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Projet Lisungi : les acteurs chargés de la mise en œuvre du programme en formation

Une vue des participants aux travaux de l'atelier de formation des acteurs impliqués.

Huit mille projets en faveur des personnes vulnérables, objectif lutter contre la pauvreté.

Les acteurs chargés de la mise en œuvre du Programme des activités génératrices de revenus, dans le cadre du projet Lisungi, sont en formation à Brazzaville du 20 au 21 mars.

« En 2019, le projet Lisungi prévoit de soutenir huit mille projets générateurs de revenus », avait annoncé le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, dans son discours sur l’état de la nation en décembre dernier.

Pour concrétiser cette annonce, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, est passée à l’acte en ouvrant, le 20 mars, l’atelier de formation des acteurs impliqués dans la mise  en œuvre de ce projet. Il s’agit notamment des chefs de circonscription d’action sociale, des responsables des associations locales et ceux chargés du suivi-évaluation.

Selon la ministre, l’atelier vise l’appropriation du manuel de procédures du Programme des activités génératrices de revenus et l’applicatif de gestion y afférents. « Ces outils permettent de donner un maximum d’indications sur les responsabilités de chacun, les procédures à observer par chaque acteur, les différentes interactions devant exister entre eux, les mécanismes de gestion des plaintes… », a expliqué Antoinette Dinga-Dzondo. Chaque catégorie d’acteurs, a-t-elle poursuivi, devra tout faire pour que seuls les vrais bénéficiaires soient sélectionnés, bien suivis afin qu’ils sortent de la précarité et qu’ils laissent place à de nouvelles inclusions.


Depuis sa mise en œuvre en 2014, le projet Lisungi ( un système de filets sociaux) a concentré son action sur le transfert monétaire direct et conditionnel à l’éducation, à la santé ainsi qu’à la construction du registre social unique. « Si certains bénéficiaires actuels s’en disent satisfaits, le gouvernement estime pour sa part qu’il faut aller plus loin », à en croire la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire.

Il s’agira donc, pour cette année notamment, de dépasser le seuil de transfert monétaire direct pour viser l’accroissement de la productivité et l’accès au crédit. Il sera également question de promouvoir l’autonomisation en donnant aux bénéficiaires les possibilités d’exercer les activités productives qui améliorent substantiellement leurs revenus tout en bénéficiant d’un accompagnement psychosocial, technique et financier en vue de garantir la pérennité de ces activités.

En rappel, le projet Lisungi est une stratégie de lutte contre la pauvreté au Congo. Il vise à assurer, entre autres, le paiement des allocations aux ménages pauvres et vulnérables, les soutenir à développer des activités productives à petite échelle en vue de leur autonomisation et améliorer l’accès des ménages aux services de santé et de l’éducation. Les personnes âgées chefs de ménage, les enfants de la rue, les adolescents et filles-mères figurent parmi les principales cibles de ce projet.

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