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Evaluation des réseaux de téléphonie : les résultats du 2ème trimestre toujours en attente

La publication des résultats de cette évaluation n’est pas seulement une simple émulation, mais un leitmotiv pour permettre aux opérateurs de téléphonie mobile d’améliorer leurs prestations.

L’Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE), chargée entre autres de suivre la bonne exécution des cahiers des charges des opérateurs de téléphonie mobile, a mené pour le compte du second trimestre 2019 une enquête sur la qualité des communications. Depuis cet audit, l’ARPCE ne publie pas les résultats. Pourquoi ?

Il est de coutume qu’à l’issue de chaque enquête trimestrielle, l’ARPCE publie toujours les résultats devant les médias. C’est ainsi que les organes de presse ont, par exemple, suivi en août 2015 la publication des sanctions infligées (des amandes chiffrées) contre les sociétés de téléphonie mobile, notamment MTN et Airtel qui perdaient une année de leurs licences G2 et G3. L’évaluation menée tous les trois mois par l’ARPCE permet à l’agence de suivre l’exécution des normes techniques de télécommunications contenues dans le cahier des charges de ces opérateurs.

Une année auparavant, les deux sociétés avaient écopé d’une sanction pécuniaire, affectant 1% de leurs chiffres d’affaires. Et c’est grâce à la communication de l’ARPCE que les médias avaient été mis au courant.

La publication des résultats de cette évaluation n’est pas seulement une simple émulation, mais un leitmotiv pour permettre aux opérateurs de téléphonie mobile d’améliorer leurs prestations. Les notes distribuées par le régulateur devraient être vécues par chaque société comme une épée de Damoncles, jusqu’à la prochaine évaluation de la couverture.

Deux versions sont avancées dans les coulisses de l’ARPCE qui a été contactée. D’abord, tout le travail de cette enquête est bouclé, il ne reste plus qu’à convoquer les journalistes pour publier les résultats. Ensuite, une autre version, très contradictoire, l’enquête n’a été que partielle, elle n’a pas tenu compte de la plupart des villes intérieures du pays. Il faut donc compléter les éléments d’enquête avant de faire la publication, argue-t-on. Entre temps, le premier ou une partie de rapport lui a été présenté aux différents responsables des sociétés.

Y a-t-il des raisons pour que le régulateur ne publie pas les résultats du second trimestre ? Selon les sources bien informées et contactées par Vox, le régulateur a bel et bien convoqué une réunion pour notifier aux opérateurs le niveau de la qualité de leurs prestations. Certaines sociétés ont été très mal notées, à cause de leur mauvaise qualité de fourniture de la couverture sur l’ensemble du territoire. Elles ne font même pas mieux sur la simple et basique 2G.


D’après certaines indiscrétions, au deuxième trimestre 2019, les services des réseaux se seraient nettement améliorés du côté de MTN Congo, alors que Airtel et Azur n’ont pas fait mieux, vus les écarts de points notés par le régulateur. Bien que ces informations soient à prendre avec des pincettes, les consommateurs n’arrêtent pas de se plaindre sur la qualité des services fournis par les différents opérateurs. Des services qui coûtent plus cher pour rien, car la dégradation des réseaux devient criard.

On sait aussi que ces enquêtes ne concernent pas l’opérateur public, Congo Télécom qui pourtant à un réseau de téléphonie mobile et fixe. Aucune information ne filtre à ce sujet, alors que beaucoup de consommateurs sont abonnés à ce réseau.

Si la qualité des réseaux comme Airtel et Azur s’est dégringolée lors des deux premiers trimestres 2019, MTN Congo perd par ailleurs le réseau ces dernières semaines. Beaucoup d’incohérences sont enregistrées lors des appels passés avec le réseau jaune.

C’est pourquoi, il est important que le régulateur, qui est un outil du service public, publie les résultats des enquêtes, même si déjà beaucoup de temps s’est passé. Ces résultats aident les consommateurs à savoir à quoi s’en tenir.

En 2017, l’ARPCE avait réussi à mettre sur la table les associations des consommateurs et les opérateurs de téléphonie mobile pour gérer les plaintes des usagers. Cette expérience ne fera long feu que si les informations sont partagées entre les trois parties.


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