. Lancé en janvier 2023 pour une durée de cinq ans, le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN) a pour objectif d’améliorer l’accès à l’internet haut débit pour les populations mal desservies et de renforcer les capacités du gouvernement à offrir des services publics numériques.

La BEI et l’UE débloqueront respectivement 17 milliards et 10 milliards de FCFA. Ces fonds européens viennent compléter les 60 milliards de FCFA de la Banque mondiale et va contribuer à la formation des femmes et des jeunes Congolais aux compétences numériques.

« Ce projet que nous lançons aujourd’hui n’est pas seulement un projet technologique. C’est un projet de société, structurant, conçu pour améliorer durablement la gouvernance publique, renforcer les compétences des Congolais, protéger les données personnelles et ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse et aux femmes, dans un monde de plus en plus numérique », a déclaré Svetla Stoeva, cheffe d’unité aux relations pays et secteur public pour l’Afrique occidentale et centrale

Il faut noter que le volet de renforcement des compétences numériques du projet prévoit la mise en place d’un cadre national de certification ainsi que des formations adaptées aux besoins du marché de l’emploi.

Pour Brazzaville, le projet s’inscrit dans la stratégie de développement du numérique pour 2030, ainsi que dans les priorités du Plan national de développement 2022-2026.

Lutte contre les violences basées sur le genre : la Cirgl promeut un modèle intégré dans la région des Grands Lacs

C’était en faveur d’un atelier de formation axé sur le renforcement des capacités des professionnels dans l’utilisation du modèle intégré de lutte contre les violences sexuelles et sexistes basées sur le genre (VSBG).

 

Le Groupe des journalistes pour la paix (GJP)-Congo, dirigé par la journaliste Christine Nathalie Foundou, cheffe de la rubrique société au Centre national de radiotélévision (CNRTV), a présenté le 16 juin à Brazzaville les conclusions d’un atelier de formation axé sur le renforcement des capacités des professionnels dans l’utilisation du modèle intégré de lutte contre les violences sexuelles et sexistes basées sur le genre (VSBG), dans l’espace des Grands Lacs.

Organisée à Gitega, au Burundi, cette session a été initiée par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl). Elle s’est tenue sous la supervision de l’ambassadeur itinérant Maurice Malanda, coordinateur national de la Cirgl, du Dr Janviere Ndirahisha, directrice régionale de l’organisation, ainsi que de Nuptia Mbemba-Talantsi, directrice du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes, représentant la ministre de la Promotion de la femme, Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo Ingani.

La formation a rassemblé des cadres et agents issus de plusieurs ministères clés, notamment ceux de la Défense (police et gendarmerie), de la Santé, de la Promotion de la femme, de la Communication, de l’Éducation nationale, de la Justice et de la Recherche scientifique. Plusieurs thématiques y ont été abordées, parmi lesquelles : la masculinité positive, l’engagement communautaire, le rôle des médias dans la sensibilisation, les instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs aux VSBG, ainsi que les bonnes pratiques dans le système de justice pénale, avec un accent mis sur l’approche fondée sur les droits humains.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans les objectifs de la Cirgl : promouvoir la paix, la sécurité, la démocratie et le développement au sein de la région des Grands Lacs. L’organisation œuvre aussi pour la résolution des conflits, la stabilité régionale, le renforcement de la gouvernance démocratique et le progrès socio-économique.

En République du Congo, plusieurs textes législatifs et cadres juridiques protègent déjà les victimes de violences basées sur le genre. Il s’agit notamment de la Constitution, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, des codes juridiques de la Cirgl, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, du Protocole de Maputo (2002), des déclarations de Kampala (1991) et de Dar Es Salam, ainsi que de la Loi Mouebara.

Intervenant sur le thème du rôle des médias dans la lutte contre les VSBG, Christine Nathalie Foundou a souligné : « La paix ne se résume pas à l’absence de guerre. Elle signifie aussi vivre dans un environnement où les violences sexuelles et sexistes sont reconnues, dénoncées et sanctionnées. Les viols, l’inceste, les mutilations génitales ne doivent plus être tolérés. En tant que journaliste, les acquis de cet atelier renforceront mes productions pour accompagner les actions de la Cirgl en faveur de la paix dans la sous-région et au-delà. »

À l’issue des travaux, la présidente du GJP-Congo a reçu une attestation de participation et salué le ministère de la Communication et des Médias pour son implication. Elle s’est également engagée à œuvrer pour une meilleure visibilité des actions de la Cirgl dans les douze pays membres.

