Congo : grève illimitée des enseignants volontaires

Ils ont formulé plusieurs réclamations notamment le non-respect de l’ordre d’ancienneté sur le terrain dans la sélection des dossiers pour l’intégration à la Fonction publique.

 

La Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement (CDEPE) est entrée en grève à partir du 31 janvier. Ils se plaignent du non-respect du cahier des charges par le gouvernement.

« Vu le non-paiement de cinq mois de bourse y compris l’arriéré de décembre 2020, vu le non-respect du préavis de grève des enseignants volontaires de l’hinterland… Nous, coordination des onze bureaux départementaux et sa base, constatons avec amertume le non-respect du cahier des charges, en rejetant avec la dernière énergie le mois de bourse viré, demandons à tous les enseignants volontaires d’observer une grève illimitée à partir du lundi 31 janvier », souligne la déclaration de la CDEPE, rendue publique à Brazzaville.

Les réclamations de la CDEPE sont multiples. Celle-ci fustige, en outre, le non-respect de l’ordre d’ancienneté sur le terrain dans la sélection des dossiers pour l’intégration à la Fonction publique ; l’enrôlement des nouveaux finalistes au moment où la plus grande partie de ceux qui sont sur le terrain n’est pas encore intégrée…

Le gouvernement et la CDEPE ont signé un protocole d’accord en septembre 2018. A cet effet, 4 660 enseignants volontaires ont été affectés dans les différentes localités du pays. Selon la Coordination, le cahier des charges né de cet accord n’est pas respecté comme prévu. Ce qui, de temps en temps, explique les grèves déclenchées pour se faire entendre. Une situation qui peut avoir un impact négatif sur le calendrier scolaire en termes de finition de programmes.

Congo : Alexandre Mabiala est le nouveau président de l’Association des départements

 Il succède à feu Richard Eyeni, président du Conseil départemental de la Cuvette -Ouest, décédé l’année dernière.

 

Le président du Conseil municipal et départemental du Kouilou a été élu par ses pairs, le 28 janvier à Brazzaville, au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

L’Association des départements du Congo (ADC) est une organisation professionnelle regroupant les douze conseils départementaux du pays. Depuis le décès inopiné de son président, Richard Eyeni, elle était dirigée par un intérimaire. L’assemblée générale tenue vendredi a permis aux participants de remembrer le bureau exécutif national de leur organisation qui compte cinq membres. Il est désormais dirigé par le président du Conseil départemental du Kouilou, Alexandre Mabiala, secondé par Jean Fabien Bakoté, président du Conseil départemental de la Likouala élu au poste de 1er vice-président, chargé de l’organisation de l’association.

Le poste de 2e vice-président, porte-parole de l’organisation, a été confié à Emmanuel Akoulakoum, président du Conseil départemental de la Sangha, et celui de secrétaire général à Jean-Marie Bopoumbou, président du Conseil départemental de la Cuvette. Sylvie Kaki Okabondo, présidente du Conseil départemental de la Lékoumou, a été quant à elle élue trésorière.

S’exprimant après son élection, le nouveau président de l’ADC inscrit son mandat sous le signe de la gouvernance, du développement local et d’une coopération décentralisée au sein des Conseils départementaux. A cet effet, il a invité ses homologues présidents des Conseils à résorber les disparités et les déséquilibres constatés entre les collectivités locales dans leur fonctionnement et leur gestion quotidienne.

« Nous devons assurer le partage équitable des ressources devant garantir le développement des communes et des départements ; encourager le travail concerté entre services déconcentrés et décentralisés afin de mettre fin aux doublons et flottements constatés sur le terrain lors de la mise en œuvre de certains projets locaux », a pensé Alexandre Mabiala.

Pour développer les départements, il a appelé ses pairs à faire de leurs localités respectives des chantiers qui mobilisent la jeunesse, la femme ainsi que toutes les couches sociales dans l’œuvre de reconstruction locale.

« En même temps, nous sommes tenus d’élaborer des modèles de projets socioéconomiques à développer avec nos partenaires, par la mise efficiente du contenu local. Nous devons aussi mobiliser des ressources propres pour chaque collectivité locale en vue d’assurer le fonctionnement et le développement des collectivités locales », a-t-il renchéri.

Toutefois, Alexandre Mabiala a émis le voeu que le gouvernement débloque les fonds nécessaires cette année afin que les Conseils départementaux, dont la plupart sont aux arrêts depuis plusieurs années, accumulant pour certains plus de cinquante mois d’arriérés de salaires, puissent être réellement fonctionnels.

