Congo : l’opposition remet en cause les recommandations issues du dialogue politique

Le rapporteur des travaux, le directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, Séraphin Ondélé, a procédé à la lecture des recommandations issues des concertations.

Les concertations tenues au Congo en prélude de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 portent essentiellement sur des mesures à prendre ainsi que sur celles à respecter pendant et après le scrutin. En substance, il s’agit de renforcer « la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote, et ce pour parvenir toujours à des élections apaisées et crédibles », a déclaré le rapporteur. Dans le même sens, il est aussi prévu de supprimer le vote par anticipation. S’il est maintenu, les concertations ont débouché sur la recommandation qu’il faut en publier « le même jour, le résultat ».

Débuté le 16 février dernier, le dialogue politique a pris fin un jour avant la date prévue. Les travaux devaient durer quatre jours. Mais, ils ont été ramenés à trois jours, « sans explication », ont déploré les acteurs de l’opposition qui y prenaient part. Selon des délégués de l’opposition, des recommandations issues de ces travaux ainsi que des pratiques traditionnelles consistant à mettre à l’écart l’opposition lors des opérations de comptage des votes ne contribuent pas à apaiser le climat politique.

Ces derniers déplorent par conséquent des entraves souvent portées à la démocratie lors des consultations électorales. Destin Gavet, candidat déclaré à l’élection présidentielle et qui demandait déjà dès l’entame des concertations que les résolutions soient appliquées plus tôt, fait remarquer le retard de la classe politique congolaise concernant la démocratie. « En toute honnêteté, nous sommes très loin de la démocratie. Et c’est dommage », a lancé l’homme politique qui semble remettre en cause la pertinence des recommandations arrêtées à l’issue des travaux.

Tout compte fait, le processus électoral avance et le pays attend la publication de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle, liste qui va confirmer ou non les sept candidats qui ont soumis leurs dossiers.