Congo-Brazzaville : vers une meilleure structuration des taxes d’assainissement

Le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, a effectué, le 3 janvier, une descente sur le terrain dans plusieurs marchés domaniaux de Brazzaville, à l’occasion du premier samedi du mois.

 

Juste Désiré Mondelé pendant sa ronde a annoncé une réorganisation et une structuration des différentes taxes perçues dans ces espaces commerciaux.

« L’assainissement est l’affaire de tous. Il faut que chaque citoyen s’implique », a rappelé le ministre, précisant que le Conseil des ministres n’a pas institué de nouvelles taxes, mais a plutôt dressé un constat. « Il a été décidé de structurer les taxes existantes. Les associations qui gèrent les marchés éprouvent des difficultés à assurer leur propreté. À partir du 1er février, il ne devrait plus y avoir de tas d’immondices devant les marchés domaniaux », a-t-il averti.

Le ministre a également pointé du doigt le comportement de certains pousse-pousseurs et collecteurs d’ordures, accusés de transformer des artères de la capitale en dépotoirs, alors même qu’ils perçoivent des frais auprès des ménages. Il a, par ailleurs, dénoncé l’opacité entourant certaines taxes d’entretien prélevées quotidiennement dans des marchés tels que Ouenzé, Total et Poto-Poto, où une somme de 100 FCFA par jour est exigée sans que les montants collectés ne soient clairement établis.

« Ces marchés domaniaux disposent d’une autonomie de gestion, mais une taxe liée à l’assainissement existe bel et bien. La question est de savoir comment la structurer et la digitaliser afin qu’elle soit reversée à une structure organisée. Le but est de confier l’assainissement à des entreprises locales ou à des associations spécialisées », a expliqué Juste Désiré Mondelé, précisant que la société Albayrack n’a signé aucun contrat avec les marchés domaniaux.

Parmi les mesures annoncées figure également le recensement et l’identification des pré-collecteurs et collecteurs d’ordures, afin d’encadrer cette activité et d’avoir une meilleure visibilité sur les montants payés par les ménages. Cette opération sera suivie de l’immatriculation et de la répartition par blocs des ramasseurs d’ordures, lesquels devront impérativement déposer les déchets dans les Aires de transit des ordures ménagères (ATOM).

S’agissant du financement, Juste Désiré Mondelé a rappelé que la société Albayrack bénéficie d’un contrat avec les collectivités de Brazzaville et de Pointe-Noire, soutenu par l’État. La loi de finances 2026 a d’ailleurs prévu des mécanismes spécifiques, notamment le transfert de fonds, pour garantir la pérennité du ramassage des ordures ménagères.

Cette descente sur le terrain du membre du gouvernement fait suite à l’instruction du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors du Conseil des ministres du 31 décembre dernier, de mettre en place, en concertation avec les collectivités locales concernées, une contribution citoyenne dédiée au ramassage des ordures, en complément du financement de l’État. L’objectif affiché est de mobiliser l’ensemble de la société congolaise autour de l’amélioration durable du cadre de vie.

Congo : le Figa apporte son soutien à 81 artisans et commerçants

Des appuis financiers allant de 100 000 à 500 000 Fcfa ont été octroyés aux artisans et commerçants des marchés domaniaux de Dolisie.

 

A Dolisie dans le département du Niari, 81 artisans ont bénéficié d’un soutien financier allant de 100 000 à 500 000 Fcfa, de la part du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa). Cette première vague d’artisans était constituée de commerçants des marchés domaniaux, des maraîchers, des restaurateurs, des informaticiens bureautiques, des menuisiers, des transformateurs agricoles, des coiffeurs.

Le directeur interdépartemental du Figa, NGoma Mfoutou a expliqué qu’« Ils sont accompagnés le long du processus de financement par la microfinance Fidélité qui est le point d’investissement, de développement, d’épargne et du crédit. Elle a été choisie pour faciliter l’accès au financement garanti par le Figa aux promoteurs de notre zone de compétence. Une façon pour le Figa de soutenir l’activité de microfinance au niveau local ».

Pour Félicien Dieudonné Nzahou, vice-maire de Dolisie, le gouvernement et ses partenaires financiers voudraient impulser le secteur informel souvent laissé pour compte et créateur en sourdine de nombreux emplois et de richesses.

« L’Etat providence n’existe plus. L’Etat est devenu facilitateur. Ces crédits sont à rembourser pour permettre aux autres d’en bénéficier. Ceux qui vont agir négativement répondront de leur mauvais comportement », a prévenu NGoma Mfoutou.

Selon le programme, après le paiement de cet échantillon pendant, une seconde vague de 755 dossiers validés prendra la relève.

Congo : plus 1500 vendeuses bénéficient d’un financement

C’était en faveur d’une campagne de financement des activités lancé mardi 31 décembre dernier par la Génération auto-entrepreneuriat (GAE).

 

Ce sont 1500 femmes qui vendent dans les marchés domaniaux de Brazzaville qui ont reçu des financements de la GAE. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Matissa affaires », « Booste ton business ».

Digne Elvis Tsalissan Okombi qui est le coordonnateur général de cette association, a remis des chèques de 100 000 FCFA à un échantillon de deux cents vendeuses issues des neuf arrondissements de Brazzaville.

Pour Digne Elvis Tsalissan Okombi, le montant de 100 000 FCFA octroyé à chacune de ces femmes à la veille de la fête du nouvel an va aider ces femmes à développer les petits commerces. Il a également invité les autres bienfaiteurs soutenir les activités génératrices de revenus des vendeuses

Congo-coronavirus : lancement de la campagne de sensibilisation à travers une course

Une cinquantaine des jeunes filles et femmes a participé à la course de lancement de la campagne de sensibilisation à la vaccination contre la covid-19 dans les marchés domaniaux.

 

Une campagne de sensibilisation en faveur de la vaccination contre le coronavirus a été lancée. Celle-ci concerne les femmes, en général, et des vendeuses des marchés domaniaux, en particulier et a débuté le 30 septembre dernier. C’est une initiative de ministère de la Promotion de la femme, en partenariat avec celui de la Santé. Une cinquantaine des jeunes filles et femmes a parcouru six kilomètres ce jour-là.

Le départ a été donné à l’esplanade du stade Alphonse-Massamba-Débat. Parmi les participantes à cette course de six kilomètres, il y avait des athlètes professionnelles et des amateurs de la course à pied. Elles ont, en effet, commencé au boulevard Alfred-Raoul puis prolongé une partie du mur du stade Alphonse-Massamba-Débat avant de prendre l’avenue de la Patte d’Oie en passant par la forêt éponyme, le boulevard Denis-Sassou-N’Guesso pour terminer la course à l’esplanade du stade.

Ladite course s’est faite en présence d’une dizaine de membres du gouvernement et de plusieurs ambassadeurs.