Congo : Amy Holman attendue à Brazzaville

La sous-secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis pour les Affaires de l’Afrique centrale sera  reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Amy Holman est attendue à Brazzaville où elle sera reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Les deux personnalités échangeront sur des questions liées à la politique américaine en Afrique centrale, au partenariat entre les deux Etats dans la lutte contre le changement climatique et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région.

La sous-secrétaire d’Etat adjointe donnera l’appréciation des Etats-Unis sur leadership du président congolais dans la préservation de la faune et de la flore en Afrique centrale et la protection des forêts du bassin du Congo.

Congo-examens : 3600 candidats inscrits en ligne

Cette information a été donnée par le directeur des Système d’information au ministère de l’Enseignement préscolaire Arsène Bouckita le 27 janvier à Brazzaville.

 

A quatre jours de la clôture de la campagne d’inscription manuscrite des candidats aux différents examens d’état au titre de l’année scolaire 2021-2022, 3600 candidats ont été enregistrés. C’est 16% pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et 15% pour le Baccalauréat.

Selon Arsène Bouckita certains établissements ont fait face à quelques difficultés liés à la fracture numérique qui contraint ces écoles à s’orienter vers les directions départementales pour la saisie et la mise en ligne des dossiers sur la plateforme, à cela s’ajoute le manque des infrastructures dans les zones enclavées

La campagne d’inscription des dossiers au titre de l’année scolaire 2021-2022 a été lancée depuis le 1er décembre 2021 et la clôture pour les dossiers manuscrits le 31 janvier et  les inscriptions des candidats en ligne le 28 février 2022.

Congo : comment améliorer les conditions d’accès à l’eau des populations

Le sujet était au centre d’un échange entre le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré Sayi, et la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance  (Unicef), Chantal Umutoni, le 27 janvier à Brazzaville.

 

La rencontre entre les deux personnalités était focalisée sur politique de l’eau et de l’assainissement 2022-2030 au Congo.

« Au cours de cette année, nous allons nous focaliser dans certains départements qui ont un accès assez faible à l’assainissement, notamment dans des départements ruraux. Nous allons identifier, avec le ministère, là où il y a des besoins les plus urgents pour pouvoir aider ces communautés à améliorer leurs conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement », a annoncé la représentante de l’Unicef en République du Congo, à l’issue de la séance de travail.

Les deux parties ont passé en revue les projets et activités prévus pour cette année. « L’Unicef accompagne le ministère d’une manière globale et nous ne travaillons pas en termes de projets spécifiquement mais plutôt en termes de programmes. Nous appuyons le ministère du point de vue technique et financier dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, mais particulièrement au niveau de l’assainissement en milieu rural », a souligné Dr Chantal Umutoni.

Congo-festim Brazza Awards : Florian Koulimaya est le meilleur catalyseur de la jeunesse congolaise

Il a été récompensé le 21 janvier dernier à l’hôtel Olympic Palace dans le cadre de la 2ème édition du festival d’images (Festim Brazza).

 

Florian Koulimaya reçoit le prix de meilleur catalyseur de la jeunesse congolaise. C’était le 21 janvier à l’occasion du Festim Brazza. Cette distinction vient booster le travail que Florian Koulimaya mène depuis 2015 au sein de son association, dénommé « Les jeunes cadres ».

« Je considère cette récompense comme étant un stimulant qui pourra me rappeler sans cesse que je dois décupler d’efforts pour jouer ma partition dans cette quête perpétuelle du développement inclusif, endogène et durable de notre pays.  Je rends un vibrant hommage à tous les membres de l’association Les jeunes cadres et les appelle à poursuivre notre chemin, à agir pour le bien de la société et à répondre toujours aux besoins sociaux, car si nous avons pu avoir l’assentiment du jury, c’est parce qu’il a constaté la pertinence des actions », a-t-il déclaré.

Comme lui, soixante-trois autres jeunes ont été distingués dans leurs domaines d’activités respectifs en 2021. Ces jeunes congolais se sont illustrés dans les actions socio-culturelles ces dernières années, dans le cadre de la relance des activités éducatives.

Bon à savoir, le Festim Brazza Awards Congo s’appellera désormais Festim Afrique. La première édition se tiendra en République démocratique du Congo.