Parmi les recommandations formulées par les participants figurent : la formation continue des acteurs concernés, la gratuité des soins pour les victimes, le plaidoyer pour l’adoption des textes d’application de la Loi Mouebara, la création d’un cadre interinstitutionnel de coordination, ainsi que le renforcement de la sensibilisation à travers des campagnes en langues nationales et des productions médiatiques adaptées.

Congo : un enseignant poursuivi pour des faits présumés de pédophilie

Il a été interpellé et sera jugé devant la quatrième chambre correctionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

 

Orens Mbatchty, enseignant de sciences de la vie et de la Terre au sein du complexe scolaire privé Jeanne-d’Arc, situé à Massengo dans le 9ᵉ arrondissement de Brazzaville (Djiri), fait l’objet de poursuites judiciaires pour des faits présumés de pédophilie et d’actes contre nature sur un élève âgé de 15 ans.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, a annoncé le 16 juin l’ouverture d’une procédure en flagrant délit contre l’enseignant, en raison de la gravité et de la sensibilité des faits reprochés. Avant cette déclaration, une reconstitution des faits a été effectuée dans l’enceinte de l’établissement en présence de l’accusé, de la victime et de sa mère.

Orens Mbatchty a été interpellé et sera jugé devant la quatrième chambre correctionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

En réaction, la direction du complexe scolaire Jeanne-d’Arc a pris ses distances avec l’accusé, en annonçant son exclusion définitive du personnel enseignant. Dans un communiqué, l’administration de l’établissement affirme n’avoir eu aucune connaissance préalable des faits allégués, tout en exprimant son soutien aux démarches entreprises par les parents de l’élève dans la quête de vérité. Elle précise également qu’elle assumera pleinement ses responsabilités dès que la culpabilité de l’enseignant sera établie par la justice.

Congo : verdicts attendus dans deux affaires de trafic de produits fauniques à Brazzaville et Dolisie

Le 19 juin 2025, deux décisions judiciaires majeures sont attendues dans le cadre de la lutte contre le trafic des produits de la faune sauvage, respectivement au Tribunal de grande instance de Brazzaville et à la Cour d’appel de Dolisie, dans le département du Niari.

 

La première affaire concerne deux individus arrêtés en flagrant délit le 29 juillet 2023 à Brazzaville. Ils sont accusés de détention illégale, de transport et de tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire, équivalant à deux éléphants abattus. Selon les enquêteurs, l’ivoire aurait été acheté dans le département des Plateaux avant d’être acheminé vers la capitale en vue de sa vente. Présentés au procureur de la République le 3 août 2023, les prévenus ont comparu à plusieurs reprises devant la justice. La dernière audience s’est tenue le 10 avril 2025, à l’issue de laquelle le jugement a été mis en délibéré pour le 19 juin.

La seconde affaire, jugée à Dolisie, implique quatre personnes, dont le greffier en chef du Tribunal de grande instance de la ville. Trois d’entre elles avaient été interpellées le 22 octobre 2024 en possession de trois pointes d’ivoire. L’enquête a rapidement conduit à l’arrestation d’un quatrième suspect, le greffier en chef, identifié comme complice. Les accusés ont été reconnus coupables en première instance et condamnés à deux ans de prison ferme assortis d’une amende solidaire d’un million de francs CFA. Estimant la peine injuste, ils ont fait appel. La Cour d’appel de Dolisie a examiné l’affaire le 22 mai 2025 et a fixé le prononcé de l’arrêt au 19 juin.

Ces interpellations ont été rendues possibles grâce à une action conjointe des forces de la gendarmerie nationale et des agents des Eaux et Forêts, avec le soutien technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage. Ces affaires illustrent l’engagement croissant des autorités à lutter contre la criminalité liée aux espèces protégées, notamment l’éléphant, intégralement protégé par la législation congolaise.

Baccalauréat 2025 : plus de 94 000 candidats en lice sur l’ensemble du territoire

Du 17 au 20 juin 2025, 94 958 élèves sont appelés à composer les épreuves écrites du baccalauréat de l’enseignement général dans 264 centres d’examen, répartis sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les centres de Luanda et Cabinda en Angola.

