Congo-filière bois : un atelier à Pointe-Noire pour structurer le marché intérieur légal

Organisée par l’Association technique internationale des bois tropicaux (Atibt), cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne de valeur du bois domestique, ainsi que les administrations concernées.

 

Pointe-Noire a récemment accueilli un atelier multi-acteurs consacré à la construction d’un marché intérieur du bois légal et durable en République du Congo. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Marché intérieur du bois (MIB Congo), financé par l’Union européenne. À travers ce programme, l’Atibt entend structurer et dynamiser la filière nationale du bois afin de la rendre à la fois compétitive, durable et inclusive.

Le projet vise notamment à renforcer l’approvisionnement du marché domestique en bois légal, tout en favorisant des partenariats économiques gagnant-gagnant entre les grandes entreprises forestières, les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les artisans du bois.

L’atelier avait pour principaux objectifs de préparer les grandes entreprises à l’approvisionnement du marché intérieur en bois légal, de sensibiliser les acteurs aux sources potentielles d’approvisionnement du marché domestique et de promouvoir l’utilisation des essences moins connues. Les discussions ont également porté sur la valorisation des sciages de courtes longueurs, le développement de nouveaux produits transformés, tels que les panneaux lamellés-collés, ainsi que sur la récupération et la transformation des rebuts issus de l’exploitation forestière et des unités industrielles.

« Le projet MIB Congo est une étape clé pour bâtir une filière bois nationale durable, compétitive et inclusive. En reliant les grandes entreprises aux TPME et aux artisans, il ouvre la voie à un marché intérieur structuré, créateur de valeur et respectueux de l’environnement », ont souligné les organisateurs.

Les travaux se sont articulés autour de deux présentations majeures, portant respectivement sur le renforcement des connexions commerciales entre grandes entreprises et TPME, et sur les sources alternatives d’approvisionnement du marché domestique, notamment les sous-produits de l’exploitation forestière et de la transformation industrielle.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis persistants, parmi lesquels la faible implication des grandes entreprises dans le marché intérieur du bois, l’insuffisance de leurs produits sur le MIB, les coûts élevés des produits transformés, les difficultés liées à la légalisation des scieurs artisanaux, l’accès limité aux bois débités séchés, la normalisation des produits, les coûts de transport, la rareté des transporteurs agréés et la lourde parafiscalité supportée par les TPME.

À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’accélération de l’élaboration des textes réglementant l’exploitation des petits permis forestiers, la vulgarisation continue des textes encadrant l’exploitation du bois domestique, ainsi que l’incitation des grandes entreprises à s’impliquer davantage dans le développement du marché intérieur du bois à travers la mise à disposition de leurs produits et sous-produits de sciage.

Les participants ont également préconisé la promotion des rebuts issus de l’exploitation forestière et de la première transformation, la mise en place de mesures incitatives en faveur des acteurs de la chaîne de valeur, ainsi que l’instauration d’un mécanisme de normalisation des produits bois semi-finis et finis, afin de renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière bois congolaise.

Congo : la 4e édition du SAMEB va se tenir à Brazzaville

La capitale congolaise va accueillir du 11 au 25 août de la 4e édition du Salon international des métiers du bois (SAMEB).

 

Placée sous le thème « Bois et artisanat : de la forêt à la maison, consommons congolais », le SAMED rassemblera plusieurs pays, notamment le Maroc, l’Angola, la Namibie, la République démocratique du Congo, ainsi que d’autres nations dont la participation reste à confirmer.

Selon le ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo cette rencontre artisanale visant à relancer la filière du bois et à l’intégrer pleinement dans le processus de diversification de l’économie nationale, a annoncé jeudi le ministère des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat. Le membre du gouvernement a précisé que le SAMEB représente non seulement une vitrine de la politique nationale en faveur du secteur artisanal – reconnu pour son fort potentiel en création d’emplois – mais aussi une plateforme d’opportunités pour attirer des partenaires étrangers.

Il « st question pour le gouvernement à travers cet évènement de faire la promotion des métiers du bois, afin de briser les stéréotypes dévalorisants souvent associés à ces professions. La filière bois au Congo figure parmi les plus pourvoyeuses d’emplois du pays. Toutefois, elle fait face à un déficit de main-d’œuvre qualifiée à tous les niveaux.

Congo-Filière bois : 3 milliards FCFA pour rendre compétitif le marché intérieur

Le « Projet appui au secteur privé marché intérieur du bois Congo » a été lancé mardi 21 janvier à Brazzaville, par l’inspecteur général des services de l’Economie forestière, Samuel Ossebi Mbila.

 

L’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) vient de lancer le « Projet appui au secteur privé marché intérieur du bois Congo ». L’objectif est de rendre attractif et compétitif le marché intérieur du bois congolais, au travers la structuration de la chaîne de valeur du bois domestique et l’amélioration de l’utilisation de bois légal et durable.

Le projet qui va s’étendre sur 4 ans, est financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de trois milliards FCFA. Pour le chef de projet, Alain Tiotsop, le plan de travail s’articulera sur deux grands axes, à savoir l’amélioration des mécanismes de gestion durable de la filière bois, puis le renforcement des capacités techniques et financières des acteurs locaux.

Un point d’honneur sera porté à l’inclusion des femmes dans la filière et à la création d’emplois durables, contribuant ainsi au développement socio-économique du Congo tout en préservant son patrimoine forestier.

En République du Congo, l’approvisionnement des petites et moyennes entreprises et les artisans représenterait près de 15% des volumes de grumes produits par des concessionnaires forestiers.

Rappelons que le secteur forestier en République du Congo joue un rôle essentiel dans l’économie nationale, en particulier sur les petites et moyennes entreprises et les artisans dont l’approvisionnement représenterait près de 15% des volumes de grumes produits par des concessionnaires forestiers.

Congo : des nigérians veulent investir dans la filière bois

Une délégation d’investisseurs nigérians multiplie des descentes au Congo, dans le but saisir les opportunités dans le marché de la transformation du bois.

 

Des investisseurs nigérians veulent investir dans la filière bois en République du Congo. Les multiples rencontres avec les autorités ont permis à ces investisseurs de saisir les opportunités après l’état des lieux du marché congolais. Ils entendent tirer profit du potentiel de l’industrie forestière congolaise, dans le cadre du partenariat public-privé et de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).

Constitués en groupement, ces investisseurs veulent financer le marché de la transformation des produits du bois. Ce qui leur a permis d’estimer le coût de leurs investissements à plusieurs milliards de francs CFA, puisqu’ils comptent s’appuyer sur les opérateurs forestiers traditionnels intervenant dans la coupe de bois.

C’était une aubaine pour les autorités de tutelle qui ont exposé les exigences du pays en matière de transformation locale ainsi que les innovations du secteur comme le projet du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.