Congo : la sorcellerie et la justice aux «Ordalies, le tribunal de l’invisible»

« La sorcellerie est aussi une source de poésie, de mysticisme et d’identité », s’enthousiasme Corto Vaclav. Le jeune cinéaste français montre dans « Ordalies, le tribunal de l’invisible » une justice basée sur des pratiques très mystiques qui se retrouve au cœur d’un système de réconciliation aussi surréaliste qu’efficace. Une pépite cinématographique présentée au Festival international du documentaire (Fipadoc), à Biarritz.

On peut être subjugué ou terrifié par votre documentaire, en tout cas, les scènes sont tellement extraordinaires qu’on ne comprend pas grand-chose avec la tête. Vous et votre coréalisateur Hadrien La Vapeur, vous explorez depuis des années les univers de l’invisible et de la sorcellerie au Congo. Après Kongo, où vous avez suivi un guérisseur, vous nous plongez dans les Ordalies, le tribunal de l’invisible. Quel regard posez-vous dans votre nouveau film sur le Congo-Brazzaville ?

Dans ce film, on a eu la possibilité d’être dans un tribunal qui gère des affaires de sorcellerie. C’était l’endroit idéal pour faire une photographie de la société, dont ses croyances qui s’inscrivent dans la société moderne, dans le monde d’aujourd’hui. C’était le moyen d’attaquer un problème assez complexe : la sorcellerie, la magie, qui sont omniprésentes au Congo. Nous montrons cette omniprésence. Nous n’avons pas voulu rester attachés à une version sombre de la sorcellerie, parce que c’est pour nous aussi une source de poésie, de mysticisme et d’identité. Et on a eu la chance d’avoir des histoires difficiles, mais aussi des histoires beaucoup plus lumineuses, par exemple liées aux « sirènes ». Nous voulions montrer que la spiritualité aujourd’hui, dans le monde contemporain, peut être une source de créativité.

Qu’est-ce que c’est un tribunal de l’invisible et une juridiction coutumière dans ce quartier populaire de Makélékélé à Brazzaville ?

Une juridiction coutumière, c’est une juridiction qui est en complément des tribunaux d’instance. Il faut savoir, au Congo, tout est calé sur le code légal français et la Constitution de la Ve République. Mais cela crée un conflit avec les règles traditionnelles, si ce n’est que sur l’héritage. La tradition au Congo est matrilinéaire et la loi congolaise moderne est patrilinéaire. Donc, cela crée énormément de conflits. Et les juridictions traditionnelles sont là pour rendre la justice au regard de la tradition, lorsque les gens savent que la justice des « Blancs » – comme ils l’appellent – ne leur rendra pas justice.

Quels conflits sont jugés devant ce tribunal de l’invisible ?

Il y a beaucoup d’affaires d’accusation de meurtres. Par exemple, quand il y a des successions de décès dans une famille, on va se demander qui est à l’origine de tous ces malheurs. Les gens dans une famille vont s’entre-accuser. La fonction du tribunal va être de démasquer le sorcier, mais, au fond, de réconcilier les familles. C’est le plus dur, de réparer les tissus déchirés par les accusations de sorcellerie. Une autre affaire montrée dans notre film est une sorte de détresse amoureuse d’un homme qui était marié avec un esprit, un esprit d’une sirène. Un jour il s’est fait voler, kidnapper, sa femme-sirène. Donc, il vient porter plainte au tribunal, pour qu’on puisse la lui rendre. Il y a tout ce large panel d’affaires.

Que se passe-t-il quand quelqu’un refuse de se soumettre au tribunal et n’accepte pas le jugement ?

Les juges ont un seul outil légal réel, à part d’imposer des amendes. Ils ont le droit d’émettre un mandat d’amener auprès de la police. Si quelqu’un ne vient pas aux convocations ou si quelqu’un ne veut pas appliquer ce qui a été dans les réquisitions et les jugements, alors ils ont le droit d’envoyer la police. Et la police doit faire appliquer leur jugement. Ils ne peuvent pas emprisonner ou appliquer la peine de mort directement, etc.

Avec quel genre de juges avons-nous affaire dans votre film : des magistrats, des sorciers, des médecins ésotériques ?

Pour moi, ce sont des sages, des personnes qui maitrisent la tradition. Ils sont un peu comme le roi Salomon. Ils savent rendre des jugements dans des situations impossibles. Ils savent couper la poire en deux. Ils ont cette sensibilité humaine et cette sagesse de pouvoir trouver vraiment l’épine qui crée tous ces problèmes autour, et de résoudre et de réconcilier les familles. Ils sont tout à la fois : des médecins ésotériques, des sages, des juges, des avocats… Et ils sont vraiment en mission pour aider le peuple à trouver des solutions aux problèmes.

