Congo-RDC : signature de deux accords pour renforcer la coopération

Ces accords signés entre les deux pays portent sur les secteurs de la lutte contre les maladies endémo-épidémiques, du commerce et autres.

 

La République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC) ont conclu lundi à Brazzaville des accords de coopération. Ces accords sont destinés à renforcer les relations entre les deux pays.

Ces accords signés lundi 20 décembre 2021, portent sur les secteurs de la lutte contre les maladies endémo-épidémiques, du commerce, de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’intégration et de la promotion de la femme et du genre.

Les deux délégations ont également focalisé leur attention sur les projets d’accords de coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, la lutte contre la traite des enfants et la criminalité urbaine.

Elles ont aussi évoqué les projets de coopération dans le domaine militaire et technique, ainsi que ceux liés au développement de la culture, du tourisme, de la jeunesse et du sauvetage des populations en détresse.

Congo : plus de 187 milliards seront injectés dans de petits projets

Sept entreprises viennent de recevoir des titres d’agréments pour certains définitifs et d’autres provisoires pour investir dans divers secteurs d’activités.

 

La Commission nationale des investissements (CNI) a tenu sa dernière session de l’année 2021 le 16 décembre à Brazzaville. Au cours de cette rencontre, 7 entreprises sur les neufs dossiers examinés ont reçu des titres d’agréments. Un agrément définitif a été accordé à une seule société et, sous réserve, des titres provisoires ont été accordés à six autres, en attendant qu’elles complètent les pièces qui manquent dans leurs dossiers.

Ces entreprises entendent investir dans divers secteurs d’activités pour un montant estimé à plus de 187 milliards F CFA et vont générer environ 1034 emplois directs. L’objectif est d’impulser la dynamique de l’économie nationale. Il s’agit notamment des secteurs de l’industrie, de l’industrie alimentaire, de l’hôtellerie, de la construction et celui des services.

Ces sociétés devraient bénéficier des allègements et avantages particuliers de la part de l’Etat congolais, comme prévu dans la charte des investissements. Les privilèges y afférents portent, entre autres, sur la réduction des droits de douane, de la taxe sur le bénéfice et bien d’autres faveurs fiscales.

En contrepartie, précise la même charte, ces sociétés adjudicatrices doivent recruter prioritairement le personnel congolais, puis l’immatriculer à la sécurité sociale.

Les travaux ont été présidés par le directeur de cabinet de la ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, président de la CNI, Ferdinand Sosthène Likouka.

Rappelons que lors de sa dernière session tenue le 7 septembre dernier, la CNI avait examiné treize dossiers de candidature. Douze d’entre elles avaient reçu des titres d’agrément, pour un investissement prévisionnel de l’ordre de 99,175 milliards F CFA, ponctué par 2035 emplois directs à créer.

Congo : le budget de l’Etat 2022 adopté à plus d’un 1.900,000 milliards de francs CFA

Les députés ont adopté samedi 18 décembre à Brazzaville le budget de l’Etat exercice 2022 à 1.935,253 milliards de FCFA contre 1.671,6 milliards F CFA en 2021.

 

Le budget de l’Etat 2022 est en hausse de 263,7 milliards de FCFA. Il a été adopté le 18 décembre dernier l’Assemblée nationale. Il a été arrêté à 1.935,253 milliards de FCFA contre 1.671,6 milliards F CFA en 2021, soit environ 15,8% de hausse.

Pour réaliser les recettes attendues, le gouvernement annonce un train de mesures concernant l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des capacités des services de recouvrement des recettes, l’amélioration de l’environnement des affaires, la sécurisation des recettes des domaines et la réduction de la dépense fiscale.

Le budget de l’Etat exercice 2022 a été élaboré en fonction du programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont la République du Congo fait partie des six Etats membres.

Ce budget établi dans un contexte de relance de l’économie nationale grâce à la reprise des activités du secteur hors pétrolier, se trouve également en rapport avec le programme économique en cours de négociation avec le Fonds monétaire international (FMI).

« Nous pouvons dire à tout le monde, notamment nos concitoyens admis à la retraite que les solutions ont été trouvées pour qu’à partir de janvier 2022, tous les douze mois de pension de retraite soient payés », a déclaré le président de la Commission Economie et Finances de l’Assemblée nationale, Maurice Mavoungou, lors des débats ayant précédé l’adoption du budget 2022.

