«Quel pays !», un questionnement satirique sur la façon de gérer la santé

La pièce théâtrale du dramaturge congolais, Jean-Marie Bamokena, a été présentée vendredi dernier à Brazzaville.

Le Théâtre de l’Agora a présenté, le 19 janvier à Brazzaville, la pièce intitulée «Quel pays !» du dramaturge congolais, M. Jean-Marie Bamokena, un texte satirique qui est un questionnement, pour toute personne, sur la façon de gérer sa santé.

Loufouandi, un jeune homme, souffre d’une insuffisance rénale. Harcelé par des hallucinations dues à la peur de la mort, il se croit envoûté par les esprits de sa famille. Accompagné de son épouse et de sa sœur, il va consulter un guérisseur, Maître Mbaki.

Sur l’insistance de son oncle, il consent malgré lui à aller en consultation dans le plus grand centre hospitalier du pays, où il est finalement admis. Mais l’indifférence et l’incompétence du personnel de santé ne concourent pas à sa guérison. Celle-ci survient après une réconciliation entre lui, sa mère et son père adoptif.

Présenté à l’Institut Français du Congo (IFC), dans une mise en scène d’Olivier W. Bouesso Nkouka, «Quel pays !» s’est déroulé sur une dizaine de tableaux, dans une distribution qui a porté sur 13 comédiens, parmi lesquels Ntari Banzouzi Darland, Maryse Banouanina, Théophane Moundaya, Ntari Bantsimba, Rytia Soungama et Mamy Boudzoumou.

Entre autres aspects dépeints par ce texte, le conflit entre les partisans de la médecine moderne et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi que la cupidité des guérisseurs et du personnel de santé.

Dans une interview accordée à l’ACI à l’issue du spectacle, M. Bamokena a indiqué que l’enseignement majeur de son texte est la manière dont chacun gère sa santé au quotidien dans les pays dits sous-développés.

S’agissant de la place des deux types de médecine, il a fait savoir que la médecine traditionnelle a autant sa place dans la société que la médecine moderne, citant en exemple la médecine traditionnelle chinoise.

«Quel pays !» est à ce jour à sa deuxième présentation après celle faite en 2016 à l’IFC. Cette pièce de théâtre a été publiée en France par les éditions «La Doxa», a-t-on appris. Benjamin Mankedi

Elections 2018 en RDC : le PALU aura son propre candidat

Pour les élections présidentielles prévues en décembre 2018, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu), se lancera dans la course avec son propre candidat, c’est du moins ce qu’a annoncé le secrétaire général de ce parti politique.

Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) présentera des candidats à tous les niveaux aux prochaines élections. C’est une annonce faite par Antoine Gizenga, secrétaire général de ce parti. Il s’est exprimé mercredi 17 janvier lors de la commémoration du 57ème anniversaire de la mort de Patrice Lumumba.

« Comme vous le constatez, le PALU a de grandes ambitions, le PALU présentera les candidats aux élections à tous les niveaux, comme je l’avais dit le 22 août 2015 », a dit Antoine Gizenga.

Il a également annoncé la redynamisation des activités du parti dont les cotisations « spéciales élections » pour nourrir les ambitions du PALU.

« Comme je l’ai dit dans mon précédent message, je serai comblé de voir le PALU assumer l’impérium du pouvoir, de mon vivant, afin de faire de la RDC non pas une forêt vierge où règne la jungle, où les gros arbres s’accaparent de toutes les eaux de pluie, mais un jardin botanique où toutes les plantes ont la même chance d’être arrosées », a-t-il ajouté.

Lugi Gizenga, secrétaire permanent du parti, a précisé, que le PALU n’a pas d’alliance avec la Majorité Présidentielle, mais plutôt avec Joseph Kabila, qui présentait un programme proche de celui de son parti, en 2011. Cependant, l’option a été déjà levée depuis 2015 pour que le PALU présente son propre candidat à la prochaine présidentielle.

 

Des mesures contre l’épidémie de la grippe en gestation

Parmi les actions à mener,  et énumérées par le ministre de la Santé, il y a notamment la surveillance épidémiologique, la vulgarisation des mesures d’hygiène personnelle et collective.

La ministre congolaise de la santé et de la population, Madame Jacqueline Lydia Mikolo, a énoncé récemment à Brazzaville, les actions à mener pour lutter contre l’épidémie de grippe sévissant depuis quelques temps dans le pays.

Selon Mme Mikolo, la particularité épidémiologique de la grippe, cette année, est «une forme de résurgence de la grippe humaine pandémique de 2009 et l’émergence de la lignée Victoria (Influenza B), très peu connue dans le pays».  «Il est donc clair que la population congolaise est très peu protégée, immunitairement parlant, contre ces deux souches grippales», a-t-elle reconnu, avant d’annoncer les mesures urgentes prises par le gouvernement.

Il s’agit notamment de la surveillance épidémiologique, de la vulgarisation des mesures d’hygiène personnelle et collective, de la prise en charge gratuite des cas et des mesures promotionnelles, de couvrir la bouche et le nez quand on tousse ou éternue, de se laver les mains après avoir toussé et de s’être mouché, d’éviter les accolades, les embrassades et les poignées de mains.

S’agissant de ce pic épidémique, l’analyse des échantillons a permis de caractériser, à l’origine, deux souches grippales : influenza B, notamment la lignée Victoria (environ 70% des souches positives), influenza A, H&N pandémique (2009). Les relevés épidémiologiques réalisés depuis 2009 au Congo montrent que le type B (influenza B) circulait déjà en 2013 dans des proportions très limitées.

En revanche, la souche saisonnière H3N2, prédominait dans cette période jusqu’à l’année dernière. Aujourd’hui, les campagnes d’information et de sensibilisation ont été lancées sur l’ensemble du territoire depuis le 12 janvier dernier, précise la source.