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Drépanocytose : le Congo enregistre une baisse du taux de mortalité

En prélude à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, le professeur Alexis Elira Dokékias a présenté, le 17 juin, au cours d’un entretien, la prévalence drépanocytaire au Congo, ainsi que des progrès enregistrés ces dernières années grâce au dépistage et à la prise en charge des patients.

Les études menées dans la période de septembre 2019 jusqu’à février 2020 révèlent que sur un total de 2897 échantillons, la drépanocytose, dans sa forme totale est de 1,35%. Dans son aspect partiel appelé hétérozygote, le pourcentage est de 19, 43 %. Cela signifie qu’au Congo, un bébé sur cinq nait avec la forme partielle de la maladie.

A travers les consultations menées dans tout le pays, les résultats ont relevé que la prévalence drépanocytaire est importante dans les départements de la Cuvette Ouest (2,3%), et de la Bouenza (2,2%).

Par ailleurs, ces dernières années ont été marquées par une amélioration spectaculaire du traitement de la drépanocytose grâce aux campagnes de dépistage et de prise en charge, mais également à l’acquisition d’un autre automate permettant de connaître l’état de santé du bébé, depuis le ventre de sa mère. Au niveau des archives de suivi à Brazzaville, et dans différents départements du pays, plus de six mille patients homozygotes sont soutenus.

« Depuis l’ouverture du Centre national de référence de la drépanocytose (CNRD), aucun décès n’a été enregistré. Tout cela grâce à la Fondation Congo Assistance qui nous fournit des dons de sang. La banque de sang joue un rôle important dans la réduction de la mortalité. Même si nous enregistrons encore des décès au service d’hématologie, de façon globale, nous observons que la mortalité par drépanocytose a baissé », a expliqué le professeur Alexis Elira Dokékias, directeur général du CNRD Antoinette Sassou N’Guesso, précisant que les décès enregistrés au service d’Hématologie sont très souvent dus à la négligence des patients qui se présentent à l’hôpital tardivement avec des anémies sévères.


« A travers le protocole de traitement  mis en place, nous avons donné la vie à beaucoup d’enfants issus de patients drépanocytaires homozygotes. Les femmes accouchent sereinement », a-t-il indiqué.

Dans la lutte contre cette maladie génétique, le professeur Elira a fait état d’une autre performance enregistrée dans la ville de Pointe-Noire, notamment à la polyclinique Marie-Louise Poto-Djembo, avec la mise en place des consultations qui se font une fois par mois, et aussi tous les deux mois à Dolisie et Nkayi.

Le directeur général a, en outre, salué le plaidoyer mené par l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance dans la lutte contre la drépanocytose, à travers diverses actions, qui ont donné lieu à la construction, à Brazzaville, d’un Centre national de référence de la drépanocytose. « Un geste qui constitue une réponse à la prise en charge médicale et une manière d’accompagner les malades ».

La célébration de la Journée mondiale de la drépanocytose, le 19 juin, est marquée cette année par la pandémie de coronavirus. A Brazzaville, une conférence sera organisée pour échanger sur les risques supplémentaires que la Covid-19 peut faire peser sur les patients affectés par la drépanocytose.


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