Congo-coronavirus : Denis Sassou N’Guesso testé négatif

Le chef de l’État s’est mis à l’isolement après que plusieurs personnes de son entourage immédiat ont été testées positives au coronavirus.

 

Le président Denis Sassou N’Guesso s’est mis à isolement dimanche 19 décembre, après que plusieurs personnes de son entourage immédiat ont été testées positives au Covid-19. Selon un communiqué du cabinet présidentiel, c’est conformément aux protocoles sanitaires en vigueur dans le pays que le chef de l’État, étant considéré comme une personne contact, est tenu d’observer une période d’isolement.

La durée de l’isolement du président n’a pas été précisée par le cabinet qui affirme que plusieurs personnes de son entourage immédiat ont été récemment testées positives au coronavirus. Dens Sassou N’Guesso, 78 ans, a dû reporter une visite du côté de Pointe-Noire, la capitale économique.

Selon le Communiqué du cabinet présidentiel, le président de la République a quant à lui été testé négatif.

Covid-19 : la Banque mondiale réunit 93 milliards de dollars pour les pays africains

L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale (BM) a obtenu une reconstitution record de 93 milliards de dollars, mais n’a pas atteint les 100 milliards de dollars que les dirigeants africains ont estimés nécessaires pour faire face aux retombées de la pandémie covid-19.

 

Malgré un volume record de 93 milliards de dollars, les donateurs n’ont pas complètement répondu aux attentes de l’IDA de la BM, qui s’élevaient  à cent milliards de dollars. Quarante-huit pays donateurs ont promis 23,5 milliards de dollars pour le cycle triennal d’IDA20, la 20e reconstitution de l’IDA de la BM. Les dirigeants africains réclament un objectif de cent milliards de dollars, au nom des retombées de la  pandémie de covid-19 dans l’augmentation des besoins et le ralentissement de la croissance : l’aggravation de la pauvreté. Ce qui « compromet la croissance et les perspectives d’un développement résilient et inclusif », souligne la BM, ajoutant qu’un tiers de ces pays est  confronté à une « crise alimentaire imminente ».

Sept milliards manquent au compte

Il manque  cependant sept milliards de dollars. Ce qui n’envoie pas un grand signal sur la volonté des pays donateurs de faire face à un moment sans précédent. Le directeur exécutif de la campagne ONE, David McNair, a noté l’augmentation de la contribution de certains pays, et la chute de la contribution du Royaume-Uni de 55%. Ce qui se traduit par une réduction de 1,8 milliard de dollars du gouvernement britannique, et serait l’une des principales raisons pour lesquelles l’IDA n’a pas atteint ses objectifs. Pendant des décennies, Londres a été le donateur le plus important. A l’issue de la COP26 à Glasgow, au Royaume-Uni, en novembre dernier, les pays à revenu élevé se sont engagés à une nouvelle promesse d’atteindre l’objectif de cent milliards de dollars de financement climatique d’ici à 2023 – après avoir raté leur objectif initial de l’atteindre en 2020.

Un engagement non respecté

Entre 2014 et 2018, les pays à revenu faible et intermédiaire n’ont reçu que 34,9 milliards de dollars de financement climatique de la part des pays à revenu élevé, soit moins de 20 % de ce qui était nécessaire. Seulement 5,9 milliards de dollars pourraient être vérifiés comme financement primaire de l’adaptation. Les experts ont appelé au changement des règles. Un groupe de champions sur le financement de l’adaptation (Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Suède, Finlande, Allemagne, Italie, Nouvelle-Zélande, Australie et Banque africaine de développement) a émergé, avec comme objectif de réfléchir avec les pays à revenu faible et intermédiaire et les petits États insulaires en développement, pour les aider à recevoir un financement plus important et plus efficace.

« À l’heure actuelle, il y a juste un accord selon lequel les pays développés contribueront ensemble cent milliards de dollars. Mais un problème fondamental est qu’il n’y a pas d’accord sur qui doit quoi », a souligné la directrice du programme climat et durabilité à l’Overseas development institute, Sarah Colenbrander. L’autre problème qu’elle a soulevé est que l’objectif de cent milliards de dollars de financement climatique restera fixe pendant cinq ans, selon les accords conclus lors de la COP 24 à Katowice, en Pologne. Elle plaide également pour une « transparence significative », et pour un « processus de vérification puissant et authentique » afin que chacun puisse avoir confiance que les autres donateurs tiennent leurs promesses.