En revanche, les méthodes employées semblent également être très « sorcières ». En même temps, ils réussissent d’avoir des résultats étonnants, voire troublants : des ennemis jurés qui se réconcilient, se donnent la main, s’embrassent, trinquent ensemble. Avez-vous eu le sentiment que cette jurisprudence coutumière fonctionne ?

Je crois que cela marche vraiment. Leur mission est essentielle. Ils permettent aux gens de ne pas se rendre justice eux-mêmes. Pour beaucoup d’affaires de familles, d’affaires traditionnelles ou mystiques, à l’époque, on brûlait arbitrairement les sorciers ou celui qu’on accusait d’être sorcier. Maintenant, ce n’est plus possible, grâce à ce tribunal. Ce sont eux qui prennent en charge la « mise à mort » symbolique du sorcier, grâce à un instrument magique. Le rituel du « mortier » est l’épreuve finale, l’ordalie finale, qui permet de réintégrer le sorcier, puisqu’il ne peut plus nuire. En fait, ils neutralisent les sorciers au lieu de les tuer. Ce qui permet aux gens de continuer à vivre ensemble.

À la fin, les juges vont sacrifier devant vous un chèvre pour assurer la réussite de ce « film réalisé par les Blancs ». Qu’est-ce que cela change pour votre film et votre regard sur cette pratique ancestrale ?

Quand on arrive au Congo et qu’on veut travailler sur une dimension de l’invisible, c’est-à-dire mystique, etc., on demande l’autorisation aux hommes. Mais il faut surtout demander l’autorisation aux esprits à travers les hommes. Ce rituel qu’on voit à la fin du film, ce sacrifice d’un cabri, ce n’est pas nous qui l’avons demandé, ce sont les juges qui l’ont imposé pour qu’on se présente aux esprits des anciens juges. C’est-à-dire les ancêtres qui étaient les juges dans ce tribunal. Maintenant ils sont désincarnés, mais ils continuent à gouverner depuis l’autre monde, car au Congo, les morts ne sont pas morts. Pour cela, il faut toujours demander l’autorisation aux morts pour n’importe quel projet.

Au Congo-Brazzaville, les Congolais eux-mêmes ont-ils réalisé des films sur ces pratiques et leur juridiction coutumière ? Ou est-ce votre regard extérieur qui les met face à leurs pratiques ?

Les Congolais font assez peu de films sur la sorcellerie, parce que, pour eux, ce n’est pas quelque chose où on va par curiosité. Ils vont consulter un magicien quand ils ont vraiment un problème. Ils n’y vont pas comme ça pour lui poser des questions. C’est la raison pour laquelle il y a assez peu de films. Il y en a un film, qui a été fait il y a très longtemps sur le tribunal. En revanche, il suivait seulement une affaire qui n’était pas vraiment liée à l’invisible, le sujet n’a pas été abordé. Même du côté Kinshasa, dans le documentaire, il y a assez peu de films sur la magie et la spiritualité, parce que c’est quelque chose qui fait peur, même aux Congolais. Nous aussi, cela nous fait peur, mais comme nous sommes un peu plus un pas de côté, nous sommes moins impliqués dans ces angoisses d’être attaqué nous-mêmes.

Congo : un concours pour des journalistes du web

C’est dans le cadre du projet Digital for development (D4D) Hub Union africaine-Union (UA-UE) qu’est organisé ce concours.

 

Le concours est ouvert à tous les journalistes africains qui ont pour support les médias en ligne. Il s’agit de mener une enquête sur l’impact des technologies numériques dans la vie des populations du continent africain. Et aussi sur les politiques nécessaires pour tirer parti des avantages à des fins de développement durable et inclusif.

Pour y participer, les candidats sont invités à envoyer un article détaillé ou un reportage sur l’un des sujets suivants : connectivité, compétences numériques, entrepreneuriat numérique, e-gouvernance, e-commerce, cyber-sécurité, vie privée et protection des données.

« Les articles ou reportages proposés devront avoir déjà été publiés dans un média en ligne. Nous recherchons des histoires de qualité et détaillées qui contribuent à sensibiliser à l’importance de construire une économie et une société numérique qui ne laissent personne de côté », indique le communiqué de presse.