 

À l’occasion d’une conférence de presse organisée à Brazzaville, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, a exprimé ses vœux de réussite à tous les candidats :

Le calendrier prévoit, pour le mardi 17 juin, l’épreuve de mathématiques pour toutes les séries, aussi bien littéraires que scientifiques. Le 18 juin, les candidats des séries A composeront en français et anglais, tandis que ceux des séries C et D plancheront sur les sciences physiques et l’anglais.

Le 19 juin verra les séries A traiter les épreuves d’histoire, de géographie et de deuxième langue vivante, pendant que les séries scientifiques (C et D) composeront en sciences de la vie et de la terre, ainsi qu’en histoire ou géographie. La session s’achèvera le 20 juin avec la philosophie et l’éducation physique pour les séries littéraires, et le français ou la philosophie pour les séries scientifiques.

Avec 94 958 candidats, le nombre d’inscrits enregistre une hausse de 5,44 % par rapport à l’année précédente. Dans le détail, on compte 55 740 candidats en série D, 35 856 en série A, et 3 362 en série C.

Toutefois, tout le monde ne pourra pas tenter sa chance cette année. Selon la direction des examens et concours, plus de 270 élèves ont été exclus pour s’être frauduleusement inscrits en terminale. Par ailleurs, 258 cas de double inscription au baccalauréat général et technique ont été détectés, et plus de 500 dossiers ont été rejetés pour cause de faux diplômes.

Le ministre a réaffirmé son engagement pour un examen intègre, en rappelant le mot d’ordre « Bac erreur zéro ». Il a appelé les candidats, les surveillants, les correcteurs et tous les acteurs impliqués à faire preuve de rigueur et de responsabilité, afin que la session de juin 2025 se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Congo : le gouvernement lance une aide humanitaire d’urgence après les inondations meurtrières

À la suite des fortes pluies qui ont frappé Brazzaville dans la nuit du 13 au 14 juin 2025, causant d’importants dégâts humains et matériels, le gouvernement congolais a déclenché une opération d’assistance humanitaire d’urgence, en particulier dans le sixième arrondissement, Talangaï, l’un des plus touchés.

 

Selon un bilan provisoire communiqué par le ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, sept personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, leurs habitations ayant été englouties sous le sable ou envahies par les eaux.

À la tête de la cellule de crise mise en place pour faire face à cette catastrophe, la ministre Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbsatsa s’est rendue sur les lieux en compagnie des autorités municipales pour évaluer l’ampleur des dégâts. Le dimanche 15 juin, elle a lancé la distribution de kits alimentaires et de literie aux familles sinistrées, marquant ainsi le début de la prise en charge humanitaire.

« Cette remise constitue le point de départ de l’assistance. D’autres actions viendront, notamment pour évaluer plus en détail les pertes et répondre aux besoins à moyen terme », a déclaré la ministre.

Dans les quartiers sinistrés comme Mikalou, les habitants, encore sous le choc, saluent la réactivité des autorités. « Depuis des années, jamais une telle pluie ne s’était abattue en pleine saison sèche. Nous remercions le gouvernement pour cette aide rapide », a témoigné Xavier Sonimba, qui a perdu plusieurs biens, dont des documents officiels.

De son côté, l’administrateur-maire de Talangaï, Privat Frédéric Ndeke, a précisé que seuls cinq des douze quartiers touchés avaient pour l’instant fait l’objet d’un recensement. Le bilan pourrait donc s’alourdir. « L’assistance sociale est en cours. Une réflexion sera engagée ultérieurement sur les modalités de relogement des familles qui ont perdu leur toit », a-t-il indiqué.

Face à cette situation d’urgence, les services sociaux et municipaux poursuivent leur mobilisation pour venir en aide aux sinistrés et évaluer les besoins sur le terrain.

Entrée aux États-Unis : Washington précise les nouvelles restrictions visant les Congolais

L’Ambassade des États-Unis en République du Congo, Eugene S. Young a publié des précisions importantes concernant les récentes restrictions d’entrée sur le territoire américain.

 

Entrée en vigueur le 9 juin 2025, cette mesure concerne douze pays, dont le Congo-Brazzaville, et suscite de nombreuses interrogations chez les ressortissants congolais.

Dans un communiqué diffusé à Brazzaville, la représentation diplomatique américaine a expliqué que l’interdiction ne vise que les ressortissants de ces pays qui ne disposent pas d’un visa valide au 9 juin 2025 et qui se trouvent hors des États-Unis à cette date. En clair, toute personne concernée par la mesure et n’ayant pas de visa valide à cette échéance se verra refuser l’entrée sur le sol américain.