Congo: des avancées réalisées dans les réserves naturelles du nord

Le bilan de la première année d’activité du Projet paysage forestier nord-Congo (PPFNC), présenté le 10 décembre, a noté des progrès en matière de lutte anti-braconnage, la conservation forestière et l’appui au développement local.

 

Le projet PPFNC augure de belles perspectives pour la conservation forestière dans la partie nord du pays couvrant les départements de la Sangha, de la Likouala et une partie de la Cuvette Ouest, pour une superficie de près de 9,5 millions d’hectares. D’après les experts, l’espace abrite les plus hautes densités d’éléphants de forêt, de gorilles et de chimpanzés d’Afrique centrale, une richesse inestimable pour la République du Congo.

Le comité de pilotage dudit projet a souligné le recul du braconnage au niveau des concessions forestières, grâce à un travail de collaboration entre son équipe de coordination et l’Agence congolaise pour la faune et les aires protégées. Le travail de terrain a aussi permis de réduire les pressions anthropiques sur les écosystèmes forestiers en promouvant des activités génératrices de revenus alternatives. Les enquêtes ont révélé plusieurs chaînes de valeur pouvant être soutenues, notamment dans le domaine agricole, concernant la production de cacao et de manioc.

Ces activités seront encadrées par des procédures, a assuré le comité, pour permettre aux communautés locales et à la population autochtone d’exprimer leur consentement et leurs souhaits autant que leurs griefs. Pour cela, seront lancés des projets pilotes de développement local et de la filière manioc.

Lancé il y a tout juste un an, le 10 décembre 2020, le PPFNC est prévu pour durer quatre ans et implique les acteurs locaux du secteur forestier et de la conservation (État, entreprises, ONG, société civile). Le paysage forestier intègre aussi bien des concessions d’exploitation forestière que des aires protégées, parmi lesquelles le Parc national de Nouabalé-Ndoki, la réserve communautaire du Lac Télé et le Parc national d’Odzala-Kokoua.

Financé par l’Agence française de développement, dans le cadre du second contrat de désendettement et de développement, ce projet vise à apporter aux gestionnaires et usagers des aires protégées des outils en matière de gestion de la biodiversité, d’aménagement forestier durable et de valorisation des ressources naturelles, permettant d’envisager la gestion de l’écosystème dans une vision territoriale intégrée. Le secteur forestier est indispensable, non seulement dans le combat contre le réchauffement climatique, mais aussi, au plan économique, contribuant à 6% du produit intérieur brut du Congo et 36% de ses recettes fiscales.

Congo-Mossendjo : les agents municipaux réclament 58 mois d’arriérés de salaire

Après cinquante-huit mois sans salaires, les agents municipaux de Mossendjo ont scellé tous les bureaux de la Mairie mercredi 15 décembre 2021.

 

«Ventre affamé n’a point d’oreilles, mais il a un sacré nez ! » ce sont des mots que scandent les agents municipaux de Mossendjo dans le département du Niari (sud). Après 58 mois sans salaires, ils ont cadenassé mercredi tous les bureaux de la Mairie.

Rappelons qu’au Congo, les agents des conseils départementaux et municipaux totalisent plus de 51 mois de salaires impayés à ce jour. Par manque de budget, la plupart d’entre eux ne tiennent plus de sessions depuis plusieurs années.

En juin dernier, les présidents des conseils municipaux et départementaux ont saisi le bureau du Sénat, pour solliciter son intervention. Ils ont souligné que depuis plus de trois ans, les crédits qui leur sont alloués dans le cadre du contrat Etat-départements ne passent pas. D’où, nombre d’Assemblées locales sont quasiment aux arrêts, à l’exception des conseils départementaux de Brazzaville, de Pointe-Noire et du Kouilou.

Sur le plan social, les travailleurs ne sont plus payés depuis des années. Le nombre global d’arriérés de salaire varie d’un conseil à l’autre et tourne entre 45 à 58 mois.

Congo : inauguration de l’hôpital général de Djiri

C’est le deuxième hôpital du genre qui a été inauguré mardi 14 décembre 2021, par le président Denis Sassou Ngeusso.