Le jury de ce concours sera composé de représentants des partenaires de mise en œuvre du D4D hub UA-UE, selon les critères ci-après : l’objectivité, la pertinence, la clarté et les principes (attesté d’un engagement en faveur d’une transformation numérique centrée sur l’humain, qui contribue au développement durable et inclusif de l’Afrique.)

Le vainqueur va rejoindre la délégation du D4D Hub UA-UE qui se rendra en Estonie (Europe du nord), pour assister à une conférence sur l’e-gouvernance, qui se tiendra du 10 au 12 mai 2022. La date limite de candidature est fixée au 28 février prochain.

Le groupe Ballet Africa promeut les rythmes ethniques du Congo

Créé en 2008 à Banjul, en République de Gambie, sous la direction de Fred Rolleston Bibanzila Mouanga et Stevan Kiminou.

 

Le groupe Ballet Africa allie les traditions de quatre pays, à savoir Gambie, Guinée, Sénégal et Mali, en faisant côtoyer tambours, djembé, dumdums, balafons et maracas.

Groupe de danses traditionnelles africaines, chants, percussions et théâtre, le Ballet Africa est composé de huit artistes musiciens, percussionnistes et danseur(e)s, proposant un spectacle vivant mêlant percussions, instruments traditionnels, chants et danses, et puisant ses influences dans la tradition africaine, particulièrement congolaise.

Dans ce groupe, résonnent les rythmes des ethnies du Congo. Sa politique d’interculturalité en se penchant vers les autres cultures et traditions africaines, notamment sénégalaise, malienne et guinéenne, donne aux spectacles une personnalité rythmique résolument traditionnelle et particulière. En effet, arrivé au Royaume du Maroc, le groupe a eu un parcours artistique très varié et très migratoire, pendant lequel il a enregistré des départs, des échecs et même un manque de reconnaissance. Il a intégré d’autres ensembles de danses africaines. N’ayant pas les mêmes buts et objectifs artistiques, le groupe a repris sa vision fondée sur l’amour, la paix, le social et le respect.

Au demeurant, Ballet Africa a pour buts de promouvoir les échanges culturels ; transmettre un message positif fondé sur la tolérance et le respect mutuel ; sensibiliser la population sur le plan culturel, éducatif et social ; aider les organes publics et organisations non gouvernementales dans l’éducation des enfants de rues et les orphelins en mettant à leur portée l’opportunité de pratiquer l’art traditionnel ; informer et mobiliser, à travers la danse, la société face aux problèmes de l’heure ; contribuer au développement culturel en partageant et transmettant toute l’expérience artistique avec tous ; vulgariser et promouvoir les valeurs culturelles.

Son répertoire tient compte de la thématique des événements. Disposant d’un éventail riche de spectacles, le groupe Ballet Africa propose des thèmes ci-après : l’expression d’une mère incomprise « Mâ Ndona » de quarante minutes (un mélange de danses tradi-contemporaines, chants, percussions et théâtres) ; la femme « victime ou proie » de vingt minutes, dévoilant les tragédies que subissent les femmes victimes de dictature conjugales à travers de chants, danses, percussions et théâtres ; la migration « Immigré malgré moi » de quarante minutes, dévoilant les multiples causes, objectifs et conséquences de la migration des peuples subsahariens.

RDC-universités : les professeurs rallongent leur grève de 21 jours

Les enseignants, réunis au sein du Réseau des professeurs d’universités et instituts supérieurs du Congo, exigent l’amélioration de leurs conditions salariales.

 

Vingt et un (21) jours de plus pour la grève des professeurs d’universités et instituts supérieurs en République démocratique du Congo. Ils se sont réunis mercredi 26 janvier en assemblée générale dans la capitale congolaise Kinshasa. A l’issue de cette assemblée, il en ressort que la grève devient générale sèche et rallongé de 21 jours.

Ces enseignants, réunis au sein du Réseau des professeurs d’universités et instituts supérieurs du Congo, exigent du gouvernement l’amélioration de leurs conditions salariales, notamment la réalisation « sans délai » de la totalité de leur cahier de charges.

Les professeurs d’universités et des instituts supérieurs sont en grève depuis le 5 janvier 2022, date de la rentrée de la nouvelle année académique. Ils accusent le gouvernement de manque de considération et d’avoir fait du communiqué émis par leur rassemblement, une lettre morte.