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Congo : plaidoyer pour l’homologation des médicaments traditionnels améliorés

La ministre en charge de la Santé visitant des stands des médicaments traditionnels améliorés.

Le président de l’Union nationale des tradi-praticiens congolais, Gilbert Mounda, souhaite que le ministère en charge de la Santé s’active davantage pour la mise en place d’un cadre juridique visant à homologuer les produits de la médecine traditionnelle.

La médecine traditionnelle est le deuxième recours sanitaire des populations malades dans le pays, selon les données du ministère de tutelle. « Une médecine traditionnelle de qualité peut faciliter la fourniture des soins de santé en particulier dans les zones rurales éloignées où les systèmes de santé conventionnels sont limités », reconnaissait le directeur général des soins et services de santé, le Dr Gilbert Ndziessi, lors de la célébration de la seizième journée africaine de la médecine traditionnelle récemment à Brazzaville.

Pour permettre à la médecine traditionnelle de contribuer davantage à l’amélioration de l’offre des soins, les tradi-praticiens invitent le ministère en charge de la Santé de s’activer pour la signature du projet de décret qui fixe un certain nombre de choses dans le fonctionnement du secteur en dehors de l’homologation des médicaments traditionnels améliorés. Ils ont déploré le fait que depuis un certain temps, les cartes et autorisations d’ouverture des cabinets des tradi-praticiens ne sont plus signées. « Ce qui nous met en danger face aux prédateurs avérés », a déclaré le président de l’Union nationale des tradi-praticiens congolais.

Pour sa part, la ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a exprimé la volonté du gouvernement d’offrir à ce secteur une place de choix dans le système sanitaire national. « Dans une parfaite complémentarité, une intégration intelligente, la médecine traditionnelle reste un recours incontournable pourvu qu’on la renforce, qu’on la modernise et que l’on corrige les quelques faiblesses constatées dans les domaines de l’innocuité, de la conservation, de la maîtrise des posologies et de l’identification des effets secondaires », a-t-elle souligné.


Dans le cadre de la riposte à la Covid-19, la médecine traditionnelle n’a pas été ignorée, a rappelé Jacqueline Lydia Mikolo. La commission Laboratoire-Recherche du comité technique de riposte a en effet réceptionné plusieurs préparations à base de plantes et qui après analyse préliminaire ont été qualifiées prometteuses et porteuses des vertus thérapeutiques. Il faut d’autres phases de recherche pour leur certification.

En rappel, en l’an 2000 le pays a adopté une législation visant à réglementer la médecine traditionnelle pour éviter la confusion avec les pratiques déviantes comme le charlatanisme. Six ans plus tard, une politique nationale de médecine traditionnelle a été définie en dehors du code de déontologie des tradi-praticiens. L’Union nationale des tradi-praticiens congolais, quant à elle, existe depuis le 24 décembre 1980. Les représentants de cette structure sont régulièrement impliqués dans l’élaboration des plans et programmes de santé. Pour l’heure, ils sont dans l’attente de l’homologation des médicaments améliorés qu’ils fabriquent.


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