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Parlement : Stella Sassou Nguesso propose l’abolition de la polygamie

La députée et maire de Kintelé a présenté son projet d’abolition de la polygamie ce jeudi 23 août à Brazzaville.

C’est via une conférence de presse organisée ce jeudi 23 août que Stella Mensah Sassou Nguesso a présenté au public son projet de loi déposé au parlement. Sans mâcher ses mots, la députée de Kintelé a présenté le caractère discriminatoire de la polygamie au regard de l’égalité des sexes, telle qu’édictée par la constitution.

Selon elle, le problème avec la polygamie réside dans le fait qu’elle est généralement comprise dans le sens de la polygynie, c’est-à-dire un homme ayant plusieurs femmes.  Or, a-t-elle poursuivi, la polygamie fait bien référence aussi bien à l’homme qu’à la femme. Par conséquent, les femmes devraient normalement aussi avoir droit à plusieurs époux.

Stella Sassou a notamment convoqué l’article 121 du Code de la famille congolais : « la loi reconnaît la polygamie et la monogamie. Une option de polygamie peut être déclarée par les époux dans les conditions fixées par l’article 136 ». De ce fait et selon l’article précité, a-t-elle insisté, si une femme est mariée sous le régime polygamique, elle a le droit de contracter une autre union si elle a obtenu l’accord de son premier conjoint. Or, dans l’application de la loi, cela n’est pas possible.Ce qui remet en cause l’égalité des sexes comme l’indique la constitution.

Elle va plus loin en affirmant que l’article 135 du Code de la famille, tel que formulé, favorise clairement l’époux au détriment de l’épouse, en faisant de la polygamie un synonyme de la polygynie, parce qu’il précise que : « En cas de monogamie, on ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du premier. Toutefois, en cas d’accord, le mari peut contracter une nouvelle union ».

A l’en croire, la polygamie viole tout simplement les droits des femmes à l’égalité dans le mariage. Elle préconise tout simplement son abolition. L’examen du projet de loi  promet de chaudes empoignades au parlement, pas sûre que les députés en majorité les hommes l’entendent de cette oreille.


 

 

 

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