Congo : le gouvernement face aux sénateurs ce 27 juillet

L’ensemble du gouvernement congolais répondra aux questions des sénateurs ce vendredi 27 juillet à partir de 15h, au palais des congrès de Brazzaville.

Clément Mouamba, le premier ministre congolais conduira l’ensemble du gouvernement ce vendredi 27 juillet au sénat pour une séance d’échange. Concrètement, il sera question pour les élus de la chambre haute du parlement de répondre aux questions des sénateurs sur les les problématiques et les grands chantiers de la vie publique congolaise.

La séance sera retransmise en direct de la télévision nationale, l’objectif étant d’édifier le peuple congolais sur le suivi des activités du gouvernement. Cette formule voulu et implémenté par le président Denis Sassou Nguesso s’inscrit dans sa volonté politique de rendre compte de l’action gouvernementale à la population dont t-il a la charge de la gouvernance.

 

Congo : le sénat pleure le questeur André Ongagna

Foudroyé par une crise cardiaque, le premier secrétaire permanent du bureau politique du PCT est décédé ce 5 juillet en plein vol alors qu’on l’évacuait à Paris.

C’est un jour sombre pour le sénat congolais, son questeur André Ongagna a rendu l’âme ce jeudi 5 juillet lors de son évacuation en France, à Paris. Elu sénateur le 31 août 2017 avec 102 voix sur 109 sous le label du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), dans le département de la Cuvette (nord), André Ongagna était par ailleurs secrétaire du bureau politique du parti au pouvoir.

Ses collègues de la chambre haute pleurent la disparition d’un homme travailleur acharné, disponible qui aimait profondément son pays. André Ongagna avait officiellement intégré le sénat le 12 septembre 2017 à l’occasion de la session inaugurale. Il faisait partie de la génération montante des nouveaux parlementaires.

Parlement : la session ordinaire administrative s’ouvre le 1er février

La conférence des présidents des deux chambres, tenue le 25 janvier à Brazzaville, a retenu onze affaires au Sénat et dix à l’Assemblée nationale, au titre des prochaines assises.

Parmi les affaires inscrites au menu de la prochaine session, il y a le projet de loi autorisant la ratification de l’accord entre les gouvernements du Congo et de France, relatif aux services aériens, et celui fixant l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature; le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, et celui déterminant l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap. 

Il y a aussi le projet de loi portant attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale des droits de l’homme, et celui fixant les conditions et les modalités de l’assistance de l’Etat aux ressortissants congolais poursuivis devant les juridictions étrangères ou internationales.

Les élus du peuple vont également plancher sur les projets de loi organique portant organisation, composition et fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental, autorisant la ratification de l’accord de don entre la République du Congo et la Banque mondiale pour le financement du projet forêt et diversification économique, et celui autorisant la ratification de l’accord de coopération en matière de police criminelle entre les Etats de l’Afrique centrale.

À ces projets de loi, il faut ajouter les questions d’actualité ainsi que les séances des questions orales au gouvernement avec débat. Rappelons que ces conférences des présidents qui se tiennent avant l’ouverture de chaque session ont pour objectif de faire le point des sessions passées et fixer le calendrier des affaires qui seront débattues au cours des prochaines rencontres.

La chambre haute appelée à devenir le pilier de la bonne gouvernance

La recommandation est du président du Sénat, M. Pierre Ngolo, lors de la clôture de la deuxième session extraordinaire de la troisième législature de cette chambre.

Le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a appelé, 19 janvier à Brazzaville, la chambre haute du Parlement à devenir le pilier de la démocratie et de la bonne gouvernance, lors de la clôture de la deuxième session extraordinaire de la troisième législature de cette chambre.

Selon lui, les sénateurs doivent être d’une implication, situant la chambre haute au niveau du rêve constitutionnel. Le moment est venu pour les congolais de donner un sens vrai à la rupture par un effort soutenu de renouement effectif des habitudes et des pratiques qui gênent et freinent l’envol du pays vers le développement, a souhaité M. Ngolo.

«Soyons partout les promoteurs de la bonne gouvernance et les messagers de la paix sur toute l’étendue du territoire nationale afin que toute l’attention et toute l’énergie des congolais soient consacrées à la lutte contre la crise que nous gagnerons inévitablement. Prêchons et activons-nous pour le retour de la paix au Pool en soutenant le processus en cours. Faisons tout pour que tout se règle dans la République sans troubler la quiétude des citoyens et sans porter atteinte à la paix et à la sécurité», a-t-il ajouté.

Félicitant le travail accompli par les sénateurs dans le traitement du budget de l’Etat en 15 jours, dans la rigueur, l’efficacité et l’intériorisation des contraintes du temps ainsi que l’engagement à se mettre réellement au service du pays pour prendre une part active à sa construction, le président du Sénat a demandé aux uns et aux autres d’intérioriser la nécessité de la discipline et du patriotisme afin de s’engager avec détermination sur la voie de la rupture. «Le budget du Congo est un budget de crise avec son lot de restrictions justificatives d’un nouvel état d’esprit chez les dirigeants tout comme chez les citoyens», a-t-il dit.

«L’insistance du Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’Guesso, le 30 décembre 2017 devant le Parlement réuni en congrès, sur la rupture et l’impérieuse nécessité de remise en cause dans nos comportements, traduit l’insuffisance de prise de conscience de certains citoyens ; de même qu’il exprime sa résolution dans le combat salvateur contre les entraves au développement», a-t-il insisté, exhortant les sénateurs de profiter du temps restant avant l’ouverture de la prochaine session, à repartir éclairer les sources sur la situation nationale pour tirer l’information nécessaire à l’élévation des performances et à la lucidité.

Faisant la synthèse des travaux, le deuxième secrétaire du sénat, M. Joseph Yedikissa Dadhie, a indiqué que le budget du Sénat, exercice 2018, adopté au cours de la session extraordinaire dont le montant n’a pas été révélé et qui intègre le corpus global de l’Etat dans le cadre des allocutions faites au Parlement, est en diminution par rapport au budget de 2017 de 1 milliard 045 millions 675.000 de FCFA, soit 9,64% de réduction.

Sur le budget de l’Etat exercice 2018, il a fait savoir que le principal problème que le gouvernement congolais doit résoudre est la recherche des financements pour combler le gap dégagé pour la quête d’équilibre budgétaire du gouvernement. Ce déficit, a-t-il dit, résulte principalement du niveau élevé du service de la dette extérieure devenue insoutenable.

Le gouvernement doit fournir des efforts et des garanties permissifs d’un aboutissement heureux au terme des négociations avec les créanciers du Congo.