 

La République du Congo vient de se doter d’un nouvel hôpital général à Djiri. C’est le deuxième après celui construit en 1957. Cet établissement sanitaire a été inauguré mardi 14 décembre, par le président Denis Sassou Ngeusso.

D’une capacité de 200 lits, cette infrastructure sanitaire

La construction de cet hôpital s’inscrit dans le cadre du « Programme Santé Pour Tous ». Programme lancé par le gouvernement congolais visant à construire douze hôpitaux généraux dans les douze départements du Congo. Cette infrastructure sanitaire a une capacité de 200 lits.

Constitué de trois bâtiments dédiés aux filières techniques, cet hôpital comporte plusieurs services dont celui d’oncologie, alors qu’aucun autre hôpital du Congo n’en dispose. C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre d’Equipements Jean Jacques Bouya.

L’hôpital se dote également des services de médecine générale et, en particulier, de prise en charge des cas de COVID-19.

Bolloré Transport & Logistics Congo renforce ses capacités logistiques avec l’acquisition de 22 tracteurs routiers

Bolloré Transport & Logistics a fait l’acquisition de 22 tracteurs routiers CAMC 4×2.  Arrivés en pièces détachées en septembre dernier, ces 22 tracteurs ont été assemblés en 30 jours par les équipes de Bolloré Transport & Logistics dans leurs ateliers. Ces nouveaux équipements, adaptés au transport de marchandises en vrac et en conteneurs, viendront renforcer les capacités logistiques de l’entreprise tout en lui permettant de maîtriser son impact environnemental.

L’assemblage des tracteurs routiers CAMC est assuré par les équipes de la direction technique de Bolloré Transport & Logistics depuis 2015. S’appuyant sur leur expérience et retour terrain, elles réalisent des modifications et améliorations afin de les rendre plus fiables, performants et conformes aux exigences et demandes des différents clients.

« Cette nouvelle acquisition illustre notre capacité à innover et développer des solutions sur-mesure tout en contribuant à la montée en compétences de nos équipes. Les améliorations apportées par nos agents ont toutes été approuvées et adoptées par le constructeur ce qui atteste de leur savoir-faire unique et de notre plus-value en tant qu’opérateur logistique. » a déclaré Christophe PUJALTE, Directeur Régional de Bolloré Transport & Logistics Congo.

Chaque année, les équipes de Bolloré Transport & Logistics suivent régulièrement des formations leur permettant de perfectionner leurs techniques et de consolider leur expertise. Depuis 2015, ce sont plus de 150 camions qui ont été assemblés en atelier et mis en circulation sans rencontrer le moindre dysfonctionnement dans leur exploitation. L’entreprise vient de commander 20 nouvelles unités qui seront livrées en 2022 pour permettre aux équipes de consolider leur savoir-faire.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Koffi Olomidé relaxé

Il était accusé d’agressions sexuelles sur quatre de ses anciennes danseuses, mais condamné à dix-huit mois d’emprisonnement.

 

La star de la rumba congolaise, Koffi Olomidé a été relaxé, lundi 13 décembre 2021. Il était accusé des chefs d’accusation d’agressions sexuelles sur quatre de ses anciennes danseuses, mais condamné à dix-huit mois d’emprisonnement (avec sursis probatoire de trois ans) pour les avoir séquestrées lors de ses tournées en France.

Le chanteur a été relaxé d’agressions sexuelles « au bénéfice du doute », a expliqué la présidente de la 7ème chambre correctionnelle de la cour d’appel de Versailles évoquant notamment des « déclarations évolutives, parfois contradictoires », des plaignantes.

En revanche, leur séquestration est « établie sans aucun doute » : elles étaient « privées de toute liberté et surveillées de manière constante » par deux complices de Koffi Olomidé entre 2002 et 2006 dans un pavillon de banlieue parisienne, où des serrures avaient été installées sur les volets.

Les deux gardes congolais, Mbila Kakese, 45 ans, et Ogima Tsasa Nduka, 49 ans, ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de trois ans pour « complicité de séquestration ».

Koffi Olomidé pourra désormais tourner la page de cette affaire qui le poursuivait depuis des années.

Rappelons qu’en première instance, en 2019, le tribunal de Nanterre l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis pour « atteinte sexuelle » sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et l’avait relaxé des poursuites concernant les trois autres.