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Congo : une formation pour les lauréats de la troisième édition Mboté hip-hop

Les gagnants de la troisième édition du concours des scènes tremplin Mboté hip-hop sont formés aux métiers de la musique urbaine.

L’artiste Olivier Lesnicki, plus connu sous le pseudonyme Le Motif et producteur de musique belgo-congolais évoluant à Paris, séjourne pour la première fois à Brazzaville où il va former les gagnants de la troisième édition du concours des scènes tremplin Mboté hip-hop aux métiers de la musique urbaine, dans la catégorie DJ.

Le jeune de 30 ans est de plus en plus mis en lumière grâce à ses productions pour des artistes comme Booba, Damso, Niska, Dosseh, Lacrim, SCH, Gradur et Shay, sa sœur ainsi que Fally Ipupa et Magic System.  Le Motif insuffle son amour du rap actuel et créatif ainsi que sa vision artistique dans chaque projet auquel il participe.

Présent à Brazzaville pour transmettre son savoir aux DJ en développement, il anime un atelier de Djing aux lauréats du concours scène tremplin Mboté hip-hop. « C’est l’Institut français du Congo qui m’a contacté pour venir donner les formations dans le cadre de scène tremplin hip-hop qu’il organise.  Principalement, je produis les gens qui font le hip-hop, le rap, parce que c’est la musique qui fonctionne le mieux.  Cependant, je travaille parfois avec de non rappeurs », a déclaré Le Motif, appréciant l’initiative.

Il est aussi un beatmaker et un rappeur. Son amour pour cet art est incontestable. Expliquant ses débuts, il a fait savoir: « L’avantage du beatmaking c’est qu’on produit des instrumentaux sans orchestre, on n’utilise que l’ordinateur. Depuis que j’ai eu cet outil, j’ai commencé à jouer les instruments virtuels.  C’est à la maison que j’ai appris avant que je sois formé sur le tas en 2015. C’est en collaborant avec des artistes que j’ai appris à produire ».


Petit-fils de l’artiste chanteur congolais Tabu Ley Rochereau, né d’un père informaticien belge d’origine polonaise et d’une mère fiscaliste belge d’origine congolaise, la musique, dit Le Motif, est non seulement innée mais ancrée en eux. « Nous avions grandi sachant que notre grand-père était une star, une légende vivante. On était bercé par cette énergie, par son magnétisme, sa puissance. Moi, pendant une période de ma vie, j’ai essayé de fuir la musique mais, c’était impossible … », a-t-il signifié.

Conseillant les jeunes producteurs en herbe, l’artiste pense qu’avec un ordinateur et l’amour de la musique, l’on peut devenir producteur. « Aujourd’hui on est dans une situation particulière. Grâce à l’internet, Instagram, Facebook, You tube, il n’y a plus de barrière, c’est-à-dire tu peux faire la musique au Congo et placer un son au Canada, vice versa. Je leur dirai juste de changer leur mentalité et commencer à avoir des opportunités et un esprit ouvert.  Ils ont tous les moyens de faire ce qu’ils veulent.  Dans la musique, il n’y a pas de limite, si tu es fort sur ton terrain, tu seras connu dans le monde, c’est sûr et certain », les a-t-il exhortés.

Signalons que ces formations prendront fin par une restitution et la remise des prix, les 27 et 28 septembre. Elles sont organisées par le Lebel Capitol, le programme Vivendi create Joy, Universal music group en partenariat avec l’Institut français du Congo et Canal plus.



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