En revanche, les Congolais détenteurs d’un visa américain valide et délivré avant le 9 juin 2025 ne sont pas concernés par cette interdiction, quel que soit leur lieu de résidence. L’Ambassade précise également qu’aucun visa déjà délivré ne sera annulé ou révoqué à la suite de cette décision.

Ces restrictions s’inscrivent dans une politique de renforcement des contrôles migratoires décidée par l’administration américaine. Outre le Congo-Brazzaville, les autres pays concernés sont : l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

L’Ambassade des États-Unis invite les ressortissants congolais à bien prendre connaissance des nouvelles règles afin de préparer leurs démarches administratives dans les meilleures conditions. Ces précisions visent à dissiper les incertitudes et à éviter les malentendus concernant l’accès au territoire américain.

Brazzaville frappée par de violentes pluies : deux morts et des centaines de sans-abri

Une pluie torrentielle, s’est abattue sur la capitale congolaise dans la nuit du 13 au 14 juin, provoquant d’importants dégâts matériels et humains dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Le sinistre a causé la mort de deux personnes, dont une retrouvée ensevelie sous le sable après l’effondrement de sa maison. Plusieurs autres habitants ont été blessés, notamment dans le 6ᵉ arrondissement. Les recherches se poursuivent toujours pour retrouver d’éventuelles victimes.

Les images qui circulent ce matin témoignent de l’ampleur des dégâts : maisons éventrées, toitures arrachées, murs écroulés, et des quartiers entiers transformés en véritables zones sinistrées. Des centaines de ménages se retrouvent aujourd’hui sans abri, ayant tout perdu du jour au lendemain. En détresse, les sinistrés appellent à une mobilisation rapide des autorités et des organisations humanitaires pour une aide d’urgence.

Au-delà du drame humain, cette catastrophe met une fois de plus en lumière les défaillances structurelles de la capitale congolaise. Brazzaville, première agglomération du pays, souffre d’un manque criant d’infrastructures adaptées à la gestion des eaux pluviales. L’absence de canalisations efficaces, combinée à la montée du niveau de la nappe phréatique — aggravée par les effets du réchauffement climatique — réduit drastiquement la capacité du sol à absorber les précipitations.

Face à ces inondations de plus en plus fréquentes et dévastatrices, les appels à des solutions durables se multiplient. De nombreux habitants expriment leur frustration et leur inquiétude. « Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans la peur à chaque saison des pluies. Il faut que le gouvernement agisse », confie un riverain du quartier Makélékélé.

Alors que les autorités locales tardent à dresser un bilan officiel, l’urgence humanitaire est déjà palpable. Le drame de cette nuit réveille les consciences sur l’impérieuse nécessité d’adapter Brazzaville aux réalités climatiques actuelles, et de faire de la résilience urbaine une priorité nationale.

Le Congo prépare les journées francophones de l’innovation environnementale

C’est dans la capitale congolaise que se tiendra en juin 2026, les journées francophones de l’innovation environnementale.

 

Du 10 au 12 juin 2026, dans la capitale congolaise Brazzaville, se tiendront Les journées francophones de l’innovation environnementale. Dans le but de garantir la réussite de l’évènement, une délégation de l’Organisation internationale de la francophonie pour l’Afrique centrale et le responsable du projet « Kosala » ont échangé, le 12 juin, avec le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo.

Conduite par le spécialiste de programme de l’OIT Afrique centrale, Romaric Ségla, la mission avait entre autres objectifs l’identification et de mobilisation des parties prenantes institutionnelles, techniques et communautaires pertinentes. Il fallait également définir, de concert avec les autorités nationales, des formats nécessaires à la bonne organisation de l’évènement mais aussi d’évaluer les besoins en accompagnement logistique, technique et financier afin de garantir sa réussite.

Les journées francophones de l’innovation environnementale sont organisées par l’OIT pour l’Afrique centrale, dans le cadre de son projet intitulé : « Soutien aux initiatives environnementales dans le pays du bassin du Congo ». Il sera question de la mise en œuvre des innovations environnementales à fort impact local sera organisé avec l’appui du projet « Kosala », un incubateur tenu par un jeune congolais qui œuvre dans l’accompagnement des startups dans des projets d’innovation environnementale.