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Détournement de fonds à la CRF : 3 cadres placés en détention

Droits reservés.

Depuis le lundi 5 novembre, Bertrand Kanga Bokassa, ancien directeur financier de la CRF, Bruno Nianga ainsi que Frédéric Maniéké, directeur de cabinet du ministre Émile Ouosso, sont incarcérés à la Maison d’arrêt de Brazzaville.

L’affaire couvait depuis de nombreux mois déjà, suite à la révélation d’un présumé détournement de 9 milliards de francs CFA, destinés au payement de 2 mois de pensions des retraités de la CRF. La DGST qui planchait sur le dossier a déféré devant le juge 3 hauts cadres qui ont été placés en détention.

Alors que les retraités de la CRF cumulent des nombreux mois d’arriérés de pensions, il est désormais établi que le retard des payements ne résulterait pas seulement des difficultés de l’État à mobiliser dans les délais, les ressources nécessaires. Certains cadres commis à la tâche s’illustreraient par des détournements desdits deniers.

Même si la justice ne communique pas sur les faits reprochés aux trois hauts cadres, des indices concordants renvoient au détournement des 9 milliards de Francs CFA initialement destinés au payement de deux mois de pensions de novembre et décembre 2016, à l’époque où le ministre Émile Ouosso occupait le fauteuil de ministre du Travail et de la Sécurité sociale.


Dans cette affaire, le ministre qui a toujours soutenu que la CRF jouit d’une autonomie de gestion administrative et financière, réfute toute implication dans la disparition de ces fonds.

Le ministre Émile Ouosso soulignait il y a quelques mois que « les ordonnateurs de la CRF d’hier et d’aujourd’hui, les banquiers de la CRF sont à Brazzaville et pourront fournir plus d’informations pour clarifier et mieux élucider la situation afin de mettre un terme à cette vaste campagne d’instrumentalisation des pauvres pensionnés de la CRF. Et aux auteurs de ce complot de comprendre que les documents comptables aussi bien de la CRF, de ses banquiers, que du trésor public traduisent la situation réelle des comptes de la CRF, quiconque veut, peut s’en référer ».

Reste à la justice de donner les suites judiciaires à cette affaire dont les conséquences vis-à-vis des pensionnés de la CRF sont humainement dramatiques.

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